Deux grands bilans de laine, dressés à Ur au cours des deux premières années du règne d’Ibbi-Suen, dernier roi de la IIIᵉ dynastie d’Ur, font état d’un revenu annuel voisin de 8 000 talents. Walther Sallaberger retient le chiffre de 8 024 talents, soit 240 720 kilos, et le convertit en bêtes à raison de trois quarts de kilo par toison. Il obtient environ 320 000 moutons. Quelques années plus tôt, en l’an 7 de Šu-Suen, le gouverneur d’Umma Aiakala avait remis à son successeur Dadaga l’inventaire de son élevage ovin, et l’on y compte 4 398 moutons, plus de soixante-dix fois moins, sur la même plaine alluviale.
Le mouton du pays et le mouton de la montagne
Cet inventaire d’Umma, connu sous la cote YOS 4, 237, range les bêtes en trois classes. Le « mouton du pays », udu eme-gi, forme près de la moitié du troupeau. Avec 1 939 têtes, le mouton à queue grasse, que les scribes d’Umma désignent le plus souvent comme « mouton de la montagne », fournit l’essentiel du reste. Les moutons noirs ne sont que 289, moins de 7 % du total. Leur laine ferme toujours les listes, et leur faible nombre montre qu’on cherchait à obtenir des toisons blanches, à une époque où la laine était rarement teinte.
La montagne se paie. Dans les textes d’Umma, un talent de laine du pays vaut autour de six sicles d’argent, quand celui de laine de montagne atteint en moyenne huit sicles. Le nom renvoie aux collines et aux montagnes de l’est ; la queue grasse désigne l’animal des pasteurs qui transhument. Au-delà de ces deux étiquettes, Sallaberger reconnaît que les textes ne permettent pas d’identifier les races, et l’on ignore à quoi ressemblait la toison de l’une ou de l’autre.
Qui gardait ces bêtes ? L’inventaire répond temple par temple. Ninura, l’épouse de Šara, dieu tutélaire d’Umma, détient 1 520 moutons à queue grasse, 78 % de la race dans la province, ce qui s’accorde avec la place du tissage, rattaché d’ordinaire à l’organisation de la « dame ». Les moutons noirs sont tenus à part par les temples d’Inana et de Ninḫilisu, et Sallaberger avoue ne pas savoir pourquoi. Le modeste total d’Umma ne tient pas au climat, puisque Girsu, dans la province voisine de Lagaš, aligne 74 533 moutons dans un compte de l’an 2 d’Amar-Suen (TUT 27) ; l’inventaire ne couvre qu’une partie des troupeaux du gouverneur.
Sallaberger tire de ce document une conclusion plus large. Les troupeaux restent logés dans les temples, et l’État d’Ur se pose sur cette organisation ancienne sans la refonder. La masse des archives avait longtemps donné l’impression inverse, celle d’une administration royale partie de rien et maîtresse de tout.
« Partis plumer les moutons »
La formule revient dans les « textes de messagers » de Girsu, qui enregistrent le pain et la bière servis aux gens en mission. On y part « plumer les moutons » surtout au dixième, au onzième et au douzième mois du calendrier local, soit de janvier à mars environ. Parmi ceux qui s’en chargent figurent des hommes en armes, des personnages de haut rang, et même un prince, Etel-pû-Dagān. La laine voyage ensuite au deuxième et au troisième mois, vers mai et juin, après la moisson.
On préférera ici « plumer » à « tondre », que l’on rencontre encore dans certains catalogues, parce que le calendrier des comptes suit celui de la mue et que le verbe sumérien ur4 garde ce geste de la main. Hartmut Waetzoldt a montré en 1972 que ce travail revenait à des femmes, parfois désignées expressément comme tisserandes. Dès la plumaison, on trie. Les bilans d’Ur, publiés sous les cotes UET 3, 1504 et 1505, distinguent la laine « triée au lieu de plumaison » de celle qui a été triée à Ur même, et répartissent l’ensemble en dix qualités, laine noire comprise. Les bergers des moutons à queue grasse y livrent deux à trois fois plus que ceux des moutons du pays. À Girsu, une tablette de l’an 43 de Šulgi, BPOA 2, 1882, totalise 1 480 talents de laine, environ 44 tonnes, pour les seuls moutons à queue grasse stationnés dans la province, et ses rubriques de pertes supposent une durée de vie moyenne de quatre à cinq ans par bête. Les bergers répondaient aussi des naissances. Pour les troupeaux à laine d’Umma et de Lagaš, l’administration attendait chaque année un croît égal à la moitié du nombre de brebis adultes, calcul qui, selon Mario Liverani et Wolfgang Heimpel, ne faisait aucune place aux morts.
Détail curieux, SI.A-a, l’un des prêteurs d’argent les mieux connus de l’époque, était berger de profession.
Quatre mille deux cent soixante-douze tisserandes à Guabba
Guabba, bourg de la province de Lagaš, fournit le plus gros contingent du tissage de Girsu. Une seule tablette, HSS 4, 3, y recense 4 272 femmes et 1 800 enfants employés dans ce secteur, chiffres relevés par Waetzoldt. Sous toute la dynastie, les tisserandes sont des femmes et leurs contremaîtres presque toujours des hommes.
Leur entretien se compte en orge. Ignace Gelb avait décrit en 1965 un barème standard, trente litres par mois pour une femme, dix pour un nourrisson, auxquels s’ajoutait une ration de laine qui pouvait atteindre un kilo et demi, à une fréquence que les textes ne précisent pas. Les listes de l’équipe d’Ur-Damu, contremaître des tisserandes de la grande prêtresse de Bau à Girsu, montrent comment la norme se pratique. Au douzième mois de l’an 33 de Šulgi (CTPSM 1, 13), 5 645 litres d’orge y sont répartis entre 180 personnes. Soixante-dix-sept femmes reçoivent quarante litres, des enfants dix ou quinze. En l’an 42, les rations de soixante et de quarante litres tombent à cinquante et trente, ce qui ramène la majorité des femmes au niveau du barème.
Une partie de ce travail relève d’un régime que les textes nomment a2-geš-gar-ra. La laine est pesée au départ, les étoffes le sont au retour. Au premier mois de l’an 7 d’Amar-Suen, un certain Abbagula reçoit ainsi quarante mines de laine pour des étoffes de première qualité, dix-sept pour la deuxième, plus de dix talents pour la troisième (Nisaba 18, 7). Sous Šu-Suen, les « tisserandes de Šu-Suen » rendent des pièces pesées au sicle près, soit à huit grammes.
Le statut de ces femmes divise les spécialistes. Gelb les rangeait parmi les semi-libres entretenus en rations, à distinguer des gens libres loués contre salaire. Waetzoldt a déplacé la ligne de partage, qui passe selon lui entre l’emploi permanent, payé en rations, et l’embauche temporaire, payée en salaire. Richard Firth ajoute en 2024 un étage. Les tisserandes du régime a2-geš-gar-ra reçoivent bien plus que la ration de base, du poisson frais mesuré en mètres cubes, de l’huile de sésame, et jusqu’aux carcasses de 390 moutons livrées à celles de Guabba en l’an 1 d’Ibbi-Suen (PPAC 5, 1189). Ce régime paraît pourtant minoritaire. Une tablette du British Museum, BM 17747, distribue en l’an 35 de Šulgi de grandes quantités de laine à sept ateliers, et un seul porte cette étiquette. Firth en tire, à titre d’hypothèse, que la plupart des tisserandes vivaient de la ration ordinaire.
Aucune des étoffes pesées dans ces tablettes n’a été retrouvée, et l’on ignore presque tout de leur aspect.
Les marchands d’Umma échangent la laine contre de l’or
À Umma, les bilans des marchands employés par le gouverneur permettent de mesurer la part de la laine dans le capital qu’on leur confie. Elle varie de 7 à 62 %, et représente le plus souvent entre un quart et la moitié. Les tissus n’y apparaissent jamais. L’administration elle-même cède de la laine contre de l’or, le métal qui servait à acquitter les taxes annuelles dues à l’État, ou contre du bitume importé de Madga, à l’est du Tigre.
La situation a de quoi surprendre. Une plaine d’orge irriguée exporte sa laine brute, peut-être jusque dans les régions de montagne d’où viennent l’or et le bitume et qui élèvent elles-mêmes des moutons, alors que les marchands d’Aššur vendront quelques siècles plus tard en Anatolie des textiles finis. Sallaberger en tire une thèse nette. La laine de Sumer sort des troupeaux des institutions, et la documentation, pourtant dense, n’en montre aucune importation. Les Amorrites, que les Sumériens appellent Mardu et se représentent en nomades, livrent bien des moutons à queue grasse au centre de Puzriš-Dagan, jamais de laine. L’argument repose sur un silence, et Sallaberger le dit. Sa recherche dans la base de données des textes néo-sumériens croisait les mots « laine » et « Mardu », et il admet avoir pu laisser échapper des traces. Il ménage lui-même deux issues, l’absence de pasteurs spécialisés vivant de leurs troupeaux aux portes de l’empire, ou des échanges conduits dans des secteurs que l’écrit ne couvre pas. La seconde a des défenseurs. Anne Porter a soutenu en 2012 que l’expansion militaire de Šulgi vers le Zagros, contemporaine de la fondation de Puzriš-Dagan, avait privé les pasteurs transhumants d’une bonne part de leur autonomie et de leurs pâturages. Dans cette perspective, l’absence de laine pastorale dans les comptes pourrait tenir à ce que leurs bêtes et leurs herbages relevaient désormais des institutions. Magnus Widell, qui discute ses travaux, juge encore minces les preuves concrètes de sa lecture d’ensemble.
Puzriš-Dagan
Šulgi annonce dans le nom de sa trente-neuvième année la fondation de Puzriš-Dagan, à une dizaine de kilomètres au sud-est de Nippur. Environ 16 000 tablettes en ont été publiées, dont 97 % tiennent en trente ans, de l’an 39 de Šulgi à l’an 2 d’Ibbi-Suen, et la moitié environ traitent du petit bétail. Les bêtes y arrivent comme taxes, butin ou cadeaux, surtout du nord et du nord-est, puis repartent vers les temples, les cuisines et la table du roi. Sallaberger suppose que cette vocation bouchère a épargné les moutons à laine des troupeaux de Sumer.
Le nombre de bêtes demeure discuté. Marcel Sigrist a tiré d’une tablette du Louvre, AO 19548, qui enregistre les sorties du compte de Nasa sur soixante mois à la fin du règne de Šulgi, une moyenne d’environ 70 000 ovins sortis chaque année. En admettant qu’on ne prélevait pas plus de 5 % du cheptel par an, il en déduisait plus d’un million de moutons et de chèvres administrés à tout moment, estimation que Widell reprend sans en garantir l’exactitude.
En 2020, Widell a relevé un autre indice du décalage entre les comptes et les troupeaux. Les brebis de la région s’accouplent en septembre-octobre et agnèlent en février-mars, mais les 3 080 tablettes de livraison au centre se répartissent presque également sur les douze mois, comme si l’administration comptait sans égard pour la saison des bêtes.
Pour Christina Tsouparopoulou, comme pour Widell, il est douteux que tant d’animaux aient séjourné sur place, et la plupart ne seraient entrés au centre que sous forme d’écritures, gérés par des bureaux qu’elle propose de répartir près d’Ur, de Nippur, d’Uruk et de Tummal. John Robertson y voyait au contraire des bêtes réellement rassemblées, jusqu’à 350 000 moutons et chèvres par an. Les 16 000 tablettes de Puzriš-Dagan, privées de tout contexte de fouille, ne permettent pas de départager Robertson et Tsouparopoulou.
Pour aller plus loin
Ces comptes croisent le système du bala, ces contributions tournantes que les provinces d’Ur III versaient à l’État, et l’histoire des Amorrites, les « Mardu » que les scribes sumériens peignent en nomades. Ils prolongent aussi les archives de Girsu sous la seconde dynastie de Lagaš, celle de Gudea, qui précède immédiatement la dynastie d’Ur.
On se figure volontiers les bergers de l’Antiquité comme des nomades libres, qui descendaient des collines pour vendre leur laine en ville. Les archives du sud de l’Irak racontent une autre histoire. Au XXIᵉ siècle avant notre ère, une famille de rois installée dans la ville d’Ur gouverne toute la région. Ses scribes notent sur des tablettes d’argile les moutons, la laine et le travail des ouvrières. Ces comptes permettent de suivre la laine depuis le troupeau jusqu’à l’étoffe.
Des bêtes comptées une à une
Dans chaque ville, les troupeaux dépendent des grands temples. Des bergers les gardent et rendent des comptes à l’administration. On attend d’eux un certain nombre d’agneaux chaque année. Les bêtes perdues sont notées elles aussi.
Les scribes rangent les moutons en trois groupes. Le premier est le mouton du pays, udu eme-gi. Le deuxième vient des collines de l’est et porte une queue épaisse et grasse. On le nomme donc mouton à queue grasse. Sa laine se vend plus cher que celle du mouton du pays.
Le dernier groupe réunit quelques moutons noirs. Leur laine arrive toujours en bas des listes. Les éleveurs cherchaient surtout des toisons blanches. Dans une autre ville de la région, appelée Umma, la plupart des moutons à queue grasse appartiennent au temple d’une déesse. Cette déesse est l’épouse du dieu de la ville.
Le roi Šulgi va plus loin. Il crée un grand centre pour enregistrer le bétail versé comme impôt ou pris à la guerre. Ce centre s’appelle Puzriš-Dagan. La plupart de ses bêtes finissent à la cuisine ou sur l’autel des temples.
Personne ne sait combien d’animaux y passaient vraiment. John Robertson pensait qu’on y rassemblait jusqu’à 350 000 bêtes par an. Christina Tsouparopoulou en doute. Selon elle, la plupart restaient dans des troupeaux lointains. Elles n’arrivaient au centre que sous forme de lignes écrites dans l’argile.
Une laine arrachée à la main
À la fin de l’hiver, la toison des moutons se détache peu à peu. C’est le moment choisi pour la récolter. Les tablettes emploient un verbe que l’on traduit par « plumer ». La laine est arrachée à la main, et ce travail revient à des femmes. Des fonctionnaires et des hommes armés surveillent l’opération. Un prince fait même le voyage.
Une fois récoltée, la laine est triée. Les comptes de la ville d’Ur la classent en dix qualités. Ils enregistrent aussi des quantités énormes. Un spécialiste a converti une seule année de laine en nombre de bêtes. Il arrive à environ 320 000 moutons.
Une partie de cette laine ne sera jamais tissée. Les marchands d’Umma l’emportent brute. Ils l’échangent contre de l’or ou contre du bitume venu de l’est. Cette laine partait peut-être vers les montagnes de l’est. Pourtant, ces montagnes élèvent leurs propres moutons.
Walther Sallaberger en conclut que toute cette laine venait des troupeaux des temples. Il n’a trouvé aucune trace d’achat auprès des bergers des montagnes. D’autres chercheurs pensent que ces bergers avaient perdu leurs pâturages quand l’armée du roi a avancé vers l’est. Personne n’a encore tranché.
Des femmes payées en orge
Après le tri, la laine part vers les ateliers de tissage. Des milliers de femmes y travaillent. Elles obéissent à des contremaîtres, presque toujours des hommes. Dans le seul bourg de Guabba, une tablette recense 4 272 tisserandes.
Chaque mois, ces femmes reçoivent une part fixe de nourriture. Cette part s’appelle une ration. La règle prévoit trente litres d’orge pour une femme. Certaines équipes reçoivent beaucoup plus, avec du poisson, de l’huile ou de la viande de mouton.
Le rang de ces femmes fait débat. Pour les uns, ce sont des travailleuses à peine libres. D’autres remarquent que les mieux nourries formaient un petit groupe à part.
Avant de partir à l’atelier, chaque lot de laine passe sur la balance. Les étoffes finies sont pesées à leur tour, à huit grammes près. Aucune de ces étoffes n’a été retrouvée.
La version complète donne le prix des deux laines à Umma, et suit liste après liste les rations d’une équipe de tisserandes pendant une dizaine d’années.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Bilans annuels de laine d’une administration royale, Ur, an 1 et an 2 d’Ibbi-Suen, UET 3, 1504 et 1505 Ur Excavations Texts 3 (L. Legrain, *Business Documents of the Third Dynasty of Ur*, 1937)
- Inventaire des moutons et des chèvres du gouverneur d’Umma remis par Aiakala à Dadaga, an 7 de Šu-Suen, YOS 4, 237 Yale Oriental Series, Babylonian Texts 4
- Total des moutons à queue grasse stationnés à Girsu et de leur laine, an 43 de Šulgi, BPOA 2, 1882 Biblioteca del Próximo Oriente Antiguo 2
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Sources primaires (suite)
- Recensement des tisserandes et des enfants de Guabba, Girsu, HSS 4, 3 Harvard Semitic Series 4 (M. I. Hussey, 1915)
- Rations d’orge des tisserandes de la grande prêtresse de Bau sous le contremaître Ur-Damu, Girsu, an 33 de Šulgi, 12ᵉ mois, CTPSM 1, 13
- Laine remise à Abbagula pour quatre qualités d’étoffes (régime a2-geš-gar-ra), Girsu, an 7 d’Amar-Suen, 1ᵉʳ mois, Nisaba 18, 7
- Carcasses de 390 moutons reçues par les tisserandes de Guabba, an 1 d’Ibbi-Suen, PPAC 5, 1189
- Distribution de laine aux contremaîtres de sept ateliers de tissage, Girsu, an 35 de Šulgi, CT 10, pl. 40 British Museum, BM 17747
- Compte des sorties d’animaux de Nasa sur soixante mois, Puzriš-Dagan, fin du règne de Šulgi Musée du Louvre, AO 19548
Bibliographie
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- Hartmut Waetzoldt, *Untersuchungen zur neusumerischen Textilindustrie*, Studi economici e tecnologici 1, Rome, 1972 Centro per le antichità e la storia dell’arte del vicino Oriente
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- Christina Tsouparopoulou, « A Reconstruction of the Puzriš-Dagan Central Livestock Agency », *Cuneiform Digital Library Journal* 2013:2 Cuneiform Digital Library Initiative
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- Ignace J. Gelb, « The Ancient Mesopotamian Ration System », *Journal of Near Eastern Studies* 24, 1965, p. 230-243 University of Chicago Press
- Marcel Sigrist, *Drehem*, Bethesda, 1992 CDL Press
- Danièle Calvot, « Deux documents inédits de Selluš-Dagan », *Revue d’assyriologie et d’archéologie orientale* 63 (2), 1969, p. 101-114 Revue d’assyriologie et d’archéologie orientale
- Mario Liverani et Wolfgang Heimpel, « Observations on Livestock Management in Babylonia », *Acta Sumerologica* 17, 1995, p. 135-144 Acta Sumerologica
- John F. Robertson, « The Social and Economic Organization of Ancient Mesopotamian Temples », dans Jack M. Sasson (dir.), *Civilizations of the Ancient Near East*, New York, 1995 Charles Scribner’s Sons
- Anne Porter, *Mobile Pastoralism and the Formation of Near Eastern Civilizations. Weaving Together Society*, Cambridge, 2012 Cambridge University Press
- Petrus S. Vermaak, « Guabba, the Meluḫḫan Village in Mesopotamia », *Journal for Semitics* 17 (2), 2008, p. 553-570 University of South Africa
- Francis Joannès (dir.), *Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne*, Paris, 2001, notice « Šulgi » par Francis Joannès et Bertrand Lafont, p. 822-824 Robert Laffont, « Bouquins »
Sources en ligne
- « A Reconstruction of the Puzriš-Dagan Central Livestock Agency » Cuneiform Digital Library Initiativehttps://cdli.earth/articles/cdlj/2013-2
- « a2-geš-gar-ra during the Ur III period : an early example of ta-ra-si-ja » Ariadne, Université de Crètehttps://ejournals.lib.uoc.gr/Ariadne/article/view/1855
- « Destined for Slaughter : Identifying Seasonal Breeding Patterns in Sheep and Goats in Early Babylonia » University of Liverpool Repositoryhttps://livrepository.liverpool.ac.uk/3103894/
- « Wool Economy in the Ancient Near East and the Aegean » Oxbow Bookshttps://www.oxbowbooks.com/9781782976318/wool-economy-in-the-ancient-near-east-and-the-aegean/


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