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Akrotiri : une ville de Théra ensevelie sous la ponce de l’éruption

Découvertes archéologiquesGrèce antique15 octobre 2026◈ 33 sources vérifiées
Unknown authorUnknown author / Wikimedia Commons
9 min de lecture33 sources vérifiées
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Vers 2000 avant notre ère. C’est la date que Ferdinand Fouqué, géologue venu observer l’éruption de 1866, donne à la catastrophe qui a enseveli les maisons préhistoriques de Santorin, découvertes sous la ponce de Therasia et d’Akrotiri. Aucune chronologie actuelle ne la retient. Les uns placent l’éruption vers 1600, les autres un siècle plus tard, et l’écart tient à des cernes de pins, à une branche d’olivier, à un arbuste carbonisé et à quelques ponces ramassées dans le delta du Nil.

Favatas, une fouille française que la guerre de 1870 a fait oublier

En 1867, Fouqué achève de dégager un bâtiment enfoui dans la carrière de Therasia, puis relève des pans de murs et des amas de vases brisés au sud du village d’Akrotiri. L’École française d’Athènes envoie ensuite sur place le géologue Henri Gorceix et Henri Mamet, du 16 avril au 22 mai 1870. Au lieu-dit Favatas, ils dégagent deux bâtiments aux murs couverts d’enduits peints, puis, à Balos, au-dessus de la caldeira, la vaste cuvette volcanique envahie par la mer, un troisième édifice sous vingt-deux mètres de ponce, où des jarres contiennent encore de l’orge, du seigle, des pois et des lentilles. La guerre éclate deux mois plus tard, et le site retombe dans l’oubli pour près d’un siècle.

Un quart des trouvailles rejoint la collection de l’École française, souvent avec la seule mention « Théra » pour provenance, et certaines ont disparu pendant la Première Guerre mondiale, dont un bol chypriote à engobe blanc qui pèse dans les discussions sur la date de l’éruption. Une pièce a mieux traversé le temps. Sous le numéro V15 figure le pied d’une lampe haute en argile locale lustrée de noir, conservé sur 35 centimètres, copie théréenne d’un type minoen d’ordinaire taillé dans la pierre. Un dessin attribué à Gorceix n’y montre aucun signe. Une photographie de 1922 laisse voir trois incisions, que personne ne commente avant un catalogue de 1972. En 2016, Iris Tzachili et Artemis Karnava ont publié l’objet dans la revue Minos. Gravés après cuisson, les signes se lisent de gauche à droite, et le premier correspond à un signe bien attesté du linéaire A, l’écriture crétoise que personne ne sait lire, probablement une syllabe de la série en s. Le deuxième n’a pour parallèle qu’un signe rare d’Haghia Triada, à condition de le supposer couché sur le flanc, et le troisième ressemble à un chiffre. Aucune île n’a livré hors de Crète autant d’inscriptions en linéaire A fabriquées sur place que Théra.

Marinatos cherchait la fin de la Crète

Spyridon Marinatos arrive à Akrotiri avec une thèse vieille de vingt-huit ans. En 1939, dans Antiquity, il avait attribué la ruine des palais minoens de Crète à l’éruption de Théra, et la rédaction avait ajouté qu’il faudrait des fouilles pour le prouver. Parmi les localités connues, Balos, Archangelos, Therasia et Akrotiri, il retient la plus accessible, dont le sol, rapporte Christos Doumas, s’effondrait parfois sous le poids d’un âne. Marinatos fouille de 1967 au 1er octobre 1974, jour de sa mort sur le site, où il est enterré, et Doumas lui succède à la tête du chantier.

La ville a ruiné la thèse qui avait conduit à la chercher. Akrotiri est ensevelie pendant le Minoen récent IA, une phase définie par la céramique crétoise, alors que les incendies qui frappent Malia ou Zakros appartiennent à la phase suivante, le Minoen récent IB. Des cendres de Théra figurent d’ailleurs dans des niveaux du Minoen récent IA à Trianda, sur Rhodes, et à Phylakopi, sur Milo.

Les partisans de Marinatos avaient une réponse sérieuse : quelques centimètres de cendre suffisaient peut-être à ruiner l’agriculture de la Crète orientale, et un raz-de-marée né d’un effondrement tardif de la caldeira aurait pu frapper les côtes après coup. La Crète orientale n’a pourtant reçu qu’un à cinq centimètres de ponce fine, que le vent et la pluie emportent en un ou deux ans, et les volcanologues décrivent désormais une caldeira formée progressivement. Sturt Manning, en 2022, range ce scénario parmi ceux que sa datation écarte.

Des boulets de démolition dans les rues

Avant la ponce, il y a eu un séisme. Dans les rues, des gravats sont retenus par des murets de pierres sèches, et sur ces remblais gisent de grosses pierres ellipsoïdales creusées de deux gorges, que les fouilleurs appellent des boulets de démolition. Marinatos avait cru à une ville désertée, puis réoccupée par des squatters. Doumas a écarté cette lecture, parce que démolition et reconstruction se retrouvent dans tout le site et supposent une population entière au travail.

Combien de temps a duré ce chantier ? Doumas parlait encore en 1983 de quelques mois, mais la comparaison des céramiques des remblais et de la couche volcanique a depuis conduit à compter en années, peut-être en décennies. Le service archéologique des Cyclades distingue, lui, deux secousses, la seconde quelques dizaines de jours seulement avant l’éruption. À l’étage de la Maison Ouest, une chambre était en train d’être enduite et peinte quand on l’a quittée, et deux récipients de plâtre sec, un troisième de peinture séchée, sont restés sur place.

La ville compte plus de trente édifices à étages, le long de rues pavées sous lesquelles court un réseau d’égouts relié aux latrines des maisons. En coulant du plâtre dans les vides laissés par le bois décomposé, les restaurateurs ont retrouvé des lits ou des banquettes, aujourd’hui alignés le long de la rue des Telchines.

Presque pas d’or, en revanche. En 1999, dans la Maison des Bancs, un édifice probablement public, les fouilleurs ont trouvé un bouquetin en or rangé dans un coffre d’argile, près d’un amas de cornes ; il est exposé au Musée de la Théra préhistorique, à Fira. La même maison a livré en 2019 deux doubles haches en tôle de bronze, des perles minuscules, une imitation en faïence de coquillage de triton inscrite à l’encre en linéaire A, et des couches de sable marin qu’un géologue attribue à un tsunami antérieur à l’éruption.

Sept navires entre deux rives

Fouillée en 1971 et 1972, la Maison Ouest a livré à l’étage une pièce d’environ quatre mètres sur quatre, où une frise miniature courait sous le plafond. Sur le mur sud, elle mesure près de quatre mètres de long pour 44 centimètres de haut, et entre deux villes avancent quatorze embarcations, dont sept grands navires décorés, munis de cabines, mus pour la plupart à la pagaie, voiles serrées. Marinatos y voyait une expédition vers la Libye, et presque tout le monde a lu après lui un voyage. Peter Warren en 1979, puis Lyvia Morgan en 1988, ont défendu un cadre local, et Morgan une cérémonie publique, peut-être une fête ouvrant la saison de navigation, puisqu’on ne traverse pas la mer à la pagaie avec des voiliers de cette taille. Maria Shaw a objecté en 2000 que la pagaie servait peut-être aux manœuvres dans un port étroit.

Thomas Strasser est allé plus loin en 2010. Une caldeira inondée existait déjà avant l’éruption, puisque des retombées de celle-ci sont plaquées contre ses parois, et la frise montrerait ce paysage vu depuis le rebord oriental du cratère. Sa lecture explique les bateaux et les dauphins peints au-dessus des terres, simplement plus éloignés dans la profondeur de la scène, et les roches en bandes horizontales autour de la ville de départ, rares dans la peinture égéenne, qui rappellent les strates des falaises de la caldeira. On penchera ici pour cette lecture, parce qu’elle rend compte de la perspective sans supposer un peintre maladroit. Elle oblige pourtant à renoncer à la ville d’arrivée comme portrait d’Akrotiri, identification que Doumas défendait encore en 2007 en invoquant un double port. La frise est exposée au Musée de la Théra préhistorique, à Fira, avec les autres peintures de la pièce.

Une branche d’olivier contre la chronologie égyptienne

Le radiocarbone des graines et des légumineuses enfouies juste sous les dépôts de l’éruption donnait, avec la courbe de calibration internationale de 2013, des valeurs groupées entre 1650 et 1600 avant notre ère environ. En 2006, Walter Friedrich et ses collègues ont publié dans Science une branche d’olivier prise dans la ponce, qu’ils supposaient vivante au moment de l’éruption, et l’ont datée de 1627 à 1600 en comptant ses accroissements.

Manfred Bietak a répondu en 2014, dans Antiquity, avec des arguments sérieux. Un olivier ne forme pas de cernes annuels, si bien que l’ajustement fondé sur une succession de cernes ne repose sur rien de mesurable. Rien ne prouve que la branche vivait encore pendant l’éruption ; elle gisait dans une cavité bien plus large qu’elle, et sa partie externe, écorce comprise, semble manquer. Surtout, la date haute se heurte à l’archéologie égyptienne. Bietak a fouillé Tell el-Dab‘a, l’ancienne Avaris, dans le delta du Nil, et soutient que la ponce de Théra n’y apparaît que dans des niveaux de la XVIIIᵉ dynastie, vraisemblablement sous Hatchepsout et Thoutmosis III, la ponce des couches plus anciennes venant d’autres volcans. Pour les archéologues de ce camp, l’éruption tombe entre le milieu du XVIᵉ et le début du XVᵉ siècle, après le début du Nouvel Empire, que l’on fait commencer entre 1565 et 1540 environ. Ces arguments s’appuient sur des séquences de couches fouillées et sur des listes de rois, et une date haute oblige à remanier tout le synchronisme entre l’Égée et l’Égypte.

Le terrain a bougé en 2018. Charlotte Pearson et son équipe ont mesuré le radiocarbone de 285 cernes annuels de pins de haute altitude, datés à l’année près, et constaté un décalage avec la courbe internationale, qui déplace la fourchette de Théra vers le XVIᵉ siècle. En 2023, la même chercheuse et trois collègues, dont Iris Tzachili, ont daté un arbuste d’olivier carbonisé par l’éruption à Koimisi, sur Therasia, qui favorise le milieu du XVIᵉ siècle, en accord avec des pics de sulfates relevés dans les carottes glaciaires. Combinant en 2022 des sites égéens touchés par le tsunami de l’éruption, Sturt Manning retient environ 1609-1560, quand une dynastie d’origine cananéenne, les Hyksôs, tient la Basse-Égypte. Jean-Claude Poursat, dans l’édition anglaise de son manuel parue en 2022, place la destruction vers 1560. Personne n’a encore rattaché l’éruption à une année précise.

Le site officiel du service archéologique des Cyclades, lui, retient toujours la fin du XVIIᵉ siècle.

Personne sous la ponce

À Akrotiri, la première retombée est une couche de ponce fine d’environ trois centimètres. Selon la reconstruction la plus partagée au milieu des années 1980, elle serait restée à l’air libre entre deux mois et deux ans, ce qui en ferait l’avertissement qui a décidé les habitants à partir. Par-dessus se sont déposés jusqu’à un mètre de ponce plus grossière, puis plus de cinq mètres de cendres et de blocs. En 2023, Jens Karstens et ses collègues ont estimé le volume total à 34,5 kilomètres cubes de roche dense, à 6,8 près, quand les estimations antérieures s’étalaient entre 19 et 86.

Aucun corps de victime n’a été trouvé dans la ville, et les objets de valeur faciles à emporter manquent presque tous. La conclusion la plus répandue est celle d’un départ préparé. Le bâtiment dégagé par Fouqué à Therasia contenait, lui, un squelette humain.

Le service archéologique des Cyclades propose une autre fin. Après la seconde secousse, les habitants auraient campé à la lisière de la ville pour préparer la reconstruction, et l’émission précoce de gaz toxiques ne semble pas leur avoir laissé le temps de quitter l’île. Doumas, qui dirige la fouille depuis un demi-siècle, a relevé dans un ouvrage de 2008 qu’aucun campement de ce genre n’a été retrouvé. Ni le campement supposé ni les corps de ceux qui y auraient péri ne sont apparus à ce jour sous la ponce.

Pour aller plus loin

Akrotiri rejoint la civilisation minoenne de Crète, dont les palais brûlent plusieurs décennies après l’ensevelissement de la ville, et le linéaire A, écriture toujours indéchiffrée dont Théra conserve une partie des témoins. Elle croise aussi l’histoire d’Avaris, capitale des Hyksôs dans le delta du Nil, où se joue une part du débat sur la date de l’éruption.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Fresque miniature dite de la Flottille, Maison Ouest, pièce 5, mur sud, env. 4 m × 44 cm, fouilles de 1971-1972 Musée de la Théra préhistorique, Fira
  2. Bouquetin en or, trouvé en 1999 dans un coffre d’argile de la Maison des Bancs, près d’un dépôt de cornes Musée de la Théra préhistorique, Fira
  3. Pied de lampe haute en argile locale lustrée, h. conservée 0,35 m, inscription en linéaire A THE Zb 15, fouilles Gorceix et Mamet, 1870 Collection de l’École française d’Athènes, inv. V15
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Sources primaires (suite)

  1. Imitation en faïence d’un coquillage de triton inscrite à l’encre en linéaire A, Maison des Bancs, campagne 2019 Akrotiri, fouilles de la Société archéologique d’Athènes
  2. Henri Gorceix et Henri Mamet, « Fouilles à Santorin », *Bulletin de l’École française d’Athènes* 10, 1870, p. 187-191, et Henri Mamet et Henri Gorceix, « Recherches et fouilles faites à Thera », *ibid.* 9, 1870, p. 183-186 École française d’Athènes

Bibliographie

  1. Ferdinand Fouqué, *Santorin et ses éruptions*, Paris, 1879, XXXII-440 p. et 61 planches ; traduction anglaise annotée par Alexander R. McBirney, *Santorini and Its Eruptions*, Baltimore et Londres, 1998 Johns Hopkins University Press
  2. Jean-Claude Poursat, *L’art égéen*, 1, Paris, 2008, 303 p., coll. « Les Manuels d’art et d’archéologie antiques » Picard
  3. Jean-Claude Poursat, *The Art and Archaeology of the Aegean Bronze Age*, trad. Carl Knappett, Cambridge, 2022 Cambridge University Press
  4. Spyridon Marinatos, [« The Volcanic Destruction of Minoan Crete »]( *Antiquity* 13, 1939, p. 425-439 Antiquity Publicationshttps://www.cambridge.org/core/product/34FF69EC3C324E9CA03AC51E97E1B575
  5. Christos Doumas, *Thera, Pompeii of the Ancient Aegean. Excavations at Akrotiri 1967-1979*, Londres, 1983 Thames and Hudson
  6. Christos Doumas, *Santorini. A Guide to the Island and Its Archaeological Treasures*, Athènes, 1995 Ekdotike Athenon
  7. Christos Doumas, « Akrotiri, Thera : some additional notes on its plan and architecture », dans Philip Betancourt, Michael Nelson et Hector Williams (dir.), *Krinoi kai Limenes. Studies in Honor of Joseph and Maria Shaw*, Philadelphie, 2007, p. 85-92 INSTAP Academic Press
  8. Christos Doumas, *The Early History of the Aegean in the Light of Recent Finds from Akrotiri, Thera*, Athènes, 2008 Society for the Promotion of Studies on Prehistoric Thera
  9. Iris Tzachili et Artemis Karnava, [« An inscribed lychnos base from Akrotiri, Thera »]( *Minos* 39, 2016, p. 27-40 Ediciones Universidad de Salamancahttps://revistas.usal.es/index.php/0544-3733/article/download/16606/17239/
  10. Peter Warren, [« The miniature fresco from the West House at Akrotiri, Thera, and its Aegean setting »]( *Journal of Hellenic Studies* 99, 1979, p. 115-129, DOI 10,2307/630636 Society for the Promotion of Hellenic Studieshttp://dx.doi.org/10.2307/630636
  11. Lyvia Morgan, *The Miniature Wall Paintings of Thera. A Study in Aegean Culture and Iconography*, Cambridge, 1988 Cambridge University Press
  12. Maria Shaw, « Sea voyages : the fleet fresco from Thera, and the Punt reliefs from Egypt », dans Susan Sherratt (dir.), *The Wall Paintings of Thera*, vol. 1, Athènes, 2000, p. 267-282 Petros M. Nomikos and the Thera Foundation
  13. Thomas F. Strasser, [« Location and Perspective in the Theran Flotilla Fresco »]( *Journal of Mediterranean Archaeology* 23 (1), 2010, p. 3-26, DOI 10,1558/jmea.v23i1,3 Equinoxhttps://art.providence.edu/files/2018/03/strasser-flotilla-fresco.pdf
  14. Walter L. Friedrich, Bernd Kromer, Michael Friedrich, Jan Heinemeier, Tom Pfeiffer et Sahra Talamo, [« Santorini eruption radiocarbon dated to 1627-1600 B.C. »]( *Science* 312, 2006, p. 548, DOI 10,1126/science.1125087 American Association for the Advancement of Sciencehttp://dx.doi.org/10.1126/science.1125087
  15. Manfred Bietak, compte rendu de Sturt W. Manning, *A Test of Time*, *Bibliotheca Orientalis* 61, 2004, p. 199-222 Bibliotheca Orientalis
  16. Manfred Bietak, [« Radiocarbon and the date of the Thera eruption »]( *Antiquity* 88 (339), 2014, p. 277-282, DOI 10,1017/S0003598X00050389 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0003598X00050389
  17. Charlotte L. Pearson et al., [« Annual radiocarbon record indicates 16th century BCE date for the Thera eruption »]( *Science Advances* 4 (8), 2018, eaar8241 American Association for the Advancement of Sciencehttps://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6093623
  18. Charlotte Pearson, Kostas Sbonias, Iris Tzachili et Timothy J. Heaton, [« Olive shrub buried on Therasia supports a mid-16th century BCE date for the Thera eruption »]( *Scientific Reports* 13, 2023, article 6994, DOI 10,1038/s41598-023-33696-w Nature Portfoliohttps://doi.org/10.1038/s41598-023-33696-w
  19. Sturt W. Manning, [« Second Intermediate Period date for the Thera (Santorini) eruption and historical implications »]( *PLOS ONE* 17, 2022, e0274835, DOI 10,1371/journal.pone.0274835 Public Library of Sciencehttps://doi.org/10.1371/journal.pone.0274835
  20. Jens Karstens et al., [« Revised Minoan eruption volume as benchmark for large volcanic eruptions »]( *Nature Communications* 14, 2023, article 2497, DOI 10,1038/s41467-023-38176-3 Nature Portfoliohttps://doi.org/10.1038/s41467-023-38176-3

Sources en ligne

  1. [« The Archaeological Site of Akrotiri of Thera »]( Ephorate of Antiquities of Cyclades, ministère grec de la Culturehttps://cyclades.culture.gov.gr/en/location/the-archaeological-site-of-akrotiri-of-thera/
  2. [« Lesson 17 : Narrative »]( Jeremy B. Rutter Aegean Prehistoric Archaeology, Dartmouth Collegehttps://sites.dartmouth.edu/aegean-prehistory/lessons/lesson-17-narrative/
  3. [« Unique finds from the prehistoric city of Akrotiri on Thera »]( Archaeology Wikihttps://www.archaeology.wiki/blog/2020/02/03/unique-finds-from-the-prehistoric-city-of-akrotiri-on-thera/
  4. [« The primal Greece : between dream and archaeology »]( textes de l’exposition « La Grèce des origines » Musée d’Archéologie nationale, Saint-Germain-en-Layehttps://musee-archeologienationale.fr/sites/archeonat/files/traduction_textes_anglais.pdf
  5. [« Statistical analysis aims to solve Greek volcano mystery »]( Cornell Universityhttps://archaeology.cornell.edu/news/statistical-analysis-aims-solve-greek-volcano-mystery
  6. [« Greek volcano mystery : Archaeologist narrows on date of Thera eruption »]( Popular Archaeologyhttps://popular-archaeology.com/article/greek-volcano-mystery-archaeologist-narrows-on-date-of-thera-eruption/
  7. [« Akrotiri : a jewel in ash »]( Rianca Vogels The Post Hole, université d’Yorkhttps://www.theposthole.org/sites/theposthole.org/files/downloads/posthole_25_180.pdf
  8. [« Six millennia of Aegean art… in six hundred pages »]( Jean-Claude Poursat et Carl Knappett Cambridge University Press, Fifteen Eighty Fourhttps://cambridgeblog.org/2022/06/six-millennia-of-aegean-art-in-six-hundred-pages/
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