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Dépôt spécial de Kavos à Kéros : des figurines brisées par centaines

Découvertes archéologiquesGrèce antiqueHistoire des religions28 septembre 2026◈ 31 sources vérifiées
Zde / Wikimedia Commons
10 min de lecture31 sources vérifiées
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Cinq cent cinquante-trois fragments de sculpture en marbre, et derrière eux quelque quatre cent cinquante statuettes. Les deux chiffres sortent du dépôt spécial de Kavos, une pente pierreuse de l’extrémité ouest de Kéros fouillée entre 2006 et 2008, et le calcul qui mène de l’un à l’autre, une fois achevée la chasse aux raccords, laisse au moins les trois quarts des statuettes représentées par un morceau unique, une tête, un bassin, un pied, sans le reste du corps.

Les bergers de Kéros creusent pour un marchand

À la fin de 1957 ou au début de 1958, selon des récits recueillis un demi-siècle plus tard, un brocanteur passé par Amorgos débarque sur Kéros, où ne vivent que quelques bergers. Il leur désigne un endroit, les paie à la journée, puis à la pièce quand ils comprennent la valeur de ce qu’ils sortent. Les objets partent de nuit en caïque vers Naxos et Kato Kouphonisi, puis vers Athènes et l’Europe de l’Ouest, et le chantier clandestin tourne pendant quatre ans.

En juillet 1963, Colin Renfrew, alors doctorant, se fait conduire en caïque depuis Ano Kouphonisi jusqu’au lieu-dit Kavos, face à l’îlot de Dhaskalio. Il y trouve le sol retourné, des tessons du Cycladique ancien et, plus inattendu, des éclats de bols et de statuettes de marbre. Christos Doumas, de l’éphorie des Cyclades, qui avait visité le site quelques semaines plus tôt, y conduit la même année une fouille de sauvetage, et Photeini Zapheiropoulou poursuit la collecte dans la zone pillée en 1966 et en 1967, avec des ouvriers venus de Naxos.

Le produit du pillage, lui, circule. Une grande partie passe par Nicolas Koutoulakis, marchand établi à Paris et à Genève, et la moitié environ de l’ensemble aboutit dans la collection Erlenmeyer, à Bâle. Le public en découvre une partie en 1976, à l’exposition de Karlsruhe sur l’art des Cyclades. En 1983, Pat Getz-Preziosi, qui avait étudié les pièces bâloises, lui donne le nom de « Keros Hoard », le trésor de Kéros. Au moins 350 objets, surtout des fragments de statuettes, aujourd’hui dispersés entre musées et collections privées.

Thraumatologie

Il faut attendre 1987 pour qu’une nouvelle mission, conduite par Renfrew, Doumas et Lila Marangou, reprenne la zone pillée. C’est en préparant la publication que Renfrew remarque que la plupart des cassures du marbre sont anciennes, antérieures à l’enfouissement. Il consacre au phénomène un chapitre intitulé « Thraumatology », forgé sur le grec thrauma, le fragment, autrement dit une science de la cassure, dans le volume paru en 2007.

Le premier jour de la campagne 2006, l’équipe du Cambridge Keros Project ouvre ses carrés dans la partie sud de Kavos, à environ 120 mètres du secteur pillé, et le matériel apparaît aussitôt, de même nature que celui du nord, mais en place, ce qui vaut au secteur le nom de Special Deposit South. Les objets semblent avoir été enfouis par lots, peut-être apportés dans des paniers puis vidés, sans autre construction qu’une crête de grès éolien dominant la pente. On y trouve de la céramique, plus de 2 400 fragments de vases de marbre, des bobines de pierre, des lames d’obsidienne et les 553 fragments de sculpture, pour la plupart du type canonique aux bras croisés, dans les variétés dites de Spedos, de Dokathismata et de Chalandriani, selon la classification que Renfrew avait lui-même proposée en 1969. Deux variétés manquent, celle de Kapsala, la plus ancienne, et celle de Koumasa, connue seulement en Crète. Le tamisage à l’eau, pratiqué en routine, n’a livré dans le dépôt ni os ni dent, alors qu’il en a livré dans une petite zone funéraire distincte, un peu plus au sud, et il n’a livré aucun éclat de marbre non plus, ce qui compte, car une statuette qu’on fracasse sur place laisse des esquilles. La plus grande sculpture du dépôt, dont le bassin et la taille gisaient dans deux tranchées voisines, mesurait à l’origine un mètre environ, la plus haute sortie d’une fouille autorisée aux Cyclades quand Renfrew l’a publiée, en 2013. On préférera pour elle le mot sculpture à celui de figurine, qui en français évoque le bibelot d’étagère.

Rien, dans le dépôt sud, n’a été retrouvé entier.

La recherche des raccords a été systématique, entre fragments du dépôt sud d’abord, puis, avec l’accord de Doumas, entre le dépôt sud et le matériel recueilli au nord. Quelques collages dans le premier cas, aucun dans le second. Sur l’îlot de Dhaskalio, habité à la même époque, les fouilleurs n’ont pas relevé un seul fragment de statuette aux bras croisés, seulement une douzaine de figurines schématiques, entières pour la plupart, et la prospection de toute l’île de Kéros en 2012 et 2013 n’a repéré aucun autre lieu de bris. Renfrew en tire, dans une conférence de 2013, la conclusion qu’il juge inévitable, selon laquelle les objets ont été cassés sur d’autres îles, un seul morceau de chacun faisant ensuite le voyage.

Pourquoi les casser ? L’explication qu’il retient s’appuie sur deux études de la peinture des statuettes, celle de Gail Hoffman en 2002 et celle d’Elizabeth Hendrix en 2003. Sur certaines pièces, dont une statuette d’Amorgos conservée au Musée national d’Athènes, elles relèvent des couches de décor peint posées à des moments différents, et y voient des images portées lors de fêtes villageoises, repeintes d’une fois sur l’autre. Une image rituelle usée ne se jette pas, selon ce raisonnement, et on la retire du circuit en la cassant, avant qu’un morceau de la cassure parte pour Kéros.

Le point faible de la démonstration, Renfrew l’a nommé lui-même en 2013. La meilleure confirmation, écrivait-il, serait la découverte, près d’un village, des débris laissés par un tel bris. En 2025, Michael Boyd, codirecteur des fouilles, présente toujours le bris sur d’autres îles comme l’hypothèse de Renfrew, qu’il juge probablement juste, et la thèse repose donc encore sur trois absences, celle des éclats, celle des os et celle des raccords.

« Dans les tombes, les figurines étaient toujours intactes »

Le dépôt nord garde une part d’ombre que la fouille du sud ne dissipe pas. En 2008, Giorgos Papamichelakis, archéologue employé à la surveillance d’un chantier de construction à Kouphonisi, recueille au village les souvenirs de ceux qui avaient creusé, ou de leurs proches, et les publie en 2010 avec Renfrew dans l’American Journal of Archaeology, sous un titre qui prévient le lecteur, « Hearsay », des on-dit. Les témoins décrivent une fosse d’une quinzaine de mètres sur quatre, profonde d’environ deux mètres, remplie de centaines de statues brisées. Ils décrivent aussi, sur la pente voisine, des tombes rondes montées en petites pierres, dont les plus riches contenaient treize, voire quinze objets de marbre, et où les figurines, précisent-ils, étaient toujours intactes. Les os, laissés au soleil, tombaient en poussière. Pour Papamichelakis, le dépôt nord était à la fois un cimetière et un dépôt.

Cette lecture a des appuis sérieux. La topographie décrite par les témoins recoupe bien celle qui avait été relevée en 1987, et Zapheiropoulou avait trouvé dans le secteur nord au moins une tombe du Cycladique ancien et une statue complète, une sculpture canonique de variété Spedos qu’elle a publiée en 2017. L’absence d’ossements au sud ne prouve rien pour le nord, que des pilleurs ont retourné pendant quatre ans. Renfrew admet donc qu’un petit cimetière riche a pu jouxter le dépôt de fragments, tout en maintenant que l’essentiel du matériel recueilli au nord par Doumas et Zapheiropoulou était déjà brisé au Bronze ancien. Les auteurs de la note avertissent que cinquante ans de souvenirs ont pu fusionner des scènes, et une statue d’un mètre et demi que les témoins sortent d’une tombe proche de la fosse est placée par d’autres récits à Schinoussa.

La même incertitude pèse sur le trésor de Kéros. En 2008, un forum de l’American Journal of Archaeology réunit Pat Getz-Gentle, l’ancienne Getz-Preziosi, Peggy Sotirakopoulou, auteure en 2005 d’un catalogue des pièces attribuées au trésor, et Renfrew. Getz-Gentle défend une conception large de l’ensemble et rappelle que deux raccords entre des fragments de l’ancienne collection Erlenmeyer et des fragments trouvés à Kéros en fouille autorisée confirment au moins une partie de la provenance. Elle reconnaît aussi que le marchand donnait selon les jours Naxos, Herakleia ou « une des petites îles » pour origine, et il est établi qu’il vendait à l’occasion des faux avec les vrais. Renfrew retient la présentation de 1983, appuyée sur une photographie de 1975, et refuse la plupart des ajouts ultérieurs, surtout les pièces documentées avant 1958, date probable du début du pillage. Aucune fouille ne tranchera la question, puisque le contexte est parti avec les objets.

Une confédération sans dieu

Renfrew emploie le mot sanctuaire en le vidant à dessein de tout contenu religieux, pour désigner un lieu de visites rituelles périodiques, chaque année peut-être, ou tous les quatre ou cinq ans, avec une nuit ou quelques-unes passées sur Dhaskalio. Aucun indice n’y signale une divinité. D’où la formule de « centre de congrégation », qui range Kavos à côté de Göbekli Tepe ou de Stonehenge, et celle de « confédération de Kéros », dont la statuette aux bras croisés aurait été le signe de ralliement, le logo, dit-il, bien plus que l’image d’une déesse.

L’argument du rayonnement tient surtout à la céramique. L’analyse pétrographique, doublée d’une analyse par activation neutronique, indique que la plupart des vases trouvés sur Dhaskalio, peut-être tous, ont été apportés d’ailleurs, des îles voisines de Kouphonisi, Naxos, Amorgos et Ios, mais aussi de Mélos, de Théra, sans doute de Syros et de Siphnos, et, pour les saucières, de Grèce continentale. Les études environnementales estiment la population permanente de l’îlot à une vingtaine de personnes, un chiffre qui pouvait monter à 400 lors des rassemblements.

La chronologie, elle, est empruntée. La datation publiée en 2012 par Renfrew, Michael Boyd et Christopher Bronk Ramsey ne provient pas du dépôt lui-même, elle repose sur une analyse bayésienne de la stratigraphie de Dhaskalio, qui situe l’occupation entre 2750 et 2300 environ avant notre ère. D’un texte à l’autre, les bornes du sanctuaire bougent, de 2750 à un peu après 2500 dans la conférence de 2013, de 2800 à 2300 dans le communiqué de l’université de Cambridge en 2011. Deux siècles et demi ou un demi-millénaire d’usage, selon la publication qu’on ouvre.

La lecture par l’échange n’a pas disparu pour autant. Cyprian Broodbank a publié en 2000 une étude de la céramique de Dhaskalio-Kavos présentée, dès son titre, comme celle d’un « centre insulaire » du Bronze ancien, et la masse des matériaux importés laisse ouverte l’hypothèse d’un lieu de commerce autant que de rite. La conférence de 2013 porte d’ailleurs le nom d’Albert Reckitt, industriel mort en 1947, qui avait participé à la mise au point du Dettol et financé en partie les fouilles britanniques d’Ur.

Mille ou dix mille tonnes de marbre naxien

Entre 2015 et 2018, le projet Keros-Naxos Seaways a déplacé le regard vers l’îlot. Dhaskalio, 1,3 hectare, apparaît presque entièrement bâti, en terrasses concentriques reliées par des escaliers et des passages, avec un drainage prévu sous les maisons, des foyers de métallurgie du cuivre et, à un croisement de chemins, des pétroglyphes gravés sur quatre dalles. Les bâtiments ont été élevés en marbre fin venu de la côte sud-est de Naxos, à une dizaine de kilomètres. Combien ? En janvier 2018, le communiqué du ministère grec de la Culture parlait de plus de mille tonnes, alors que le site du projet avance au moins dix mille, un écart d’un ordre de grandeur que rien, dans les publications consultées, ne vient réduire.

La synthèse de 2022, signée par Renfrew, Boyd et dix-sept coauteurs, inscrit un glissement dans son titre, d’un centre de congrégation à un centre de pouvoir. Selon la chronologie qu’en tire la revue World Archaeology, l’activité se concentre au sanctuaire vers 2750-2550, puis l’îlot est remodelé en terrasses pendant que les apports aux dépôts se raréfient, avant qu’un ensemble monumental coiffe le sommet vers 2400-2300. La société sans hiérarchie décrite par Renfrew en 2013 et l’urbanisation naissante que signale en 2018 son rapport de campagne cosigné avec Boyd visent en fait deux moments successifs du même rocher.

Au Louvre, dans la vitrine 6 de la salle 170, aile Denon, une tête de marbre de 27 centimètres porte pour seul lieu de découverte le nom de Kéros. Elle appartient à la variété de Spedos, l’une des trois les mieux représentées dans le dépôt sud, et la base de son cou est un complément. Olivier Rayet l’a donnée au musée en 1873, plus de quatre-vingts ans avant que les bergers de l’île soient payés pour creuser à Kavos. On ignore si elle sortait d’une tombe ou d’un dépôt, et à quel moment elle a perdu son corps.

Pour aller plus loin

Les statuettes aux bras croisés retrouvées entières dans les cimetières des Cyclades, à Amorgos ou à Naxos, forment l’autre moitié de cette histoire. Le sanctuaire de Phylakopi, à Mélos, montre ce que devient le culte insulaire plus d’un millénaire plus tard, et Délos reprend au Iᵉʳ millénaire avant notre ère le rôle de centre de rassemblement maritime de l’archipel.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Fragments de sculptures en marbre du Special Deposit South, 553 pièces pour environ 450 sculptures, fouilles du Cambridge Keros Project 2006-2008, Kavos, Kéros Musée archéologique de Naxos (concordance des numéros au chap. 3 du vol. III de la publication)
  2. Sculpture canonique aux bras croisés, bassin et taille raccordés, h. restituée env. 1 m, Special Deposit South, Kavos publiée dans Renfrew, *Journal of the British Academy* 1, 2013, fig. 13-14
  3. Sculpture canonique complète de variété Spedos, Special Deposit North, fouilles de Photeini Zapheiropoulou publiée dans Zapheiropoulou 2017 (voir bibliographie)
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Sources primaires (suite)

  1. Tête de Kéros, « idole cycladique » de variété Spedos, marbre, 27 × 14 × 10 cm, vers 2600-2400 avant notre ère, don Olivier Rayet, 1873 Musée du Louvre, MNB 509 ; Ma 2709
  2. Témoignages oraux sur le pillage du Special Deposit North, recueillis à Kouphonisi en 2008 par Giorgos Papamichelakis publiés dans l’*American Journal of Archaeology* 114 (1), 2010, p. 181-185
  3. Christos Doumas, rapport de la fouille de sauvetage de 1963 à Kéros, *Archaiologikon Deltion* 19, Chronika 2, 1964, p. 409-412 Service archéologique grec

Bibliographie

  1. Colin Renfrew, Olga Philaniotou, Neil Brodie, Giorgos Gavalas et Michael J. Boyd (dir.), *The Sanctuary on Keros and the Origins of Aegean Ritual Practice : The Excavations of 2006-2008*, vol. II, *Kavos and the Special Deposits*, Cambridge, 2015 McDonald Institute for Archaeological Research
  2. Colin Renfrew, Olga Philaniotou, Neil Brodie, Giorgos Gavalas et Michael J. Boyd (dir.), *The Sanctuary on Keros and the Origins of Aegean Ritual Practice : The Excavations of 2006-2008*, vol. III, *The Marble Finds from Kavos and the Archaeology of Ritual*, Cambridge, 2018 McDonald Institute for Archaeological Research
  3. Colin Renfrew, Michael J. Boyd et Christopher Bronk Ramsey, « The Oldest Maritime Sanctuary ? Dating the Sanctuary at Keros and the Cycladic Early Bronze Age », *Antiquity* 86 (331), 2012, p. 144-160, DOI 10,1017/S0003598X00062517 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0003598X00062517
  4. Colin Renfrew, « The Sanctuary at Keros : Questions of Materiality and Monumentality », *Journal of the British Academy* 1, 2013, p. 187-212, DOI 10,5871/jba/001 187 The British Academyhttps://doi.org/10.5871/jba/001
  5. Colin Renfrew, Michael J. Boyd et alii, « The Sanctuary at Keros in the Aegean Early Bronze Age : From Centre of Congregation to Centre of Power », *Journal of Greek Archaeology* 7, 2022, p. 1-36, DOI 10,32028/jga.v7i.1709 Archaeopresshttps://doi.org/10.32028/jga.v7i.1709
  6. Colin Renfrew, « Thraumatology », dans Colin Renfrew, Christos Doumas, Lila Marangou et Giorgos Gavalas (dir.), *Keros, Dhaskalio Kavos : The Investigations of 1987-88*, Cambridge, 2007, p. 405-428 McDonald Institute for Archaeological Research
  7. Colin Renfrew, « The Development and Chronology of the Early Cycladic Figurines », *American Journal of Archaeology* 73, 1969, p. 1-32, DOI 10,2307/503370 Archaeological Institute of Americahttps://doi.org/10.2307/503370
  8. Pat Getz-Preziosi, « The “Keros Hoard” : Introduction to an Early Cycladic Enigma », dans D. Metzler, B. Otto et C. Müller-Wirth (dir.), *Antidoron. Festschrift für Jürgen Thimme*, Karlsruhe, 1983, p. 37-44 C. F. Müller
  9. Peggy Sotirakopoulou, *The “Keros Hoard” : Myth or Reality ? Searching for the Lost Pieces of a Puzzle*, Athènes, Los Angeles et New York, 2005 Fondation N. P. Goulandris, Musée d’art cycladique, J. Paul Getty Museum et Cycladic Art Foundation
  10. Peggy Sotirakopoulou, « The Keros Hoard : Some Further Discussion », *American Journal of Archaeology* 112 (2), 2008, p. 279-294 Archaeological Institute of America
  11. Pat Getz-Gentle, « The Keros Hoard Revisited », *American Journal of Archaeology* 112 (2), 2008, p. 299-305, DOI 10,3764/aja.112,2.299 Archaeological Institute of Americahttps://doi.org/10.3764/aja.112.2.299
  12. Giorgos Papamichelakis et Colin Renfrew, « Hearsay About the “Keros Hoard” », *American Journal of Archaeology* 114 (1), 2010, p. 181-185, DOI 10,3764/aja.114,1.181 Archaeological Institute of Americahttps://doi.org/10.3764/aja.114.1.181
  13. Gail L. Hoffman, « Painted Ladies : Early Cycladic II Mourning Figures ? », *American Journal of Archaeology* 106, 2002, p. 525-550, DOI 10,2307/4126215 Archaeological Institute of Americahttps://doi.org/10.2307/4126215
  14. Elizabeth A. Hendrix, « Painted Early Cycladic Figures : An Exploration of Context and Meaning », *Hesperia* 72, 2003, p. 405-446 American School of Classical Studies at Athens
  15. Cyprian Broodbank, « Perspectives on an Early Bronze Age Island Centre : An Analysis of Pottery from Daskaleio-Kavos (Keros) in the Cyclades », *Oxford Journal of Archaeology* 19 (4), 2000, p. 323-342 Wiley-Blackwell
  16. Photeini Zapheiropoulou, « The Complete Canonical Sculpture of Spedos Variety from the Special Deposit North at Kavos on Keros », dans Marisa Marthari, Colin Renfrew et Michael J. Boyd (dir.), *Early Cycladic Sculpture in Context*, Oxford, 2017, p. 336-344 Oxbow Books
  17. Vincent Blanchard, Ludovic Laugier et Aurélien Pierre (dir.), *Idoles. L’art de l’Anatolie et des Cyclades à l’âge du Bronze*, catalogue d’exposition, Rodez et Paris, 2021, p. 148-149, n° 68 Musée Fenaille et Louvre éditions
  18. Christian Zervos, *L’art des Cyclades du début à la fin de l’âge du bronze, 2500-1100 avant notre ère*, Paris, 1957 Éditions Cahiers d’Art

Sources en ligne

  1. « Island of broken figurines » University of Cambridgehttps://www.cam.ac.uk/research/news/island-of-broken-figurines
  2. « 2006-2008 : Keros Excavations » / « The Keros Project » Department of Archaeology, University of Cambridgehttps://www.arch.cam.ac.uk/research/projects/recently-completed-projects/keros-project
  3. « KEROS Kavos - Dhaskalio - 2006 » Chronique des fouilles en ligne, École française d’Athènes et British School at Athenshttps://chronique.efa.gr/?kroute=report&id=886
  4. « Keros-Dhaskalio - 2018 » Chronique des fouilles en ligne, École française d’Athènes et British School at Athenshttps://chronique.efa.gr/?kroute=report&id=7145
  5. « Tête de Kéros, “idole cycladique” » Musée du Louvre, site des collectionshttps://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010094524
  6. « Excavations show remote Greek islet was early industrial hub » Archaeology Magazine (news)https://www.archaeology.org/news/6784-180716-greece-dhaskalio
  7. « Dhaskalio » World Archaeologyhttps://www.world-archaeology.com/features/dhaskalio/
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