Environ mille tonnes de pierre. Aucune pièce à l’intérieur. La tour néolithique de Jéricho est un cône plein, monté en blocs non taillés, que traverse un seul escalier. Les deux chiffres portent tout le problème du site : quelques centaines de personnes ont déplacé une masse considérable pour bâtir un volume dont aucune fouille n’a identifié l’usage.
Un cône de pierre au bord du village
Trois expéditions ont précédé Kathleen Kenyon sur le tell : Charles Warren en 1873, qui creuse quelques puits, manque les niveaux profonds et part fouiller Jérusalem ; Ernst Sellin et Carl Watzinger de 1907 à 1909 ; John Garstang de 1930 à 1936. Kenyon arrive en 1952 pour la British School of Archaeology in Jerusalem et travaille six saisons.
Sa tranchée occidentale livre une séquence de murs superposés. Le premier mesure 3,6 mètres de haut et 1,8 mètre d’épaisseur à la base. La tour est adossée à sa face interne. Les publications lui donnent 8,2, 8,25 ou 8,5 mètres de haut selon les auteurs, pour un diamètre d’environ 9 mètres à la base. L’escalier compte vingt-deux marches de dalles appareillées chez Kenyon et Bar-Yosef, une vingtaine chez d’autres. Les parois étaient enduites.
Le coût du chantier a été estimé deux fois. Peter Dorrell proposait en 1978 une semaine de travail pour deux cents hommes. Bar-Yosef refait le calcul en 1986 et obtient 10 400 journées, soit environ cent quatre jours pour cent hommes. Le mur seul. La tour n’entre pas dans ce chiffre.
Les cinq questions que Kenyon a laissées de côté
Kenyon conclut que Jéricho était une ville close par une enceinte défensive protégeant 2,4 hectares, surface qu’elle avait d’abord calculée à 4 hectares, et peuplée de trois mille à quatre mille personnes. Bar-Yosef juge le chiffre trop haut et retient, à partir des travaux d’ethnoarchéologie villageoise de Carol Kramer, une fourchette de quatre cents à neuf cents habitants.
Puis il aligne cinq objections que les rapports de fouille n’abordent pas. On ne connaît aucun ennemi capable de justifier un tel effort. Quand le mur cesse d’être utilisé, enterré sous les déchets domestiques, personne n’en reconstruit un autre. Un simple mur de terrasse suffit à la période suivante. Aucun autre site fortifié n’apparaît au Proche-Orient pendant les deux millénaires et demi qui suivent. Et la tour est bâtie à l’intérieur du mur, là où elle n’offre aucun angle de tir sur des assaillants en train de l’escalader.
Sa contre-proposition est hydraulique. Jéricho occupe une plaine en pente douce, ancien fond du lac Lisan, exposée aux coulées de boue des ouadis Nu’eima, Qelt et Mafjar. Le mur atteint environ 3,5 mètres d’épaisseur à l’ouest, là où le terrain est le plus bas, et 1,4 à 1,6 mètre seulement au nord et au sud. À l’extrémité nord du site, il a été emporté par un chenal de quinze mètres de large. Kenyon a cherché sans le trouver son prolongement sur le bord occidental, au sondage M. Rien ne prouve qu’il ait fait le tour du village.
Une ombre calculée sur ordinateur
En 2008, Ran Barkai et Roy Liran font remarquer que l’axe de l’escalier pointe vers le sommet du Quruntul, la crête qui domine l’oasis à environ 1 300 mètres de là et 350 mètres au-dessus, et que cet axe correspond à l’azimut du soleil couchant au solstice d’été. Trois ans plus tard, ils reconstruisent la scène dans un modeleur 3D grand public et font défiler la course du soleil le 21 juin, entre 17 h 50 et 18 h 30. Le cône d’ombre de la montagne atteint la tour et l’engloutit. Ils y voient un « édifice de pouvoir » qui convertit la peur du crépuscule en autorité.
L’argument tient à un modèle, pas à une fouille. Aucun mobilier, aucun aménagement du sommet, aucune trace d’usage ne vient l’appuyer. Il rejoint d’autres lectures non défensives des mêmes vestiges : un dispositif magique chez Avraham Ronen et Daniel Adler en 2001, un symbole politique et territorial chez Danny Naveh en 2003. Bar-Yosef lui-même, après avoir écarté la fortification, notait que la tour occupait une place à part dans le village et pouvait avoir servi de centre rituel.
Un mot sur les dates, que le lecteur rencontrera sous plusieurs formes. Les mesures radiocarbone publiées par Richard Burleigh placent la construction entre 8 300 et 7 800 avant notre ère ; l’UNESCO situe l’architecture monumentale au IXᵉ et au VIIIᵉ millénaire ; Barkai et Liran écrivent « environ 8 300 avant notre ère » en 2008, puis « il y a quelque 11 000 ans » en 2011. Aucune de ces publications ne précise si les chiffres sont calibrés. La tour n’est pas non plus le plus ancien monument connu : les enclos de Göbekli Tepe sont datés par l’UNESCO entre 9 600 et 8 200 avant notre ère.
Onze ou douze corps dans l’escalier
Le monument a une fin, et elle est documentée. À un stade avancé de la période, l’escalier est comblé et condamné, et des squelettes humains sont déposés dans le remplissage du passage inférieur. Le tableau stratigraphique de Bar-Yosef en compte douze, d’après Kenyon ; l’archive de campagne du Council for British Research in the Levant en signale onze pour la saison 1956. Le chiffre exact n’est pas fixé. Le geste l’est : on a mis des corps dans la tour au moment où on la fermait.
Ensuite le mur disparaît sous les décombres domestiques, la tour reste un temps en saillie, puis le remplissage atteint presque son sommet. Dans ce secteur, l’épaisseur des dépôts de la période atteint 8,5 mètres, contre 3,5 à 4,5 mètres ailleurs sur le tell. Une phase d’érosion sépare la fin du précéramique A du début du précéramique B. Quand les crânes surmodelés apparaissent, la tour est enterrée depuis longtemps.
Ce que « surmodelé » désigne exactement
Le surmodelage consiste à appliquer une matière plastique sur un crâne sec et propre. Fanny Bocquentin en décrit l’emprise exacte : la face, les temporaux sur lesquels on modèle les oreilles, la partie basse de l’occipital aménagée en socle pour que la pièce tienne debout. Le haut de la voûte, qui correspond au cuir chevelu, reste nu. Le modelage remplace le charnu disparu.
Le mot « plâtre », employé partout, est trompeur pour Jéricho. Yuval Goren, Nigel Goring-Morris et Irena Segal ont passé les échantillons en lame mince et par spectrométrie en 2001 : la pâte est une marne silteuse chargée de foraminifères et de nodules d’argile, sans aucune déformation des coquilles fossiles par la chaleur. De la chaux vive semble avoir été mélangée à la couche externe, probablement pour l’éclaircir. Les techniques varient d’un site à l’autre, et d’une pièce à l’autre à l’intérieur d’un même site : chaque atelier travaillait selon sa propre tradition.
Le spécimen le plus célèbre est au British Museum sous le numéro 127414. Dix-sept centimètres de haut, 3,4 kilos. Un œil est fait d’une coquille de bivalve fendue en deux, l’autre d’un coquillage plus petit dont le jumeau manque. Passé au micro-scanner au Natural History Museum en 2009, il a livré un homme de plus de quarante ans à la mort, la cloison nasale cassée, des molaires postérieures perdues, le crâne élargi par un bandage serré appliqué depuis la petite enfance. L’intérieur avait été bourré de terre par un trou percé à l’arrière, puis scellé d’une boule d’argile fine où le scanner a lu des empreintes digitales.
Le culte des ancêtres n’a jamais été prouvé
Kenyon a tranché dès 1953. Elle voyait dans ces visages des portraits et concluait à des têtes d’ancêtres vénérés, probablement des hommes âgés, chefs de famille ou de clan. La formule a fait quatre-vingts ans de carrière, souvent sans retour aux ossements.
Le dossier a été rouvert par en dessous. Michelle Bonogofsky a montré en 2002, scanner et photographies à l’appui, que l’arrachement volontaire des dents antérieures, longtemps donné pour un trait du rituel, n’était pas établi ; elle a ensuite documenté en Anatolie la présence de femmes et d’immatures parmi les crânes traités. Bocquentin ajoute en 2013 l’objection décisive : les estimations de sexe publiées se contredisent, parce que les méthodes fondées sur le seul crâne sont peu fiables, et davantage encore sur un crâne dont la face est recouverte. Le corpus du Levant sud tient dans cinquante-neuf individus au minimum. On sait que ces gens ont été sélectionnés. On ignore sur quel critère.
Faut-il pour autant renverser l’image ? Le camp adverse garde des appuis solides. Le terme d’ancêtre, en ethnologie, n’implique ni un sexe, ni un âge, ni une parenté stricte : la présence de femmes et d’adolescents ne le disqualifie pas mécaniquement. La majorité des crânes surmodelés est enfouie en groupe, ce qui ressemble à un acte collectif dépassant la maisonnée. À Tell Aswad, en Syrie, Danielle Stordeur a montré que les deux dépôts fondaient deux aires funéraires, seul contexte funéraire indiscutable connu. Plusieurs pièces portent des couches d’enduit superposées et des nez remodelés après fracture : elles ont été manipulées longtemps avant l’enfouissement, que Jacques Cauvin décrivait comme une « désaffection ». L’hypothèse concurrente des têtes-trophées, défendue par Denise Schmandt-Besserat en 2002 et par Alain Testart en 2008, s’appuie sur des traces de décharnement et sur des comparaisons mésopotamiennes tardives. Bocquentin la juge argumentée pour l’Anatolie, maigre pour le Levant sud.
La biologie n’a pas tranché non plus. Une équipe conduite par Xiaoran Wang a analysé en 2023 l’émail dentaire de quarante-quatre individus de Jéricho : deux seulement portent une signature étrangère à l’oasis, ce qui plaide pour une communauté stable. Les peptides de l’émail donnent vingt-sept hommes pour dix-sept femmes, déséquilibre que les auteurs se refusent à interpréter. Le reste du programme a échoué. Le collagène des os était trop dégradé pour livrer un régime alimentaire, une date radiocarbone ou un génome, et les auteurs avancent une cause probable : la colle animale employée autrefois par les restaurateurs pour remonter les squelettes. À Jéricho, la matière qui empêche aujourd’hui de lire les morts n’est pas venue du sol. Elle est venue du musée.
Pour aller plus loin
Le dossier croise Göbekli Tepe, dont les enclos à piliers sculptés précèdent la tour et ont livré des crânes humains traités tout autrement, par incision et perforation. Il rejoint Çatalhöyük, où la même question se pose sur un corpus bien plus vaste, et la culture natoufienne, dont les campements précèdent immédiatement les premiers villages permanents du Levant.
Tout le monde connaît les murailles de Jéricho. Elles appartiennent à un récit biblique, et les archéologues ne les ont jamais retrouvées. En revanche, ils ont trouvé bien plus ancien, et bien plus étrange : une tour de pierre et des crânes humains dont on avait refait le visage. Ces deux objets viennent du même endroit, une colline de la vallée du Jourdain appelée Tell es-Sultan. Ils ne viennent pas de la même époque, et ils ne racontent pas la même chose.
La tour que personne n’explique
La tour a été dégagée dans les années 1950 par une archéologue britannique, Kathleen Kenyon. Elle mesure un peu plus de huit mètres et elle est pleine. Aucune salle, aucun étage, rien qu’un escalier étroit qui monte du bas vers le sommet.
Elle est appuyée contre un mur, et ce mur entourait un village de quelques centaines d’habitants. Kenyon en a tiré une conclusion simple : c’était une forteresse, et Jéricho était la plus vieille ville fortifiée du monde. Elle l’a écrit, on l’a répété partout, et c’est devenu le grand titre de gloire du site.
Le problème est que la tour se trouve du mauvais côté. Elle est bâtie à l’intérieur du mur, et pas à l’extérieur. Un défenseur placé là ne voit pas les assaillants qui escaladent la muraille sous lui.
Ce qu’un archéologue a fait remarquer en 1986
Ofer Bar-Yosef a repris les carnets et les coupes de Kenyon pour poser des questions qu’elle avait évitées. Contre quel ennemi se protégeait-on ? Pourquoi personne n’a-t-il reconstruit d’enceinte quand celle-ci a été enterrée sous les ordures du village ? Pourquoi aucun autre site de la région n’est-il fortifié pendant les millénaires suivants ?
Sa réponse est terre à terre. Le village était bâti sur une pente exposée aux torrents de boue qui descendent des collines après les pluies. Un détail lui donne raison : le mur est deux fois plus épais du côté où le terrain est le plus bas. On se protégeait de l’eau.
Reste la tour, qui n’entre pas dans cette explication. Des chercheurs y ont vu un point de repère céleste, d’autres un objet magique, d’autres encore un symbole de pouvoir. Aucune de ces lectures ne s’appuie sur un objet trouvé dedans, parce qu’on n’y a rien trouvé.
Sauf des morts. Quand l’escalier a été comblé, on y a glissé des corps humains, onze ou douze selon les publications. Puis la tour a disparu sous les décombres, et le village a été abandonné.
Des visages refaits sur des crânes
Plusieurs siècles plus tard, les habitants suivants ont inventé autre chose. Ils déterraient certains de leurs morts, prélevaient le crâne, le nettoyaient, puis reconstruisaient le visage par-dessus l’os avec une pâte claire. Des coquillages remplaçaient les yeux. Cette opération porte un nom, le surmodelage.
La matière n’est pas ce qu’on croit. Des analyses de laboratoire ont montré qu’à Jéricho il ne s’agit pas de plâtre cuit mais d’une terre calcaire crue, remplie de minuscules fossiles marins restés intacts.
Le sommet du crâne, lui, était laissé nu. C’est la partie que couvrent les cheveux.
Pourquoi eux, et pas les autres
Kenyon a proposé une explication qui a tenu quatre-vingts ans. Elle y voyait des portraits de vieillards respectés, conservés par leurs descendants. C’est devenu le culte des ancêtres, et on l’a répété sans revenir aux ossements.
Fanny Bocquentin a rappelé ce qui manquait à cette histoire. Déterminer le sexe d’un mort à partir de son seul crâne est déjà peu fiable, et devient presque impossible quand le visage est recouvert. Les estimations publiées se contredisent. On sait que ces morts ont été choisis. On ne sait pas selon quelle règle.
Le camp d’en face garde pourtant de bons arguments. Ces crânes ont été enterrés en groupes, ce qui ressemble à un geste collectif et non familial. Certains ont reçu plusieurs couches d’enduit, et des nez cassés ont été refaits. Ils ont donc vécu longtemps parmi les vivants avant d’être mis en terre.
Une équipe a essayé en 2023 de faire parler les os par la chimie. Les analyses de dents ont marché et montrent une population stable, qui bougeait peu. Celles qui auraient dit ce que ces gens mangeaient ont échoué : la colle animale employée autrefois pour remonter les squelettes avait détruit la matière à analyser.
L’article complet donne les cinq objections que Bar-Yosef adresse à Kenyon, le chiffre exact des corps retrouvés dans l’escalier et la raison pour laquelle il varie d’une publication à l’autre.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Tour circulaire du Néolithique précéramique A, pierres non taillées, h. 8,2 m, diam. env. 9 m à la base, escalier intérieur de 22 marches, tranchée I, secteur ouest Tell es-Sultan, Jéricho, Palestine, in situ
- Mur d’enceinte du Néolithique précéramique A, h. 3,6 m, ép. 1,8 m à la base, tranchées I, II et III Tell es-Sultan, Jéricho, Palestine, in situ
- Crâne surmodelé dit « crâne de Jéricho », os humain, enduit et coquilles de bivalve, h. 17 cm, poids 3,4 kg British Museum, Londres, 127414 (enregistrement 1954,0215,1)
Voir les 31 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Crâne surmodelé D117 de Jéricho, traces de découpe sur les pariétaux Musée Nicholson, Université de Sydney, NM 57,3
- Crânes surmodelés de Jéricho J5757 et J5758, étudiés par Strouhal en 1973 Musée archéologique national, Amman
- Restes humains du Néolithique précéramique de Jéricho, collection réunie par Olav Röhrer-Ertl Anthropologische Sammlung, Université de Göttingen
Bibliographie
- Ofer Bar-Yosef, « The Walls of Jericho : An Alternative Interpretation », *Current Anthropology* 27 (2), 1986, p. 157-162, DOI 10,1086/203413 University of Chicago Presshttps://doi.org/10.1086/203413
- Kathleen M. Kenyon, *Digging up Jericho*, Londres, 1957 Ernest Benn
- Kathleen M. Kenyon et Thomas A. Holland (dir.), *Excavations at Jericho*, vol. 3 : *The Architecture and Stratigraphy of the Tell*, Londres, 1981 British School of Archaeology in Jerusalem
- Fanny Bocquentin, « Après la mort, avant l’oubli. Les crânes surmodelés du Levant sud », *Les nouvelles de l’archéologie* 132, 2013, p. 54-59, DOI 10,4000/nda.2076 Éditions de la Maison des sciences de l’hommehttps://doi.org/10.4000/nda.2076
- Danielle Stordeur, « Des crânes surmodelés à Tell Aswad de Damascène (PPNB, Syrie) », *Paléorient* 29 (2), 2003, p. 109-115 CNRS Éditions
- Danielle Stordeur et Rima Khawam, « Les crânes surmodelés de Tell Aswad (PPNB, Syrie). Premier regard sur l’ensemble, premières réflexions », *Syria* 84, 2007, p. 5-32 Institut français du Proche-Orient
- Eugen Strouhal, « Five Plastered Skulls from Pre-Pottery Neolithic B Jericho. Anthropological Study », *Paléorient* 1 (2), 1973, p. 231-247 CNRS
- Jacques Cauvin, *Naissance des divinités, naissance de l’agriculture. La révolution des symboles au Néolithique*, Paris, 1994 CNRS Éditions
- Yuval Goren, A. Nigel Goring-Morris et Irena Segal, « The Technology of Skull Modelling in the Pre-Pottery Neolithic B (PPNB) », *Journal of Archaeological Science* 28 (7), 2001, p. 671-690, DOI 10,1006/jasc.1999,0573 Elsevierhttps://doi.org/10.1006/jasc.1999.0573
- Michelle Bonogofsky, « Reassessing « dental evulsion » in Neolithic plastered skulls from the Levant through the use of computed tomography, direct observation, and photographs », *Journal of Archaeological Science* 29, 2002, p. 959-964 Elsevier
- Michelle Bonogofsky, « A bioarchaeological study of plastered skulls from Anatolia : new discoveries and interpretations », *International Journal of Osteoarchaeology* 15, 2005, p. 124-135, DOI 10,1002/oa.749 Wileyhttps://doi.org/10.1002/oa.749
- Alexandra Fletcher, Jessica Pearson et Janet Ambers, « The Manipulation of Social and Physical Identity in the Pre-Pottery Neolithic : Radiographic Evidence for Cranial Deformation at Jericho and its Implications for the Plastering of Skulls », *Cambridge Archaeological Journal* 18 (3), 2008, p. 309-325 Cambridge University Press
- Ran Barkai et Roy Liran, « Midsummer Sunset at Neolithic Jericho », *Time and Mind* 1 (3), 2008, p. 273-284, DOI 10,2752/175169708X329345 Routledgehttps://doi.org/10.2752/175169708X329345
- Roy Liran et Ran Barkai, « Casting a Shadow on Neolithic Jericho », *Antiquity* 85 (327), 2011, Project Gallery, DOI 10,15184/S2978855200902282 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.15184/S2978855200902282
- Danny Naveh, « PPNA Jericho : A Socio-political Perspective », *Cambridge Archaeological Journal* 13 (1), 2003, p. 83-96, DOI 10,1017/S0959774303000052 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0959774303000052
- Avraham Ronen et Daniel Adler, « The Walls of Jericho were Magical », *Archaeology, Ethnology and Anthropology of Eurasia* 2 (6), 2001, p. 97-103 Institut d’archéologie et d’ethnographie de Novossibirsk
- Alain Testart, « Des crânes et des vautours ou la guerre oubliée », *Paléorient* 34 (1), 2008, p. 33-58 CNRS Éditions
- Denise Schmandt-Besserat, « From Behind the Mask : Plastered Skulls from ’Ain Ghazal », *Origini* 24, 2002, p. 95-140 Sapienza Università di Roma
- Ian Kuijt, « The Regeneration of Life. Neolithic Structures of Symbolic Remembering and Forgetting », *Current Anthropology* 49 (2), 2008, p. 171-197, DOI 10,1086/526097 University of Chicago Presshttps://doi.org/10.1086/526097
- Xiaoran Wang et alii, « Isotopic and Proteomic Evidence for Communal Stability at Pre-Pottery Neolithic Jericho in the Southern Levant », *Scientific Reports* 13, 2023, art. 16360, DOI 10,1038/s41598-023-43549-1 Nature Portfoliohttps://doi.org/10.1038/s41598-023-43549-1
- Peter Dorrell, « The Uniqueness of Jericho », dans Roger Moorey et Peter Parr (dir.), *Archaeology in the Levant. Essays for Kathleen Kenyon*, Warminster, 1978, p. 11-18 Aris and Phillips
- Carol Kramer, *Village Ethnoarchaeology*, New York, 1982 Academic Press
Sources en ligne
- « Ancien Jéricho/Tell es-Sultan » Centre du patrimoine mondial de l’UNESCOhttps://whc.unesco.org/fr/list/1687/
- « Göbekli Tepe » Centre du patrimoine mondial de l’UNESCOhttps://whc.unesco.org/fr/list/1572/
- « Jericho skull », notice de collection 127414 / 1954,0215,1 The British Museumhttps://www.britishmuseum.org/collection/object/W_1954-0215-1
- « What lies beneath : new discoveries about the Jericho skull » The British Museumhttps://www.britishmuseum.org/blog/what-lies-beneath-new-discoveries-about-jericho-skull
- « Excavations at Jericho », journal des campagnes 1952-1958 Council for British Research in the Levanthttps://www.cbrl.ac.uk/project-library/excavations-at-jericho/
- « Casting a shadow on Neolithic Jericho » Cambridge Core, *Antiquity* Project Galleryhttps://doi.org/10.15184/S2978855200902282











_(NYPL_b14291191-44353).jpg?width=500)