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Sesklo et Dimini, deux villages néolithiques de Thessalie relus

Découvertes archéologiquesGrèce antique16 septembre 202628 sources vérifiées
Kritheus / Wikimedia Commons
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Cinq cents à huit cents habitations d’un côté, trente à quarante de l’autre. Les deux fourchettes se lisent sur les fiches que le ministère grec de la Culture consacre à Sesklo et à Dimini, deux sites néolithiques des collines qui dominent Volos, en Thessalie. Le premier aurait donc compté plus de dix fois plus de maisons que le second, et les manuels continuent pourtant de citer les deux villages d’une traite, comme deux étapes d’une même histoire. Pour Dimini, la fiche avance 200 à 300 habitants. Pour Sesklo, elle ne donne aucun total, et elle ne dit pas combien de ces maisons tenaient debout à la même date.

Christos Tsountas voulait des acropoles

Au tournant du XXᵉ siècle, la colline de Dimini a déjà livré deux tombes mycéniennes à coupole, la première ouverte en 1886, la seconde, au sommet, fouillée en 1901. Christos Tsountas ouvre la colline de Kastraki, à Sesklo, en 1901 et 1902, puis Dimini en 1903. Il arrive de Mycènes, où il a repris le chantier du découvreur de Troie et dégagé le palais. En 1908, il publie les deux sites dans un même volume, Les acropoles préhistoriques de Dimini et de Sesklo.

Une acropole, pour lui, est une citadelle. Il lit les murs de pierre concentriques de Dimini comme des remparts, et le bâtiment à trois salles de l’enceinte centrale comme la demeure d’un roi. Il le baptise mégaron, le mot par lequel les poèmes homériques désignent la résidence des chefs mycéniens. Stella Souvatzi, qui a retracé en 2023 l’histoire des interprétations du site, rattache ce choix aux découvertes toutes récentes de Troie et de Mycènes. Le vocabulaire de 1908 a survécu à presque toutes les campagnes suivantes.

Dans la plaine au sud-est de la colline s’étend une bourgade de la fin de l’âge du Bronze, fondée vers le milieu du XVᵉ siècle avant notre ère, avec un palais incendié à la fin du XIIIᵉ siècle ou au début du XIIᵉ. Le ministère l’identifie, avec prudence, à l’Iolcos mycénienne, d’où partent les Argonautes dans la légende.

Kastraki avant la poterie, ou presque

Sesklo occupe la colline de Kastraki, que les fouilleurs appellent Sesklo A, la plaine qui s’étend à l’ouest, Sesklo B, et un secteur situé à 125 mètres au nord-est de la colline, Sesklo C. Dimitris Theocharis reprend le sommet en 1956. En 1972, il ouvre les abords et met au jour la grande agglomération du Néolithique moyen, qu’il fouille jusqu’en 1977.

La date des premiers occupants est le point le plus mouvant. La fiche du ministère place leur arrivée au milieu du VIIᵉ millénaire, dans un Néolithique précéramique, c’est-à-dire antérieur à la poterie, dont Sesklo serait l’un des meilleurs témoins, avec des cuvettes circulaires peu profondes, les tranchées de fondation d’un bâtiment rectangulaire, quelques lames d’obsidienne et des figurines. Cette phase sans céramique s’est imposée à partir des années 1950, quand les fouilleurs d’Argissa, puis Theocharis, ont cru reconnaître en Thessalie l’équivalent des niveaux précéramiques du Proche-Orient. En 2017, Agathe Reingruber et ses cinq coauteurs ont repris toutes les datations radiocarbone de la région, en raisonnant sur des dates calibrées, autrement dit converties en années réelles. Leur conclusion ne laisse guère de place à l’hypothèse ancienne. Le Néolithique ne commence en Thessalie qu’après 6500 avant notre ère, les niveaux dits précéramiques d’Argissa contenaient une quantité notable de tessons, que leurs fouilleurs tenaient pour des infiltrations venues d’en haut, et les rares sites qui possèdent vraiment une mince couche sans poterie font figure d’exceptions. À Sesklo, la plus ancienne des nouvelles mesures, obtenue sur d’anciens échantillons et présentée par Y. Maniatis et K. Kotsakis, tombe vers 6450. Personne ne peut dire aujourd’hui si la colline a connu une phase sans céramique, et seule une nouvelle série de prélèvements dans des couches bien calées permettrait de trancher.

Au Néolithique moyen, le village atteint son extension maximale, environ 100 000 mètres carrés selon la fiche officielle, soit une dizaine d’hectares. Sur la colline, les maisons se serrent le long de ruelles et de petites places, tenues par de grands murs de soutènement ; dans la plaine, elles sont plus vastes et plus espacées. Toutes reposent sur des fondations de pierre, avec des murs de brique crue, un toit de bois à deux pentes et une cheminée. La céramique, peinte en rouge sur fond clair grâce à une cuisson mieux maîtrisée, sert encore à découper la période en sous-phases, et l’obsidienne vient de l’île de Mélos. Jean-Paul Demoule et Catherine Perlès relevaient en 1993 que ces villages denses et durables rapprochent le Néolithique grec du Proche-Orient, alors que l’évolution des styles décoratifs y suit une voie propre.

Quand vivait ce grand Sesklo ? La fiche du ministère répond « au cinquième millénaire », une datation héritée des anciennes valeurs non calibrées. John Coleman avait proposé en 1992 une chronologie calibrée où le Néolithique moyen thessalien s’étend d’environ 5700 à 5300 avant notre ère. Faute de mesures locales, il avait comblé les vides avec des dates de Macédoine et d’Argolide, et son schéma s’est installé dans les manuels. Catherine Perlès doutait en 2001 de la longueur qu’il accordait au Néolithique ancien, tout en revenant à ses bornes dans son appréciation générale.

L’équipe de Reingruber décale la période de deux siècles, entre 6000 ou 5900 et 5500 environ, parce que les séquences sûres d’Achilleion et de la grotte de Théopétra s’arrêtent vers 5500. Une seule mesure de Sesklo, cataloguée P-1676, pouvait soutenir une fin plus basse. Son écart type est large, et elle tombe sur un palier de la courbe de calibration, un segment où des âges différents aboutissent au même résultat, si bien qu’elle couvre près de trois siècles, de 5470 à 5210. Les auteurs la jugent impropre à fixer une frontière, et tiennent leur propre découpage pour provisoire, deux séquences seulement se prêtant en Thessalie à une modélisation statistique.

Le mégaron bâti sur les cendres

Vers la fin du Néolithique moyen, le village brûle. D’après la fiche du ministère, seule la colline est réoccupée, environ cinq siècles plus tard, au Néolithique récent. Un mégaron s’élève alors au point le plus haut, entouré d’enceintes circulaires en pierre, dans un agencement proche de celui de Dimini. Sesklo reste habité jusqu’au Bronze moyen, dont datent plusieurs maisons de la colline et des tombes en ciste, ces coffres faits de dalles, sur la colline comme dans la plaine.

L’objet de Sesklo le plus souvent reproduit appartient à cette seconde vie. Au Musée national archéologique d’Athènes, salle 5, vitrine 10, une figurine d’argile de 16,5 centimètres, inventoriée Π5937, montre une femme assise sur un tabouret qui allaite un enfant. La tête de la mère manque. Des bandes brunes couvrent les deux corps, sauf le ventre et les fesses, occupés par une spirale. Tsountas l’avait publiée dès 1908. Le musée la date de 4800 à 4500 avant notre ère, ce qui la place dans la phase dite de Dimini, et Katia Manteli, qui l’a présentée en 2017, souligne combien le thème de la mère et de l’enfant est rare dans l’imagerie néolithique, en Grèce comme dans les Balkans et en Anatolie.

Six enceintes autour d’une cour

Dimini occupe un éperon rocheux bas, à 16 mètres d’altitude, sur environ un hectare, à cinq kilomètres à l’ouest de Volos. La mer en est aujourd’hui à trois kilomètres. Au Vᵉ millénaire, selon le ministère, elle n’était qu’à un kilomètre, ce qui ouvrait au village les routes maritimes de l’Égée centrale. John Chapman et ses coauteurs précisent en 2011 que tous les spécialistes placent le site sur le rivage d’alors ou tout près, même si la chronologie des déplacements de la côte demeure mal assurée.

L’habitat se compose de terrasses étagées, délimitées par des murs de pierre concentriques qui suivent le relief. La fiche officielle en compte six, bâtis par paires. Tsountas en avait vu six ou sept, et les deux derniers ont disparu. Les maisons s’insèrent entre ces murs ; le plus petit, au centre, entoure une grande cour dont le sol domine de 4 à 5 mètres le pied de l’enceinte extérieure. La céramique porte des motifs géométriques sombres sur fond clair, et le mobilier compte beaucoup d’outils d’obsidienne, de silex, de pierre et d’os.

Les trois quarts du tertre environ ont été fouillés. Le secteur sud-est ne l’a jamais été.

Les dates du village tiennent sur peu de mesures. Chapman et ses collègues retiennent 4800 à 4500 avant notre ère, d’après quatre dates obtenues en 2004 sur des matériaux brûlés et annoncées comme en cours de publication. Six ans plus tard, l’équipe de Reingruber ne dispose pour le site que d’une mesure ancienne à très large marge, qui couvre la période de 4680 à 4340 et ne permet aucune conclusion. Elle ajoute une remarque qui a de quoi surprendre : l’expression « culture de Dimini » recouvre plusieurs phases successives, et les niveaux fouillés du site éponyme n’en représentent que la dernière. Le village qui a prêté son nom à toute une culture n’en montre donc que la fin.

Hourmouziadis contre le roi de Dimini

Georgios Hourmouziadis rouvre le chantier de 1974 à 1977, avec un objectif précis, réexaminer l’architecture et l’usage des enceintes. Son livre de 1979, Le Dimini néolithique, démonte la lecture de Tsountas. Pour lui, les murs ne défendent rien. Aucun mégaron n’existe au Néolithique, la société n’est pas stratifiée et la cour centrale forme un espace commun. Le village se divise en grands secteurs, des « aires d’activité domestique » dont chacune produit sa nourriture, ses outils et ses anneaux de coquillage, et il ne reconnaît de spécialisation artisanale que pour la céramique incisée. La fiche actuelle du ministère prête aux enceintes une fonction double, retenir la terre des terrasses et marquer la limite du village, en l’assortissant d’un « peut-être ».

L’élite, pourtant, n’a pas quitté la littérature. Paul Halstead étudie en 1992 les ossements animaux de la cour centrale et de cinq aires domestiques. Chaque unité élève des bovins, des chèvres, des porcs et surtout des moutons, et moutons comme porcs semblent élevés d’abord pour la viande. Cette uniformité ne l’empêche pas d’évoquer une élite installée dans la cour centrale. En 1995, il cherche dans des villages comme Dimini les racines lointaines des économies palatiales de l’âge du Bronze. T. Alušik est revenu en 2017 à une lecture défensive des enceintes néolithiques de Grèce.

Stella Souvatzi répond, en 2008, 2012 et 2023, par une analyse conduite maison par maison. Les espaces ouverts attenants aux maisons font partie de l’habitation, et rien ne sépare nettement un domaine public d’un domaine domestique ; le traitement des ruelles et des placettes suppose des normes communes et une planification collective. Elle signale un atelier dans le segment sud-ouest, avec une installation de cuisson de poterie sous abri, et des transformations tardives dans l’enceinte centrale, dont le blocage de deux accès rayonnants et l’ajout d’une salle avant au bâtiment qui n’en comptait que deux. Le plan à trois salles que Tsountas lisait comme un palais résulte donc, au moins en partie, d’un agrandissement. Souvatzi reproche aux modèles hiérarchiques de projeter sur le Vᵉ millénaire des structures bien postérieures, et relève qu’on a rapproché Dimini de Troie II, datée de 2600 à 2300 avant notre ère, soit au moins deux mille ans plus tard. Elle parle d’hétérarchie, c’est-à-dire de plusieurs sources de pouvoir qui se croisent sans se ranger sous une seule.

Spondylus gaederopus

Le spondyle, Spondylus gaederopus, est un gros coquillage de Méditerranée. Au Néolithique, on y taille des anneaux, des boutons et des perles qui circulent jusqu’en Europe centrale. Dimini en a livré un grand nombre, souvent brisés, avec des déchets de fabrication et deux concentrations bien marquées dans l’habitat.

A. Tsuneki y voit en 1989 les rebuts d’un atelier spécialisé, dont la production serait partie surtout vers l’intérieur de la Thessalie, peut-être vers les Balkans. Halstead reprend ses données en 1993. Il admet que les deux concentrations ne doivent rien au hasard de l’échantillonnage, mais il y lit une accumulation inégale entre maisonnées, et une destruction concurrentielle des anneaux au service de la distinction sociale.

En 2011, John Chapman, Bisserka Gaydarska, Evangelia Skafida et Stella Souvatzi reprennent les anneaux un par un. Beaucoup ont eu une longue vie, lisible en phases successives d’érosion, d’usure, de brûlure et de fragmentation. Dix paires de fragments se recollent, souvent entre des contextes différents, et les anneaux brûlés ne coïncident pas avec les phases de maisons incendiées. Les auteurs écartent à la fois l’atelier raté de 1989 et la destruction ostentatoire de 1993. Leur lecture a notre préférence sur un point, parce qu’elle part des cassures elles-mêmes plutôt que de leur répartition sur un plan. Elle laisse ouverte la question que les deux autres prétendaient régler, et l’on ignore toujours qui portait ces anneaux et pourquoi on finissait par les briser.

Les morts de Dimini posent un problème à part.

Dans l’habitat néolithique, la fiche du ministère signale seulement quelques jeunes enfants inhumés dans des vases, et les seize tombes en ciste creusées plus tard sur la colline datent du Bronze moyen, quand le tertre sert de cimetière à des gens installés dans la plaine. L’endroit où les deux ou trois cents villageois de la fin du Néolithique enterraient leurs adultes n’a été repéré par aucune des campagnes menées depuis 1903.

Pour aller plus loin

La néolithisation de l’Égée, qui oppose depuis des décennies les tenants d’une origine locale et ceux d’un apport venu d’Anatolie, forme l’arrière-plan des débats sur les premiers niveaux de Sesklo. L’obsidienne de Mélos, présente dans les deux villages, ouvre sur les premières navigations égéennes, et la bourgade mycénienne de Dimini rejoint la question d’Iolcos et du cycle des Argonautes.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Figurine de kourotrophe (femme assise allaitant un enfant), argile peinte, h. 16,5 cm, Sesklo, 4800-4500 avant notre ère, salle 5, vitrine 10 Musée national archéologique d’Athènes, collection des antiquités préhistoriques, inv. Π5937
  2. Site néolithique de Sesklo, colline de Kastraki (Sesklo A), plaine occidentale (Sesklo B) et secteur nord-est (Sesklo C), fouilles Tsountas 1901-1902 et Theocharis 1956-1977 Éphorie des antiquités de Magnésie, Sesklo
  3. Site néolithique de Dimini, six enceintes concentriques et cour centrale, fouilles Tsountas 1903 et Hourmouziadis 1974-1977 Éphorie des antiquités de Magnésie, Dimini
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Sources primaires (suite)

  1. Anneaux, boutons et perles en *Spondylus gaederopus* et déchets de fabrication, Dimini, Néolithique récent, mobilier des fouilles de 1974-1977 [lieu de conservation À VÉRIFIER] publiés par Tsuneki 1989, Halstead 1993 et Chapman et al. 2011
  2. Date radiocarbone P-1676, Sesklo Magoula (Sesklo A), charbon de bois, 6317 ± 84 BP, soit 5470-5210 cal BC à 1σ B. Lawn, « University of Pennsylvania Radiocarbon Dates XVIII », *Radiocarbon* 17 (2), 1975, p. 201-203
  3. Date radiocarbone DEM-2440, Sesklo, ancien échantillon remesuré, vers 6450 cal BC – Y. Maniatis et K. Kotsakis, « Tracing the spreading of neolithisation in the Aegean with radiocarbon dating », *23rd Neolithic Seminar Abstract Book. From Chronos to Chronologies*, Ljubljana, 2016, p. 11 Université de Ljubljana

Bibliographie

  1. Christos Tsountas, *Αι προϊστορικαί ακροπόλεις Διμηνίου και Σέσκλου* (*Les acropoles préhistoriques de Dimini et de Sesklo*), Athènes, 1908 (figurine Π5937, p. 290, pl. 31, 2) Bibliothèque de la Société archéologique d’Athènes
  2. Dimitrios R. Theocharis (dir.), *Neolithic Greece*, Athènes, 1973 Banque nationale de Grèce
  3. Georgios Hourmouziadis, *Το νεολιθικό Διμήνι* (*Le Dimini néolithique*), Volos, 1979 Société des études thessaliennes
  4. A. Tsuneki, « The Manufacture of Spondylus Shell Objects at Neolithic Dimini, Greece », *Orient* 25, 1989, p. 1-21 Orient
  5. John E. Coleman, « Greece, the Aegean and Cyprus », dans R. W. Ehrich (dir.), *Chronologies in Old World Archaeology*, vol. II, Chicago et Londres, 1992, p. 203-229 University of Chicago Press
  6. Paul Halstead, « Dimini and the “DMP” : Faunal Remains and Animal Exploitation in Late Neolithic Thessaly », *Annual of the British School at Athens* 87, 1992, p. 29-59 British School at Athens
  7. Paul Halstead, « Spondylus Shell Ornaments from Late Neolithic Dimini, Greece : Specialized Manufacture or Unequal Accumulation ? », *Antiquity* 67 (256), 1993, p. 603-609, DOI 10,1017/S0003598X00045816 Antiquity Publicationshttps://doi.org/10.1017/S0003598X00045816
  8. Jean-Paul Demoule et Catherine Perlès, « The Greek Neolithic : A New Review », *Journal of World Prehistory* 7 (4), 1993, p. 355-416, DOI 10,1007/BF00997801 Springerhttps://doi.org/10.1007/BF00997801
  9. Paul Halstead, « From Sharing to Hoarding : The Neolithic Foundations of Aegean Bronze Age Society ? », dans R. Laffineur et W.-D. Niemeier (dir.), *Politeia. Society and State in the Aegean Bronze Age*, Aegaeum 12, Liège, 1995, p. 11-20 Université de Liège
  10. Catherine Perlès, *The Early Neolithic in Greece. The First Farming Communities in Europe*, Cambridge, 2001 Cambridge University Press
  11. Stella Souvatzi, *A Social Archaeology of Households in Neolithic Greece. An Anthropological Approach*, Cambridge et New York, 2008 Cambridge University Press
  12. Stella Souvatzi, « Between the Individual and the Collective : Household as a Social Process in Neolithic Greece », dans Bradley J. Parker et Catherine P. Foster (dir.), *New Perspectives on Household Archaeology*, Winona Lake, 2012, p. 15-43 Eisenbrauns
  13. John C. Chapman, Bisserka I. Gaydarska, Evangelia Skafida et Stella Souvatzi, « Personhood and the Life Cycle of Spondylus Rings : An Example from Late Neolithic Greece », dans Fotis Ifantidis et Marianna Nikolaidou (dir.), *Spondylus in Prehistory. New Data and Approaches*, BAR International Series 2216, Oxford, 2011 Archaeopress
  14. T. Alušik, « Communities, Interaction and (Intended) Land Use in Neolithic Greece : The Testimony of the Defensive Architecture », dans A. Sarris, E. Kalogiropoulou, T. Kalayci et L. Karimali (dir.), *Communities, Landscapes, and Interaction in Neolithic Greece*, New York et Oxford, 2017, p. 187-198 Berghahn Books
  15. Agathe Reingruber, Giorgos Toufexis, Nina Kyparissi-Apostolika, Michalis Anetakis, Yannis Maniatis et Yorgos Facorellis, « Neolithic Thessaly : Radiocarbon Dated Periods and Phases », *Documenta Praehistorica* 44, 2017, p. 34-53, DOI 10,4312/dp.44,3 University of Ljubljana Presshttps://doi.org/10.4312/dp.44.3
  16. Stella Souvatzi, « Neolithic Cultural Heritage in Greece and Turkey and the Politics of Land and History », *Cambridge Archaeological Journal* 33 (4), 2023, p. 555-573, DOI 10,1017/S095977432300001X Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S095977432300001X

Sources en ligne

  1. « Sesklo », fiche historique d’E. Stamelou Ministère grec de la Culture et des Sports (portail Odysseus)https://odysseus.culture.gr/h/3/eh351.jsp?obj_id=2500
  2. « Dimini » Ministère grec de la Culture et des Sports (portail Odysseus)https://odysseus.culture.gr/h/3/eh351.jsp?obj_id=2501
  3. « Beautiful young “lady” of the Neolithic Age … », Katia Manteli Musée national archéologique d’Athèneshttps://www.namuseum.gr/en/monthly_artefact/beautiful-young-lady-of-the-neolithic-age/
  4. « Neolithic Thessaly : radiocarbon dated periods and phases » Documenta Praehistorica, University of Ljubljana Presshttps://doi.org/10.4312/dp.44.3
  5. « Neolithic Cultural Heritage in Greece and Turkey and the Politics of Land and History » Cambridge Corehttps://doi.org/10.1017/S095977432300001X
  6. « A Social Archaeology of Households in Neolithic Greece : An Anthropological Approach », compte rendu Bryn Mawr Classical Review 2009,07,54https://bmcr.brynmawr.edu/2009/2009.07.54/
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