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Le malin génie de Descartes : un trompeur qu’on s’invente exprès

Les grands concepts expliquésLe rationalisme7 octobre 2026◈ 35 sources vérifiées
Bibliothèque Nationale de France / Wikimedia Commons
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Pierre Gassendi jugeait le procédé superflu. Dans les objections qu’il adresse à Descartes en 1641, imprimées à la suite des Meditationes, il approuve le projet de se défaire des préjugés et ne comprend pas la manière. Pourquoi tenir les anciennes opinions pour fausses, demande-t-il, et s’obliger à imaginer un Dieu trompeur ou quelque mauvais esprit, quand il aurait suffi d’invoquer l’obscurité de l’esprit humain et la faiblesse de notre nature (Cinquièmes Objections, AT VII, 257-258) ? L’objection a pour elle le bon sens, et la réponse de Descartes tient dans l’image d’un bâton tordu.

« Un certain mauvais génie »

Le personnage occupe quelques lignes de la première méditation, et il arrive tard. Auparavant, le méditant a récusé les sens, écarté la comparaison avec les fous qui se croient de verre, admis qu’aucun indice certain ne sépare la veille du sommeil. Le rêve laisse pourtant debout l’arithmétique et la géométrie : que je veille ou que je dorme, deux et trois joints ensemble font cinq (AT VII, 20). Dans son esprit resurgit alors une vieille opinion, celle d’un Dieu « qui peut tout », qui potest omnia, et qui aurait pu vouloir qu’il se trompe chaque fois qu’il additionne deux et trois (AT VII, 21). Nier un Dieu si puissant ne sauverait rien. Si l’on attribue mon origine au destin, au hasard ou à une suite continue de causes, l’auteur de mon être devient moins puissant, et il devient d’autant plus probable que je sois assez imparfait pour me tromper toujours. Le soupçon porte désormais sur ma nature, quelle qu’en soit la cause. Au terme de ce parcours, le méditant conclut qu’il n’y a pas une de ses anciennes opinions dont il ne puisse douter, « pour des raisons très fortes et mûrement considérées ».

Le génie n’entre en scène qu’après cette conclusion, et pour une autre raison. Car les anciennes opinions, écrit Descartes, restent fort probables et reviennent d’elles-mêmes occuper l’esprit. Il décide donc de se tromper lui-même, en feignant que toutes ses pensées sont fausses jusqu’à ce que ses préjugés soient balancés. En latin, la formule est genium aliquem malignum, eundemque summe potentem et callidum (AT VII, 22), que la traduction du duc de Luynes rend en 1647 par « un certain mauvais génie, non moins rusé et trompeur que puissant ». L’expression « malin génie », celle des manuels, ne figure pas dans ce passage. Mieux vaut garder la leçon de 1647, parce qu’elle est celle du texte français imprimé du vivant de Descartes.

La liste de ce que le génie falsifie est précise. Il change en illusions le ciel, l’air, la terre, les couleurs, les figures, les sons « et toutes les choses extérieures », et le méditant se considère « comme n’ayant point de mains, point d’yeux, point de chair, point de sang » (AT VII, 22-23). L’addition et le carré manquent à l’énumération, et ce silence a nourri plusieurs décennies de commentaires.

Descartes tord le bâton dans l’autre sens

Le dispositif repose sur une distinction entre une raison de douter et une disposition à douter. Dès la fin de l’argument sur l’origine de ma nature, la raison existe, puisque rien ne garantit que je n’aie pas été fait pour me tromper. Mais la disposition ne suit pas, parce que l’esprit retombe dans ses habitudes dès qu’il relâche son attention. Le mauvais génie comble cet écart sans ajouter au doute la moindre raison nouvelle. Il lui donne la figure d’un adversaire actif dont chaque perception pourrait être l’ouvrage, et le méditant en tire une règle, puisque, s’il n’est pas en son pouvoir de connaître aucune vérité, il est au moins en sa puissance de suspendre son jugement (AT VII, 23).

Ramené à son mouvement, l’argument tient en trois temps. Je ne peux pas exclure que ma nature me trompe jusque dans ce qui me paraît évident. Savoir cela ne m’empêche pas de croire, car l’habitude restaure les opinions probables à chaque relâchement. Je me donne donc la fiction d’un trompeur qui fausse tout, afin de contraindre mon jugement à se suspendre partout, jusqu’à ce que je rencontre une proposition que la fiction elle-même ne peut entamer. Descartes sait le procédé fragile et compare le méditant à un esclave qui, soupçonnant que sa liberté n’est qu’un songe, craint d’être réveillé et conspire avec ses illusions (AT VII, 23).

La réponse à Gassendi reprend ce point avec moins de patience (Cinquièmes Réponses, AT VII, 348 et suiv.). Invoquer l’obscurité de l’esprit revient, selon Descartes, à dire que nous nous trompons parce que nous sommes sujets à l’erreur, ce qui n’aide personne à se corriger. Quant à supposer faux ce qu’on a cru vrai, un philosophe ne s’en étonnerait pas plus que de voir redresser un bâton courbé en le pliant dans le sens opposé, et les astronomes imaginent bien l’équateur et le zodiaque. Contre le jésuite Pierre Bourdin, l’année suivante, l’image devient un panier de pommes douteuses, qu’on vide en entier pour n’y remettre que les fruits reconnus sains (Septièmes Réponses, AT VII, 481).

Le ton de l’échange avec Gassendi a laissé une trace curieuse. Gassendi interpelle son adversaire en l’appelant Âme, puis Esprit, et Descartes lui rend la politesse en l’appelant Chair.

Qui potest omnia, summe potens

Le Dieu de la vieille opinion peut tout (AT VII, 21), le génie est seulement extrêmement puissant (AT VII, 22), comme le trompeur de la deuxième méditation (AT VII, 25). Maximilian Bergengruen tire de cette répartition une lecture précise, où l’omnipotence reste réservée au Dieu qui ne trompe pas et la tromperie à une figure puissante mais finie, ce que la quatrième méditation confirmera par un principe, vouloir tromper « témoigne sans doute de la faiblesse ou de la malice » (AT VII, 53). Dès 1971, Richard Kennington avait soutenu dans le Journal of the History of Ideas que les textes impliquent la finitude du génie, et une réplique a paru deux ans plus tard dans la même revue (Journal of the History of Ideas, 1973). Dans ses Essais sur Descartes de 1937, Henri Gouhier distinguait déjà deux trompeurs, le Dieu trompeur, hypothèse métaphysique qui inquiète l’évidence elle-même, et le génie, artifice de méthode qui disparaît après avoir rempli son office, selon le résumé de sa communication au IXᵉ Congrès international de philosophie la même année.

Lex Newman, dans la Stanford Encyclopedia of Philosophy, juge cette dualité superflue. Les deux figures tirent leur pouvoir d’une puissance suprême privée de bonté, et le méditant hésite lui-même sur le nom, puisqu’il se demande s’il n’y a point « quelque Dieu, ou quelque autre puissance » qui lui met ces pensées dans l’esprit (AT VII, 24). Newman ajoute que la force du doute ne vient pas de la puissance du trompeur, puisqu’un auteur moins puissant rendrait l’erreur perpétuelle plus probable encore. Ce que le génie figure serait donc le soupçon d’une nature mal faite, dont il n’est qu’un nom commode.

La chronologie des textes ne départage pas les deux lectures. Le Discours de la méthode, paru à Leyde en 1637, doute des sens, des démonstrations parce que des hommes font des paralogismes, et de la veille (quatrième partie, AT VI, 31-32). Ni Dieu trompeur ni génie. Les Principia philosophiae de 1644 rapportent le doute sur les mathématiques au Dieu qui peut faire tout ce qui lui plaît, puis répondent que, même s’il prenait plaisir à nous tromper, nous gardons la liberté de suspendre notre assentiment (I, 5-6, AT VIII-1, 6). Le génie n’existe que dans les Méditations, le seul de ces livres conçu comme un exercice à la première personne. Ce fait s’accorde avec un artifice de méthode, il s’accorde aussi avec un trompeur unique que l’exposé de 1644 n’avait plus besoin de mettre en scène, et aucun élément textuel ne permet à ce jour de trancher.

Quatre généalogies pour un personnage sans état civil

Descartes ne dit pas où il a trouvé son personnage. Tullio Gregory, dans Genèse de la raison classique de Charron à Descartes en 2000, rattache le Dieu trompeur aux disputes scolastiques du XIVᵉ siècle sur un Dieu qui pourrait mentir et tromper. En 2007, Francisco Tadeo Baciero Ruiz a soutenu que les deux fictions se lisent déjà chez le jésuite Francisco Suárez, que Descartes ne nomme, selon lui, qu’une seule fois, dans les Réponses aux objections. Maximilian Bergengruen cherche du côté des traités de démonologie de la seconde moitié du XVIᵉ siècle, où le diable, incapable de changer la nature, se borne à produire des illusions, et où l’on rencontre déjà, relève-t-il, l’expression « malin esprit ». Plus près de Descartes, Claudio Buccolini a enfin signalé en 2014 un argument du même type chez Marin Mersenne, son correspondant le plus constant, dans un ouvrage paru avant le Discours. La Recherche de la vérité par la lumière naturelle ajoute une autre incertitude. Ce dialogue inachevé et posthume ne connaît que le rêve et les mélancoliques qui se croient des cruches (AT X, 511), mais sa date de rédaction est disputée, des années 1620 à la fin des années 1640, et l’absence du génie y marque, selon la date qu’on retient, une étape antérieure ou un abandon.

Les quatre pistes reposent toutes sur des rapprochements de textes.

Des fleurs en papier

En 1949, dans la Philosophical Review, O. K. Bouwsma répond au génie par un conte. Il change en papier les fleurs, les arbres, les hommes et le ciel, et son premier essai échoue, parce que Tom, amateur de fleurs, caresse un pétale et sent sous ses doigts que ce n’est que du papier. Une illusion n’en était une qu’à la condition de pouvoir être découverte. Le génie supprime alors le papier avec le reste, de façon que rien ne permette jamais de distinguer l’apparence de la chose, et il échoue de nouveau, car une tromperie qu’aucune épreuve ne pourrait déceler ne se distingue plus de la réalité qu’elle imite. Bouwsma termine son conte sur la déconfiture du génie. Le conte accepte toutes les prémisses de Descartes et demande seulement ce que voudrait dire être trompé sur tout.

Descartes n’a pas connu cette objection, mais un passage des Secondes Réponses la rencontre à mi-chemin. Si notre persuasion est si ferme qu’aucune raison ne pourra jamais l’ébranler, nous avons tout ce qu’on peut raisonnablement souhaiter, et peu nous importe qu’on feigne que cette perception paraîtrait fausse à Dieu ou à un ange, puisque nous ne croyons pas à cette fausseté absolue (AT VII, 144-145). Harry Frankfurt, dans Demons, Dreamers, and Madmen en 1970, a fait de ce texte l’un des appuis d’une lecture où Descartes viserait une certitude inébranlable plutôt que la vérité absolue. Lex Newman consacre toute une section de son article à la question de savoir si la vérité est une condition du savoir parfait.

La version moderne du génie se passe de démon. On imagine un cerveau séparé de son corps, placé dans une cuve de liquide nutritif et relié à un ordinateur qui lui envoie exactement les impulsions que lui enverraient ses sens, de sorte qu’il croit marcher, lire, se tenir près du feu. Hilary Putnam a donné à cette expérience de pensée une forme devenue canonique au premier chapitre de Reason, Truth and History, en 1981, mais pour la retourner. Si un cerveau a toujours été dans la cuve, son mot « cuve » ne renvoie pas aux cuves réelles, avec lesquelles il n’a jamais eu le moindre rapport causal, mais aux images que la machine lui fournit, et sa phrase « je suis un cerveau dans une cuve » est fausse chaque fois qu’il la pense, à la manière de l’énoncé « tous les énoncés généraux sont faux ». Putnam visait d’abord le réalisme métaphysique, et la portée de son argument contre le sceptique reste discutée. Le lecteur peut faire l’essai sur lui-même. S’il se demande s’il est dans la cuve, l’argument de Putnam lui répond que la question, posée dans ses propres mots, se défait d’elle-même, celui de Bouwsma que la réponse ne changerait rien, celui de Descartes qu’il faut d’abord savoir qui l’a fait.

Descartes a pesé lui-même son hypothèse. Dans la troisième méditation, une fois acquis qu’il existe, il revient au doute sur l’addition de deux et de trois, le rattache à « quelque Dieu » qui aurait pu lui donner une nature trompeuse, puis le qualifie : n’ayant aucune raison de croire à un Dieu trompeur, il juge la raison de douter qui dépend de cette seule opinion « bien légère, et pour ainsi dire métaphysique » (AT VII, 36). Légère, et pourtant suffisante pour lui interdire toute certitude tant qu’il ne sait pas s’il y a un Dieu et s’il peut être trompeur. Le génie de la première méditation ne figure plus dans cette phrase, et savoir si la légèreté reconnue en 1641 vaut aussi pour lui, ou pour le seul Dieu trompeur dont il serait l’artifice, dépend entièrement de la lecture qu’on adopte des deux figures.

Pour aller plus loin

Le cogito prolonge directement cette enquête : « Je pense, donc je suis » en est la version la plus connue, et la deuxième méditation l’obtient en retournant le trompeur contre lui-même. Le doute méthodique de Descartes et le Discours de la méthode donnent le cadre des règles. Par contraste, Pyrrhon : le philosophe qui serait revenu des Indes avec le doute, et l’épochè selon Sextus, éclairent une suspension du jugement sans trompeur. Avicenne et l’homme volant offrent un antécédent souvent comparé au cogito. La querelle sur le cercle de la preuve cartésienne reste à écrire.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. René Descartes, *Meditationes de prima philosophia*, Paris, 1641, méditation I, les fous, le rêve et les vérités mathématiques (AT VII, 19-20), le Dieu *qui potest omnia* et l’argument de l’auteur moins puissant (AT VII, 21), *genium aliquem malignum, eundemque summe potentem et callidum* (AT VII, 22), l’esclave qui rêve de liberté (AT VII, 23) Œuvres de Descartes, éd. Adam et Tannery, tome VII
  2. René Descartes, *Meditationes de prima philosophia*, méditation II, « quelque Dieu, ou quelque autre puissance » (AT VII, 24) et le trompeur *summe potens et summe callidus* (AT VII, 25) Œuvres de Descartes, éd. Adam et Tannery, tome VII
  3. René Descartes, *Meditationes de prima philosophia*, méditation III, la raison de douter « bien légère, et pour ainsi dire métaphysique » (AT VII, 36) Œuvres de Descartes, éd. Adam et Tannery, tome VII
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Sources primaires (suite)

  1. René Descartes, *Meditationes de prima philosophia*, méditation IV, vouloir tromper témoigne de la faiblesse ou de la malice (AT VII, 53) Œuvres de Descartes, éd. Adam et Tannery, tome VII
  2. René Descartes, *Les Méditations métaphysiques*, traduction du duc de Luynes, Paris, Veuve Jean Camusat et Pierre Le Petit, 1647, méditations I à IV, texte français de toutes les citations de l’article Œuvres de Descartes, éd. Adam et Tannery, tome IX-1
  3. Pierre Gassendi, Cinquièmes Objections, sur la première méditation, pourquoi tenir pour faux plutôt qu’incertain, et pourquoi imaginer un Dieu trompeur ou un mauvais esprit (AT VII, 257-258) Œuvres de Descartes, éd. Adam et Tannery, tome VII
  4. René Descartes, Cinquièmes Réponses, sur la première méditation, l’esprit obscur, le bâton courbé, les cercles des astronomes et les lignes des géomètres (AT VII, 348 et suiv.) Œuvres de Descartes, éd. Adam et Tannery, tome VII
  5. René Descartes, Secondes Réponses, la persuasion inébranlable et la fausseté absolue (AT VII, 144-145) Œuvres de Descartes, éd. Adam et Tannery, tome VII
  6. René Descartes, Septièmes Réponses, à Pierre Bourdin, le panier de pommes (AT VII, 481) Œuvres de Descartes, éd. Adam et Tannery, tome VII
  7. René Descartes, *Discours de la méthode*, Leyde, 1637, quatrième partie, les trois raisons de douter (AT VI, 31-32) Œuvres de Descartes, éd. Adam et Tannery, tome VI
  8. René Descartes, *Principia philosophiae*, Amsterdam, 1644, première partie, articles 5 et 6 (AT VIII-1, 6) Œuvres de Descartes, éd. Adam et Tannery, tome VIII-1
  9. René Descartes, *La Recherche de la vérité par la lumière naturelle*, dialogue inachevé et posthume, date de rédaction disputée, le rêve et les mélancoliques (AT X, 511) Œuvres de Descartes, éd. Adam et Tannery, tome X

Bibliographie

  1. Henri Gouhier, *Essais sur Descartes*, Paris, 1937, p. 163 Vrin
  2. Henri Gouhier, « Le grand trompeur et la signification de la métaphysique cartésienne », *Travaux du IXᵉ Congrès international de philosophie*, vol. 1, Paris, 1937, p. 69-73 Travaux du IXᵉ Congrès international de philosophie
  3. Tullio Gregory, *Genèse de la raison classique de Charron à Descartes*, Paris, 2000, chapitre X, « Dieu trompeur et malin génie », p. 291-347 Presses universitaires de France
  4. Richard Kennington, « The Finitude of Descartes’ Evil Genius », *Journal of the History of Ideas* 32 (3), 1971, p. 441-446, DOI 10,2307/2708359 Journal of the History of Ideashttps://doi.org/10.2307/2708359
  5. Hiram Caton, « Kennington on Descartes’ Evil Genius », *Journal of the History of Ideas* 34 (4), 1973, p. 639-641 Journal of the History of Ideas
  6. Maximilian Bergengruen, « Genius malignus. Descartes, Augustinus und die frühneuzeitliche Dämonologie », p. 37-58, tiré à part déposé sur KITopen Karlsruher Institut für Technologie
  7. Francisco Tadeo Baciero Ruiz, « El genio maligno de Suárez : Suárez y Descartes », *Pensamiento* 63 (236), 2007, p. 303-320 Universidad Pontificia Comillas
  8. Claudio Buccolini, « ‘Animale-macchina’ e ‘genio maligno’ : due idee non cartesiane nell’Harmonie universelle di Mersenne », *Lexicon Philosophicum*, 2014, DOI 10,19283/lph-20142 415 Lexicon Philosophicumhttps://doi.org/10.19283/lph-20142
  9. O. K. Bouwsma, « Descartes’ Evil Genius », *The Philosophical Review* 58 (2), 1949, p. 141-151, DOI 10,2307/2181388 The Philosophical Reviewhttps://doi.org/10.2307/2181388
  10. Harry G. Frankfurt, *Demons, Dreamers, and Madmen. The Defense of Reason in Descartes’s Meditations*, Indianapolis, 1970 Bobbs-Merrill
  11. Hilary Putnam, *Reason, Truth and History*, Cambridge, 1981, chapitre 1, « Brains in a vat », p. 1-21, DOI 10,1017/CBO9780511625398 003 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/CBO9780511625398
  12. Lex Newman, « Descartes’ Epistemology », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, première publication 1997, révision substantielle du 27 novembre 2023, sections 2,2, 3,2 et 6,4 Stanford University

Sources en ligne

  1. « Descartes’ Epistemology » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/descartes-epistemology/
  2. « Brain in a Vat Argument, The » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/brain-in-a-vat-argument/
  3. « Brains in a vat (Chapter 1) - Reason, Truth and History » Cambridge Core, Cambridge University Presshttps://www.cambridge.org/core/books/abs/reason-truth-and-history/brains-in-a-vat/4301D7FCC5869697D0110E89CAA1A47B
  4. « Le grand trompeur et la signification de la métaphysique cartésienne » Philosophy Documentation Centerhttps://www.pdcnet.org/wcp9/content/wcp9_1937_0001_0069_0073
  5. « Descartes’ Evil Genius » Philosophy Documentation Center, The Philosophical Reviewhttps://www.pdcnet.org/phr/content/phr_1949_0058_0002_0141_0151
  6. « Descartes’ Evil Genius », O. K. Bouwsma, texte de 1949 en lecture de cours Simon Fraser Universityhttp://www.sfu.ca/~jeffpell/Phil467/BouwsmaEvilGenius.pdf
  7. « Objections to Descartes’s Meditations, and his Replies. Fifth Objections (Gassendi) and Descartes’s Replies », version de Jonathan Bennett d’après la traduction de John Cottingham University of Cincinnatihttps://homepages.uc.edu/~martinj/Rationalism/Descartes/Descartes%20-%20Objections%20V%20and%20Replies.pdf
  8. « Genius malignus. Descartes, Augustinus und die frühneuzeitliche Dämonologie » Karlsruher Institut für Technologiehttps://www.geistsoz.kit.edu/germanistik/downloads/DESCARTES.pdf
  9. « El genio maligno de Suárez : Suárez y Descartes » GREDOS, Universidad de Salamancahttps://gredos.usal.es/handle/10366/113180
  10. « ‘Animale- macchina’ e ‘genio maligno’ : due idee non cartesiane nell’Harmonie universelle di Mersenne » Lexicon Philosophicum, CNRhttps://lexicon.cnr.it/ojs/index.php/LP/article/view/415
  11. « Méditations métaphysiques (1641), traduction française du duc de Luynes (1647) » Philotexteshttps://philotextes.info/spip/IMG/pdf/meditations.pdf
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