Kenneth Lapatin a compté au moins quatorze « déesses minoennes » sans provenance entrées dans des musées et des collections privées, et il les tient toutes pour modernes. À Cnossos, la fouille de 1903 a livré les fragments d’au plus cinq statuettes de faïence, dont deux seulement ont été remontées en figures entières. La plus petite des deux, qu’on range volontiers parmi les sculptures antiques les plus reproduites, sort donc bien du sol crétois, et c’est elle qu’on appelle d’ordinaire la déesse aux serpents de Cnossos. Sa tête a été modelée au XXᵉ siècle.
Sous les dalles, au sud de la salle du Trône
À la fin du mois de mai 1903, au terme de sa quatrième campagne, l’équipe d’Arthur Evans soulève des dalles de gypse dans l’aile ouest du palais, à un endroit laissé de côté deux ans plus tôt, juste au sud de la salle du Trône. Dessous apparaissent deux grands coffres rectangulaires à parois de pierre. Duncan Mackenzie, qui tient le carnet de fouille, note le dégagement entre le 28 et le 30 mai et parle d’un « dépôt de porcelaine ». Evans, convaincu que les objets venaient d’un sanctuaire endommagé et avaient été enfouis à dessein, baptise les deux cavités Temple Repositories, les « dépôts du Temple ».
Le contenu tient du trésor et de la décharge à la fois : feuilles d’or, ivoire travaillé, cristal de roche, outils de bronze et de pierre, empreintes de sceaux, coquillages, vertèbres de grands poissons, corne brute, vases. S’y ajoutent plus de deux cents objets de faïence, une pâte de quartz broyé que la cuisson couvre d’une glaçure brillante, et Marina Panagiotaki y voit le plus grand ensemble de cette matière jamais trouvé en Crète. Presque tout est cassé. En surface, la terre est rougie, et les deux fouilleurs attribuent cette couleur à un feu passé à travers le sol.
Les coffres, d’une contenance totale de 6 900 litres, occupent le milieu exact du bord ouest de la cour centrale. On ignore où se trouvaient les objets avant d’y être versés.
Emily Miller Bonney a recensé en 2011 les restes de figurines féminines. Un torse enserré par au moins deux serpents. Une tête réduite au haut du visage, coiffée d’une tiare conique où s’enroule un serpent. Un second torse dont la main droite serre un objet rayé en spirale. Une jupe en cloche, ainsi que trois bras gauches et une main gauche. Tous ces morceaux sauf un viennent de la couche inférieure du coffre oriental, et aucune autre figurine féminine de faïence n’est connue en Crète, puisque le bras de la salle de la Cuve qu’on y rattachait s’est révélé en ivoire.
Les coffres appartiennent à une construction du Minoen moyen IIIB et ont été comblés pendant la reconstruction du Minoen récent IA, qui suit un séisme. Panagiotaki date le matériel du même intervalle, en assortissant sa borne basse d’un point d’interrogation. Pour Bonney, les statuettes ont été fabriquées pour le palais du Minoen moyen IIIB, puis déposées une cinquantaine d’années plus tard, au moment où on le rebâtissait. On arrondit le plus souvent à 1600 avant notre ère. La conversion en années dépend d’un désaccord non tranché sur la chronologie absolue de l’âge du Bronze égéen, dans lequel Jean-Claude Poursat, auteur d’une synthèse en français sur l’art égéen, défend la chronologie basse.
Halvor Bagge achève les phrases
Evans confie le remontage des deux statuettes les plus complètes à Halvor Bagge, un artiste danois, et ne décrit jamais l’opération. Dans le premier volume du Palace of Minos, en 1921, il écrit seulement que la grande figure a été « reconstituée » et que la petite s’est « finalement prêtée à une restauration complète ». Ni le nombre de fragments ni la logique des choix ne sont donnés. Bagge tire aussi des moulages en plâtre, et l’Ashmolean Museum d’Oxford en conserve deux, hauts de 34 et de 29 centimètres, datés vers 1903.
Sur la grande statuette, aujourd’hui HM 63 au musée archéologique d’Héraklion, une partie du travail se défend. Les serpents posés sur les épaules se prolongent jusqu’aux oreilles de la tête, qui appelle donc un cou ; le serpent de la tiare réclame une tête ; le bras droit conservé tient un serpent tacheté, et la symétrie des bras invite à placer la queue de ce même serpent dans la main gauche disparue. Le nez, la bouche, la chevelure brune tombant aux épaules, la jupe calquée sur celle d’une troisième statuette fragmentaire, HM 64, et les corps des serpents sous le tablier sont des ajouts modernes, d’après l’inventaire de Bonney.
La petite statuette, HM 65, a reçu bien davantage. Le rapport préliminaire d’Evans, paru dans l’Annual of the British School at Athens pour 1902-1903, la montre sans tête, et une illustration reproduite en 1907 par l’Italien Angelo Mosso la donne dans son état d’avant restauration. Bagge et Evans lui ajoutent une tête, une longue chevelure dans le dos, l’avant-bras gauche et un second serpent. Ils posent sur son crâne une « tiare » refaite à partir d’un minuscule fragment d’usage incertain, que surmonte un petit félin de faïence trouvé à part dans le même dépôt. Aucun raccord physique ne relie le torse aux volants de la jupe ; des traces de volants sous le tablier, du côté droit, justifient seules l’assemblage. Complétée, la figure mesure 29,5 centimètres.
Les deux statuettes ont perdu le bras gauche, et les trois bras isolés comme la main isolée sont tous des gauches. Personne ne sait si les figurines ont été brisées par le séisme ou volontairement, avant l’enfouissement. Plusieurs chercheurs ont défendu une casse rituelle ; Bonney juge peu vraisemblable qu’on ait investi tant de savoir-faire dans la faïence pour la détruire aussitôt, et l’état des fragments ne permet pas de trancher entre les deux scénarios.
Les copies se répandent vite. Le musée d’Archéologie nationale, à Saint-Germain-en-Laye, possède un moulage de la petite statuette dû à Émile Gilliéron et à son fils, illustrateurs et restaurateurs, daté de 1910 et haut de 25 centimètres ; la petite panthère y porte un numéro d’inventaire distinct. La notice n’explique pas quel état de l’objet ce plâtre reproduit, ni l’écart de hauteur avec l’original complété. Lapatin a consacré un chapitre de son livre aux Gilliéron et à la mise en marché de leurs reproductions minoennes.
Bonney compare les ajouts d’Evans et de Bagge à des fins de phrases écrites par le fouilleur, au bout de phrases que les artisans de Cnossos avaient laissées en suspens. Toute description du visage de ces statuettes décrit donc d’abord le travail de Bagge.
« Des serpents tachetés »
Dans la main droite de HM 65, l’objet conservé est rayé en spirale.
Evans y a vu un serpent, et c’est lui qui en a complété la partie haute avec une tête et un corps, ce qui imposait un second serpent dans la main gauche refaite. Il avait pourtant écrit, dans le Palace of Minos, que des serpents tachetés étaient l’emblème de la déesse sous son aspect souterrain. Ceux de HM 63 sont tachetés. Celui de HM 65 est rayé, et le relief de la partie antique évoque une matière torsadée, une corde ou un cordon. Bonney en conclut nettement que la petite statuette ne tient pas de serpent.
Elle propose un modèle venu de l’Est. Sur plusieurs sceaux syriens de l’âge du Bronze moyen, une déesse nue lève les bras en tenant les deux bouts d’une sorte de cordon qui lui descend presque aux pieds, et que l’on interprète comme l’abréviation d’une jupe qu’elle écarte. Une épingle d’or de la tombe à fosse III de Mycènes montre une femme tenant devant elle une guirlande de même courbure, vêtue d’une jupe à sept volants où alternent carrés unis et carrés striés, le seul parallèle égéen connu pour la jupe de HM 65.
Bernice Jones a rouvert la question en 2024. Elle pèse les arguments pour et contre les serpents d’Evans, reprend l’hypothèse de la corde dans une reconstitution de la figure, écarte la couronne moderne et restitue des mèches de cheveux devant les oreilles ; pour le geste, bras à l’horizontale et avant-bras dressés, elle y reconnaît une Maîtresse des plantes et des animaux, en laissant un point d’interrogation après le mot serpents. La lecture de la corde nous paraît la plus économique, parce qu’elle part de la seule portion de l’objet qui soit antique.
Quatorze déesses sans provenance
Le succès des deux faïences a nourri un marché.
Le 1er octobre 1914, le Museum of Fine Arts de Boston achète, avec des fonds donnés par Mrs W. Scott Fitz, une statuette d’ivoire et d’or de 16,1 centimètres, une femme qui serre des serpents d’or. Sa fiche lui donne aujourd’hui une double date, vers 1600-1500 avant notre ère ou début du XXᵉ siècle, et elle n’est pas exposée.
Lapatin a retracé son parcours. Selon lui, Richard Seager l’a rapportée d’Europe pour le compte d’un commanditaire anonyme, puis l’a envoyée à Boston par l’intermédiaire de Bert Hodge Hill, ancien conservateur adjoint du musée ; il écarte la tradition orale des années 1950, qui la rattachait à un immigré grec. Dans Mysteries of the Snake Goddess, en 2002, il conclut à un faux très probable, et il étend le verdict aux quatorze « déesses » sans provenance qu’il a repérées, sur des arguments techniques, stylistiques et iconographiques, dont la comparaison avec le matériel fouillé. Il oriente les soupçons vers l’entourage des Gilliéron, sans preuve formelle, et admet que certaines pièces pourraient être des pastiches bâtis sur des fragments anciens. Son livre publie en annexe le rapport d’analyse de l’ivoire rédigé par le laboratoire scientifique du musée de Boston. Un billet du Royal Ontario Museum de Toronto range la déesse d’ivoire de ses propres collections, ROM 931,21,1, parmi ces « sœurs suspectes », avec celle du Walters Art Museum de Baltimore, qui porte encore les restes d’un serpent d’or autour d’un bras. La parenté avec Cnossos est directe. Evans croyait que la déesse de Boston formait un groupe avec un « jeune dieu » d’ivoire qu’il possédait, et Lapatin montre que le faussaire a tiré la pose du garçon des fresques de sauteurs de taureaux, celle de la déesse des faïences des dépôts du Temple. Il a très probablement travaillé d’après les statuettes telles qu’on les publiait, c’est-à-dire restaurées.
Syrie, Égypte ou Amnissos
Evans avait appelé la grande figure « déesse mère », en notant dans ses carnets sa « poitrine de matrone », et la petite « prêtresse ou dévote ». Dans le Palace of Minos, la grande devient la forme souterraine de la grande déesse minoenne. Lapatin rattache ces étiquettes aux idées victoriennes sur le matriarcat préhistorique, et Cathy Gere a fait en 2009 de « la fabrication d’une déesse » un chapitre de l’histoire du modernisme européen. La notice de Smarthistory ajoute un fait gênant pour Evans, puisque l’image d’une femme qui maîtrise des serpents ne se rencontre nulle part ailleurs qu’aux dépôts du Temple.
Le camp favorable à une lecture religieuse garde deux appuis sérieux. Le premier est matériel, car les serpents de HM 63 sont antiques, le torse en est enserré et la tiare en porte un, et Jones a remonté sur la troisième statuette, HM 64, le bras HM 66, dont la main conservée tient la queue d’un serpent ; deux figures au moins manient donc réellement des serpents. Quant au second, il est historiographique. Nanno Marinatos, rendant compte du livre de Gere en 2010, rappelle qu’Evans avait conclu dès 1901, dans son étude sur le culte de l’arbre et du pilier, à une grande déesse minoenne de type Rhéa, deux ans avant la fouille des dépôts et une douzaine d’années avant l’apparition des faux ; ceux-ci n’ont donc pas façonné sa conviction.
Sur l’identité des figures, deux propositions récentes s’opposent, et toutes deux partent des fragments plutôt que des restaurations. Bonney cherche hors de Crète. Les femmes aux serpents n’ont selon elle aucun modèle dans l’imagerie crétoise antérieure, les prétendus serpents d’objets plus anciens, comme le vase-buste de Koumasa ou un bol de Phaistos, se lisant mieux comme des bras ou de simples boucles ; la chevelure raide, la coiffe cylindrique et le geste viendraient du répertoire syrien, à une époque où les lettres de Mari montrent le roi Zimri-Lim amateur d’objets crétois. Les élites de Cnossos auraient affiché par ces images leur accès à un savoir lointain au moment de bâtir le palais du Minoen moyen IIIB, et le motif disparaît avec ce palais. Jones regarde vers l’Égypte. Le seul parallèle qu’elle connaisse pour une femme maniant des serpents est une statuette égyptienne de Beset, protectrice des femmes enceintes, de l’accouchement et des nourrissons, aux bras mobiles tenant un serpent dans chaque main, et elle signale que Beset apparaît en Crète dès le Minoen moyen II. Jones avance que HM 63 et HM 64 pourraient annoncer Eileithyia, la déesse de l’enfantement que les tablettes en linéaire B de Cnossos nomment comme celle d’Amnissos, une grotte où on l’a honorée du Néolithique à l’époque classique. Les deux thèses partagent une faiblesse : chacune repose sur un petit nombre de parallèles étrangers, et aucune ne dispose d’un texte minoen qui nomme ces femmes.
Sur la petite statuette, les deux chercheuses ne s’accordent pas davantage. Pour Bonney, la main droite de HM 65 serre une cordelière dérivée d’une déesse syrienne qui ouvre sa jupe ; pour Jones, qui pèse encore l’hypothèse de la corde, elle tient peut-être des serpents, et la vitrine d’Héraklion continue de montrer ceux qu’Evans et Bagge ont modelés pour elle.
Pour aller plus loin
Le sujet croise les reconstructions en béton qu’Evans a fait élever sur le site de Cnossos au cours des trois décennies qui ont suivi 1900, et la question des faux entrés dans les musées, dont le masque dit d’Agamemnon fournit un autre cas disputé. Il rejoint aussi le linéaire B de Cnossos, où se lit le nom d’Eileithyia d’Amnissos.
On croit souvent regarder une statuette antique restée intacte. Une femme aux seins nus lève les bras et tient un serpent dans chaque main. On la date d’environ 1600 avant notre ère. Elle passe pour l’une des sculptures antiques les plus reproduites. Elle est exposée au musée d’Héraklion, en Crète, et une bonne part de ce que l’on y voit a été fabriquée bien plus tard.
Deux coffres sous le dallage
En 1903, l’archéologue britannique Arthur Evans fouille le palais de Cnossos. Son équipe soulève des dalles près d’une pièce qu’il nomme la salle du Trône. Dessous se cachent deux grands coffres de pierre. Ils sont remplis d’objets brisés, avec de l’or, de l’ivoire, des coquillages et des sceaux.
Beaucoup de ces objets sont faits d’une pâte de quartz broyé qui devient brillante et colorée à la cuisson. On appelle cette matière la faïence. Les coffres en contiennent plus de deux cents pièces, le plus grand lot connu en Crète. Parmi les débris se trouvent les morceaux de cinq statuettes de femmes au plus.
Evans pense que ces objets viennent d’un sanctuaire abîmé. Il appelle les coffres les « dépôts du Temple ». Personne ne sait où les objets se trouvaient avant d’y être jetés. On ignore aussi s’ils ont été cassés par un tremblement de terre ou brisés exprès.
Une tête neuve pour la petite
Evans fait remonter les deux statuettes les plus complètes par un artiste danois, Halvor Bagge. Il n’a jamais expliqué comment ils ont travaillé. La plus grande garde une bonne part de ses serpents d’origine. Ils s’enroulent autour de son torse et de sa coiffe. Son nez, sa bouche et sa jupe sont pourtant modernes.
La plus petite est celle que tout le monde connaît. Quand on l’a trouvée, elle n’avait plus de tête ni d’avant-bras gauche. Bagge et Evans lui ont donné un visage, de longs cheveux et un bras neuf. Ils ont posé sur sa tête une coiffe refaite à partir d’un minuscule morceau. Ils ont aussi placé au sommet un petit chat de faïence trouvé à part dans les coffres.
Même la jupe pose question. Aucun morceau ne la raccorde au buste. Une fois complétée, la statuette mesure un peu moins de trente centimètres. Ce que l’on admire de son visage est donc le travail de Bagge.
Un ivoire acheté par Boston
Les statuettes deviennent vite célèbres, et un marché se forme. En 1914, le musée des Beaux-Arts de Boston achète une petite femme d’ivoire et d’or qui tient des serpents d’or. Elle ressemble beaucoup aux faïences de Cnossos. Aucune fouille connue ne l’a livrée.
Kenneth Lapatin a suivi sa trace jusqu’au musée. Il y voit très probablement un faux. Il compte au moins quatorze statuettes de ce genre entrées dans des musées sans lieu de découverte connu. D’après lui, aucune n’est ancienne.
Le lien avec Cnossos est net. Le faussaire a copié la pose des faïences trouvées par Evans. Il s’est sans doute servi des images des statuettes restaurées, puisque c’est ainsi qu’on les montrait.
Corde ou serpent
La petite statuette tient dans sa main droite un objet d’origine. Des rayures tournent tout autour de cet objet. Evans a cru reconnaître un serpent et l’a complété, puis il a mis un deuxième serpent dans la nouvelle main gauche. Il avait pourtant décrit lui-même des serpents tachetés comme l’emblème de sa déesse.
Emily Miller Bonney a repris les seuls morceaux anciens. Pour elle, l’objet rayé est une corde, et la statuette ne tient aucun serpent. Elle rapproche ce geste de sceaux venus de Syrie, où une déesse tient les deux bouts d’un cordon. En face, Bernice Jones hésite encore. Elle étudie l’idée de la corde mais garde un point d’interrogation sur les serpents.
Les serpents de la grande statuette sont bien anciens. Jones a aussi rendu à une troisième statuette un bras qui serre la queue d’un serpent. Des femmes qui manient des serpents existaient donc bien dans l’art de Cnossos. Les spécialistes ne s’accordent toujours pas sur ce qu’elles représentaient, des déesses, des prêtresses ou des images venues de Syrie ou d’Égypte.
Dans sa vitrine du musée d’Héraklion, la petite statuette serre toujours les deux serpents qu’Evans et Bagge lui ont donnés.
La version complète donne la liste exacte des fragments sortis des coffres, le trajet de la statuette de Boston jusqu’au musée et le moulage de 1910 conservé à Saint-Germain-en-Laye.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Statuette dite « déesse aux serpents », faïence, torse enserré de serpents et tête à tiare conique, dépôts du Temple, coffre oriental, fouille de mai 1903 Musée archéologique d’Héraklion, HM 63
- Statuette dite « prêtresse » ou « déesse aux serpents », faïence, h. 29,5 cm après restauration, même provenance Musée archéologique d’Héraklion, HM 65
- Jupe en cloche d’une troisième statuette et bras gauche dont la main tient la queue d’un serpent, faïence, même provenance Musée archéologique d’Héraklion, HM 64 et HM 66
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Sources primaires (suite)
- Moulages en plâtre des deux statuettes par Halvor Bagge, vers 1903, h. 34 cm et 29 cm Ashmolean Museum, Oxford, [AN1896-1908.AE.1106]( et [AN1896-1908.AE.1114](https://quire.ashmolean.org/catalogue/ae_1114)https://quire.ashmolean.org/catalogue/ae_1106/
- [Moulage d’une déesse aux serpents en faïence peinte, par Émile Gilliéron père et fils, 1910, plâtre, h. 25 cm]( Musée d’Archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye, MAN53325 (panthère associée, MAN53340)https://www.photo.rmn.fr/archive/archive/14-522451-2C6NU0ALYSXKT.html
- [Statuette of a snake goddess, ivoire et or, h. 16,1 cm, achat du 1er octobre 1914]( Museum of Fine Arts, Boston, 14 863https://mfaboston6.emuseum.com/objects/150499/statuette-of-a-snake-goddess
- Arthur Evans, « The Palace of Knossos. Provisional Report for the Year 1903 », Annual of the British School at Athens 9, 1902-1903, p. 38-94, fig. 54-57 et 63 British School at Athens
- Arthur Evans, The Palace of Minos at Knossos, I, Londres, 1921, p. 463-523 (figurines, p. 495-523 ; serpents tachetés, p. 447) Macmillan
- Duncan Mackenzie, Day Book of the Knossos Excavations, 1903, vol. II, p. 86-92 (28-30 mai), cité d’après Panagiotaki 1993 Ashmolean Museum, archives
- [Angelo Mosso, The Palaces of Crete and Their Builders, Londres, 1907]( illustration de HM 65 avant restauration T. Fisher Unwinhttps://www.aegeussociety.org/wp-content/uploads/2021/12/Mosso-1907-Builders.pdf
- Arthur Evans, « Tree and Pillar Cult » (titre abrégé), Journal of Hellenic Studies 21, 1901, p. 169, cité d’après Marinatos 2010 Society for the Promotion of Hellenic Studies
Bibliographie
- Kenneth D. S. Lapatin, Mysteries of the Snake Goddess : Art, Desire, and the Forging of History, Boston, 2002, avec en annexe le rapport d’analyse de l’ivoire du Museum of Fine Arts Houghton Mifflin
- Emily Miller Bonney, « Disarming the Snake Goddess : A Reconsideration of the Faience Figurines from the Temple Repositories at Knossos », Journal of Mediterranean Archaeology 24 (2), 2011, p. 171-190, DOI [10,1558/jmea.v24i2 171]( Equinoxhttps://doi.org/10.1558/jmea.v24i2.171
- Bernice R. Jones, « The Iconography of the Knossos Snake Goddesses Based on Their Gestures, Stances, Movements and Attributes », dans Ute Günkel-Maschek, Céline Murphy, Fritz Blakolmer et Diamantis Panagiotopoulos (dir.), Gesture, Stance, and Movement : Communicating Bodies in the Aegean Bronze Age, Heidelberg, 2024, p. 243-257, DOI [10,11588/propylaeum.1309.c19830]( Propylaeumhttps://doi.org/10.11588/propylaeum.1309.c19830
- Marina Panagiotaki, « The Temple Repositories of Knossos : new information from the unpublished notes of Sir Arthur Evans », Annual of the British School at Athens 88, 1993, p. 49-91, DOI [10,1017/S0068245400015872]( British School at Athenshttps://doi.org/10.1017/S0068245400015872
- Marina Panagiotaki, The Central Palace Sanctuary at Knossos, British School at Athens Supplementary Volume 31, Londres, 1999 British School at Athens
- [Cathy Gere, Knossos and the Prophets of Modernism, Chicago, 2009, 277 p.]( (chapitre « The Making of a Goddess ») University of Chicago Presshttps://press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/K/bo6680340.html
- [Nanno Marinatos, compte rendu de Cathy Gere, Knossos and the Prophets of Modernism, American Journal of Archaeology 114 (2), avril 2010]( Archaeological Institute of Americahttps://www.ajaonline.org/book-review/681
- [Alexandre Farnoux, Cnossos, l’archéologie d’un rêve, Paris, 1993, 160 p., coll. « Découvertes Gallimard » 175]( Gallimardhttps://bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr/document/433d8b45-3a86-4d46-9c47-0e5c2dd4a9c5
- [Jean-Claude Poursat, L’art égéen, 1. Grèce, Cyclades, Crète jusqu’au milieu du IIe millénaire av. J.-C., Paris, 2008, 303 p.]( ; 2. Mycènes et le monde mycénien, 2014, coll. « Les manuels d’art et d’archéologie antiques » Picardhttps://nantilus.univ-nantes.fr/vufind/Record/PPN129456489
Sources en ligne
- [« Snake Goddesses, Fake Goddesses », Kenneth D. S. Lapatin, Archaeology 54 (1), janvier-février 2001]( Archaeology Magazine Archivehttps://archive.archaeology.org/0101/abstracts/goddess.html
- [« Talking About Fakes », entretien avec Kenneth D. S. Lapatin, 2 mars 2004]( Archaeology Magazine Archivehttps://archive.archaeology.org/online/interviews/lapatin.html
- [« Snake Goddess », Senta German]( Smarthistoryhttps://smarthistory.org/?p=31704
- [« The ROM ’Minoan’ Goddess : the Suspect Sisters (and brothers) »]( Royal Ontario Museumhttps://www.rom.on.ca/blogs/rom-minoan-goddess-suspect-sisters-and-brothers
- [« It’s impolite to ask a lady her age », compte rendu de Lapatin 2002]( The Christian Science Monitorhttps://m.csmonitor.com/2002/0404/p20s01-bogn.html
- [« The Central Palace Sanctuary at Knossos », thèse de doctorat de Marina Panagiotaki, 1991]( UCL Discovery, University College Londonhttps://discovery-pp.ucl.ac.uk/id/eprint/10121538













