Anselme et l’argument ontologique : ce que le Proslogion prouve

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Une île, quelque part dans l’océan, plus riche que toutes les terres habitées. Personne n’y a jamais posé le pied, on l’appelle l’Île perdue. Voici la preuve qu’elle existe : puisqu’elle est l’île la plus excellente qu’on puisse concevoir, elle existe réellement, car une île qui existe est plus excellente qu’une île qui n’est que dans l’esprit. Celui qui a écrit cela ne croyait pas un mot de sa conclusion. Il visait le livre d’un autre moine, premier texte de l’Occident à tirer l’existence de Dieu de la seule analyse d’une expression.

Un seul argument, trouvé pendant l’office de nuit

Anselme naît en 1033 près d’Aoste, entre à l’abbaye du Bec en 1060, en devient prieur en 1063, abbé en 1078. Son Monologion, achevé vers 1076, prouve l’existence d’une nature suprême par une chaîne d’arguments emboîtés sur soixante-cinq chapitres. Il veut mieux. La préface du livre suivant dit chercher unum argumentum, un seul argument qui n’aurait besoin de rien d’autre que de lui-même pour se prouver, et qui suffirait à établir que Dieu existe vraiment ainsi que tout ce qu’on croit de la substance divine.

Son biographe raconte la suite. Eadmer, qui a vécu des années auprès de lui, écrit dans la Vita Anselmi, I, 19, qu’Anselme perdit le sommeil et l’appétit, soupçonna une tentation du diable, et reçut la solution au milieu des matines. Il l’écrivit sur des tablettes de cire, les confia à un frère, qui les égara. Il recommença. Les secondes tablettes furent retrouvées en morceaux sur le sol, et c’est de ces fragments recollés que le texte passa au parchemin. James Ginther note que, dans l’usage monastique du psautier férial, l’un des psaumes chantés à matines le troisième jour de la semaine est celui du fou qui dit dans son cœur qu’il n’y a pas de Dieu.

Ce premier état du livre n’a ni nom d’auteur, ni préface, ni titres de chapitres. En 1083, date que Richard Sharpe a établie pour sa publication, Hugues de Lyon, légat apostolique en Gaule, ordonne à Anselme d’y mettre son nom. Anselme obtempère, ajoute une préface et la liste des vingt-six chapitres, et le titre devient Proslogion, l’allocution, par symétrie avec le Monologion, le soliloque. Reste ceci, qu’aucun élément du texte ne permet de trancher : Anselme n’a jamais dit ce qu’était son argument unique. Toivo Holopainen y voit la formule elle-même, Ian Logan un syllogisme dont elle serait le moyen terme, Bernd Goebel la proposition selon laquelle Dieu est cela même qu’elle désigne.

Ce que le fou a dans l’esprit quand il entend la formule

Le chapitre II procède en quatre temps. Premier temps, Anselme s’adresse à Dieu : nous croyons que tu es aliquid quo nihil maius cogitari possit, quelque chose de tel que rien de plus grand ne puisse être pensé. La formule ne fonctionne pas comme une définition au sens aristotélicien, Dieu n’appartenant à aucun genre, et Christian Tapp et Geo Siegwart ont soutenu en 2022 que la traiter comme telle fausse d’entrée l’interprétation. Elle décrit, et négativement : elle interdit qu’on pense plus grand, elle ne dit pas ce qui est pensé. Et maius signifie ici « meilleur » plutôt que « plus étendu », ce que le français « plus grand » laisse échapper. Les traductions disponibles divergent jusque sur le titre : Alexandre Koyré garde Fides quaerens intellectum en tête de son édition bilingue chez Vrin, Michel Corbin et Bernard Pautrat impriment Proslogion.

Deuxième temps, une distinction. Autre chose est qu’une chose soit dans l’intelligence, autre chose est de comprendre que cette chose existe : aliud enim est rem esse in intellectu, aliud intelligere rem esse. Anselme donne son exemple, et il est de lui. Un peintre qui projette un tableau a déjà l’œuvre dans son intelligence, mais il ne comprend pas encore qu’elle existe, puisqu’il ne l’a pas faite. Une fois qu’il l’a peinte, il l’a dans l’intelligence et il comprend qu’elle existe. Le fou qui entend la formule est dans la situation du peintre avant le tableau.

Troisième temps, la contradiction. Si ce dont rien de plus grand ne peut être pensé n’était que dans l’intelligence seule, on pourrait le penser existant aussi dans la réalité, ce qui serait plus grand ; alors ce dont rien de plus grand ne peut être pensé serait ce dont on peut penser quelque chose de plus grand. Quatrième temps, la conclusion : existit ergo procul dubio aliquid quo maius cogitari non valet, et in intellectu et in re.

Le chapitre III change de registre. Il ne s’agit plus d’exister, mais d’exister de telle sorte qu’on ne puisse pas même être pensé comme n’existant pas, ce qui est plus grand que ce dont on peut penser qu’il n’existe pas. Combien de preuves cela fait-il ? M. J. Charlesworth tenait en 1965 le chapitre II pour la démonstration, le reste en développant les corollaires. Norman Malcolm soutenait en 1960 l’inverse : le chapitre II serait un premier essai manqué, la vraie preuve étant au chapitre III. Richard Campbell, puis Tapp et Siegwart, lisent un raisonnement unique courant sur les deux chapitres, et Richard La Croix l’étendait à tout le livre.

Une île introuvable, et pourquoi Anselme ne répond pas à l’île

L’objection arrive du dehors, sous le titre Quid ad haec respondeat quidam pro insipiente, ce que quelqu’un répondrait à cela au nom du fou. Huit chapitres, dont le sixième contient l’île. Son auteur ne défend pas l’athéisme : il dit croire ce qu’Anselme croit et douter seulement de la démonstration. Sa méthode consiste à substituer un terme dans la formule et à laisser tourner le raisonnement inchangé. Le lecteur peut la refaire : remplacer « ce dont rien de plus grand ne peut être pensé » par « le score à cet examen dont aucun score plus élevé ne peut être pensé », et regarder la conclusion.

Anselme réplique dans le texte qu’on cite comme Responsio. Il écarte d’abord le personnage : celui qui lui écrit parle au nom du fou mais n’en est pas un, c’est un chrétien catholique, et c’est à lui qu’il s’adressera. Puis il refuse la prémisse qu’on lui prête. Il n’a jamais posé de principe général selon lequel une chose est plus grande quand elle existe dans la réalité que quand elle n’est que dans l’intelligence. Or c’est ce principe qui fait marcher l’île. Anselme ne répond donc pas à l’île, et ce silence est lui-même disputé : Nicholas Wolterstorff y voyait en 1993 l’aveu tacite qu’il n’y avait rien à répondre, quand Gyula Klima et Thomas Ward ont proposé des répliques anselmiennes. Sandra Visser et Thomas Williams résument l’argument tel qu’Anselme le comprend en deux propositions : ce dont rien de plus grand ne peut être pensé peut être pensé ; si cela peut être pensé, cela existe réellement.

On ignore qui a écrit l’objection. Le nom de Gaunilon, moine de Marmoutier près de Tours, ne figure que dans un seul manuscrit ancien, un témoin de Jumièges conservé à Rouen, et Ian Logan observe qu’aucune tradition manuscrite du Pro insipiente n’existe indépendamment de celle qui vient du Bec, ce qui laisse ouverte l’hypothèse d’une attribution de scribe. La Bibliothèque nationale de France enregistre le personnage avec des dates encadrées de points d’interrogation. Les deux pièces ont été jointes au livre, formant un troisième état dont on compte au moins vingt et une copies médiévales.

Thomas, Kant, et le nom que l’argument a reçu tard

Dans la Somme de théologie, première partie, question 2, article 1, la deuxième objection reprend le raisonnement du chapitre II sans nommer son auteur. La réponse tient en trois coups. Tout le monde n’entend pas par le mot « Dieu » ce que la formule dit, puisque certains ont cru que Dieu était un corps. À supposer que tous l’entendent ainsi, il ne suit pas que ce que le nom signifie soit in rerum natura, dans la nature des choses, mais seulement in apprehensione intellectus tantum, dans l’appréhension de l’intelligence. Et l’on ne peut conclure à l’existence réelle qu’en accordant d’avance qu’existe réellement ce dont rien de plus grand ne peut être pensé, ce que refusent précisément ceux qui nient que Dieu soit.

Descartes reprend une preuve voisine à la cinquième méditation, à la quatrième partie du Discours de la méthode et à l’article 14 des Principes. Kant, qui nomme Descartes bien plus souvent qu’Anselme, y consacre la quatrième section du chapitre de la Critique de la raison pure sur l’idéal de la raison pure : « De l’impossibilité d’une preuve ontologique de l’existence de Dieu ». L’être n’est pas un prédicat réel, écrit-il ; il n’ajoute rien au concept, il pose l’objet. Cent thalers réels ne contiennent pas un sou de plus que cent thalers possibles, et la fortune de qui les possède n’est pourtant pas la même.

Ce nom relève d’une interprétation tardive, et le texte l’ignore. Jean-Luc Marion ouvre son article de 1992 en rappelant que l’argument dit ontologique ne fut longtemps pas appelé ainsi, et que Kant est probablement le premier à l’avoir qualifié de la sorte. Marion se range là à un jugement d’Alexandre Koyré, qui écrivait dès 1923 que la preuve d’Anselme ne lui semblait pas « une preuve ontologique au sens exact du terme ». Karl Barth avait tiré la conséquence dans l’autre sens en 1931, en lisant le Proslogion comme un exercice théologique et non comme une preuve de théologie naturelle.

Ce que les logiques modales ont déplacé

Charles Hartshorne dès 1941 puis en 1965, Norman Malcolm en 1960, Alvin Plantinga en 1974 tirent du chapitre III une version modale. Deux prémisses : il est possible que Dieu existe, et s’il existe il existe nécessairement. En logique S5, dont l’axiome caractéristique permet de passer du possiblement nécessaire au nécessaire, la conclusion suit. Tout le poids repose alors sur la prémisse de possibilité, et c’est là qu’apparaît le problème de symétrie. L’argument inverse est valide dans le même système : il est possible que Dieu n’existe pas, donc il est nécessaire qu’il n’existe pas. Les deux prémisses de départ se valent tant qu’on n’a pas produit de raison de préférer l’une. Plantinga écrivait lui-même que ses reformulations ne pouvaient sans doute pas être dites prouver leur conclusion, mais qu’elles montraient qu’il est rationnel de l’accepter.

Reste à savoir si ce dispositif traduit Anselme ou le remplace. Ian Logan soutient que l’existence nécessaire entre dans le débat par le Pro insipiente, qu’Anselme l’emploie parce qu’elle est de son adversaire, et qu’il n’applique pas le mot « nécessaire » à l’existence de Dieu avant la Responsio. John Marenbon juge la modalité d’Anselme temporelle, au sens aristotélicien, et non affaire de mondes possibles. Goebel lui répond en relevant les trois conditions posées au chapitre 1 de la Responsio : exister toujours, exister partout, être absolument simple.

La méthode de substitution, elle, continue de produire. En mai 2026, l'International Journal for Philosophy of Religion publie une objection signée Isabel Jahnke, qui l’applique deux fois : si l’on comprend la formule d’Anselme, on comprend aussi bien « une seule et unique chose telle que rien de plus grand ne puisse être pensé » et « deux choses telles que rien de plus grand ne puisse être pensé », et le chapitre II conclut à l’existence réelle des deux, ce qui est impossible. Anselme affirme l’unicité au chapitre V de la Responsio sans en donner la preuve.

Ce que les manuels reproduisent aujourd’hui n’est du reste pas le livre d’Anselme. Dès le Moyen Âge, un extrait a circulé sous le titre Sumptum ex libello Anselmi, et cet extrait s’arrête aux chapitres II à IV. C’est le quatrième état du texte, le plus court, et il a survécu à côté des trois autres jusqu’au XVᵉ siècle. Trois chapitres sur vingt-six.

Pour aller plus loin

Ce dossier touche à la preuve cartésienne de la cinquième méditation, qui pose la même question avec d’autres moyens, et aux cinq voies de Thomas d’Aquin, qui répondent à la même demande en refusant le point de départ d’Anselme. Il croise aussi la querelle des universaux, contemporaine du Bec, où se joue le statut de ce qui n’est que dans l’intelligence.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Anselme de Cantorbéry, *Proslogion*, préface et chapitres II-IV *S. Anselmi Cantuariensis Archiepiscopi Opera omnia*, éd. Franciscus Salesius Schmitt, Édimbourg, 1946-1961, t. I, p. 93-122 ; chapitre II, p. 101-102 ; chapitre III, p. 102-103
  2. Anselme de Cantorbéry, *Monologion*, soixante-cinq chapitres éd. Schmitt, t. I, p. 5-87 ; la chaîne d’arguments emboîtés dont le *Proslogion* veut se passer
  3. [Gaunilon de Marmoutier], *Quid ad haec respondeat quidam pro insipiente* (*Liber pro insipiente*), chapitre VI, l’Île perdue éd. Schmitt, t. I, p. 125-129
  4. Anselme de Cantorbéry, *Responsio* (*Quid ad haec respondeat editor ipsius libelli*), adresse liminaire, chapitre 1 pour les trois conditions et chapitre 5 pour l’unicité affirmée sans preuve éd. Schmitt, t. I, p. 130-139
  5. Anselme de Cantorbéry, *Fides quaerens intellectum, id est Proslogion, Liber Gaunilonis pro insipiente atque Liber apologeticus contra Gaunilonem*, texte latin et traduction d’Alexandre Koyré, Paris, Vrin, 1re éd. 1930, 5e éd. 1978, X-97 p., « Bibliothèque des textes philosophiques »
  6. Anselme de Cantorbéry, *Monologion, Proslogion*, introduction, traduction et notes de Michel Corbin, *L’Œuvre de S. Anselme de Cantorbéry*, t. 1, Paris, Cerf, 1986, 333 p., édition bilingue d’après Schmitt (*Proslogion*, III, p. 246-247)
  7. Anselme de Cantorbéry, *Proslogion, suivi de sa réfutation par Gaunilon et de la réponse d’Anselme*, traduction, préface et notes de Bernard Pautrat, Paris, GF-Flammarion, 1993, 155 p.
  8. Eadmer de Cantorbéry, *Vita Sancti Anselmi*, I, 19, les tablettes de cire et la découverte pendant les matines éd. et trad. Richard W. Southern, *The Life of St Anselm, Archbishop of Canterbury*, Londres, 1962, p. 29-31
  9. Thomas d’Aquin, *Summa theologiae*, Iª, q. 2, a. 1, arg. 2 et ad 2, « sed in apprehensione intellectus tantum » édition Léonine, reprise par le *Corpus Thomisticum*
  10. Emmanuel Kant, *Critique de la raison pure*, Dialectique transcendantale, livre II, chapitre III, section 4, « De l’impossibilité d’une preuve ontologique de l’existence de Dieu », A 592 sq. / B 620 sq. ; les cent thalers, A 599 / B 627
  11. René Descartes, *Meditationes de prima philosophia*, 1641, méditation V ; *Discours de la méthode*, 1637, quatrième partie ; *Principia philosophiae*, 1644, première partie, article 14

Bibliographie

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  3. Bernd Goebel, « Anselm’s Elusive Argument : Ian Logan Reading the *Proslogion* », *The Saint Anselm Journal* 7,1, automne 2009, 22 p. Institute for Saint Anselm Studies, Saint Anselm College
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  5. Richard Sharpe, « Anselm as Author : Publishing in the Late Eleventh Century », *Journal of Medieval Latin* 19, 2009, p. 1-87 Brepols
  6. M. J. Charlesworth, *St. Anselm’s Proslogion*, traduction, introduction et commentaire philosophique, Oxford, 1965 ; réédition Notre-Dame, 1979 Clarendon Press, puis University of Notre Dame Press
  7. Norman Malcolm, « Anselm’s Ontological Arguments », *The Philosophical Review* 69 (1), 1960, p. 41-62, DOI 10,2307/2182266 Duke University Press
  8. Charles Hartshorne, *Man’s Vision of God, and the Logic of Theism*, Chicago, 1941 Willett, Clark and Company
  9. Charles Hartshorne, *Anselm’s Discovery : A Re-Examination of the Ontological Proof for God’s Existence*, La Salle, 1965 Open Court
  10. Alvin Plantinga, *The Nature of Necessity*, Oxford, 1974, p. 221 pour le verdict de l’auteur sur sa propre preuve, DOI 10,1093/0198244142 001,0001 Clarendon Press
  11. Nicholas Wolterstorff, « In Defense of Gaunilo’s Defense of the Fool », dans C. Stephen Evans et Merold Westphal (dir.), *Christian Perspectives on Religious Knowledge*, Grand Rapids, 1993, p. 87-111 Eerdmans
  12. Thomas M. Ward, « Losing the Lost Island », *International Journal for Philosophy of Religion* 83, 2018, p. 127-134 Springer
  13. Gyula Klima, « Saint Anselm’s Proof : A Problem of Reference, Intentional Identity and Mutual Understanding », dans *Medieval Philosophy and Modern Times*, Dordrecht, 2000, p. 69-88 Kluwer
  14. Sandra Visser et Thomas Williams, *Anselm*, « Great Medieval Thinkers », New York, 2008, chapitre 5 Oxford University Press
  15. Christian Tapp et Geo Siegwart, « Did Anselm Define God ? Against the Definitionist Misrepresentation of Anselm’s Famous Description of God », *Philosophia* 50 (4), 2022, p. 2125-2160, DOI 10,1007/s11406-022-00502-2 Springer
  16. Richard R. La Croix, *Proslogion II and III : A Third Interpretation of Anselm’s Argument*, Leyde, 1972 Brill
  17. Richard Campbell, *Rethinking Anselm’s Arguments : A Vindication of His Proof for the Existence of God*, Leyde, 2018 Brill
  18. John Marenbon, *Medieval Philosophy : An Historical and Philosophical Introduction*, Londres, 2007 Routledge
  19. Isabel Jahnke, « A new Gaunilian objection to Anselm’s ontological argument », *International Journal for Philosophy of Religion* 99, 2026, article 32, DOI 10,1007/s11153-026-10011-x, accès ouvert Springer Netherlands
  20. Jean-Luc Marion, « Is the Ontological Argument Ontological ? The Argument According to Anselm and Its Metaphysical Interpretation According to Kant », *Journal of the History of Philosophy* 30 (2), avril 1992, p. 201-218, DOI 10,1353/hph.1992,0028 Johns Hopkins University Press
  21. Alexandre Koyré, *L’idée de Dieu dans la philosophie de saint Anselme*, Paris, 1923, p. 193, référence citée d’après Marion Ernest Leroux
  22. Karl Barth, *Fides quaerens intellectum. Anselms Beweis der Existenz Gottes im Zusammenhang seines theologischen Programms*, Munich, 1931 ; traduction française *Fides quaerens intellectum. La preuve de l’existence de Dieu*, Genève, 1985 Labor et Fides