On objectera qu’une ville minoenne dégagée en trois saisons, publiée dès 1908 et arpentée depuis par des générations de visiteurs, n’a plus grand-chose à livrer. En 2010 et 2011, au nord-est de la maison Ea de Gournia, l’équipe de Vance Watrous ouvre pourtant une bande de deux mètres sur sept que les ouvriers d’Edith Hall, collaboratrice de Harriet Boyd, avaient laissée en place en 1904. Il en sort 1 263 kilos de céramique, environ 46 000 tessons, sur une épaisseur qui n’excède nulle part vingt-huit centimètres. La terre qui comblait la tranchée voisine de 1904 contenait des éclats de bouteille, deux boutons, une capsule en plastique et une pièce électrique en porcelaine, signe qu’elle avait été rebouchée après l’arrivée du courant dans la région, qu’un ouvrier de l’équipe situait dans les années 1960.
Corinthe lui était fermée
Née à Boston en 1871, diplômée du Smith College en 1892, Harriet Boyd entre en 1896 à l’École américaine d’études classiques d’Athènes. Elle veut fouiller à Corinthe, où l’École a ouvert un chantier la même année. Son directeur, Rufus Richardson, tient le terrain pour une activité impropre à une jeune femme convenable. Boyd part donc pour la Crète avec ses économies, visite le chantier d’Arthur Evans à Cnossos, qui lui conseille la région de Kavousi, et y découvre en 1900 des tombes de l’âge du Fer dont elle tire le mémoire que Smith lui accorde l’année suivante.
Le 19 mai 1901, un habitant de Vasiliki la conduit sur une colline basse, à quelques kilomètres au nord-ouest du village. Les récits ne s’accordent pas sur cet homme. Le site du projet de fouille actuel fait de Georgios Perakis l’instituteur du village ; le magazine Archaeology, en 2015, en fait un paysan qui aurait alerté l’instituteur, lequel aurait chargé Perakis et son frère Nicholas de guider Boyd et sa collègue Blanche Wheeler. Le lendemain après-midi, l’équipe envoyée sur place tient déjà une pointe de lance et une faucille en bronze, des fragments de vases de pierre et de terre cuite, et dégage le seuil d’une maison au bord d’une rue pavée munie d’une rigole d’argile.
Les campagnes de 1901, 1903 et 1904 emploient en moyenne cent hommes et dix femmes du pays, pour le compte de l’American Exploration Society de Philadelphie, que représente Sara Yorke Stevenson. En janvier 1902, Boyd part en tournée de conférences pour l’Archaeological Institute of America, première femme invitée à y présenter ses fouilles. On lit souvent qu’elle fut aussi la première femme à diriger une fouille d’importance en Égée, et la formule tient, à condition de se rappeler que le premier chantier qu’elle mena seule fut Kavousi, l’année d’avant, et que Gournia en est la suite.
« Période de la ville »
La ville occupe une crête basse à environ 400 mètres du rivage. Les villageois appelaient l’endroit d’après les auges de pierre, gournia en grec, visibles entre les ruines. Boyd en dégage la partie centrale, des îlots de maisons séparés par des rues empierrées, une place, un palais au sommet et un cimetière au nord. Elle publie en 1908, avec Blanche E. Williams, Richard Seager et Edith Hall, un volume in-quarto, Gournia, Vasiliki and Other Prehistoric Sites on the Isthmus of Hierapetra, accompagné d’un plan en couleurs dessiné par un certain Sejk, où le rouge marque le Minoen moyen, le noir la « période de la ville » et le bleu la réoccupation.
Ce plan a fait la réputation du site, et il simplifie. D. Matthew Buell et John McEnroe ont montré qu’il régularise les murs et les rues, omet des structures, parfois des bâtiments entiers, et dessine faux la taille de certains espaces. En 2011 et 2012, ils relèvent toute la ville à la station totale, un point tous les trente centimètres le long de chaque face de mur, en douze semaines. Leur décompte donne, pour la fin de la période néopalatiale, environ soixante-quatre maisons sur 1,68 hectare fouillé, une place de 500 mètres carrés et plus d’un demi-kilomètre de rues pavées. La notice de l’INSTAP Study Center for East Crete en compte une cinquantaine, bien conservées ; l’écart tient sans doute à ce que chacun appelle maison dans des îlots où les murs se partagent.
La ville ne s’arrêtait pas au périmètre fouillé. Le panneau que l’INSTAP Study Center a installé sur le site en 2000 la prolonge jusqu’au rivage, où se trouvait un petit port, et lui prête quatre hectares et environ un millier d’habitants, sans dire comment ces chiffres ont été obtenus.
On y travaillait la pierre, l’argile et le métal. L’INSTAP recense des ateliers de vases de pierre, deux ateliers de potiers et de nombreux fours, des traces de tissage, de travail du bronze et de pressage d’huile ou de vin. Boyd voyait dans Gournia un tableau « des circonstances quotidiennes, des métiers et des idéaux » des Égéens à leur apogée. Silvia Damiani Indelicato titrait en 1984 « Gournia, cité minoenne ». Kathrin Müller a repris la question en 2013 sous un angle plus strict, en se demandant si l’agglomération fonctionnait comme un centre urbain et en confrontant son plan à ceux de quatre autres villes du Bronze récent.
Un palais adossé à une place
Au sommet, Boyd dégage un bâtiment qu’elle appelle palais, bordé au sud par une vaste place que les fouilleurs nomment « Public Court ». Jeffrey Soles lui a consacré en 1991 une étude de plus de soixante pages dans l’American Journal of Archaeology. Il en date la construction de la fin du Minoen moyen III et attribue au Minoen récent IB une série de remaniements, la façade occidentale en pierre de taille, l’aile sud, l’aile est.
Maud Devolder a chiffré en 2012 le coût de l’ensemble à 83 275,68 heures de travail, un total qui appuie selon elle l’idée d’une main-d’œuvre venue de l’extérieur de la communauté. Sa monographie de 2013, écrite en français, étend le calcul à l’architecture néopalatiale et conclut que les habitants bâtissaient eux-mêmes leurs maisons, alors que les grands chantiers mobilisaient une main-d’œuvre nombreuse et en partie spécialisée.
Le mot fait difficulté. À Cnossos, à Phaistos, à Malia ou à Zakros, la grande cour occupe le cœur de l’édifice ; à Gournia, la place borde le bâtiment au lieu de l’entourer. Une étude récente de l’Annual of the British School at Athens écrit d’ailleurs « bâtiment palatial » entre guillemets. Les partisans du mot ont pour eux des arguments matériels. L’édifice possède des magasins en sous-sol, une façade appareillée, une cour à l’ouest et, à l’angle sud-ouest, une petite cour pavée où S. Hood a proposé en 1989 de reconnaître un bétyle, pierre dressée tenue pour sacrée. Dans la salle 18, un bloc cubique creusé de trente-deux cupules disposées en cercle irrégulier servait sans doute à des offrandes.
Les fouilles de 2010-2012 ont déplacé le débat vers la date et la fonction. Dans la salle 13, contre l’ancienne façade sud, un dépôt de 294 vases, surtout des coupes et des bols, accompagnés d’os de moutons ou de chèvres, de bœufs, de porcs et de poissons, date du Minoen moyen IIIA ; les fouilleurs y voient les restes d’un banquet lié à la fondation de l’édifice. Au-dessus, un second dépôt d’environ 300 vases du début du Minoen récent IB mêle cendres et ponce. Dans la salle 16, une couche d’incendie du même Minoen récent IB a livré un fragment de tablette en linéaire A, une rondelle d’argile inscrite, deux nodules scellés et quelque soixante-dix fragments de cuivre ou d’alliage, matière première d’un atelier de métallurgie.
Le site internet du projet en conclut que Gournia était au Minoen récent IB un centre administratif entièrement lettré. La conclusion repose sur un fragment de tablette, des rondelles et des scellés, dont l’un pourrait venir de Cnossos ; elle est plausible, puisque rondelles et nodules supposent un système de reçus et d’archives. Le même site présente le fragment de lingot d’étain de la salle 15 comme venant probablement d’Afghanistan. Mieux vaut s’en tenir à l’article de 2015, qui le rapproche d’un lingot de Mochlos et de ceux de l’épave d’Uluburun, faute d’une analyse de provenance publiée.
Shore House
En 1901, Boyd avait aussi dégagé sur le rivage une « Shore House », des murs et quelques tombes, avant de se consacrer à la ville sans jamais publier ce travail. En 2008 et 2009, Vance Watrous fait nettoyer, cartographier et photographier ces vestiges. Il y identifie un hangar à bateaux monumental, deux lignes de fortification à tours, une rue pavée montant vers la ville, une porte près de la rivière de Gournia, deux barrages à son embouchure et des terrasses agricoles. Deux des quatre promontoires de la côte finissent en falaise, et c’est là qu’il place les défenses.
Watrous a présenté ces murs, en 2010, comme un démenti à la paix minoenne qu’Arthur Evans prêtait à la Crète. Il estimait la muraille haute d’au moins six pieds, près de deux mètres, et supposait que les assaillants de la fin, des Mycéniens selon lui, étaient venus par la terre. Il reconnaissait aussi ne pas savoir si ces défenses avaient jamais servi. L’identification repose sur un nettoyage de surface et sur la céramique ramassée à cette occasion, dont une coupe du Minoen récent IB trouvée dans la Shore House et un pithos du Minoen récent I pris dans le blocage d’une plateforme.
Aucune fouille stratigraphique de ces murs n’a été publiée à ce jour.
La fin de la ville est mieux documentée. La Pit House, la maison de la fosse dans la nomenclature de Boyd, brûle à la fin du Minoen récent IB, et ses murs de pierre et de brique crue enduits s’effondrent sur des sols encore garnis de jarres, de meules et de bols de serpentine. Dans le palais, la salle 16 montre deux destructions successives au cours du même Minoen récent IB, et la salle 15 un effondrement plus ancien, du Minoen récent IA, si peu marqué par le feu que les fouilleurs pensent à un séisme. La date absolue varie selon les auteurs, vers 1490 avant notre ère pour l’équipe de Watrous, vers 1450 sur le panneau du site, écart qui reflète probablement deux chronologies concurrentes du Minoen récent. Une partie de la colline est réoccupée au Minoen récent IIIA. Près de l’angle sud-ouest de la place s’élève alors la maison He, un mégaron à vestibule et à couloir de type mycénien, que Panagiota Pantou date du début du Minoen récent IIIA grâce à la céramique de ses sols, et dans lequel John Younger lit en 2016 une copie du noyau du palais de Pylos à la moitié de sa taille. Un petit sanctuaire de la même phase a livré des statuettes de déesses aux bras levés et des tubes à serpents. Le site est abandonné à la fin du Minoen récent IIIB, et le seul habitat postérieur connu est une petite ville romaine du IIᵉ siècle de notre ère, à la lisière sud des ruines minoennes.
Deux cents paniers de tessons
Edith Hall avait étudié en 1904 le grand dépôt de la tranchée nord. Trois hommes en dégagent les deux tiers en une semaine et trient deux cents paniers de fragments. Sur quelque 20 000 tessons estimés par Boyd, Hall en examine 3 000, obtient cinq recollages et en publie 122 dessins en 1905, soit 0,6 % du total. Ce mince échantillon a longtemps servi de référence pour la céramique de la fin du Minoen ancien et du début du Minoen moyen, et c’est sa partie laissée en place que l’équipe de Watrous a retrouvée.
Le reste des archives a longtemps manqué. Au printemps 1973, Alexander Hawes, le fils de Harriet Boyd, remet au musée de l’université de Pennsylvanie un classeur intitulé « Inventory of Gournia Finds. Gournia, by class ». Les autorités crétoises avaient permis à Boyd d’envoyer à Philadelphie près de trois cents objets, qui forment l’essentiel de la collection minoenne du musée, sans la moindre indication de provenance ; un pithos du Minoen récent I trouvé dans le magasin G23 y est aujourd’hui exposé sous le numéro MS5768. Le carnet donne pour chaque objet dimensions, année, numéro au musée d’Héraklion, lieu de découverte et croquis. Jean Silverman, qui l’étudie en 1974, déchante vite : le système de localisation diffère de celui de la publication, sans clé, et le carnet lui-même ne l’applique pas de façon constante. Il corrige pourtant la publication sur un point. Les tombes-maisons du nord, décrites en 1908 comme un charnier d’os et de crânes en désordre, contenaient au moins une sépulture secondaire ordonnée, une coupe de pierre abritant deux fragments de crâne, une pince à épiler en bronze posée au-dessus et deux canthares du Minoen moyen I devant. Le même carnet garde quelques pages du journal de Boyd. Le 16 juin 1904, elle traverse l’isthme à cheval vers Agios Ioannis et note des dizaines de milliers de lauriers-roses en fleur dans chaque ravin, la baie de Mirabello au nord et la mer de Libye au sud.
Vasso Fotou a publié en 1993 les carnets de terrain de Boyd, que l’équipe de Watrous cite à plusieurs reprises pour retrouver l’emplacement des tranchées anciennes. Le classeur de Philadelphie renvoie pourtant dans ses marges à un « Find Book » et aux notes de Miss Hall, deux registres que Jean Silverman espérait encore voir reparaître en 1974 et dont aucune des publications consultées pour cet article ne signale la redécouverte.
Pour aller plus loin
Gournia se lit avec Cnossos, où Arthur Evans fouillait au même moment le palais qui a fixé le vocabulaire de l’archéologie minoenne, et avec les villes voisines de Mochlos et de Pseira, sur la même baie. Le fragment de tablette du palais renvoie au linéaire A, et la ponce mêlée aux vases de la salle 13 à l’éruption de Théra.
Le 19 mai 1901, un villageois de l’est de la Crète emmène une archéologue américaine sur une colline proche de la mer. Elle s’appelle Harriet Boyd. Sous les broussailles dort une petite ville bâtie à l’âge du Bronze par le peuple qui habitait alors la Crète, les Minoens. On l’appelle aujourd’hui Gournia. Elle passe souvent pour le meilleur portrait d’une ville minoenne ordinaire, et ce portrait mérite d’être regardé de près.
Une femme à la tête du chantier
Boyd voulait d’abord fouiller en Grèce, sur un chantier de l’École américaine d’Athènes. Le directeur le lui a refusé. Il pensait que ce travail ne convenait pas à une jeune femme. Elle est donc partie pour la Crète avec ses économies, et elle y a d’abord ouvert son propre chantier dans une autre région de l’île.
À Gournia, elle dirige une centaine d’ouvriers du pays, et une société savante de Philadelphie paie les travaux. Boyd devient aussi la première femme invitée à raconter ses fouilles devant l’Institut archéologique d’Amérique.
Personne ne sait vraiment qui l’a guidée jusqu’à la colline. Un récit parle de l’instituteur du village. Un autre parle d’un paysan, qui aurait d’abord prévenu cet instituteur. Les deux versions circulent encore.
Une ville dessinée à la règle
Boyd met au jour le cœur de la ville. Des maisons serrées les unes contre les autres bordent des rues couvertes de galets. Au sommet se dresse un bâtiment plus grand, qu’elle appelle un palais. Les habitants taillaient des vases de pierre, tournaient des poteries, tissaient et travaillaient le bronze.
Elle publie tout cela en 1908, avec un grand plan en couleurs. Ce plan a rendu Gournia célèbre, mais il arrange un peu la réalité. Les murs y sont trop droits, et certains bâtiments n’y figurent même pas. Une équipe récente a donc mesuré de nouveau chaque mur, point par point. Elle compte environ soixante-quatre maisons dans la partie fouillée.
Un palais qui pose question
En Crète, les archéologues appellent palais un grand bâtiment construit autour d’une cour. On y gardait des réserves, on y tenait des comptes et on y célébrait des rites. À Gournia, la cour ne se trouve pas au milieu du bâtiment. Elle s’étend devant lui, du côté des maisons. Une étude récente écrit d’ailleurs ce mot entre guillemets.
Les fouilles récentes ont pourtant apporté des indices nouveaux. Contre un mur du palais, les fouilleurs ont trouvé des centaines de vases et des os d’animaux, restes de grands repas. Ils pensent que ces festins ont accompagné la construction du bâtiment.
Une autre salle avait brûlé. Dans ses cendres gisait un morceau de tablette d’argile. Il porte une écriture des Minoens que personne ne sait lire, le linéaire A. Les fouilleurs y voient la preuve d’une administration qui savait écrire. L’idée est plausible, mais elle repose sur un seul fragment et sur quelques scellés d’argile.
Non loin de là gisait aussi un morceau de lingot d’étain. Le site internet des fouilleurs le fait venir d’Afghanistan. Aucune analyse publiée ne permet pourtant de connaître son origine.
Des murs au bord de l’eau
Sur la plage, Boyd avait aussi dégagé des murs, sans jamais les publier. Une équipe américaine les a plus tard nettoyés et dessinés. Son directeur, Vance Watrous, y voit un abri pour les bateaux et des murailles avec des tours.
Pour lui, ces murailles contredisent l’image d’une Crète paisible, défendue jadis par Arthur Evans. Aucune fouille de ces murs n’a pourtant été publiée. On les date seulement grâce à quelques tessons ramassés pendant le nettoyage. Watrous reconnaît lui-même ignorer si ces défenses ont jamais servi.
Un incendie détruit ensuite la ville. Plus tard, des gens se réinstallent sur une partie de la colline. L’une de leurs maisons copie, en deux fois plus petit, le cœur du palais de Pylos.
Près de trois cents objets de Gournia ont quitté la Crète pour Philadelphie. Parmi eux, une grande jarre de réserve trouvée dans un magasin de la ville est aujourd’hui exposée au Penn Museum.
La version complète suit le carnet perdu de Harriet Boyd, que son fils a rendu au musée de Philadelphie, et détaille le dépôt de 294 vases trouvé contre le mur du palais.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Ville minoenne de Gournia, crête basse dominant la baie de Mirabello, Lasithi, Crète ; partie fouillée d’environ 1,68 ha, fouilles de 1901-1904, 1971-1976 et 2010-2014 [INSTAP Study Center for East Crete, notice « Gournia »](https://instapstudycenter.net/archaeological-projects/ascsa-projects/gournia/
- Dépôt de la salle 13 du palais, 294 vases du Minoen moyen IIIA avec ossements animaux, scellé sous un dépôt d’environ 300 vases du début du Minoen récent IB ; fouilles de 2011 [Watrous et al., Hesperia 84, 2015, p. 429-433](https://kuscholarworks.ku.edu/bitstream/handle/1808/18370/GourniaOffprint.pdf;sequence=1
- Fragment de tablette en linéaire A, rondelle inscrite et deux nodules, salle 16 du palais, tranchée 55, couche de destruction du Minoen récent IB ; fouilles de 2012 [Gournia Excavation Project, rapport de la campagne 2012](https://www.gournia.org/resources/2012%20Annual%20Report.pdf
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Sources primaires (suite)
- Fragment de lingot d’étain, n° 12 254, salle 15 du palais, remblai du Minoen récent IA [Watrous et al., Hesperia 84, 2015, fig. 26](https://doi.org/10.2972/hesperia.84.3.0397
- Pithos, céramique, Minoen récent I, magasin G23, Gournia – Penn Museum, Philadelphie, MS5768 [Penn Museum, collections en ligne](https://penn.museum/collections/objects/bibliography.php?irn=2239
- Carnet « Inventory of Gournia Finds. Gournia, by class », classeur de 190 pages numérotées de la main de Harriet Boyd, avec notes de fouille des tombes et pages de journal de 1904, donné en 1973 par Alexander Hawes – Penn Museum, Philadelphie [Silverman, Expedition 17 (1), 1974](https://www.penn.museum/sites/expedition/a-lost-notebook-from-the-excavations-at-gournia-crete/
Bibliographie
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- Edith H. Hall, « Early Painted Pottery from Gournia, Crete », Transactions of the Department of Archaeology, Free Museum of Science and Art, University of Pennsylvania I (3), 1905, p. 191-206 [University of Pennsylvania, via HathiTrust](https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=inu.30000108497383%3Bview%3D1up%3Bseq%3D7
- Jeffrey S. Soles, « The Gournia Palace », American Journal of Archaeology 95 (1), 1991, p. 17-78, DOI [10,2307/505157]( Archaeological Institute of Americahttps://www.jstor.org/stable/505157
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- Silvia Damiani Indelicato, « Gournia, cité minoenne », dans Centre Gustave Glotz (dir.), Aux origines de l’hellénisme. La Crète et la Grèce. Hommage à Henri van Effenterre, Paris, Publications de la Sorbonne, 1984, p. 47-54 [notice DRANT, CNRS](https://drant.cnrs.fr/fr/drant/models/geographicalname/1222
- Maud Devolder, « Labour Costs and Neopalatial Architecture : A Study of the Buildings at Klimataria-Manares and Achladia and the Palace at Gournia », dans Diamantis Panagiotopoulos et Ute Günkel-Maschek (dir.), Minoan Realities. Approaches to Images, Architecture, and Society in the Aegean Bronze Age (Aegis 5), Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain, 2012, p. 165-179 [OpenEdition Books](https://books.openedition.org/pucl/2843
- Maud Devolder, Construire en Crète minoenne. Une approche énergétique de l’architecture néopalatiale (Aegaeum 35), Louvain et Liège, Peeters, 2013 [résumé, UCLouvain](https://research.dial.uclouvain.be/bitstreams/f7c97ee6-8ea0-4445-bee7-b62185bc0b7b/download
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- L. Vance Watrous, D. Matthew Buell, John C. McEnroe, John G. Younger, Lee Ann Turner, Brian S. Kunkel, Kevin Glowacki, Scott Gallimore, Angus Smith, Panagiota A. Pantou, Anne Chapin et Evi Margaritis, « Excavations at Gournia, 2010-2012 », Hesperia 84 (3), 2015, p. 397-465, DOI [10,2972/hesperia.84,3.0397]( American School of Classical Studies at Athenshttps://doi.org/10.2972/hesperia.84.3.0397
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- John G. Younger, « The Gournia Megaron », dans Studies on the Mycenaean World Presented to Robert Laffineur for his 70th Birthday (Aegis 10), Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain, 2016 [OpenEdition Books](https://books.openedition.org/pucl/6832
- Vasso Fotou, New Light on Gournia. Unknown Documents of the Excavation at Gournia and Other Sites on the Isthmus of Ierapetra by Harriet Ann Boyd (Aegaeum 9), Liège et Austin, 1993 Université de Liège
- Kathrin Müller, Gournia. Ein urbanes Zentrum der Spätbronzezeit, Berlin, 2013, ISBN 978-3-8325-3357-1 [Logos Verlag, notice du distributeur](https://isdistribution.com/?p=1408678
- Jean Silverman, « A Lost Notebook From the Excavations at Gournia, Crete », Expedition 17 (1), 1974 [Penn Museum](https://www.penn.museum/sites/expedition/a-lost-notebook-from-the-excavations-at-gournia-crete/
Sources en ligne
- [« Excavations at Gournia. Earlier Excavations »]( Gournia Excavation Projecthttps://www.gournia.org/excavation-history.php
- [« Recent Excavations »]( Gournia Excavation Projecthttps://www.gournia.org/recent-excavations.php
- [« The Minoans of Crete », Jarrett A. Lobell, mai-juin 2015]( Archaeology Magazinehttps://www.archaeology.org/issues/174-1505/features/
- [« Gournia, Crete expedition records »]( Penn Museum Archives, University of Pennsylvaniahttps://findingaids.library.upenn.edu/records/UPENN_MUSEUM_PU-MU.1038
- [« Harriet Ann Boyd Hawes »]( Encyclopaedia Britannicahttps://www.britannica.com/print/article/257446
- [« Excavating Minoan Sites »]( Biblical Archaeology Society Libraryhttps://library.biblicalarchaeology.org/article/excavating-minoan-sites/
- [« Crete fortifications debunk myth of peaceful Minoan society », Owen Jarus, The Independent, 5 mai 2010]( archive de presse de l’University at Buffalohttps://www.buffalo.edu/content/dam/www/news/imported/pdf/May10/TheIndependentMinoanTown.pdf
- [« Public Outreach »]( INSTAP Study Center for East Crete (panneaux installés sur le site en 2000)https://instapstudycenter.net/public-outreach/
- [« Site Plan of Gournia »]( transcription du panneau d’information du site, Ancient-Greece.orghttps://ancient-greece.org/gournia-0-plan/
- [« Come, let us eat and drink together : feasting patterns and their socio-political dimensions in Late Bronze Age eastern Crete »]( Annual of the British School at Athens, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/annual-of-the-british-school-at-athens/article/come-let-us-eat-and-drink-together-feasting-patterns-and-their-sociopolitical-dimensions-in-late-bronze-age-eastern-crete/0F53808292B143C3CB08CF133F4CBC06

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