Le titre avait déplu à Mersenne. Sa lettre est perdue, et on ignore ce qui le gênait au juste. Descartes lui écrit en 1637 qu’il ne met pas « Traité de la Méthode, mais Discours de la Méthode, ce qui est le même que Préface ou Avis touchant la Méthode », pour montrer qu’il n’a pas dessein de l’enseigner, « mais seulement d’en parler » (AT I, 349). La méthode, ajoute-t-il, consiste plus en pratique qu’en théorie, et les trois traités imprimés à la suite s’appellent des « Essais » parce qu’on peut connaître par eux ce qu’elle vaut.
Le volume contenait un second écart, plus visible encore, dès sa première ligne.
« La langue de mon pays »
Le livre sort en 1637 à Leyde, chez l’imprimeur Jan Maire, sans nom d’auteur. Ses trois essais tiennent la place d’un traité de physique retenu après la censure d’« une opinion de physique, publiée un peu auparavant par quelque autre » (AT VI, 60), où l’on reconnaît la condamnation de Galilée en 1633, que le texte se garde de nommer.
Dans la même sixième partie, un paragraphe justifie la langue. « Et si j’écris en français, qui est la langue de mon pays, plutôt qu’en latin, qui est celle de mes précepteurs, c’est à cause que j’espère que ceux qui ne se servent que de leur raison naturelle toute pure jugeront mieux de mes opinions que ceux qui ne croient qu’aux livres anciens » (AT VI, 77). L’argument remonte à la toute première phrase du livre. « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée », écrit Descartes en ouvrant la première partie, et il précise aussitôt que la puissance de bien juger et de distinguer le vrai d’avec le faux est naturellement égale en tous les hommes, la diversité de nos opinions venant seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies (AT VI, 1-2). Si la faculté de juger est partout la même, le lecteur compétent d’une philosophie est quiconque accepte de s’en servir, et une langue réservée aux collèges trie ses lecteurs sur un critère, l’école fréquentée, qui ne dit rien de cette faculté. Descartes ajoute que ceux qui joignent le bon sens avec l’étude, « lesquels seuls je souhaite pour mes juges », ne seront point si partiaux pour le latin qu’ils refusent d’entendre ses raisons. Le mot « juges » revient ainsi à quelques lignes du verbe juger, et c’est lui qui porte le raisonnement, car un juge n’a pas besoin d’avoir lu Aristote pour dire si une raison le convainc. Bruno Clément accorde en 2009 un grand poids aux deux périphrases, qui revendiquent la première personne là où l’expression « langue vulgaire » n’arrive que quelques mots plus loin.
Le choix a un coût, et Descartes l’avoue. Le 22 février 1638, il répond au jésuite Vatier, qui trouvait obscure sa preuve de l’existence de Dieu, qu’il n’a pas osé s’étendre sur les raisons des sceptiques, pensées qui ne lui ont pas semblé « propres à mettre dans un livre où j’ai voulu que les femmes mêmes pussent entendre quelque chose, et cependant que les plus subtils trouvassent aussi assez de matière pour occuper leur attention » (AT I, 560). Marie-Frédérique Pellegrin souligne que les deux publics y sont inégaux par la culture scolaire, sans que Descartes rapporte cette inégalité à la nature. La métaphysique entière attendra les Meditationes de 1641, en latin.
Descartes n’est pas le premier à philosopher en français. Dès 1600, Scipion Dupleix publie une Logique « reduite en preceptes puisés d’Aristote », afin que « les studieux François y puissent profiter », puis une Physique, une Métaphysique et une Éthique, cours scolastique complet dont Violaine Giacomotto-Charra a étudié l’immense succès. Jean-Robert Armogathe range encore parmi les philosophes de langue française Montaigne, Charron, Silhon et La Mothe Le Vayer. L’écart tient à l’objet transporté. Dupleix fait passer en français la doctrine des collèges, quand le Discours écrit en français une philosophie qui prétend se passer d’eux.
Quatre préceptes au lieu d’une logique
Au lieu de « ce grand nombre de préceptes dont la logique est composée », la deuxième partie en propose quatre, à condition de ne manquer pas une seule fois à les observer (AT VI, 18). Le premier interdit de recevoir pour vraie aucune chose qu’on ne connaisse évidemment être telle. Chez Descartes, l’évidence désigne ce qui se présente à l’esprit « si clairement et si distinctement » qu’on n’a aucune occasion de le mettre en doute. Le deuxième commande de diviser chaque difficulté « en autant de parcelles qu’il se pourrait, et qu’il serait requis pour les mieux résoudre ». Selon le troisième, on conduit ses pensées par ordre, des objets les plus simples aux plus composés. Le dernier exige des dénombrements, autrement dit des revues de tous les éléments d’une question, assez entiers pour être assuré de ne rien omettre (AT VI, 18-19).
Le mot « parcelles » mérite d’être lu tel quel. La traduction anglaise de référence, citée par la Stanford Encyclopedia of Philosophy, dit parts, et perd l’idée d’un morcellement poussé aussi loin que le problème l’exige.
L’argument suit de près, en trois temps. Les géomètres parviennent à leurs démonstrations les plus difficiles par « ces longues chaînes de raisons, toutes simples et faciles ». Descartes en tire l’idée que toutes les choses que les hommes peuvent connaître « s’entresuivent en même façon ». Pourvu donc qu’on n’en reçoive aucune pour vraie qui ne le soit et qu’on garde l’ordre, il n’y en a point de si éloignées qu’on n’y parvienne (AT VI, 19). En français ordinaire, la méthode n’apporte par elle-même aucune connaissance, elle transporte à tout objet la façon dont un mathématicien enchaîne des étapes évidentes, et l’édifice repose sur la deuxième prémisse, que Descartes donne pour ce qu’elle est quand il écrit que ces chaînes « m’avaient donné occasion de m’imaginer » le reste.
Descartes remplit une fiole de verre
Aucune matière, écrit Descartes au seuil du huitième discours des Météores, n’était plus propre à montrer ce que sa méthode permet de connaître au-delà de ceux dont on a les écrits (AT VI, 325). Son point de départ tient à une remarque banale, puisque l’arc paraît aussi près de certaines fontaines.
Les gouttes sont rondes et leur taille ne change rien à l’arc, alors il en fabrique une très grosse, une « grande fiole de verre toute ronde et fort transparente » remplie d’eau (orthographe modernisée). Une partie du globe paraît d’un rouge éclatant quand la ligne tirée de son œil vers elle fait avec la ligne qui joint l’œil au soleil un angle d’environ 42 degrés, une autre rougit plus faiblement vers 52 degrés (AT VI, 325-327). En interposant un corps opaque sur chaque segment du trajet supposé des rayons, il éteint chaque fois la couleur, et conclut que l’arc principal naît de rayons qui atteignent l’œil après deux réfractions et une réflexion (AT VI, 328-329).
Quelques pages plus loin, un prisme dément une partie de ce résultat. Sans aucune réflexion et avec une seule réfraction notable, le cristal peint sur un papier blanc toutes les couleurs de l’arc, d’où Descartes déduit que ni la courbure des gouttes, ni la grandeur de l’angle, ni la réflexion, ni la pluralité des réfractions ne sont nécessaires aux couleurs (AT VI, 329-331). Tarek Dika relève dans la Stanford Encyclopedia que Descartes a laissé imprimée une conclusion que sa propre expérience suivante renverse. Le calcul, lui, est revendiqué comme neuf. « Ayant pris la plume », Descartes suit rayon par rayon la lumière dans une goutte et obtient 41 degrés 47 minutes pour le plus grand rayon apparent de l’arc intérieur, là où Maurolycus donnait 45 (AT VI, 335-340).
L’expérience se refait. Un bocal sphérique rempli d’eau, tenu au soleil à bout de bras, montre une tache rouge qui s’éteint dès que l’angle change, quelle que soit la distance, et Descartes décrit lui-même l’arc produit par une fontaine pour qui se place sous le bon angle (AT VI, 343).
Le globe d’eau n’est pas une invention cartésienne. Dans son étude de 1987 sur l’arc-en-ciel des Météores, Jean-Robert Armogathe renvoie, pour l’histoire du modèle de la sphère transparente, à Ibn al-Haytham et à Kamāl al-Dīn al-Fārisī, qui l’avaient employé bien avant, et note que la paroi de verre ajoute des réfractions, l’expérience ne restant juste que par approximation.
Leibniz et la recette du chimiste
Dans une remarque latine éditée par Gerhardt, Leibniz dirait presque les règles de Descartes similes praecepto Chemici nescio cujus, semblables au précepte de je ne sais quel chimiste, Sume quod debes, et operare ut debes, et habebis quod optas (Die philosophischen Schriften, t. IV, p. 329). Nous traduisons ainsi : prends ce que tu dois, opère comme tu dois, et tu auras ce que tu souhaites. La première règle devient sous sa plume nihil admitte nisi evidenter verum, « n’admets rien que d’évidemment vrai », glosé par « ou rien que ce que tu dois admettre ». Jean Laporte relève la phrase dans Le Rationalisme de Descartes (1945).
L’objection vaut mieux que sa forme plaisante. Chaque règle contient dans ses propres termes le critère de sa réussite, « évidemment », « requis », « par ordre », « si entiers ». Pour les appliquer, il faudrait déjà savoir reconnaître l’évidence, la bonne division, le bon ordre et le dénombrement complet, qui sont justement ce qu’on attendait d’elles.
Descartes avait répondu d’avance. La lettre à Mersenne faisait de la méthode une affaire de pratique, dont les essais devaient montrer la valeur, et la sixième partie concède que les principes sont si généraux que presque tout effet particulier peut s’en déduire de plusieurs façons, seules de nouvelles expériences permettant de choisir (AT VI, 64-65). Dika lit en outre les quatre préceptes comme un abrégé très condensé de la méthode des Regulae, lecture qu’il dit largement partagée, et dans laquelle Leibniz juge un résumé comme s’il était toute la doctrine.
L’arc-en-ciel montre pourtant que l’objection garde une prise. Le calcul des 42 degrés et l’explication des couleurs par la tendance de petites boules de « matière subtile » à tourner plus ou moins vite (AT VI, 331-334) sortent du même discours, sous les mêmes règles, alors que le premier se vérifie avec un rapporteur et que le second suppose des corpuscules que personne ne voit. Dika résume le partage des commentateurs. Pour les uns, la sixième partie introduit une méthode distincte, qui remonte des effets aux causes par suppositions. Pour d’autres, l’expérience structure la déduction elle-même, et les Regulae lui faisaient déjà place.
Specimina philosophiae
Le livre destiné aux lecteurs sans latin a d’abord peu circulé, rappelle Jean-Robert Armogathe, et Descartes fut trop heureux de le faire traduire. En 1644, Louis Elzevier publie à Amsterdam les Specimina philosophiae, version latine du Discours, de la Dioptrique et des Météores due à Étienne de Courcelles, ab Auctore perlecta, variisque in locis emendata, lue par l’auteur et corrigée en divers endroits. Le « je pense, donc je suis » y devient ego cogito, ergo sum, sive existo, avec un « ou j’existe » absent du français de 1637. En 1878, la première édition de Humain, trop humain s’ouvre sur une citation de Descartes traduite, précise Nietzsche, « du latin de Cartesius » ; il a fallu attendre 1976 pour qu’on y reconnaisse la troisième partie du Discours, lue chez Courcelles.
Derrière les quatre préceptes se tient un texte que Descartes n’a pas publié. Les Regulae ad directionem ingenii devaient compter trente-six règles et s’interrompent à la vingt et unième, et leurs témoins connus étaient tous posthumes, une copie faite pour Leibniz, une traduction néerlandaise de 1684 et l’édition d’Amsterdam de 1701. En 2011, Richard Serjeantson a identifié à la bibliothèque de l’université de Cambridge un brouillon manuscrit plus ancien, édité en 2023 avec Michael Edwards.
La date de composition demeure incertaine. Dika rappelait en 2020 qu’on la place généralement dans les années 1620, tout en signalant, d’après ce brouillon alors à paraître, des indices d’un travail poursuivi après 1628, et les éditeurs présentent le manuscrit de Cambridge comme de nature à faire repenser la composition du texte. Entre les vingt et une règles inachevées et les quatre préceptes imprimés, c’est la chronologie qui décide de ce qu’on peut légitimement appeler un abrégé, et elle n’est pas encore fixée.
Pour aller plus loin
La quatrième partie du Discours donne la première formulation française du cogito, dont les versions latines de 1641 et 1644 diffèrent, et la troisième en tire quelques règles de morale destinées à la conduite de la vie. Le français de Descartes s’écrit en regard de la scolastique enseignée dans les collèges, et la Logique de Port-Royal reprendra en français l’ambition de réformer l’art de penser.
On répète volontiers que Descartes a inventé la philosophie en français. Son livre le plus connu paraît en 1637 à Leyde, sans nom d’auteur. Il s’intitule Discours de la méthode et veut apprendre à bien conduire sa pensée. Il est écrit en français, alors que la philosophie des collèges parlait latin. Pourquoi ce choix, et que valait la méthode ?
Des juges sans latin
L’idée reçue tombe vite. Dès 1600, Scipion Dupleix avait publié tout un cours de philosophie en français. Ce cours reprenait la doctrine enseignée dans les collèges. Il eut un très grand succès. Descartes fait autre chose, puisqu’il écrit en français une philosophie neuve, décidée à se passer de l’école.
Son choix découle de la première phrase du livre. Descartes y affirme que le bon sens est la chose la mieux partagée du monde. Chacun possède donc la même capacité à distinguer le vrai du faux. Si tout le monde peut juger, le latin n’a plus de raison de trier les lecteurs.
Descartes l’explique lui-même vers la fin du livre. Il préfère « la langue de mon pays » à celle de ses anciens maîtres. Il compte sur les gens qui se servent seulement de leur raison naturelle. Ces lecteurs jugeront mieux, pense-t-il, que les amateurs de vieux livres.
Ce choix a pourtant un prix. L’année suivante, un jésuite nommé Vatier trouve obscure sa preuve de l’existence de Dieu. Descartes reconnaît le défaut. Il n’a pas voulu développer les doutes les plus radicaux dans un livre que les femmes mêmes devaient pouvoir suivre. Ces pensées difficiles paraîtront plus tard dans un autre livre, écrit en latin.
Une boule d’eau au soleil
Au centre du livre, Descartes remplace toute la logique de l’école par quatre règles courtes. On n’accepte rien qu’on ne voie assez clairement pour ne plus pouvoir en douter. On coupe chaque difficulté en petits morceaux. On avance du plus simple vers le plus compliqué. Pour finir, on fait le tour de tout pour ne rien oublier.
Ces règles copient la façon de travailler des géomètres. Un géomètre enchaîne de petites étapes, chacune évidente, jusqu’aux démonstrations les plus dures. Descartes suppose que toutes les connaissances s’enchaînent de la même manière. Il présente lui-même cette idée comme une supposition.
Pour montrer la méthode au travail, il étudie l’arc-en-ciel. Les gouttes de pluie sont rondes, et leur taille ne change rien. Il fabrique donc une très grosse goutte, une grande boule de verre pleine d’eau. Éclairée par le soleil, la boule montre une tache rouge vif sous un angle d’environ 42 degrés.
Il cache ensuite, morceau par morceau, le trajet de la lumière avec un objet sombre. Chaque fois, la couleur disparaît. Il en tire le chemin des rayons à l’intérieur de la goutte. Un peu plus loin, pourtant, une expérience avec un prisme l’oblige à corriger une partie de sa conclusion.
L’idée de la boule n’était pas neuve. Un historien de Descartes la fait remonter à Ibn al-Haytham, bien avant lui. Descartes réclame surtout pour lui le calcul, fait plume en main, rayon après rayon.
Le reproche de Leibniz
Plus tard, le philosophe Leibniz a jugé ces règles vides. Il les compare à la recette d’un chimiste quelconque. Prends ce qu’il faut, fais ce qu’il faut, et tu obtiendras ce que tu veux. La recette est juste, mais elle n’apprend rien.
L’objection est sérieuse. Pour suivre chaque règle, il faut déjà savoir reconnaître l’évidence, le bon découpage ou le bon ordre. C’est justement ce qu’on espérait apprendre des règles.
Descartes avait répondu d’avance. Au moment de publier, il écrivait à Mersenne que sa méthode se montrait par la pratique. Il avait même refusé d’appeler son livre un traité. Ses essais scientifiques devaient prouver ce que valaient les règles.
Les spécialistes restent partagés sur la portée de ces règles. Pour beaucoup, elles résument un texte plus long que Descartes n’a jamais publié. Ce texte inachevé s’arrête à sa vingt et unième règle. Un brouillon ancien en a été retrouvé à Cambridge, mais personne ne sait encore dater avec sûreté le moment où Descartes a cessé de l’écrire.
Un retour au latin
Pensé pour ceux qui ignoraient le latin, le livre a d’abord peu circulé. Une traduction latine revue par Descartes lui ouvre ensuite l’Europe. Nietzsche le citera encore dans cette version.
De toute cette enquête, un seul geste se refait chez soi, tenir au soleil un bocal rond rempli d’eau et chercher l’angle où il devient rouge.
La version complète cite la phrase latine de Leibniz et la lettre au jésuite Vatier, et elle suit le prisme qui oblige Descartes à corriger sa propre conclusion.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- René Descartes, *Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences. Plus la Dioptrique, les Météores et la Géométrie qui sont des essais de cette méthode*, Leyde, Jan Maire, 1637, sans nom d’auteur ; première partie (AT VI, 1-2), deuxième partie (AT VI, 18-19), sixième partie (AT VI, 59-60, 64-65 et 77) *Œuvres de Descartes*, éd. Charles Adam et Paul Tannery, t. VI
- René Descartes, *Les Météores*, discours huitième, « De l’arc-en-ciel », Leyde, Jan Maire, 1637, p. 250-271 de l’édition originale AT VI, 325-344
- René Descartes, lettre à Marin Mersenne, 1637 (datation discutée, 27 février ou 20 avril selon les éditeurs), sur le titre de « Discours » et les « Essais » AT I, 349-350
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Sources primaires (suite)
- René Descartes, lettre au P. Vatier, 22 février 1638, sur l’obscurité de la quatrième partie et le public du livre AT I, 558-565, en particulier 559-560
- René Descartes, *Specimina philosophiae, seu dissertatio de methodo recte regendae rationis, et veritatis in scientiis investigandae ; Dioptrice, et Meteora*, trad. latine d’Étienne de Courcelles, « ab Auctore perlecta, variisque in locis emendata », Amsterdam, Louis Elzevier, 1644 texte latin reproduit dans AT VI
- René Descartes, *Regulae ad directionem ingenii*, traité inachevé, interrompu à la règle XXI ; témoins posthumes (copie faite pour Leibniz, traduction néerlandaise de 1684, édition d’Amsterdam de 1701) et brouillon manuscrit identifié en 2011 Cambridge University Library
- Gottfried Wilhelm Leibniz, remarque latine sur les règles de la méthode cartésienne, « Sume quod debes, et operare ut debes, et habebis quod optas » *Die philosophischen Schriften*, éd. Carl Immanuel Gerhardt, Berlin, Weidmann, t. IV, p. 329
- Scipion Dupleix, *Logique ou art de raisonner, reduite en preceptes puisés d’Aristote et de ses plus signalés interpretes*, Paris, Dominique Salis, 1600
- Friedrich Nietzsche, *Menschliches, Allzumenschliches*, première édition, 1878, citation de Descartes placée en guise de préface *Werke. Kritische Gesamtausgabe*, Berlin, de Gruyter, IV, 2, p. 3
Bibliographie
- Charles Adam et Paul Tannery (éd.), *Œuvres de Descartes*, 11 volumes, Paris, rééd. 1996 Vrin
- Jean-Robert Armogathe, « L’arc-en-ciel dans les *Météores* », dans Nicolas Grimaldi et Jean-Luc Marion (dir.), *Le Discours et sa méthode*, Paris, 1987, p. 145-162, DOI 10,3917/puf.grima.1987,01,0145 Presses universitaires de Francehttps://doi.org/10.3917/puf.grima.1987.01.0145
- Violaine Giacomotto-Charra, *La Philosophie naturelle en langue française. Des premiers textes à l’œuvre de Scipion Dupleix*, Genève, 2020, 600 p. Droz
- Bruno Clément, « La langue claire de Descartes », *Rue Descartes* 65 (3), 2009, p. 20 et suiv. Collège international de philosophie
- Marie-Frédérique Pellegrin, *Pensées du corps et différences des sexes à l’époque moderne*, Lyon, 2020 ENS Éditions
- Jean Laporte, *Le Rationalisme de Descartes*, Paris, 1945, rééd. Presses universitaires de France
- Richard Serjeantson et Michael Edwards (éd.), *René Descartes, Regulae ad directionem ingenii : An Early Manuscript Version*, Oxford, 2023 Oxford University Press
- Tarek R. Dika, « Descartes’ Method », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, 2020 Stanford University
Sources en ligne
- « Descartes’ Method » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/descartes-method/
- « DE L’ARC-EN-CIEL. Discours Huitiesme. » Corpus Descartes, Presses universitaires de Caenhttps://www.unicaen.fr/puc/sources/prodescartes/consult/descartes/Oeuvres/Oeuvres_Descartes/discours_de_la_methode.xml/dm_meteores_8.html
- « J.-R. Armogathe : Le latin chez les philosophes du XVIIe siècle » ALLE, conférence du 15 mai 2014https://sites.google.com/site/sanslelatin/conf%C3%A9rences/textes-des-conferences/j--r-armogathe-le-latin-chez-les-philosophes-du-xviie-siecle
- « L’arc-en-ciel dans les Météores » Cairn.infohttps://www.cairn.info/le-discours-et-sa-methode--9782130414520-page-145.htm
- « La langue claire de Descartes » Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-rue-descartes-2009-3-page-20?lang=fr
- « Pensées du corps et différences des sexes à l’époque moderne - Pensées corporelles et naissance des passions » OpenEdition Books, ENS Éditionshttps://books.openedition.org/enseditions/16087?lang=fr
- « Chapitre Premier. La méthode de la connaissance » Cairn.info, Jean Laporte, *Le Rationalisme de Descartes*https://www.cairn.info/le-rationalisme-de-descartes--9782130417583-page-1.htm
- « Dupleix, Scipion » Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/rwe/10.1007/978-3-319-02848-4_297-1
- « La vulgarisation des disciplines scientifiques au tournant des XVIe et XVIIe siècles : l’exemple de Scipion Dupleix » Acta fabulahttps://www.fabula.org/revue/document13555.php
- « René Descartes : Regulae ad directionem ingenii - Richard Serjeantson ; Michael Edwards » Oxford University Presshttps://global.oup.com/academic/product/ren-descartes-regulae-ad-directionem-ingenii-9780199682942
- « Descartes ou l’audace de philosopher en français » HAL SHShttps://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02056610v1/file/Langues_philosophes_Descartes.pdf
- « Discours de la methode » Smithsonian Librarieshttps://library.si.edu/digital-library/book/discoursdelamet00desca










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