Quarante-deux mille dinars dans l’édition de Kramers, quarante mille dans celle de De Goeje. Les manuscrits d’Ibn Hawqal divergent sur le montant d’une reconnaissance de dette que le géographe dit avoir eue sous les yeux au milieu du Xᵉ siècle, et que les historiens ont longtemps tenue pour la preuve de sa traversée du Sahara. Dans l’arabe des deux éditions, créancier et débiteur sont des gens de Sidjilmassa, ville d’oasis du Tafilalt dont les ruines de terre s’étendent aujourd’hui en lisière et en dessous de Rissani, dans le sud-est marocain.
Quarante sufrites et un berger miknâsa
Le récit de la fondation vient d’al-Bakrî, géographe andalou qui compose son Livre des routes et des royaumes à Cordoue en 1068, trois siècles après les faits, sans avoir vu la ville et sur la foi de récits de marchands. Selon lui, un berger de la tribu des Miknâsa, Abû l-Qâsim Samgû ibn Wâsûl, menait paître ses bêtes sur le site. Des sufrites le rejoignent, adeptes d’une branche du kharijisme, courant qui confie la direction des croyants au plus digne, quelle que soit sa naissance. Quand ils sont quarante, ils placent à leur tête ’Îsâ ibn Mazyad al-Aswad, « le Noir », et commencent à bâtir, en 757-758 (140 de l’hégire).
La cité grandit, selon le même récit, au point de vider Targha, à deux journées de marche. En 814-815 (199 de l’hégire), l’émir al-Yasa’ l’entoure d’une muraille de pierre en partie basse et de brique au-dessus, percée de douze portes dont huit en fer, et la dynastie prend le nom de son fils Midrâr.
Aucun de ces détails ne vient d’un témoin.
En 2016, dans Hespéris-Tamuda, Chloé Capel et Abdallah Fili ont confronté ce texte aux premiers vestiges attribuables à l’époque midraride, tirés des archives de la mission maroco-américaine. La synthèse de Thomas Soubira pour le portail Témoins d’archéologie africaine note que la ville s’est installée aux dépens de plusieurs établissements antérieurs, ce que le dépeuplement de Targha laissait deviner.
Le nom s’écrit Sijilmâsa, Sijilmassa ou Sidjilmassa. On préfère ici la dernière forme, qui court des premiers travaux français sur le site, en 1867, jusqu’au titre « Où est Sidjilmassa ? » choisi en 2016 par la mission maroco-française pour l’un de ses articles.
Une dette signée à Awdaghust
Ibn Hawqal, marchand et géographe venu d’Orient, parcourt le Maghreb au milieu du Xᵉ siècle. Son Kitâb sûrat al-ard mentionne une reconnaissance de dette de 42 000 dinars selon l’édition de Kramers, 40 000 selon celle de De Goeje, souscrite au profit d’un homme de Sidjilmassa par un négociant d’Awdaghust, lui-même originaire de Sidjilmassa. Awdaghust, poste caravanier du sud de l’actuelle Mauritanie, commerçait avec le Ghana, et l’on en a déduit qu’Ibn Hawqal y avait vu le document vers 951.
Nehemia Levtzion a contesté cette lecture en 1968 dans le Journal of African History. Le texte décrirait deux associés de Sidjilmassa, l’un établi à Awdaghust, l’autre resté au nord, et le titre de créance dormait chez le créancier, qu’Ibn Hawqal a pu rencontrer à Sidjilmassa même. La mention « à Awdaghust » change de place selon les manuscrits et pourrait avoir été déplacée par erreur. Les notations d’Ibn Hawqal sur le Sahara, ajoute Levtzion, répètent des géographes antérieurs.
L’argument atteint le voyageur et laisse intacte la dette, preuve d’un crédit caravanier à grande échelle.
L’or a laissé une autre trace, frappée celle-là. Selon l’étude de Chloé Capel parue en 2019, l’atelier de Sidjilmassa frappe dès 1058 (450 de l’hégire), l’année où la ville se rend aux Almoravides, réformateurs berbères partis du Sahara, avant même la fondation de Marrakech vers 1070. Aucun autre atelier almoravide n’a produit aussi longtemps ni aussi régulièrement. Capel rappelle aussi que la ville fut, au début du Xᵉ siècle, le lieu d’avènement du mahdî fatimide, fondateur de la dynastie chiite des Fatimides.
Au sud du désert, le mot « médiéval » se transporte mal. Le catalogue Caravans of Gold, dirigé par Kathleen Bickford Berzock, borne ce Moyen Âge saharien par l’islam au VIIIᵉ siècle et par les navires européens au XVIᵉ.
Oued Ziz filali
Au pied de la butte où s’élevait la ville coule un bras d’eau que l’on appelle l’oued Ziz filali. Chloé Capel y a reconnu un canal artificiel, une dérivation de l’oued Ziz dont le creusement remonterait possiblement au IXᵉ siècle, et elle en a fait en 2016, dans les Mélanges de la Casa de Velázquez, la pièce centrale d’une « grande hydraulique saharienne ». Sa monographie de 2025, Sijilmassa, porte du Sahara, 504 pages publiées aux Presses universitaires de Rennes, croise les prospections qu’elle a menées de 2011 à 2013 et les archives restées inédites de la mission maroco-américaine. Elle en tire un renversement de l’ordre des causes. Une mise en valeur agricole planifiée, à grande échelle, aurait d’abord créé l’oasis, et ses surplus auraient ensuite attiré les marchands, qui cherchaient avant la traversée une dernière escale où acheter des chameaux et des vivres ; la croissance caravane après caravane, par l’accumulation lente des profits du commerce, ne viendrait qu’ensuite. L’émission que France Culture lui a consacrée en 2025, dont l’Inrap publie le résumé, souligne le paradoxe qui rend cette lecture possible. Les textes médiévaux ne parlent guère que de l’or et se taisent sur la forme même de la ville, au point qu’on ne saurait dire, en ne lisant qu’eux, si elle était bâtie en dur ou faite de tentes.
Pour Ronald Messier et James Miller, dont la synthèse de 2015 couronne les fouilles maroco-américaines, Sidjilmassa fut durant ses deux cent cinquante premières années une cité-État indépendante, maîtresse d’un monopole sur l’or. Le canal lui-même fait consensus, puisque Dale Lightfoot et James Miller décrivaient dès 1996 une oasis née de la dérivation d’un cours d’eau, puis enclose d’un mur contre les incursions bédouines. Le désaccord porte sur la place de ce canal dans la chronologie.
Aucun texte médiéval ne dit que l’eau a précédé l’or, aucun ne dit l’inverse, et le creusement du canal n’est daté que par hypothèse. La dette d’Ibn Hawqal et la régularité de l’atelier attestent le poids de l’or au Xᵉ et au XIᵉ siècle ; sur la naissance de la ville au VIIIᵉ, elles se taisent. Les deux lectures se touchent d’ailleurs, car l’oasis irriguée que décrit Capel est justement le genre d’endroit où une caravane pouvait se refaire avant des semaines de sable, et un tel endroit, une fois connu des marchands, avait toutes les raisons de grandir avec eux, si bien que chercher lequel des deux a commencé revient peut-être à poser à un fossé une question que la terre ne sait pas dater.
« Site insaisissable »
Jusqu’au milieu du XIXᵉ siècle, on ne sait pas où chercher. Hyacinthe Dastugue identifie le site en 1867, carte du Tafilalt à l’appui, et Henri Terrasse en décrit les ruines en 1936 sans fouiller. Dans les années 1970, le Service des antiquités du Maroc creuse de longues tranchées, encore visibles, dont aucun rapport n’a été produit ou conservé. La mission de Ronald Messier conduit ensuite six campagnes entre 1988 et 1998, une cinquantaine de sondages de six à quinze mètres carrés, réunis par endroits autour de la mosquée.
On bâtissait en pisé, terre tassée entre des banches, et un mur de pisé effondré redevient de la terre, mêlée à la terre des murs plus anciens.
La mission maroco-française de 2011-2016, dirigée par Elarbi Erbati, François-Xavier Fauvelle et Romain Mensan, a intitulé dès 2014 l’un de ses bilans « cité idéale, site insaisissable ? ». Sa monographie, parue à Rabat en 2021, décrit une ville polycentrique, liée à un arrière-pays minier et mouvante au gré des cycles de construction et de dégradation du pisé, où les modèles de cité islamique transmis par les textes restent introuvables sur le terrain. L’équipe a repris dans le secteur T25 un ensemble de structures hydrauliques fouillé en partie dans les années 1990, et dégagé dans le secteur A4 l’angle d’un réservoir pavé au XIIIᵉ siècle. Une bague d’or de 1,9 centimètre, datée des IXᵉ-Xᵉ siècles et sortie du site, est conservée à Rabat par la Fondation nationale des musées du Royaume du Maroc sous le numéro 2006-1.
En 2018, dans Genèses, Clémentine Gutron et François-Xavier Fauvelle ont retracé un siècle et demi de quête souvent déçue.
Une porte cristallise le désaccord. Messier et Miller présentent Bâb al-Mansûriyya, au nord de Rissani, comme un élément de la muraille urbaine de la période impériale, entre le XIᵉ et le XVᵉ siècle. Christian Darles et ses coauteurs l’ont décrite en 2016 dans le Bulletin d’archéologie marocaine. Orientée vers le sud, elle n’appartenait pas à l’enceinte de Sidjilmassa, et sa construction se placerait un ou deux siècles après le passage d’Ibn Battûta. Fauvelle, dans son compte rendu de 2017 au Journal of Islamic Archaeology, en a fait l’exemple d’une affirmation sans données.
L’équipe américaine garde des arguments de poids. Eric Ross a salué en 2017, dans le Journal of Islamic Studies, le premier livre entier qui fasse de Sidjilmassa un lieu de terrain et plus seulement un lieu de textes. Surtout, ses archives forment le socle de la monographie de Capel, qui rappelle que, hors travaux de cette mission, moins d’une vingtaine d’études ont été consacrées au site en cent cinquante ans.
Abû ’Inân Fâris
Ibn Battûta, lui, a vu Sidjilmassa. Après avoir pris congé à Fès du sultan mérinide Abû ’Inân Fâris, il gagne la ville, qu’il range parmi les plus jolies, et loge chez le juriste al-Bushrī, dont il avait rencontré le frère à Kandjenfou, en Chine. Les dattes, écrit-il, y sont meilleures qu’à Bassora, et une variété nommée îrâr n’a pas sa pareille au monde. Il nourrit ses chameaux de fourrage pendant quatre mois. Le 18 février 1352 (début de muharram 753), selon la concordance de ses éditeurs, il part avec une caravane chargée de marchands de la ville, et il lui faut deux mois pleins pour atteindre Iwalatan, où commence le pays du sultan du Mali.
De la ville même, il ne décrit ni le plan ni l’architecture.
Une quarantaine d’années plus tard, Sidjilmassa cesse d’exister comme ville. Léon l’Africain, qui passe dans la région au début du XVIᵉ siècle, rapporte que les habitants ont tué le gouverneur mérinide en 1393-1394, mettant fin à la domination des dynasties berbères sur le Tafilalt, et il ne trouve que des ruines. En 1818, les Ayt ’Atta, confédération berbère venue du Jbel Saghro, détruisent les bâtiments élevés sur l’ancienne cité, que l’on nomme alors Mdînet el-’Amra.
Les fouilles ont repris en 2024 sous la direction d’Asmae El Kacimi, professeure à l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine, et portent pour l’instant sur la grande mosquée. À Rabat, la collection de Bank al-Maghrib conserve sous le numéro 533341 un dinar d’or d’un centimètre de diamètre, frappé à Sidjilmassa au nom d’Abû ’Inân Fâris, le sultan dont Ibn Battûta prit congé à Fès avant de descendre vers le désert.
Pour aller plus loin
Le récit d’Ibn Battûta se poursuit à la cour du Mali et croise le souvenir de Mansa Moussa, l’homme le plus riche de l’histoire selon une formule trop simple. Les routes du sel contre l’or cadrent le commerce dont Sidjilmassa était la porte nord ; l’empire du Ghana, l’or, Koumbi Saleh et la conquête de 1076, précède le Mali sur le même axe. Cordoue au Xᵉ siècle, capitale de l’Occident musulman, et la Grande Mosquée de Cordoue rappellent le destin andalou des Almoravides. Les manuscrits de Tombouctou prolongent, plus au sud, l’écrit que les caravanes ont fait circuler. Aghmat, autre ville du sud marocain fouillée par des équipes maroco-françaises, offre un point de comparaison pour l’archéologie des cités de terre.
On surnomme Sidjilmassa la porte du désert, et l’image est juste. La ville est née au milieu du VIIIᵉ siècle dans une grande oasis du sud-est du Maroc. Elle était la dernière étape des marchands avant le Sahara, sur la route de l’or de l’Afrique de l’Ouest. Prise au pied de la lettre, la formule égare pourtant. La grande porte qui se dresse près des ruines n’a sans doute jamais fait partie de la ville.
Une ville née d’un pâturage
La fondation nous est connue par al-Bakrî, géographe arabe d’Espagne. Il écrit trois siècles après les faits, sans être jamais allé sur place. Selon lui, un berger faisait paître ses bêtes à cet endroit. Des musulmans dissidents le rejoignent. Quand ils sont quarante, ils se donnent un chef et commencent à bâtir.
La ville grandit vite. D’après le même auteur, elle vide une localité voisine de ses habitants. Plus tard, un prince l’entoure d’une muraille de pierre et de brique, percée de portes dont plusieurs en fer. Rien de tout cela ne vient d’un témoin direct.
Une dette et des pièces d’or
Le géographe arabe Ibn Hawqal raconte à son tour l’histoire d’une reconnaissance de dette. Un marchand de la ville installé au sud du Sahara doit une somme énorme à un autre habitant de Sidjilmassa. On a longtemps cru qu’Ibn Hawqal avait vu ce papier sur place, au bout de la traversée.
La somme se compte en pièces d’or, qu’on appelle des dinars. Un manuscrit du texte donne 42 000 dinars. Un autre donne 40 000. Dans un cas comme dans l’autre, le crédit est énorme, entre associés vivant aux extrémités de la route.
L’historien Nehemia Levtzion a mis en doute ce voyage. Pour lui, le créancier gardait le papier au nord. Ibn Hawqal a pu le rencontrer à Sidjilmassa même, sans jamais traverser le désert. Le voyage devient incertain, mais la dette garde toute sa valeur de preuve.
L’or a aussi laissé des pièces frappées sur place. Au XIᵉ siècle, des réformateurs venus du Sahara prennent la ville. On les appelle les Almoravides. Leur atelier de monnaie frappe alors presque chaque année. Aucun autre atelier de ces souverains n’a produit aussi longtemps.
Un canal au pied de la butte
Une archéologue a regardé l’eau plutôt que l’or. Au pied de la butte où se tenait la ville coule un bras de rivière. Chloé Capel a reconnu dans ce bras un canal creusé de main d’homme, peut-être au IXᵉ siècle.
Elle en tire une idée neuve. L’oasis aurait d’abord été aménagée pour faire pousser des cultures. Ses récoltes auraient ensuite attiré les caravanes, qui cherchaient des vivres et des chameaux avant le désert. Dans ce scénario, l’eau vient avant l’or.
Ronald Messier a dirigé des fouilles sur le site. Il voit les choses dans l’autre sens. Pour lui, la ville a d’abord vécu de l’or, dont elle avait le monopole à ses débuts. Personne ne conteste l’existence du canal. Le désaccord porte sur sa date, que l’on ne connaît pas avec certitude.
Des murs de terre qui s’effacent
Le voyageur Ibn Battûta passe par la ville en 1352. Il s’apprête alors à traverser le désert vers le Mali. Il loge chez un juriste dont il avait rencontré le frère en Chine. Il vante les dattes de l’oasis, meilleures selon lui que celles de Bassora. Sur les rues et les maisons, en revanche, il ne dit presque rien.
Il faut donc interroger le sol, et le sol résiste. La ville était bâtie avec de la terre tassée entre des planches. Ce matériau s’appelle le pisé. Quand un mur de pisé s’écroule, il redevient de la terre et se fond dans le sol.
Les recherches ont longtemps déçu. De vieilles tranchées n’ont laissé aucun rapport écrit. Les fouilles suivantes n’ont ouvert que de petites surfaces. Une équipe maroco-française a fini par décrire une ville à plusieurs centres, qui se déplaçait au rythme des reconstructions.
La grande porte dressée près des ruines a longtemps passé pour un morceau des remparts. Une équipe de chercheurs l’a étudiée de près. Elle regarde vers le sud et ne faisait pas partie de l’enceinte. On l’a sans doute bâtie après le passage d’Ibn Battûta.
Personne ne sait encore si le canal a été creusé avant ou après l’arrivée des premières caravanes.
La version complète présente la bague d’or conservée à Rabat et détaille le compte rendu sévère qui a opposé les fouilleurs au sujet de cette porte.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- al-Bakrî, Kitâb al-masâlik wa-l-mamâlik, composé à Cordoue en 1068, notice sur Sidjilmassa (fondation en 140 de l’hégire, muraille d’al-Yasa’ en 199, douze portes dont huit en fer) trad. William Mac Guckin de Slane, Description de l’Afrique septentrionale, éd. revue et corrigée, Alger, Adolphe Jourdan, 1913
- Ibn Hawqal, Kitâb sûrat al-ard, passage sur la reconnaissance de dette entre marchands de Sidjilmassa éd. J. H. Kramers, Leyde, 1938-1939, p. 99 (42 000 dinars) ; éd. M. J. de Goeje, Leyde, 1873, p. 70 (40 000 dinars) ; trad. J. H. Kramers et G. Wiet, Configuration de la terre, Beyrouth et Paris, 1964, p. 97-98
- Ibn Battûta, Tuhfat al-nuzzâr, « Le voyage au Soudan », séjour à Sidjilmassa et départ au début de muharram 753 éd. et trad. C. Defrémery et B. R. Sanguinetti, Voyages d’Ibn Batoutah, t. IV, Paris, Imprimerie nationale, 1858, p. 376 sq.
Voir les 27 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Jean-Léon l’Africain (al-Hasan al-Wazzân), Description de l’Afrique, passage sur Sidjilmassa et la mort du gouverneur mérinide en 1393-1394 trad. A. Épaulard, t. II, Paris, Maisonneuve et Larose, rééd. 1981
- Dinar d’or d’Abû ’Inân Fâris (r. 1348-1358), frappé à Sidjilmassa, diam. 1 cm Collection de Bank al-Maghrib, Rabat, 533341
- Bague en or, IXᵉ-Xᵉ siècle, diam. 1,9 cm, mise au jour à Sidjilmassa Fondation nationale des musées du Royaume du Maroc, Rabat, 2006-1
- Zone archéologique de Sidjilmassa, secteur T25 (ensemble de structures hydrauliques fouillé en partie dans les années 1990, fouille reprise entre 2011 et 2016) et secteur A4 (réservoir à dallage du XIIIᵉ siècle) mission archéologique maroco-française, INSAP (Rabat) et laboratoire TRACES (Toulouse)
Bibliographie
- Chloé Capel, Sijilmassa, porte du Sahara. Histoire et archéologie d’une ville oasienne médiévale du sud marocain, Rennes, 2025, 504 p., coll. « Archéologie et Culture » Presses universitaires de Rennes
- Chloé Capel et Abdallah Fili, « La fondation de Sijilmâsa : réexamen historique et découvertes archéologiques », Hespéris-Tamuda LI (1), 2016, p. 39-82 Hespéris-Tamuda, Université Mohammed V, Rabat
- Chloé Capel, « Une grande hydraulique saharienne à l’époque médiévale. L’oued Ziz et Sijilmassa (Maroc) », Mélanges de la Casa de Velázquez 46 (1), 2016 Casa de Velázquez
- Chloé Capel, « L’or africain et le paradoxe de Sijilmassa (Maroc – VIIIᵉ-XIVᵉ siècles). Atelier de frappe primordial, histoire méconnue », dans N. Minvielle Larousse, M.-C. Bailly-Maître et G. Bianchi (dir.), Les métaux précieux en Méditerranée médiévale. Exploitations, transformations, circulations, Aix-en-Provence, 2019, p. 243-260 Presses universitaires de Provence
- Elarbi Erbati, François-Xavier Fauvelle et Romain Mensan (dir.), Sijilmâsa, cité islamique du Maroc médiéval : recherches archéologiques maroco-françaises 2011-2016, Rabat, 2020 (paru en 2021) INSAP
- François-Xavier Fauvelle, Elarbi Erbati et Romain Mensan, « Sijilmâsa : cité idéale, site insaisissable ? Ou comment une ville échappe à ses fouilleurs », Études et essais du Centre Jacques Berque 20, 2014, p. 4-17 Centre Jacques Berque
- Elarbi Erbati, François-Xavier Fauvelle, Romain Mensan, Axel Daussy et Thomas Soubira, « Où est Sidjilmassa ? Proposition de typologie et de séquence des élévations, du 10e au 19e siècle », Bulletin d’archéologie marocaine 23, 2016, p. 221-242 INSAP
- Christian Darles, Élodie Malet, Camille Mathieu, Anaïs Nicol, Elarbi Erbati et François-Xavier Fauvelle, « La porte “Bāb al-Manṣūriyya”, au nord de Rissani (Maroc). Description, comparaisons et proposition de séquence historique d’un vestige architectural », Bulletin d’archéologie marocaine 23, 2016, p. 243-263 INSAP
- Clémentine Gutron et François-Xavier Fauvelle, « Comment naissent les ruines. Souvenirs de ville, désir d’archéologie à Sijilmâsa (Maroc) », Genèses 110, 2018, p. 32-54, DOI 10,3917/gen.110,0032 Belinhttps://doi.org/10.3917/gen.110.0032
- Ronald A. Messier et James A. Miller, The Last Civilized Place : Sijilmasa and Its Saharan Destiny, Austin, 2015 University of Texas Press
- François-Xavier Fauvelle, compte rendu de R. A. Messier et J. A. Miller, The Last Civilized Place, Journal of Islamic Archaeology 4 (2), 2017, p. 251-255 Equinox
- Eric Ross, compte rendu de R. A. Messier et J. A. Miller, The Last Civilized Place, Journal of Islamic Studies 28 (2), 2017, p. 259-261, DOI 10,1093/jis/etw035 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/jis/etw035
- Dale R. Lightfoot et James A. Miller, « Sijilmassa : The Rise and Fall of a Walled Oasis in Medieval Morocco », Annals of the Association of American Geographers 86 (1), 1996, p. 78-101 Annals of the Association of American Geographers
- Nehemia Levtzion, « Ibn-Ḥawqal, the Cheque, and Awdaghost », The Journal of African History 9 (2), 1968, p. 223-233, DOI 10,1017/S0021853700008847 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0021853700008847
- Henri Terrasse, « Note sur les ruines de Sijilmassa », Revue africaine 368-369, 1936, p. 581-589 Revue africaine
- Hyacinthe Dastugue, « Quelques mots au sujet de Tafilet et de Sidjilmassa », Bulletin de la Société de géographie 13, 1867, p. 337-380 Société de géographie
- Kathleen Bickford Berzock (dir.), Caravans of Gold, Fragments in Time : Art, Culture, and Exchange across Medieval Saharan Africa, Princeton, 2019 Block Museum of Art et Princeton University Press
Sources en ligne
- « Sijilmâsa dans l’histoire », notice de Thomas Soubira, janvier 2020 Témoins d’archéologie africainehttps://taa.africa/sijilmasa-dans-l-histoire.html
- « Histoire de la recherche à Sijilmâsa », notice de Thomas Soubira, janvier 2020 Témoins d’archéologie africainehttps://taa.africa/histoire-de-la-recherche-a-sijilmasa.html
- « Sijilmassa : une cité d’or aux portes du Sahara », L’Entretien archéologique, avec Chloé Capel, 21 novembre 2025 Inrap et France Culturehttps://www.inrap.fr/sijilmassa-une-cite-d-or-aux-portes-du-sahara-20429
- « Dinar of Abu ’Inan Faris (r. 1348–1358) », Caravans of Gold, Fragments in Time Block Museum of Art et Northwestern University Librarieshttps://caravans.library.northwestern.edu/works/28/
- « Description de l’Afrique septentrionale (Ed. rev. et corr.) / par El-Bekri ; trad. par Mac Guckin de Slane » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k104409x
- « Caravans of Gold, Fragments in Time », Kathleen Bickford Berzock, Popular Archaeology, printemps 2019 Block Museum of Art, Northwestern Universityhttps://www.blockmuseum.northwestern.edu/images/news-images/berzock_popular-archaeology_4-10-19_e1.pdf


_1990_08.jpg?width=500)






_(36467256625).jpg?width=500)
.jpg?width=500)
