La plus grande figurine cycladique complète qu’un archéologue ait retirée d’une tombe mesure 58,2 centimètres. Elle vient de la tombe 10 de Spédos, sur l’île de Naxos. Le Musée national archéologique d’Athènes conserve une autre femme de marbre, entière elle aussi, haute de 148,3 centimètres. Aucun archéologue ne l’a vue sortir de terre. Publiée en 1891, elle serait arrivée en plusieurs morceaux, brisée, disait-on, pour tenir dans une fosse trop courte, et Pat Getz-Gentle, qui a consacré quarante ans à ces sculptures, incline désormais à tenir ce récit pour une fable forgée par ceux qui l’avaient déterrée.
La première a une tombe et un fouilleur ; la seconde, un récit de pilleurs.
Six figurines pour cinq cent quarante tombes
Ces sculptures appartiennent au Bronze ancien des Cyclades, que l’on place entre 3200 et 2000 avant notre ère environ, pour l’essentiel au IIIᵉ millénaire. Les plus nombreuses datent du Cycladique ancien II, vers 2700-2300. Une femme nue s’y tient sur la pointe des pieds, les avant-bras repliés sous la poitrine, le visage lisse d’où seul le nez ressort. Le Louvre catalogue encore ces objets comme des « idoles ». On préférera ici « figurine », mot plus terne, parce qu’« idole » suppose un culte que les tombes, à elles seules, ne permettent pas de démontrer.
En 1898, Christos Tsountas ouvre 540 tombes dans la nécropole de Chalandriani, sur Syros, le plus vaste cimetière connu du Bronze ancien cycladique. Il en retire six figurines. Marisa Marthari a refait le compte en 2017 en y ajoutant les fouilles ultérieures, dont une campagne de sauvetage qu’elle a dirigée elle-même et qui a livré vingt-huit tombes. Le total monte à vingt-deux figurines, douze de type naturaliste et dix schématiques, pour 727 sépultures. Dans une nécropole pourtant riche en vases de marbre et en objets d’argent, la figurine accompagne donc une petite minorité des morts. D’autres exemplaires sortent d’habitats, à Skarkos sur Ios ou à Dhaskalio, et le volume collectif publié la même année par Marthari, Colin Renfrew et Michael Boyd leur consacre des chapitres entiers.
On ignore pourquoi une tombe en reçoit une et la voisine aucune. Les fouilles du XIXᵉ siècle n’ont pas toujours consigné les inventaires tombe par tombe, une partie des objets s’est égarée entre le chantier et la publication, parfois séparés par plus d’un siècle, et plusieurs questions que l’on voudrait poser aux sépultures n’avaient tout simplement pas été prévues par ceux qui les ont vidées.
Le promontoire de Kavos n’abritait aucune tombe
Kéros est un îlot montagneux, aujourd’hui désert, entre Naxos et Amorgos. Dans les années 1950 et au début des années 1960, des fouilleurs clandestins retournent le promontoire de Kavos, à son extrémité occidentale. À l’été 1963, Colin Renfrew, jeune diplômé de Cambridge venu vérifier une rumeur, trouve le flanc de colline jonché de statuettes brisées, de bols de marbre et de tessons. Le Service archéologique grec intervient la même année, puis de nouveau en 1967. Tout le monde pense alors à un cimetière saccagé. En 1987, Renfrew fouille la zone pillée, baptisée Dépôt spécial Nord, sans y rencontrer une seule tombe, et s’aperçoit en étudiant le matériel que les cassures du marbre sont presque toutes anciennes. La preuve décisive vient en 2006, un peu plus au sud, d’un second dépôt que les pilleurs n’avaient pas atteint. Entre 2006 et 2008, l’équipe de Cambridge y dégage des fragments rassemblés dans de petites fosses larges de deux mètres au plus. On n’y trouve aucun éclat de taille, alors qu’il en resterait si les objets avaient été brisés sur place. Parmi les restes d’environ cinq cents figurines et de 2 500 vases de marbre, presque aucun fragment ne se raccorde à un autre. Les datations au radiocarbone étalent les dépôts de 2800 à 2300 avant notre ère environ.
De Kavos n’est sortie qu’une seule figurine entière, recueillie dans les années 1960.
Renfrew en tire une reconstitution. Les figurines auraient servi longtemps dans les îles d’origine, repeintes d’année en année, portées peut-être en procession, puis désacralisées au terme de leur usage par une casse rituelle. Un seul fragment de chacune aurait fait la traversée jusqu’à Kéros, les visiteurs logeant sur l’îlot voisin de Dhaskalio, dont les murs sont en marbre importé et dont l’occupation, selon les restes végétaux, n’était pas permanente. L’hypothèse rend compte à la fois de l’absence d’éclats et de l’absence de raccords.
Sa faiblesse tient à ce qui manque. Les autres morceaux n’ont été retrouvés sur aucune île, et Renfrew en est réduit à se demander s’ils n’ont pas été jetés à la mer pendant le trajet. On tient donc le dépôt. Pas le bris lui-même, ni son lieu, ni ceux qui l’ont accompli.
Azurite et cinabre
La plupart de ces figurines n’étaient pas blanches. Elizabeth Hendrix en a examiné environ 450, le plus souvent à travers une vitrine, et relevé des traces de peinture sur plus de 200. Deux pigments dominent, un bleu d’azurite et un rouge de cinabre, plus rarement d’hématite. L’azurite, broyée grossièrement, devait être liée à de la cire ou à une résine, et ce liant a protégé la pierre de l’érosion : le motif survit en léger relief, un « fantôme » de peinture, quand la couleur a disparu. En 2023, Hendrix a réexaminé la collection de Leonard Stern, aujourd’hui au Metropolitan Museum de New York, et compté trente figurines ou fragments peints sur quatre-vingt-quinze, avec vingt-quatre cas possibles.
Parmi les motifs, les yeux reviennent le plus souvent, parfois dédoublés, parfois peints sur les joues, la gorge ou le ventre. Des rangées de points rouges couvrent les joues d’au moins quatorze figurines, et une tête de la collection Stern (L.2022,38,44) garde trois rangs de trois points de cinabre sur la joue gauche. Gail Hoffman a proposé en 2002 de voir dans un petit groupe aux bandes rouges verticales sur les joues des figures de deuil. Elle en déduisait que les figurines avaient une vie avant la tombe, repeintes avec des motifs différents au gré des initiations, des mariages et des funérailles. L’idée rejoint, par un autre chemin, celle que Renfrew tire de Kéros.
Hendrix récuse la lecture par la fécondité. Les ventres gonflés restent rares, écrit-elle, les seins sont petits, les hanches étroites, et tout l’accent porte sur la tête et sur les yeux. Le camp adverse garde un appui sérieux, car Christie’s décrivait en 2010 la plupart des œuvres attribuées au « maître de Schuster » comme des femmes enceintes, et un groupe stylistique entier ne s’efface pas d’une phrase. Hendrix voit aussi dans la régularité des cassures, sous le menton, à hauteur des seins, sous les bras repliés et aux tibias, la trace d’une prescription culturelle, un marbre de ce type ne se brisant pas facilement. Elle emploie le mot « rituel » en précisant qu’elle le fait à dessein. L’argument repose sur la répétition des cassures, pas sur une observation du geste.
« Nikola », dit « le Français »
Le trésor de Kéros, lui, a pris la route de Paris. Nicolas Koutoulakis, surnommé « Nikola » ou « le Français », a été formé par son oncle Manolis Segredakis, dont il hérite la galerie parisienne en 1948 ; selon Getz-Gentle, qui l’a fréquenté pendant des années et le décrit comme retors en affaires, il est des années 1950 au début des années 1980 la principale source des antiquités cycladiques achetées par les musées et les collectionneurs d’Europe, du Japon et des États-Unis, même quand ils ne traitent pas directement avec lui. Quand elle visite la galerie en 1968, les figurines entières et les plus grandes ont déjà été vendues. Aux acheteurs, il donne pour origine Naxos, Héraclée ou « une des petites îles » entre Naxos et Amorgos. L’ensemble aurait compté au moins 350 fragments de figurines, plus quelques vases et lames d’obsidienne, et une partie en est exposée anonymement à Karlsruhe en 1976.
Jusqu’en 1952, Kéros relevait du monastère de la Panagia Chozoviotissa, sur Amorgos. Getz-Gentle soupçonne que l’étiquette « Amorgos », portée par plusieurs très grandes figurines, servait à écarter à la fois les concurrents et une revendication de l’Église.
La provenance de Kéros a longtemps reposé sur la parole du marchand. Peggy Sotirakopoulou l’a vérifiée en 2005 en confrontant les fragments de l’ancienne collection Erlenmeyer, conservés au Musée d’art cycladique, à ceux des fouilles officielles gardés au musée de Naxos, et elle a trouvé des raccords d’un groupe à l’autre. Quatre-vingt-un fragments du trésor, acquis pour la plupart lors de ventes londoniennes en 1990 et 1992, sont aujourd’hui exposés à Athènes. En 2014, le Badisches Landesmuseum de Karlsruhe a restitué à la Grèce une figurine de 88 centimètres passée par Koutoulakis.
Le même circuit transportait des faux. Getz-Gentle, qui défend pourtant l’étude des objets du marché, écrit que Koutoulakis vendait certaines des œuvres authentiques les plus extraordinaires et certains des faux les plus grossiers, et que plusieurs contrefaçons dérivaient de reproductions d’une œuvre du Louvre, la tête de Kéros, haute de 27 centimètres, entrée au musée en 1873 par le don d’Olivier Rayet et exposée aujourd’hui dans l’aile Denon. Dans le catalogue d’une exposition new-yorkaise de 1965, elle ne tient pour certainement authentiques que quatre des seize figurines du Cycladique ancien II reproduites.
Les faux précèdent le grand pillage. Peu avant janvier 1947, à Ios, le sculpteur Angelos Koutsoupis taille un joueur de harpe pour le marchand athénien Theodoros Zoumboulakis ; en 2004, John Craxton et Peter Warren ont reconnu ce harpiste, grâce à un croquis conservé, dans celui que le Metropolitan Museum expose sous le numéro 47 100,1, identification que Getz-Gentle rejette. Un faussaire actif dans les années 1980 et 1990 a décrit sa méthode à Christos Tsirogiannis, entre 2009 et 2010. Il ramassait du marbre à Naxos et à Paros, travaillait à l’obsidienne, collait du sucre sur un vernis avant de verser de l’acide pour simuler des siècles d’enfouissement, et vérifiait les proportions sur des reproductions achetées au musée Goulandris. Une figurine se négociait alors, d’après lui, un million et demi de drachmes le centimètre jusqu’à vingt-cinq centimètres.
Une figurine sans provenance est-elle muette ?
Le 9 décembre 2010, chez Christie’s à New York, une figurine couchée de 29,2 centimètres, lot 88, part pour 16 882 500 dollars frais compris, sur une estimation de trois à cinq millions. C’est l’œuvre éponyme du « maître de Schuster », l’une des douze sculptures attribuées à ce tailleur anonyme et la seule complète. La notice de provenance aligne une collection lausannoise avant 1965, le marchand Robin Symes dans les années 1990, une collection privée américaine et la galerie Phoenix Ancient Art de Genève. Aucun lieu de découverte. En 2022, Tsirogiannis, David Gill et Christopher Chippindale ont rappelé que plusieurs de ces noms figurent dans des affaires d’antiquités illicites ou de faux.
Gill et Chippindale avaient posé le problème dès 1993, dans l’American Journal of Archaeology. Selon leur estimation, quelque 85 % des données funéraires du Bronze ancien cycladique avaient pu disparaître dans cette recherche de figurines. Leur conclusion allait plus loin. Sans contexte, la chronologie, les variantes régionales et la fonction des figurines deviennent hors d’atteinte, et les « maîtres » reconnus à leur style risquent de n’être qu’une construction moderne, bâtie en partie sur des faux. Trente ans plus tard, le témoignage du faussaire leur donne un appui qu’ils n’avaient pas : un corpus dont on sait qu’il est corrompu, sans savoir à quel point.
L’autre camp dispose d’arguments solides. Getz-Gentle juge contre-productif d’écarter les figurines sorties hors des fouilles, qui forment la majorité des exemplaires connus, jusque dans les musées grecs, et rappelle que les objets eux-mêmes ne sont coupables de rien. L’étude des pigments lui donne en partie raison, puisqu’elle s’est nourrie d’exemplaires sans provenance. Même l’argument des fantômes de peinture a changé de sens. En 1970, Pat Getz-Preziosi, le nom sous lequel Getz-Gentle publiait alors, et Saul Weinberg voyaient dans un fantôme relevé sur la tête du harpiste de New York une preuve d’authenticité, au motif que les faussaires ignoraient le phénomène ; Bo Lawergren a répondu en 2000 qu’un faussaire peut être aussi attentif qu’un historien de l’art, et qu’un nettoyage abrasif suffit à produire de tels fantômes.
La Grèce a choisi une troisième voie pour les 161 objets réunis pendant quarante ans par Leonard Stern. Par un accord que son Parlement approuve en septembre 2022, ils passent à l’État grec et restent exposés au Metropolitan Museum pendant vingt-cinq ans à partir de janvier 2024, avant un retour échelonné ; la ministre de la Culture, Lina Mendoni, avait jugé qu’une action en justice avait peu de chances d’aboutir et ne permettrait pas de récupérer l’ensemble. Le directeur du musée, Max Hollein, a salué une solution pour les collections privées « aux provenances complexes ». Dans la galerie 151 du Metropolitan Museum, trente figurines et fragments de cette collection gardent des traces de peinture, et ce qu’on a le droit d’en conclure sans connaître leur tombe divise toujours Getz-Gentle d’un côté, Gill et Chippindale de l’autre.
Pour aller plus loin
Le sujet rejoint l’histoire du sanctuaire de Délos, autour duquel les Anciens disposaient le cercle des Cyclades, et celle de la Crète minoenne, vers laquelle se déplace le centre de gravité de l’Égée après le Bronze ancien. Il touche aussi aux affaires de restitution d’antiquités, dont celle du kouros du musée Getty, acheté sur la foi de documents falsifiés.
On imagine souvent ces petites femmes de marbre comme des objets de tombe, blanches et lisses comme une sculpture moderne. Elles viennent pourtant d’un monde sans écriture. Des habitants des îles grecques de la mer Égée les ont taillées au IIIᵉ millénaire avant notre ère. Aucun texte de l’époque ne dit à quoi elles servaient, et beaucoup ont été arrachées au sol par des pilleurs.
Une île pleine de morceaux
Sur l’île de Syros, une grande nécropole a livré plus de sept cents sépultures. Les archéologues n’y ont compté que vingt-deux figurines. La plupart des défunts ont donc été enterrés sans elles. Personne ne sait pourquoi un mort en recevait une et son voisin aucune. On en a aussi trouvé dans des maisons, loin des cimetières.
Plus au sud, sur l’îlot de Kéros, des pilleurs ont creusé en secret pendant des années. Les archéologues ont d’abord cru à un cimetière dévasté. Ils ont ensuite fouillé un coin que les pilleurs avaient manqué. Là, aucune tombe, mais les débris d’environ cinq cents figurines.
Ces statuettes avaient été cassées longtemps avant d’être enterrées. Le sol ne gardait pas les petits éclats qu’aurait laissés une casse sur place. Presque aucun morceau ne s’emboîtait avec un autre. Le responsable des fouilles en a conclu qu’on les brisait ailleurs, puis qu’on apportait un seul morceau de chacune sur l’îlot. Les visiteurs logeaient sur un îlot voisin, bâti avec du marbre venu d’autres îles. Les autres morceaux, eux, n’ont jamais été retrouvés.
Des yeux peints sur le marbre
Ces figurines n’étaient pas blanches. La plupart portaient des décors bleus et rouges. Souvent, la couleur a disparu. Pourtant, la peinture avait protégé la pierre, et le dessin reste visible en léger relief. Les spécialistes appellent cette trace un « fantôme de peinture ».
Les yeux sont le motif le plus courant. Certaines figurines en ont plusieurs, peints sur les joues ou sur le ventre. D’autres ont des rangées de points rouges sur les joues. Pour une chercheuse, ces décors changeaient selon les moments de la vie de l’objet, un mariage ou un deuil, bien avant son enterrement.
Certains voient dans ces statuettes des images de fécondité. Quelques-unes ont le ventre rond, surtout dans un groupe attribué à un même sculpteur. Une spécialiste des peintures répond que ces ventres restent rares. Pour elle, tout se concentre sur la tête et sur les yeux. Le débat n’est pas tranché.
Des faux dans les vitrines
Les débris pillés à Kéros sont partis vers Paris. Un marchand installé là les a revendus pendant des décennies aux musées d’Europe, du Japon et des États-Unis. À ses clients, il indiquait Naxos ou « une des petites îles ». Une partie de ces débris est revenue en Grèce. Des dizaines de fragments sont aujourd’hui exposés au Musée d’art cycladique d’Athènes.
Le même marchand vendait aussi des faux. Ces imitations sont plus anciennes qu’on ne le croit. Un joueur de harpe exposé à New York aurait été sculpté peu avant 1947 sur l’île d’Ios. Deux chercheurs l’ont reconnu grâce à un croquis de l’époque. Une autre spécialiste refuse cette identification.
Ce commerce a fait grimper les prix. Une figurine sans lieu de découverte connu s’est vendue près de 17 millions de dollars aux enchères.
Deux façons de juger une figurine
David Gill et Christopher Chippindale pensent qu’une figurine sans tombe ne dit presque rien de son usage. Selon eux, une grande partie des tombes des îles a été vidée pour nourrir ce marché. Ils craignent aussi que des faux se soient glissés parmi les modèles étudiés.
Pat Getz-Gentle leur répond que la plupart des figurines connues n’ont jamais été sorties de terre par des archéologues. Les écarter serait, selon elle, une erreur. Les objets ne sont coupables de rien. L’étude des peintures s’est d’ailleurs appuyée sur des figurines d’origine inconnue. Même le fantôme de peinture ne prouve plus rien à lui seul. Un nettoyage brutal de la pierre peut en fabriquer un.
À Paris, le Louvre expose une tête de marbre venue de Kéros, haute de 27 centimètres. Des faussaires se sont servis de ses reproductions pour fabriquer leurs figurines.
La version complète suit la fouille de Kéros jusqu’aux petites fosses du dépôt resté intact, et donne la recette d’un faussaire moderne, du sucre jusqu’à l’acide.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Tête de Kéros, « idole cycladique », marbre, h. 27 cm, variété de Spédos, Cycladique ancien II, don d’Olivier Rayet (1873) Musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, MNB 509 ; Ma 2709
- Figurine féminine complète, marbre, h. 148,3 cm, publiée en 1891, lieu de découverte non documenté Musée national archéologique d’Athènes, inv. 3978
- Figurine féminine complète de la tombe 10 de Spédos (Naxos), h. 58,2 cm publiée par Christian Zervos, *L’art des Cyclades*, 1957, fig. 113
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Sources primaires (suite)
- Nécropole de Chalandriani (Syros), fouilles de Christos Tsountas, 1898 : 540 tombes, six figurines mobilier au Musée national archéologique d’Athènes
- Dépôts spéciaux Nord et Sud de Kavos (Kéros), fragments de figurines et de vases de marbre, fouilles de 1987 et de 2006-2008 Musée archéologique de Naxos
- Fragments du « trésor de Kéros » (81 fragments), dont la partie supérieure d’une figurine féminine NΓ 1033 présentée par le musée avec cet ensemble Musée d’art cycladique, Athènes
- Figurine féminine couchée, marbre, h. 29,2 cm, œuvre éponyme du « maître de Schuster », Cycladique ancien II Christie’s New York, vente 2354A du 9 décembre 2010, lot 88, collection privée
- Tête de figurine féminine à points de cinabre sur la joue, variété de Spédos, h. 16 cm Leonard N. Stern Collection, prêt de la République hellénique, Metropolitan Museum of Art, L.2022,38,44
- Joueur de harpe « cycladique » Metropolitan Museum of Art, New York, 47 100,1
Bibliographie
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- Pat Getz-Gentle, « The Keros Hoard Revisited », *American Journal of Archaeology* 112 (2), 2008, p. 299-305, DOI 10,3764/aja.112,2.299 Archaeological Institute of Americahttps://doi.org/10.3764/aja.112.2.299
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- Elizabeth A. Hendrix, « Painted Early Cycladic Figures : An Exploration of Context and Meaning », *Hesperia* 72 (4), 2003, p. 405-446 American School of Classical Studies at Athens
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- John Craxton et Peter Warren, « A Neocycladic Harpist ? », dans Neil Brodie et Catherine Hills (dir.), *Material Engagements : Studies in Honour of Colin Renfrew*, Cambridge, 2004, p. 109-113 McDonald Institute for Archaeological Research
- Christos Tsountas, « Κυκλαδικὰ ΙΙ », *Archaiologike Ephemeris* 38, 1899, p. 73-134 Société archéologique d’Athènes
- Jan Jaap Hekman, *The Early Bronze Age Cemetery at Chalandriani on Syros (Cyclades, Greece)*, thèse de doctorat, Groningue, 2003 Rijksuniversiteit Groningen
- Jürgen Thimme (dir.), *Kunst und Kultur der Kykladeninseln im 3. Jahrtausend v. Chr.*, catalogue d’exposition, Karlsruhe, 1976 C. F. Müller
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- Christian Zervos, *L’art des Cyclades du début à la fin de l’âge du bronze, 2500-1100 avant notre ère*, Paris, 1957 Cahiers d’Art
Sources en ligne
- « Island of broken figurines » University of Cambridge, Research Newshttps://www.cam.ac.uk/research/news/island-of-broken-figurines
- « KEROS Kavos - Dhaskalio - 2006 » Archaeology in Greece Online (École française d’Athènes et British School at Athens)https://chronique.efa.gr/?id=675&r=report
- « « Keros Hoard » » Museum of Cycladic Art, Athèneshttps://cycladic.gr/en/essay/o-thisauros-tis-kerou/
- « Tête de Kéros, « idole cycladique » » Musée du Louvre, site des collectionshttps://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010276544
- « The Painted Details on Early Cycladic Marble Figures in the Leonard N. Stern Collection », Elizabeth Hendrix The Metropolitan Museum of Arthttps://www.metmuseum.org/essays/cycladic-art
- « The Metropolitan Museum of Art Announces Historic Agreement with Greece and the Upcoming Display of Exceptional Works of Cycladic Art » The Metropolitan Museum of Arthttps://www.metmuseum.org/press-releases/leonard-n-d-stern-gift-2022-news
- « The Greek Deal with Businessman Leonard Stern and The Met for Large Cycladic Art Collection Looks Like a Mess » ARTnewshttps://www.artnews.com/art-news/news/metropolitan-museum-of-art-greece-stern-cycladic-art-1234645574/
- « American billionaire’s Cycladic antiquities collection unveiled in Athens as Greece and Metropolitan Museum of Art reach agreement » The Art Newspaperhttps://www.theartnewspaper.com/2022/11/03/american-billionaires-cycladic-antiquities-collection-unveiled-in-athens-as-greece-and-metropolitan-museum-of-art-reach-agreement
- « A Cycladic figurine breaks records in New York : sold for nearly $17 million U.S. dollars » Aegeus, Society for Aegean Prehistoryhttps://www.aegeussociety.org/en/news/a-cycladic-figurine-breaks-records-in-new-york-sold-for-nearly-17-million-u-s-dollars/
- Compte rendu de Pat Getz-Gentle, *Personal Styles in Early Cycladic Sculpture*, par David W. J. Gill, BMCR 2002,09,24 Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2002/2002.09.24/
- Compte rendu de la seconde édition du même ouvrage, par David W. J. Gill, BMCR 2014,07,12 Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2014/2014.07.12/










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