Le journal des acquisitions du Cabinet des médailles compte trois cents francs pour un vase d’argent et mille deux cents pour un lot de papyrus, achetés ensemble au marchand Rollin, 12 rue Vivienne, le 10 octobre 1846. Dans le lot se trouve un feuillet de 41 centimètres sur 19, cinq lignes d’un hiératique ramesside large et soigné, aujourd’hui coté Égyptien 195 à la Bibliothèque nationale de France. Ce papyrus Rollin, du nom du vendeur, appartient aux documents d’un procès instruit sous Ramsès IV contre les auteurs de la conjuration du harem.
Le roi mort préside son propre tribunal
Le témoin principal de l’affaire est conservé au Museo Egizio de Turin sous le numéro Cat. 1875. Plus de cinq mètres de papyrus, six colonnes conservées, un début perdu. À la différence de la plupart des papyrus ramessides de la collection, celui-ci n’a jamais été réemployé ; le texte occupe en grande calligraphie le recto d’une feuille de très belle qualité, le verso est resté vierge, et le musée y voit la marque d’un document destiné à être gardé en bibliothèque ou aux archives.
Le prologue est mis dans la bouche du roi, et ce roi parle comme un défunt, observe Yvan Koenig. Il dit avoir délégué une commission, deux surveillants du Trésor, Montouemtaouy et Payfrou, un porte-éventail, plusieurs échansons, un héraut, deux scribes et un porte-étendard de la garnison, en déclarant tout ignorer des affaires qu’on lui rapportait. Les commissaires ont examiné, puis fait mourir de leurs propres mains ceux qui avaient donné la mort. Il ajoute qu’il les avait mis en garde contre toute condamnation injuste, souhaite que les actes des coupables retombent sur leur tête et se dit protégé pour l’éternité parmi les rois justifiés, en présence d’Amon-Rê et d’Osiris. Le Museo Egizio insiste sur la retenue du texte, qui ne dit pas clairement si le roi a survécu, ni que les condamnés ont été exécutés, et préfère des circonlocutions qui protègent les juges des conséquences de leurs propres sentences. Cinq listes d’accusés occupent la suite. Alexandre Loktionov y compte trente et un hommes nommés, six épouses d’hommes de la porte du harem qui restent anonymes, et quatre peines, la mort, le suicide probablement imposé, l’ablation du nez et des oreilles et la simple réprimande. Le musée désigne la reine Tiyi comme l’instigatrice, avec d’autres femmes du harem et plusieurs hauts dignitaires, et Pentaour comme le fils qu’elle voulait placer sur le trône.
Le scribe a aussi touché aux noms. Un militaire figure sous le nom de « Mauvais dans Thèbes », déformation probable d’un « Bon dans Thèbes », un autre accusé est présenté comme Parakamenef, « autrefois magicien », et Koenig relève dans la même série « Rê le hait » ainsi qu’une épithète ordinaire du serpent Apophis, l’adversaire du soleil. Pour Koenig, ces noms flétris rangeaient les condamnés parmi les ennemis du dieu solaire avant même la sentence. Le complot avait aussi un bras armé, et Binemouaset, commandant des archers de Koush, fut traduit devant les juges parce que sa sœur, qui faisait partie du harem, lui avait écrit de rassembler des hommes et de venir en armes se soulever contre son maître.
Des dieux de cire pour la garde du harem
Les feuillets de Paris et de New York racontent ce que le résumé de Turin passe presque sous silence. Dans la traduction de Pascal Vernus, corrigée sur un mot par Koenig, le papyrus Rollin décrit un homme qui rédige des écrits magiques pour désorganiser et semer la confusion, puis fabrique « quelques dieux de cire et quelques philtres pour rendre sans force des membres humains ». Il les remet à Paybakkamen, le chambellan, que le texte appelle celui que Phrê n’a pas laissé devenir chambellan, et aux autres grands criminels, avec l’ordre de les introduire. Ils furent introduits.
Le papyrus Lee a suivi un autre chemin. Ses deux fragments, dont le plus grand mesure environ 48 centimètres sur 24 d’après la notice, ont été achetés par le docteur John Lee à la vente de M. Burton (numéro 436 du catalogue de Hartwell House, précise la notice), cédés à lord Amherst en 1868, puis acquis par John Pierpont Morgan en 1912. La Morgan Library les conserve sous les cotes Amh. Egy. Pap. 5,1 et 5,2 et les décrit comme l’abrégé d’une procédure criminelle dans une affaire de sorcellerie. Sa notice a gardé jusqu’au numéro du catalogue de Hartwell House, détail qui permet de suivre un papyrus thébain d’une collection anglaise du XIXᵉ siècle jusqu’à une bibliothèque de Madison Avenue.
Le texte raconte les agissements d’un certain Penhouybin, nom que Koenig tient pour une déformation volontaire de Houynefer, probablement le même homme que dans le papyrus Rollin. L’homme se met à pratiquer ce que le texte appelle pḥ-nṯr, littéralement atteindre le dieu, que Koenig rapproche des consultations divinatoires attestées à l’époque ramesside. Il accède à un côté du harem, fabrique des hommes de cire portant une inscription et les fait entrer par l’intermédiaire du contrôleur Idrem, de quoi désorganiser une équipe de garde, en ensorceler d’autres et faire circuler des messages entre l’intérieur et l’extérieur. Juste avant, le papyrus mentionne la remise d’un livre de la bibliothèque d’Ousermaâtrê-Meryamon, c’est-à-dire de Ramsès III, et Robert Ritner, qui traduit le passage, met un point d’interrogation après le mot bibliothèque.
Trois plans se superposent ici. Le tribunal affirme que ces objets ont été fabriqués et introduits, et le papyrus Lee ajoute qu’à l’interrogatoire chaque crime fut trouvé véridique. Pour les accusés comme pour leurs juges, une figurine inscrite pouvait affaiblir le corps d’un gardien, et c’est dans ce cadre que l’accusation prend son sens. L’historien constate de son côté que les mêmes documents décrivent des moyens beaucoup plus ordinaires, des contrôleurs du harem complices, des épouses de portiers et des messages confiés au chambellan, et qu’aucun ne permet d’attribuer aux figurines le moindre effet sur la garde.
La bibliothèque du roi
En égyptien, la puissance que nous traduisons par magie s’appelle heka, et elle n’avait rien de clandestin. Robert Ritner l’a montré en 1993 dans une étude consacrée aux techniques des magiciens, où il rappelle qu’Amenhotep II déclare, à la cinquième ligne de sa stèle d’Amada, avoir fabriqué des figurines de ses ennemis et des Neuf Arcs, les ennemis traditionnels de l’Égypte, que des prêtres déposaient des figures semblables dans les fondations, et que le Livre d’abattre Apophis, conservé par le papyrus British Museum 10188, invite les particuliers à modeler des images des ennemis de Rê, de Pharaon et de tous les adversaires qu’ils redoutent, texte récité par ailleurs dans la liturgie quotidienne des grands temples d’Amon-Rê et d’Osiris, si bien que la même technique servait au roi comme à ses sujets. Selon lui, le procès de la conjuration est le seul procès pour sorcellerie conservé en Égypte. Le greffier y prend soin de noter que les livres venaient de la collection du roi lui-même. Ritner en conclut que c’est la cible, le roi, qui faisait le crime.
Pascal Vernus, cité par Koenig, distingue trois ramifications dans la conspiration, les dames du harem avec leurs parents et six épouses de gardes, le bras armé de Binemouaset, et un troisième groupe réunissant des prêtres de Sekhmet, magiciens redoutés, et des hommes liés à la Maison de vie, où l’on conservait les livres. Le prologue qualifie les conjurés d’abominations du pays, un mot, bwt, que Koenig rattache au vocabulaire du tabou. L’étiquette de procès en sorcellerie, que Ritner emploie lui-même, reste commode ; on lui préférera ici celle de procès pour rébellion, parce que c’est le seul chef que les documents formulent, la magie n’y apparaissant que parmi les moyens.
Hans Goedicke et le mot « philtre »
La lecture magique n’a pas toujours été admise. En 1963, dans le Journal of Egyptian Archaeology, Hans Goedicke posait la question dans son titre même, à propos des papyrus Rollin et Lee, et selon Koenig il niait que ces documents fassent allusion à l’emploi de la magie. Sa position a pour elle la nature des textes. Ce sont des résumés elliptiques, rédigés par des scribes qui évitent de nommer l’acte, et le mot qu’on traduit par philtre désigne le plus souvent un remède. La notice actuelle du papyrus Rollin à la BnF va dans un sens voisin quand elle parle d’endormir les portiers du harem, probablement à l’aide de narcotiques.
Koenig a répondu en 2001 sur le terrain de la lecture. Le mot rendu par philtres avait été lu « hommes » d’après des reproductions médiocres, Goedicke y avait encore ajouté le signe de la femme, et la reproduction exacte, donnée au XIXᵉ siècle par Théodule Devéria, montre un mot masculin qui signifie d’ordinaire remède mais prend parfois une valeur hostile ; le papyrus Lee, avec ses hommes de cire inscrits, se prête mal de toute façon à une lecture pharmacologique. Koenig va plus loin. Pour lui, le papyrus de Turin sert avant tout à protéger le roi défunt, dans l’au-delà, contre la vengeance des condamnés, ce qui en ferait un texte sacralisé à fonction magique. Pierre Grandet y voyait en 1993 la version publique du jugement, peut-être affichée à l’entrée du temple funéraire le jour des funérailles, hypothèse que Koenig écarte faute de toute attestation d’un tel affichage.
Le débat a donc changé d’objet. De Ritner au Museo Egizio, les travaux récents tiennent la fabrication de figurines pour un fait du dossier, et la discussion porte désormais sur la fonction des documents eux-mêmes, compte rendu, affiche ou instrument de protection.
« Phrê n’a pas permis »
La même pudeur de scribe a longtemps entretenu un doute sur l’issue de l’attentat. Le papyrus Rollin dit des mauvaises actions du coupable qu’elles furent commises, mais que Phrê ne leur permit pas de réussir. En 2004, Pascal Vernus a montré que cette tournure énonce un fait sur le mode négatif, parce qu’écrire le meurtre d’un pharaon contredisait l’ordre du monde, la maât ; la même formule refuse à Paybakkamen une charge de chambellan qu’il a pourtant certainement exercée.
En décembre 2012, l’équipe réunie autour de Zahi Hawass et d’Albert Zink publie dans le BMJ l’examen par tomodensitométrie de la momie de Ramsès III. Il révèle une entaille profonde à la gorge, probablement faite avec une lame tranchante, sous un col de lin épais posé par les embaumeurs. Dans la plaie, ceux-ci ont inséré une amulette en forme d’œil d’Horus, geste que les auteurs comprennent comme destiné à guérir. La même étude examine une momie anonyme retrouvée avec celle du roi, l’« homme inconnu E », au cou marqué de plis cutanés comprimés, au thorax dilaté et à l’embaumement inhabituel, qui partage avec Ramsès III le même haplotype du chromosome Y. Les auteurs en font un candidat possible pour Pentaour, sans aller au-delà.
Au verso d’un autre papyrus de Turin, Cat. 1946 + 1949, le haut fonctionnaire Montoumès annonce aux ouvriers la mort de Ramsès III et l’avènement de Ramsès IV.
Les ouvriers, dit le texte, fêtèrent le nouveau roi tard dans la nuit.
Bien des points restent hors d’atteinte. Le début du papyrus de Turin est perdu, les femmes condamnées n’y ont pas de nom, et l’on ignore si les figurines ont précédé l’attentat de quelques jours ou de plusieurs mois. Une ligne en particulier reste sans réponse ferme. Parmi les papiers de Jean-Jacques Rifaud (1786-1852), voyageur dont les archives sont à la Bibliothèque de Genève, le feuillet coté Ms fr. 1062 B, 21 conserve la copie maladroite d’un texte hiératique où Koenig a proposé de lire en 2001 la gravure de figurines de dieux et d’images du maître, c’est-à-dire du roi, ce qui ferait de Ramsès III la cible directe d’un envoûtement. Koenig jugeait lui-même cette copie particulièrement illisible et invitait d’autres chercheurs à reprendre ses lectures, si bien que la réponse dépend d’un meilleur témoin du texte que ces quelques signes recopiés à la main, conservés aujourd’hui à Genève.
Pour aller plus loin
Sur la magie comme pratique d’État, Heka : la magie officielle de l’Égypte ancienne. Autour du désordre divin, Seth, le dieu du désordre nécessaire. Pour le même règne vu autrement : La première grève de l’histoire, les ouvriers de Ramsès III. Autre dossier ramesside : Qadesh.
On dit souvent de cette affaire qu’elle est le seul procès en sorcellerie connu de l’Égypte des pharaons. Elle éclate à la mort de Ramsès III, un roi qui régnait depuis une trentaine d’années. Une de ses épouses, Tiyi, voulait que son fils monte sur le trône à la place de l’héritier choisi. Le complot a été découvert, puis jugé. La question est de savoir quel rôle la magie y a tenu.
Un long rouleau qui parle à mots couverts
Le compte rendu officiel du procès occupe un rouleau de plus de cinq mètres. Il est gardé aujourd’hui dans un musée de Turin, en Italie. Le texte fait parler le roi mort, qui confie l’enquête à des juges et dit tout ignorer de l’affaire. Ce texte ne dit même pas clairement que le roi a perdu la vie.
Ces juges ont condamné trente et un hommes. Des femmes ont aussi été punies, mais aucune n’est nommée. Plusieurs condamnés ont dû se donner la mort, sans doute sur ordre. D’autres ont eu le nez et les oreilles coupés.
Le scribe a même transformé certains noms en insultes. Un soldat est appelé « Mauvais dans Thèbes ». Le dieu du soleil, Rê, apparaît dans un autre surnom, « Rê le hait ». Ces surnoms faisaient des coupables des adversaires du soleil.
Des poupées de cire au palais
Deux papyrus plus courts racontent ce que le grand rouleau passe sous silence. L’un se trouve à Paris, l’autre à New York. Ils décrivent un homme qui rédige des écrits magiques et façonne de petits dieux en cire. Il prépare aussi des breuvages censés vider de leur force les membres des gardes.
Ces objets entrent ensuite dans le palais où vivent les épouses du roi, grâce à des complices. Les égyptologues appellent ce lieu le harem. Le but était de désorganiser la garde et de faire passer des messages. Les textes signalent aussi un livre sorti de la bibliothèque du roi.
Juges et accusés pensaient que ces figurines pouvaient agir sur le corps. Les mêmes papyrus montrent pourtant des moyens très ordinaires. Des épouses de gardiens et des employés du palais ont aidé les conjurés. Rien dans ces textes ne permet de prêter un effet aux figurines.
Une magie que les rois pratiquaient aussi
En Égypte, la magie n’avait rien d’interdit. Un autre pharaon se vante d’avoir fait modeler des figurines de ses ennemis. Les grands temples récitaient chaque jour des formules contre les ennemis du soleil et du roi. Un spécialiste de la magie égyptienne en a conclu que le crime venait de la cible choisie, le roi.
Le mot de sorcellerie reste commode. Pourtant, le seul crime que nomment les documents est la rébellion contre le roi. La magie n’y apparaît que comme un moyen parmi d’autres.
Hans Goedicke a soutenu que ces textes ne parlaient pas du tout de magie. Son argument n’est pas absurde, car les textes sont très brefs et le mot traduit par breuvage veut souvent dire remède. Yvan Koenig lui a répondu que cette lecture reposait en partie sur un signe mal recopié. Les figurines de cire du papyrus de New York, elles, se prêtent mal à une autre lecture.
La gorge du roi
Les scribes évitaient d’écrire que le pharaon avait été tué. Ils disaient que le dieu du soleil n’avait pas laissé réussir les mauvaises actions du coupable. Un spécialiste a montré que cette tournure énonce bien le meurtre. Écrire la mort violente d’un roi allait contre l’ordre du monde.
En 2012, une équipe a passé la momie de Ramsès III au scanner. Elle a trouvé une entaille profonde dans la gorge, sans doute faite avec une lame. Une autre momie, retrouvée avec celle du roi, pourrait être celle du fils rebelle. Les chercheurs ne vont pas plus loin que cette possibilité.
Bien des points restent obscurs. Le début du grand rouleau est perdu. On ignore si les figurines ont été faites peu avant le crime ou des mois plus tôt. Dans une vieille copie presque illisible, un chercheur a proposé de lire des figurines visant le roi lui-même. Il juge pourtant cette copie très difficile à déchiffrer.
Dans la plaie de la gorge, les embaumeurs avaient glissé une petite amulette. Elle a la forme d’un œil sacré, celui du dieu Horus.
La version complète suit le papyrus de New York d’une collection anglaise jusqu’à Madison Avenue, puis s’arrête sur la copie de Genève où le roi lui-même serait visé.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Journal des acquisitions du Cabinet des médailles, vol. C, n° 1887 : achat au marchand Rollin, 12 rue Vivienne, le 10 octobre 1846, des papyrus n° 1882 à 1892 pour 1 200 francs et d’un vase d’argent n° 1893 pour 300 francs Bibliothèque nationale de France, référence donnée par la notice d’Égyptien 195
- Papyrus judiciaire de Turin, dit papyrus de la conspiration du harem, hiératique, plus de 5 m, six colonnes conservées, début perdu, verso vierge Museo Egizio, Turin, Cat. 1875
- Papyrus Rollin, acte d’accusation, cinq lignes de hiératique ramesside, 41 × 19 cm, provenance thébaine, acquis le 10 octobre 1846 Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Égyptien 195
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Sources primaires (suite)
- Papyrus Lee, deux fragments, abrégé d’une procédure criminelle, col. 1, l. 2-6, cités d’après R. K. Ritner (1993, p. 13) et la traduction de P. Vernus reprise par Y. Koenig (2001, p. 306 et 311) ; provenance John Lee, acheté à la vente de M. Burton (catalogue de Hartwell House n° 436), lord Amherst 1868, J. Pierpont Morgan 1912 The Morgan Library & Museum, New York, Amh. Egy. Pap. 5,1 et 5,2
- Papyrus Turin Cat. 1946 + 1949, verso : annonce aux ouvriers de la mort de Ramsès III et de l’avènement de Ramsès IV par Montoumès Museo Egizio, Turin
- Document Rifaud F, copie manuscrite par Jean-Jacques Rifaud d’un texte hiératique, éd. Y. Koenig, BIFAO 101, 2001, p. 303-312 Bibliothèque de Genève, Ms fr. 1062 B, 21
- Stèle d’Amenhotep II à Amada, l. 5 (figurines des ennemis et des Neuf Arcs), éd. W. Helck, Urkunden der 18. Dynastie (Urk. IV), 1955, p. 1291, citée d’après R. K. Ritner, 1993, p. 13
- Livre d’abattre Apophis, papyrus BM 10188 (papyrus Bremner-Rhind), col. 28, l. 17-18, éd. R. O. Faulkner, 1933, p. 69, cité d’après R. K. Ritner, 1993, p. 13 British Museum, Londres
Bibliographie
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- Pascal Vernus, Affaires et scandales sous les Ramsès. La crise des valeurs dans l’Égypte du Nouvel Empire, Paris, 1993, 273 p., « Bibliothèque de l’Égypte ancienne », chap. 5, p. 141-157 Pygmalion
- Pascal Vernus, « Une conspiration contre Ramsès III », Égypte, Afrique & Orient 35, octobre 2004, p. 11-20 Égypte, Afrique & Orient
- Pierre Grandet, Ramsès III. Histoire d’un règne, Paris, 1993, 418 p., « Bibliothèque de l’Égypte ancienne » Pygmalion
- Robert K. Ritner, The Mechanics of Ancient Egyptian Magical Practice, Studies in Ancient Oriental Civilization 54, Chicago, 1993, xviii + 322 p., DOI 10,83354/xx5w-e057 Oriental Institute of the University of Chicagohttps://doi.org/10.83354/xx5w-e057
- Hans Goedicke, « Was Magic Used in the Harem Conspiracy against Ramesses III ? (P. Rollin and P. Lee) », The Journal of Egyptian Archaeology 49, 1963, p. 71-92, DOI 10,2307/3855702 The Journal of Egyptian Archaeologyhttps://doi.org/10.2307/3855702
- Alexandre Loktionov, « Convicting “Great Criminals” : A New Look at Punishment in the Turin Judicial Papyrus », Égypte Nilotique et Méditerranéenne 8, 2015, p. 103-111 ENiM
- Zahi Hawass, Somaia Ismail, Ashraf Selim, Sahar N. Saleem, Albert R. Zink et alii, « Revisiting the harem conspiracy and death of Ramesses III : anthropological, forensic, radiological, and genetic study », BMJ 345, 2012, e8268, DOI 10,1136/bmj.e8268 BMJ Publishing Grouphttps://doi.org/10.1136/bmj.e8268
- Jean-Luc Chappaz, « Jean-Jacques Rifaud à Genève », Bulletin de la Société d’égyptologie de Genève 32, 2021, p. 5-31, DOI 10,54641/journals/bseg.2021.e625 Société d’égyptologie de Genèvehttps://doi.org/10.54641/journals/bseg.2021.e625
Sources en ligne
- « Highlights : Harem Conspiracy Papyrus » Museo Egizio, Turin, collection des papyrushttps://collezionepapiri.museoegizio.it/en-GB/section/Papyrus-Collection/History-and-content/Turin-Conspiracy-Papyrus/
- « Turin Judicial Papyrus », notice Cat. 1875 Museo Egizio, Turin, base des papyrushttps://collezionepapiri.museoegizio.it/en-GB/document/391/
- « Egyptien 195. Papyrus Rollin (Conspiration du Harem) » Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc625682
- « Amherst Egyptian Papyrus 5,1. » The Morgan Library & Museumhttps://themorgan.org/manuscript/351041
- « Amherst Egyptian Papyrus 5,2. » The Morgan Library & Museumhttps://www.themorgan.org/node/939996
- « À propos de la conspiration du harem » BIFAO en ligne, Institut français d’archéologie orientalehttps://www.ifao.egnet.net/bifao/101/14/
- « The Mechanics of Ancient Egyptian Magical Practice » Institute for the Study of Ancient Cultures, University of Chicagohttps://isac.uchicago.edu/publications/mechanics-ancient-egyptian-magical-practice
- « Revisiting the harem conspiracy and death of Ramesses III : anthropological, forensic, radiological, and genetic study » The BMJhttps://www.bmj.com/content/345/bmj.e8268
- « Was Magic Used in the Harem Conspiracy against Ramesses III ? (P.Rollin and P.Lee) on JSTOR » JSTORhttps://www.jstor.org/stable/3855702?origin=crossref
- « Le papyrus judiciaire de Turin et les papyrus Lee et Rollin / par Th. Devéria » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58053705.texteImage
- « Ramsès III : histoire d’un règne / Pierre Grandet », notice bibliographique Catalogue général de la Bibliothèque nationale de Francehttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb35657544t
- « Jean-Jacques Rifaud à Genève » Open Access Publications, Université de Genèvehttps://oap.unige.ch/journals/bseg/en/article/view/625
- « Publications by pascal vernus », résumé de « Une conspiration contre Ramsès III » (2004) Academia.edu, page de l’auteur, EPHEhttps://ephe.academia.edu/pascalvernus/Publications


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