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La tombe de Hochdorf : le lit de bronze, le chaudron et la parure d’or

Celtes & Europe ancienneDécouvertes archéologiques24 septembre 202628 sources vérifiées
Xuan Che / Wikimedia Commons
9 min de lecture28 sources vérifiées
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Neuf cornes à boire pendaient aux parois de la chambre funéraire de Hochdorf, au nord-ouest de Stuttgart. Huit avaient été taillées dans des cornes d’aurochs, la neuvième, plus longue, était en fer. Dans l’angle nord-ouest de la même pièce, un chaudron de bronze large de 104 centimètres contenait environ 360 litres d’une boisson très chargée en miel, sans doute fermentée, si l’on suit le calcul de l’archéologue Stéphane Verger. Neuf buveurs n’en viennent pas à bout en un banquet, et la tombe ne conserve pourtant la vaisselle que de ces neuf-là.

Sous cinquante tonnes de pierres

À partir de 1968, Renate Leibfried, correspondante bénévole du service archéologique du Bade-Wurtemberg, relève les blocs que la charrue remonte dans un champ à l’est du village. Ils trahissent un grand tertre funéraire que des siècles de labours ont arasé. La chambre centrale, elle, n’a jamais été ouverte. Parce que l’exploitation agricole la menace, le Landesdenkmalamt la fait fouiller en entier en 1978 et 1979, sous la direction de Jörg Biel.

Un autre sondage tombe alors sur une rigole souterraine pleine de déchets de bronze. Accaparé par la tombe, Biel l’abandonne, non sans dépit selon bild der wissenschaft.

Le tertre mesurait une soixantaine de mètres de diamètre, pour une hauteur que le musée de Hochdorf restitue à une dizaine de mètres. Au centre, une chambre carrée en chêne de 4,70 mètres de côté est emboîtée dans une seconde de 7,50 mètres ; l’intervalle et le dessus sont bourrés de pierres, cinquante tonnes environ. Sous cette charge, le plafond de bois a fini par céder et le mobilier s’est retrouvé aplati sur quelques centimètres. La tombe est pourtant parvenue inviolée. Des trois plus riches tombes du premier âge du Fer au nord des Alpes, selon le décompte de Verger, elle est avec Vix, en Bourgogne, l’une des deux trouvées intactes ; la troisième, au Grafenbühl d’Asperg, avait été pillée. Les originaux sont au Landesmuseum Württemberg de Stuttgart, une reconstitution de la chambre au Keltenmuseum de Hochdorf.

Le mort est un homme d’une quarantaine d’années. Les statures publiées pour lui vont de 1,85 à 1,87 mètre. Le service archéologique du Land date l’enterrement des environs de 530 avant notre ère, d’autres ouvrages de 540 ou 550. D’après les restes végétaux étudiés par Udelgard Körber-Grohne, les funérailles ont eu lieu entre août et février ou mars.

Une banquette que l’on a appelée lit

Le mort reposait le long de la paroi ouest, sur un meuble de bronze de 2,75 mètres conservé au Landesmuseum Württemberg sous le numéro V 86/3. Huit figurines féminines le soutiennent, chacune dressée sur une petite roue qui permettait de faire rouler l’ensemble ; des incrustations de corail dessinent sur leurs corps colliers, bracelets, anneaux de chevilles et ceintures. Au centre du dossier, trois paires d’hommes dansent face à face, une épée dans une main et dans l’autre un objet que le musée n’identifie pas, petit bouclier peut-être.

On l’a longtemps appelé kliné, du nom du lit grec où l’on buvait couché, ce qui supposait une élite convertie à cet usage. La publication définitive, parue en 2021 sous la direction de Jörg Biel, mort entre-temps, et d’Erwin Keefer, parle d’un siège, une banquette dont l’usage comme lit funéraire n’aurait été que la dernière fonction. Le mot de banquette paraît ici le plus juste, parce qu’il décrit l’objet par sa forme avant de lui prêter une coutume.

On ignore où ce meuble a été fabriqué.

Aucun parallèle direct ne lui est connu, et la seule piste vient des images, proches de l’art des situles, ces seaux de bronze historiés d’Italie du Nord et des Alpes orientales ; le Landesmuseum pose la question de l’atelier sans la trancher. Verger va beaucoup plus loin et reconnaît dans les huit porteuses les ancêtres mythiques de huit fractions d’une même tribu, trois d’entre elles se distinguant par une bouche marquée.

Trois lions pour un chaudron

Inventorié sous le numéro V 86/3-49, le chaudron mesure 80 centimètres de haut pour une embouchure de 60. Le Landesmuseum lui donne 500 litres de contenance, Verger 550. Sur l’épaule, trois lions couchés alternent avec trois anses. Deux sortent probablement d’un atelier de Paestum, en Grande-Grèce ; le troisième a été fait sur place, avec une facture propre, à la place semble-t-il d’un lion grec perdu.

Au fond, les fouilleurs ont trouvé un dépôt sec et une coupe en or. Par l’analyse des pollens, Udelgard Körber-Grohne et Günther Vorwohl y ont reconnu le résidu d’un hydromel, et ils ont publié en 1985 un chapitre au titre sans détour, « Wieviel Honig war in dem Kessel ? », combien de miel y avait-il dans le chaudron. Verger, qui estime le remplissage aux deux tiers, en tire une conséquence : une telle quantité suppose plusieurs centaines de convives, dont la tombe ne garde que le service des plus éminents.

Le service de la viande raconte la même hiérarchie. Sur la caisse du char à quatre roues, contre la paroi est, reposaient une hache, un grand couteau, deux pointes en bois de cerf, trois bassins à anses et neuf assiettes de bronze aux décors inégaux, où Verger lit un ordre de préséance, trois convives au premier rang, cinq derrière et un neuvième à part.

Les cornes à boire portent deux états successifs. La grande corne de fer avait d’abord reçu à l’embouchure trois filets de bronze, qu’un bandeau de feuille d’or à rangs de cercles est venu recouvrir ; les huit cornes d’aurochs ont été garnies d’or de la même façon, sept avec des croix et des losanges, une seule avec des cercles, et c’est cette dernière qui pendait près de la tête du mort, embouchure tournée vers l’est, à l’inverse des sept autres. Verger rapproche ces cercles de ceux de la coupe d’or, de la première assiette et du plus grand des bassins, et construit une lecture d’ensemble : un pouvoir d’abord partagé entre trois personnages, que figureraient les trois lions grecs et les trois filets de la corne, puis ramassé sur un seul homme, marqué par le lion refait, par l’or et par les cercles, de sorte que le mobilier raconterait une accession au pouvoir mise en scène comme une biographie, le « cursus honorum tribal hors pair » du titre de son article de 2006. Il faut dire aussi dans quelles conditions il la formule. Dans sa reprise de 2013, rééditée en 2024, Verger écrit qu’il lance ces suggestions en se passant de la prudence méthodologique la plus élémentaire, pour les seules perspectives qu’elles ouvrent, et il rappelle que des collègues l’avaient déjà trouvé allé trop loin en 2006. L’aveu vaut mode d’emploi pour tout le passage.

L’or posé sur des objets plus vieux

Le mort portait un torque d’or, collier rigide où défilent en deux registres de minuscules cavaliers poinçonnés, décor figuré rare à cette date ; le Landesmuseum pense qu’il l’avait porté de son vivant. Pour les fibules en or massif, le bracelet, la plaque de ceinture, le poignard gainé d’or et les appliques de chaussures, la lecture qui prévaut depuis la fouille veut qu’ils aient été fabriqués pour les funérailles. Sur sa poitrine, un petit sac contenait peigne, rasoir, coupe-ongles de fer, trois hameçons, petite lame.

Ce mélange d’objets usés et d’objets neufs a nourri en 1999 une réflexion de méthode de Laurent Olivier. Un mobilier funéraire superpose des choses d’âges et de sens différents, et l’ordre dans lequel il s’est constitué doit être reconstruit avant qu’on en tire un portrait social. Avec son chaudron recomposé et ses cornes regarnies, Hochdorf s’y prête particulièrement bien.

Le désaccord porte sur le moment où cet or a été posé. Dans la lecture courante, l’orfèvre a travaillé pour l’enterrement. Verger propose au contraire que les feuilles d’or couvrant les parties des vases touchées par les lèvres, et peut-être celles de la ceinture, des chaussures et du poignard, aient été ajoutées du vivant du mort, lors d’une intronisation. Les deux lectures partent du même constat, un or neuf posé sur des objets plus anciens. On ne sait pas trancher entre elles.

Doyen de village ou roi sacré

En 1999, l’Archäologisches Korrespondenzblatt publie dans le même volume deux lectures opposées du mort. Manfred Eggert, qui lisait depuis 1988 ces grands tertres à la lumière de l’anthropologie culturelle, y voit l’équivalent d’un doyen de village, parvenu au premier rang par ses actes, sans que la position se transmette par le sang. Dirk Krausse lui répond par un titre qui pose l’alternative, « Dorfältester oder Sakralkönig ? », et tient pour un pouvoir héréditaire à fondement religieux.

La position d’Eggert, dont l’article porte sur la manière même d’interpréter, a pour elle une difficulté de fond. Une tombe montre ce que les survivants ont voulu faire voir d’un mort, et passer de ce décor à une institution suppose une analogie que l’objet ne fournit pas. Les riches tombes d’enfants qu’on lui oppose prouvent qu’un statut se transmettait dans certaines familles, sans dire quelle fonction s’y attachait.

Depuis juin 2024, l’ADN a déplacé la question. Une équipe réunie autour de Joscha Gretzinger, Krausse compris, publie dans Nature Human Behaviour les génomes de 31 individus du Bade-Wurtemberg. Le mort de Hochdorf et celui de la tombe centrale du Grafenbühl, enterré à une dizaine de kilomètres, sont apparentés au second degré et partagent la même lignée mitochondriale, héritée des mères ; leurs isotopes indiquent pour tous deux une origine locale, dans la moyenne vallée du Neckar, et ils sont, dans cet ordre, les deux hommes les plus grands de toute la série osseuse de l’âge du Fer en Allemagne du Sud. Le modèle généalogique le plus probable, à 86 %, fait du premier l’oncle maternel du second, l’hypothèse d’un grand-père maternel ne recueillant que 6,6 %. Aucune des tombes secondaires du tertre n’a de lien de sang avec le mort central, et l’un de ces hommes est apparenté au troisième degré à une femme richement parée du Magdalenenberg, en Forêt-Noire, à plus de 100 kilomètres.

La parenté est acquise. La succession, beaucoup moins, et les auteurs écrivent eux-mêmes que la relation pourrait suggérer une transmission matrilinéaire, peut-être propre à l’Allemagne du Sud, puisque la nécropole slovène de Dolge njive ne montre aucun schéma strict. Le sens de la relation, qui fait de l’homme de Hochdorf l’aîné des deux, dépend d’ailleurs des dates de sépulture que le modèle reçoit de l’archéologie.

Krausse tient désormais un oncle et un neveu. La génétique ne lui donne pas la règle qui aurait fait passer le pouvoir de l’un à l’autre, et c’est l’hérédité de la position, plus que la parenté entre puissants, que la lecture d’Eggert mettait en doute depuis 1988.

Pour aller plus loin

La tombe de Vix, en Bourgogne, un peu plus récente, forme le pendant féminin de Hochdorf, avec un char et une défunte au torque d’or. Le grand tumulus du Magdalenenberg, en Forêt-Noire, et la Heuneburg, sur le Danube, permettent de suivre les nécropoles et les résidences de ces élites du premier âge du Fer, tandis que l’art des situles éclaire les images gravées sur la banquette.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Banquette de bronze dite « kliné », bronze, fer et corail, L. 2,75 m, huit porteuses féminines sur roues, tombe centrale de Hochdorf Landesmuseum Württemberg, Stuttgart, V 86/3
  2. Chaudron à trois lions, bronze et or, H. 80 cm, D. 104 cm, embouchure 60 cm, avec sa coupe en or Landesmuseum Württemberg, Stuttgart, V 86/3-49
  3. Parure du défunt : torque d’or à frises de cavaliers, fibules, bracelet, plaque de ceinture, poignard et appliques de chaussures en or Landesmuseum Württemberg, Stuttgart, notice museum-digital n° 699
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Sources primaires (suite)

  1. Services à boire et à manger : huit cornes à boire en corne d’aurochs et une en fer, hache, couteau, trois bassins à anses, neuf assiettes de bronze, char à quatre roues et harnais d’attelage Landesmuseum Württemberg, Stuttgart
  2. Chambre funéraire de Hochdorf reconstituée avec son mobilier Keltenmuseum Hochdorf/Enz, Eberdingen

Bibliographie

  1. Jörg Biel, « Das frühkeltische Fürstengrab von Eberdingen-Hochdorf, Landkreis Ludwigsburg », Denkmalpflege in Baden-Württemberg 7 (4), 1978, p. 168-175, DOI 10,11588/nbdpfbw.1978,4.14500 Denkmalpflege in Baden-Württemberghttps://doi.org/10.11588/nbdpfbw.1978.4.14500
  2. Jörg Biel, Der Keltenfürst von Hochdorf, Stuttgart, 1985 (3ᵉ édition 1995) Konrad Theiss Verlag
  3. Jörg Biel, « Le Hohenasperg et l’habitat de Hochdorf », dans Patrice Brun et Bruno Chaume (dir.), Vix et les éphémères principautés celtiques. Les VIᵉ-Vᵉ siècles avant J.-C. en Europe centre-occidentale, actes du colloque de Châtillon-sur-Seine (27-29 octobre 1993), Paris, 1997, p. 17-22 Actes du colloque de Châtillon-sur-Seine
  4. Udelgard Körber-Grohne, « Die biologischen Reste aus dem hallstattzeitlichen Fürstengrab von Hochdorf, Gemeinde Eberdingen (Kreis Ludwigsburg) », dans Hochdorf I, Forschungen und Berichte zur Vor- und Frühgeschichte in Baden-Württemberg 19, Stuttgart, 1985, p. 85-265 Forschungen und Berichte zur Vor- und Frühgeschichte in Baden-Württemberg
  5. Udelgard Körber-Grohne et Günther Vorwohl, « Wieviel Honig war in dem Kessel ? », dans Hochdorf I, Forschungen und Berichte zur Vor- und Frühgeschichte in Baden-Württemberg 19, Stuttgart, 1985, p. 98-100 Forschungen und Berichte zur Vor- und Frühgeschichte in Baden-Württemberg
  6. Dirk Krausse, Hochdorf III. Das Trink- und Speiseservice aus dem späthallstattzeitlichen Fürstengrab von Eberdingen-Hochdorf (Kr. Ludwigsburg), Forschungen und Berichte zur Vor- und Frühgeschichte in Baden-Württemberg 64, Stuttgart, 1996 Konrad Theiss Verlag
  7. Manfred K. H. Eggert, « Riesentumuli und Sozialorganisation. Vergleichende Betrachtungen zu den sogenannten “Fürstengrabhügeln” der späten Hallstattzeit », Archäologisches Korrespondenzblatt 18, 1988, p. 263-274 Römisch-Germanisches Zentralmuseum
  8. Manfred K. H. Eggert, « Der Tote von Hochdorf. Bemerkungen zum Modus archäologischer Interpretation », Archäologisches Korrespondenzblatt 29, 1999, p. 211-222 Römisch-Germanisches Zentralmuseum
  9. Dirk Krausse, « Der “Keltenfürst” von Hochdorf. Dorfältester oder Sakralkönig ? Anspruch und Wirklichkeit der sog. kulturanthropologischen Hallstatt-Archäologie », Archäologisches Korrespondenzblatt 29, 1999, p. 339-358 Römisch-Germanisches Zentralmuseum
  10. Laurent Olivier, « The Hochdorf “princely” grave and the question of the nature of archaeological funerary assemblages », dans Tim Murray (dir.), Time and Archaeology, Londres et New York, 1999, p. 109-138, DOI 10,4324/9780203203019-12 Routledgehttps://doi.org/10.4324/9780203203019-12
  11. Stéphane Verger, « La grande tombe de Hochdorf, mise en scène funéraire d’un cursus honorum tribal hors pair », Siris 7, 2006, p. 5-44 Siris
  12. Stéphane Verger, « Partager la viande, distribuer l’hydromel. Consommation collective et pratique du pouvoir dans la tombe de Hochdorf », dans Sophie Krausz, Anne Colin, Katherine Gruel, Ian Ralston et Thierry Dechezleprêtre (dir.), L’âge du Fer en Europe. Mélanges offerts à Olivier Buchsenschutz, Pessac, 2024 (1ʳᵉ édition 2013), p. 511-520, DOI 10,46608/basic1,9782356134929,43 Ausonius éditionshttps://doi.org/10.46608/basic1.9782356134929.43
  13. Jörg Biel et Erwin Keefer (dir.), Hochdorf X. Das bronzene Sitzmöbel aus dem Fürstengrab von Eberdingen-Hochdorf (Kr. Ludwigsburg), Forschungen und Berichte zur Archäologie in Baden-Württemberg 20, Wiesbaden, 2021, 258 p., DOI 10,11588/propylaeum.1316 Dr. Ludwig Reichert Verlaghttps://doi.org/10.11588/propylaeum.1316
  14. Joscha Gretzinger, Felicitas Schmitt, Angela Mötsch et al., « Evidence for dynastic succession among early Celtic elites in Central Europe », Nature Human Behaviour 8 (8), 2024, p. 1467-1480, DOI 10,1038/s41562-024-01888-7 Nature Publishing Grouphttps://doi.org/10.1038/s41562-024-01888-7

Sources en ligne

  1. « Sitzbank “Kline” aus Hochdorf » Landesmuseum Württemberg, Sammlung onlinehttps://bawue.museum-digital.de/object/95
  2. « Kessel aus dem Hochdorfer »Fürstengrab« » museum-digital:baden-württemberg, Landesmuseum Württemberghttps://bawue.museum-digital.de/object/701
  3. « Grabbeigaben aus dem Hochdorfer »Fürstengrab« » museum-digital:baden-württemberg, Landesmuseum Württemberghttps://bawue.museum-digital.de/object/699
  4. « Das Museum » Keltenmuseum Hochdorfhttps://www.keltenmuseum.de/das-museum/
  5. « Keltenmuseum Hochdorf/Enz » Keltenland Baden-Württemberghttps://www.keltenland-bw.de/keltenland/keltenmuseum-hochdorf/enz/
  6. « Das keltische »Fürstengrab« von Hochdorf bei Stuttgart » Archäologie Onlinehttps://www.archaeologie-online.de/artikel/2000/thema-fuerstengraeber/das-keltische-fuerstengrab-von-hochdorf/
  7. « Der erste Fürst » bild der wissenschaft (wissenschaft.de)https://wissenschaft.de/artikel/der-erste-fuerst
  8. « Hochdorf », Peter S. Wells Encyclopedia.comhttps://www.encyclopedia.com/humanities/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/hochdorf
  9. « TOMBE DE VIX : Résidences princières, tombes princières » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/tombe-de-vix/
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