L’objection vient avant toute visite. Un tumulus princier se lit d’abord par sa chambre centrale, et celle du Magdalenenberg, au sud de Villingen, a été pillée dans l’Antiquité, puis vidée à la hâte en octobre 1890 sous les premières neiges. Son occupant, un homme que les anthropologues disent « au moins adulte », n’a conservé aucune dent, et la mesure chimique tentée sur ses os a échoué. Autour de lui, pourtant, cent vingt-six tombes ont été creusées après coup dans un tertre de 102 mètres de diamètre, que l’équipe de Konrad Spindler a démonté en entier entre 1970 et 1973 avant de le remonter.
« Remarquable à bien des égards »
La première tranchée date de 1887. Alerté par un ancien juge de Villingen, Ernst Wagner, qui dirige les collections grand-ducales d’antiquités de Karlsruhe, fait ouvrir une coupe d’environ 35 mètres d’est en ouest et se persuade que la butte est artificielle. La ville accorde 400 marks pour une vraie fouille en 1890. Le chantier revient à Hubert Ganter, Oberförster de Villingen, et l’interprétation à Karl Schumacher, assistant de Wagner et futur directeur du Römisch-Germanisches Zentralmuseum de Mainz. À partir du 30 septembre, un couloir de 1,50 mètre de large progresse de l’ouest vers le centre, complété par un entonnoir vertical, la méthode courante de l’époque. Des tessons de sigillée, la vaisselle rouge des Romains, trouvés près du sommet font annoncer le 11 octobre par le journal local une sépulture romaine. Wagner jugera la découverte « remarquable à bien des égards », et le mobilier très en dessous des attentes.
Le 30 octobre, la neige interrompt les travaux et la chambre est vidée en hâte. L’entonnoir reste ouvert. Revenu en octobre 1891, Schumacher trouve la chambre sous l’eau et ses parois déjà poussées par les terres ; le fossé de drainage creusé ensuite frôle les sépultures secondaires sans les rencontrer, et l’eau entre encore pendant quatre-vingts ans. Pour les tombes du tertre, le dommage est plus grave. Celles qui entouraient le sommet ont disparu dans les déblais sans avoir été vues, avec, selon Spindler, au moins une inhumation romaine et une ou plusieurs de La Tène, le second âge du Fer. La maquette sculptée alors par Anton Engler montrait une maison des morts à toit à deux pans ; Spindler la jugera fausse dans tous ses détails essentiels, la chambre ayant eu un plafond plat.
Au XVIIᵉ siècle, une femme interrogée sous la torture avait avoué avoir dansé avec le diable au sommet.
En mars 1970, l’université de Fribourg-en-Brisgau rouvre le chantier, conduit sur place par Konrad Spindler. En quatre campagnes, jusqu’à l’automne 1973, l’équipe enlève toute la terre et relève les tombes une à une ; le tertre est ensuite reconstitué, la chape de pierres du centre laissée en place. Dans les vieux déblais, elle retrouve une pelle de fer rongée de rouille, oubliée par les ouvriers de 1890 et devenue à son tour un objet de fouille.
Le chêne abattu en 616
Au centre, la chambre est un caisson de poutres équarries, assemblées comme les murs d’un chalet sur un sol ancien légèrement aplani. Son plancher compte 29 poutres de chêne, l’ensemble environ 90, pour 6,0 mètres sur 8,05 d’après le relevé publié par Spindler dans Arheološki vestnik ; le musée parle de 6 sur 8, le compte rendu du premier volume de fouille de 5 sur 8. Une chape d’environ 1 500 mètres cubes de grès bigarré la couvrait, sous 33 000 mètres cubes de terre qui montaient à 8 mètres ou plus et en font encore 6,5. On y a recueilli des pièces d’un chariot, un porcelet, du mobilier de bois, des vanneries, des noisettes et des bribes de fourrure. Les bois ont été abattus en 616 avant notre ère et posés encore verts. Retenue depuis 1995 après quatre tentatives antérieures, cette date est devenue l’un des points d’appui de la chronologie de Hallstatt. On présente souvent le tertre comme le plus grand de son temps en Europe centrale, mais l’étude isotopique de 2012 rappelle que le Bürgle de March-Buchheim, sur l’autre versant de la Forêt-Noire, atteint 120 mètres de diamètre.
Les pilleurs étaient passés bien avant 1890. Ils ont abandonné dans leur galerie des bêches de bois, et l’écart entre l’abattage des poutres et celui de l’arbre dont ces bêches sont tirées a servi, dès la fin des années 1970, à situer le pillage. Le résultat circule sous des formes qui ne concordent pas. La fiche consacrée au musée donnait en 2013 trente à quarante ans après l’enterrement, celle de 2026 dit « peu après », et un support pédagogique du Land parle d’une cinquantaine d’années. Les publications accessibles ne redonnent pas le calcul lui-même, si bien que l’écart se donne comme un ordre de grandeur, de quelques années à un demi-siècle selon la source.
Le plancher garde une énigme plus modeste. Dans ce même rapport, paru dans une revue slovène, Spindler signalait à l’angle sud-ouest une ouverture qu’il tenait pour antique, le « trou de l’âme ». Peter Graßmann décrit, dans le plancher exposé au Franziskanermuseum, un trou rectangulaire qui paraît scié à l’époque moderne, note qu’aucun document de la fouille de 1890 ne le mentionne, et n’exclut pas une intervention plus tardive, entre 1890 et 1970. Les deux descriptions ne permettent pas de dire s’il s’agit du même trou.
Cent vingt-six tombes, combien de morts ?
Toutes les tombes secondaires sont des fosses creusées dans le tertre déjà terminé. Spindler en tirait que les terrassements avaient duré seize à dix-huit ans et, par un calcul qu’il disait lui-même très hypothétique, que les inhumations s’échelonnaient de 600 avant notre ère environ jusque vers 550 ou 525, sur deux ou trois générations. Treize tombes, qui gardent la crémation ou les grands vases de la tradition antérieure, forment pour lui une couche plus ancienne. À titre ouvertement conjectural, il proposait d’y reconnaître huit grandes familles. Hermann Parzinger avait auparavant cartographié les formes de vases et de bracelets et repéré que certaines se groupent dans la couronne la plus proche du centre, premier indice d’une chronologie par la position des tombes.
Le nombre des morts résiste davantage. Les tombes portent les numéros 2 à 127, le 1 étant celui de la chambre centrale, d’où les 127 sépultures qu’annonçait le compte rendu du quatrième volume. Dix d’entre elles renferment deux corps, et Allard Mees arrive ainsi à 136 inhumés. En 2012, après un nouvel examen de tous les squelettes, l’équipe de Vicky M. Oelze compte 144 sépultures et cinq individus de plus que la première étude anthropologique. Nous retenons ici le chiffre de 126 tombes, le seul qui ne dépende pas de l’état de conservation des os.
Ces morts ne représentent pas une population entière. Enfants et adolescents ne font que 17,5 % des individus déterminés, proportion anormale qui suggère que les enfants étaient le plus souvent enterrés ailleurs. Pour Spindler, la communauté du tertre ne montre pas de hiérarchie interne. Les parures suivent des normes d’âge et de sexe, boucles d’oreilles et anneaux de cheville pour les fillettes, voile orné, ceinture garnie de bronze et bracelets en tonnelet pour les femmes mariées. Il prévenait lui-même que cette sociologie repose sur ce que le sol a conservé, et que le vêtement, principal signe du rang, a disparu. Le mot de « tombe princière » remonte, lui, à la fin du XIXᵉ siècle, quand Schumacher range le Magdalenenberg parmi les grands tertres badois. Patrice Brun décrivait en 1987 les princes du premier âge du Fer comme ensevelis au pied de leur résidence fortifiée, et le modèle a encore été réexaminé en 2021 par Brun, Bruno Chaume et Federica Sacchetti autour de Vix. Le Magdalenenberg s’y prête mal. L’habitat le plus proche, sur l’éperon du Kapf, à quatre ou cinq kilomètres selon les auteurs, couvre environ 4 hectares, n’a été occupé que peu de temps et paraît trop modeste pour une résidence de prince.
La tombe 78 sort pourtant du lot. Chambre centrale mise à part, c’est la plus vaste du cimetière, et elle appartient à la couche ancienne. Une femme d’une soixantaine d’années y repose, coiffée d’un voile orné, avec des bracelets de bronze et de sapropélite, une roche noire polie, et une ceinture à plaque décorée dont le tour, mesuré en place, atteignait 1,2 mètre. Sept épingles disposées par paires sur environ un mètre, près de deux grands vases à boire, ont pu fixer des étoffes enveloppant ces vases, comme on l’a observé pour le chaudron de Hochdorf. Juste au-dessus de sa chambre de bois, dans la même orientation, gisait une femme d’environ vingt-cinq ans. Spindler y lisait un enterrement unique, la cadette suivant l’aînée dans la mort, et voyait probablement dans l’aînée la veuve du mort central, survivante d’une vingtaine d’années. Il convenait que les mots « dame » et « suivante » prêtaient à discussion, et combattait une lecture antérieure qui tirait de la différence des parures deux inhumations successives.
Où les morts ont passé leur enfance
Les dents ont été interrogées en 2012. Vicky M. Oelze et huit coauteurs publient alors dans l’American Journal of Physical Anthropology l’analyse de tous les restes conservés, soit 90 individus échantillonnés. L’émail, formé dans l’enfance, garde la signature chimique des sols où a poussé la nourriture de l’enfant, le strontium surtout ; les os, qui se renouvellent, renseignent plutôt sur l’alimentation des dernières années. D’après les 76 mesures de strontium obtenues, la gamme couverte égale presque celle de la nature actuelle du sud-ouest de l’Allemagne, ce qui tranche avec les cimetières néolithiques et de l’âge du Bronze de la région. Dix-sept tombes seulement sont compatibles avec le Kapf. Un groupe important renvoie aux terrains plus jeunes de l’est et du sud, vers le Hegau et le lac de Constance, un autre au socle cristallin de la Forêt-Noire. Deux femmes, des tombes 85 et 126, donnent exactement les valeurs mesurées à la Heuneburg, sur le Danube, ce qui rend possible une enfance là-bas. Quatre individus des tombes 38, 43, 76 et 77 associent un strontium bas à un oxygène qui évoque le versant nord des Alpes, et l’équipe envisage pour eux une jeunesse près des mines de sel de Hallstatt. L’homme et la femme de la tombe 100, dont elle portait un pendentif rattaché à la culture de Golasecca, ont des valeurs d’oxygène qui renvoient à un climat plus chaud que celui de la Baar. Le mobilier pointait déjà dans ces directions, avec une agrafe de ceinture de type Acebuchal, connue surtout dans le nord de l’Espagne, dans la tombe 65, un collier d’ambre de la Baltique dans la tombe 97 et du corail de l’Adriatique dans la tombe 122.
Les auteurs balisent eux-mêmes ces résultats. Des valeurs de strontium aussi élevées existent en Scandinavie, dans les Alpes, en Écosse, en Bohême ou dans le Massif central, et ils jugent plus probable une origine proche du site ; dans sa thèse soutenue à Leyde la même année, Oelze tient l’oxygène pour un outil assez faible en Europe centrale. Faute de dents, le mort central échappe à l’enquête, et le soufre de ses os n’a rien donné. Son alimentation, en revanche, se lit dans le carbone et l’azote, qui le placent avec deux hommes enterrés avec un poignard, tombes 54 et 90, dans un petit groupe nourri presque uniquement de protéines animales. Femmes et hommes accèdent de la même façon à la viande et au lait ; l’écart du petit groupe masculin tient, selon les auteurs, soit à des habitudes régionales, soit au rang.
Un ciel d’été sur un plan de fouille
En juin 2011, un communiqué du Römisch-Germanisches Zentralmuseum de Mainz annonce la découverte d’un « Stonehenge » celtique en Forêt-Noire. L’hypothèse vient d’Allard Mees, dans un article du Jahrbuch du musée daté de 2007 et sorti plus tard, puisqu’il cite des travaux de 2009. Pour Mees, la disposition des tombes reproduit les constellations visibles au solstice d’été, les rangées de poteaux plantées avant l’édification du tertre servaient à suivre le cycle lunaire de 18,6 ans, et le calcul astronomique date l’ensemble de l’été 618 avant notre ère, en accord, selon lui, avec la dendrochronologie. Il invoque aussi la Guerre des Gaules de César, que le communiqué de 2011 donne pour témoin d’un calendrier gaulois réglé sur la Lune, alors que plus de cinq siècles séparent César du tertre.
La thèse a des appuis réels, et il faut les donner. Les rangées de poteaux existent, numérotées de I à IV sur le plan de fouille, et Mees, s’appuyant sur les dendrochronologues, les place entre 618 et 614. Les morts ne sont pas couchés au hasard non plus, tête tournée dans le sens des aiguilles d’une montre sur une moitié du tertre et dans le sens inverse sur l’autre, partage que l’étude de 2012 relève sans l’expliquer. L’objection la plus serrée vient d’un astronome, dans la Jahresschrift für mitteldeutsche Vorgeschichte de 2014. Il confronte les figures du Cygne et du Dauphin dessinées par Mees à leur forme réelle et rappelle que la clarté du crépuscule de solstice limite les étoiles observables. Un logiciel de planétarium, écrit-il, ne suffit pas à fonder une lecture astronomique. Les musées de la ville et le Landesamt für Denkmalpflege ont réuni en 2014 à Villingen un colloque « pour et contre », et le Landesamt a publié en 2017 un volume où la controverse est dite très vive dans la profession.
Une donnée pèse sur toute lecture d’ensemble du plan, et elle ne vient d’aucun des deux camps. Ce plan est incomplet, et l’on sait pourquoi. Spindler notait qu’un anneau autour du sommet ne contenait aucune tombe et attribuait ce vide à plus de deux millénaires d’érosion et à l’entonnoir de 1890, qui ont emporté des sépultures jamais enregistrées ; l’étude de 2012 suppose que des tombes de haut rang, proches du centre, ont disparu de cette façon. Une carte du ciel tirée de ce plan repose donc sur un semis amputé de son centre, dont personne ne connaît l’effectif d’origine, et que l’érosion avait commencé d’entamer bien avant les premiers coups de pioche. Dans les déblais laissés en 1890, les fouilleurs des années 1970 ont encore ramassé une perle de verre, échappée aux premiers ouvriers et désormais privée de toute tombe à laquelle la rattacher.
Pour aller plus loin
Le Magdalenenberg se comprend mieux à côté de la Heuneburg, la grande place fortifiée du Danube d’où viennent peut-être deux des femmes du tertre, et du tumulus de Hochdorf, dont le chaudron enveloppé d’étoffe éclaire la tombe 78. La culture de Golasecca, au sud des Alpes, et la tombe de Vix prolongent la question des échanges et du « phénomène princier » au premier âge du Fer.
On se figure souvent une grande tombe de chef comme la sépulture d’un homme seul. Près de Villingen, en Allemagne, une énorme butte de terre dit autre chose. Elle se dresse au bord de la Forêt-Noire. Elle a été élevée au VIIᵉ siècle avant notre ère pour un personnage de haut rang. Beaucoup d’autres morts y ont été enterrés ensuite, et presque tout ce qu’on sait vient d’eux.
Une chambre de chêne visitée trop tôt
Une butte de ce genre s’appelle un tumulus, un tertre élevé au-dessus d’une tombe. Pour se le représenter, celui-ci est à peu près aussi large qu’un terrain de football est long. En son centre, on avait bâti une pièce en grosses poutres de chêne. En étudiant les cernes du bois, les chercheurs savent que ces arbres ont été coupés en 616 avant notre ère.
Cette chambre a été pillée bien avant l’arrivée des archéologues. Les voleurs ont laissé sur place leurs bêches en bois. On ignore combien de temps après l’enterrement ils sont venus. Selon les auteurs, l’écart va de quelques années à un demi-siècle.
En 1890, des fouilleurs payés par la ville attaquent la butte par le haut. Ils creusent un grand trou en forme d’entonnoir et ne le rebouchent pas. La neige les force à vider la chambre en vitesse. Les tombes logées près du sommet disparaissent alors sans que personne les remarque.
Des morts venus de loin
Au début des années 1970, une équipe enlève toute la terre de la butte. Elle y découvre 126 tombes, creusées après coup tout autour du centre. Chaque tombe est relevée une à une. La butte est ensuite remise en place.
Combien de personnes dorment dans ces tombes ? Certaines en abritent deux, et les comptes divergent. Un premier calcul donne 136 morts. Une équipe qui a revu tous les squelettes en trouve 144. Les enfants sont rares, si bien qu’on les enterrait sans doute le plus souvent ailleurs.
Cette même équipe a étudié l’émail des dents en 2012. Cette partie de la dent se forme pendant l’enfance. Elle garde une trace chimique du sol où poussait la nourriture de l’enfant. Les résultats sont très variés.
Quelques morts seulement ont pu grandir sur la colline fortifiée voisine. D’autres viennent plutôt des environs du lac de Constance ou du cœur de la Forêt-Noire. Certains ont peut-être passé leur jeunesse dans les Alpes. D’autres encore semblent avoir grandi sous un climat plus chaud que celui de la région.
Les chercheurs restent mesurés. Des traces semblables existent ailleurs en Europe, et ils jugent plus probable une origine assez proche. Quant au mort du centre, ses dents ont disparu, et son enfance reste inconnue.
La vieille dame et la jeune femme
Une tombe se distingue des autres. C’est la plus grande après celle du centre. Une femme âgée y repose, avec des bracelets, un voile décoré et une large ceinture ornée. Juste au-dessus d’elle gît une femme beaucoup plus jeune.
Pour Spindler, qui dirigeait la grande fouille, les deux ont été enterrées ensemble. La plus jeune aurait suivi son aînée dans la mort. Il pensait aussi que l’aînée était probablement la veuve du mort central. Une lecture plus ancienne voyait au contraire deux enterrements séparés dans le temps, à cause de leurs bijoux différents.
Une carte du ciel contestée
Plus récemment, un chercheur d’un grand musée allemand, Allard Mees, a lancé une idée frappante. Selon lui, les tombes dessinent les étoiles visibles le jour le plus long de l’année. Des rangées de poteaux plantées avant la butte auraient servi à suivre la Lune. Son musée a annoncé un Stonehenge celtique en Forêt-Noire.
Cette idée a des appuis. Les rangées de poteaux ont bien existé. Les morts sont couchés dans deux sens opposés, d’une moitié de la butte à l’autre, et les chercheurs constatent ce partage sans l’expliquer. Un astronome a répondu que les figures d’étoiles tracées par Mees ne ressemblent pas aux vraies. Il rappelle aussi qu’au crépuscule d’été, on voit peu d’étoiles.
La querelle reste vive chez les spécialistes, au point qu’un colloque pour et contre a été organisé sur place. Le plan des tombes, surtout, est incomplet. Celles du sommet ont été perdues lors de la première fouille ou emportées par l’érosion. On ignore donc combien il y en avait au départ.
La chambre de chêne du centre est aujourd’hui exposée au Franziskanermuseum de Villingen, avec son plancher.
La version complète suit le trou rectangulaire de ce plancher, que deux auteurs ne décrivent pas de la même façon, et les tessons romains qui ont d’abord égaré les premiers fouilleurs.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Chambre funéraire de la tombe 1, chêne, 6,0 × 8,05 m, plancher de 29 poutres, abattage en 616 avant notre ère, tumulus du Magdalenenberg [Franziskanermuseum, Villingen-Schwenningen](https://www.verein-keltenwelten.de/wp-content/uploads/2026/07/Villingen-Schwenningen.pdf
- Tombe 78, sépulture à étage de deux femmes, ceinture à plaque (tour 1,2 m), sept épingles, deux vases à col conique, fouilles 1970-1973, catalogue dans Spindler, *Magdalenenberg III*, 1973 [Franziskanermuseum, Villingen-Schwenningen](https://regionalia.blb-karlsruhe.de/files/16657/BLB_Spindler_Magdalenenberg_Villingen.pdf
- Tombes 65, 97 et 122, agrafe de ceinture de type Acebuchal, collier de perles d’ambre, fragments de corail, fouilles 1970-1973 (Spindler, *Magdalenenberg III* et *IV*) [Franziskanermuseum, Villingen-Schwenningen](https://scholarlypublications.universiteitleiden.nl/access/item%3A2964080/view
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Sources primaires (suite)
- Rangées de poteaux (*Stangensetzungen*) I à IV, relevées sous le tertre, plan général de fouille 1970-1973 [Spindler, *Magdalenenberg* I-VI ; repris par Mees 2007](https://journals.ub.uni-heidelberg.de/index.php/jahrb-rgzm/article/view/17008
- Ernst Wagner, compte rendu de la fouille de 1890, dans *Fundstätten und Funde aus vorgeschichtlicher, römischer und alamannisch-fränkischer Zeit im Großherzogtum Baden*, Tübingen, 1908, p. 109-110 [cité d’après Graßmann](https://regionalia.blb-karlsruhe.de/files/16848/BLB_Grassmann_Ausgrabung_Magdalenenberg.pdf
- Procès-verbal d’un « peinliches Verhör » (interrogatoire sous la torture), XVIIᵉ siècle, aveu d’une danse avec le diable au sommet du tertre [cité d’après Graßmann](https://regionalia.blb-karlsruhe.de/files/16848/BLB_Grassmann_Ausgrabung_Magdalenenberg.pdf
Bibliographie
- Konrad Spindler, *Magdalenenberg I-VI. Der hallstattzeitliche Fürstengrabhügel bei Villingen im Schwarzwald*, 6 vol., Villingen, 1971-1980 [Neckar-Verlag](https://www.uibk.ac.at/de/archaeologien/institut/team/in-memoriam/spindler-konrad/spindler-schriftenverzeichnis/
- Konrad Spindler, « Der Magdalenenberg bei Villingen im Schwarzwald. Bilanz nach dreißig Jahren », dans Bernhard Hänsel (dir.), *Parerga Praehistorica*, Universitätsforschungen zur prähistorischen Archäologie 100, Bonn, 2004, p. 135-157 ; extraits repris dans *Villingen im Wandel der Zeit* 29, p. 33-42, DOI [10,57962/regionalia-16657]( Dr. Rudolf Habelthttps://doi.org/10.57962/regionalia-16657
- Vicky M. Oelze, Julia K. Koch, Katharina Kupke, Olaf Nehlich, Steve Zäuner, Joachim Wahl, Stephan M. Weise, Sabine Rieckhoff et Michael P. Richards, « Multi-isotopic analysis reveals individual mobility and diet at the Early Iron Age monumental tumulus of Magdalenenberg, Germany », *American Journal of Physical Anthropology* 148 (3), 2012, p. 406-421, DOI [10,1002/ajpa.22063]( Wiley-Blackwellhttps://doi.org/10.1002/ajpa.22063
- Allard Mees, « Der Sternenhimmel vom Magdalenenberg. Das Fürstengrab bei Villingen-Schwenningen, ein Kalenderwerk der Hallstattzeit », *Jahrbuch des Römisch-Germanischen Zentralmuseums* 54, 2007 (paru en 2010), p. 217 et suiv. [Römisch-Germanisches Zentralmuseum](https://journals.ub.uni-heidelberg.de/index.php/jahrb-rgzm/article/view/17008
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- Peter Graßmann, « „In mannigfacher Beziehung merkwürdig". Die erste Ausgrabung des Magdalenenberges im Jahr 1890 », *Villingen im Wandel der Zeit* 39, p. 109-116, DOI [10,57962/regionalia-16848]( Geschichts- und Heimatverein Villingenhttps://doi.org/10.57962/regionalia-16848
- Patrice Brun, *Princes et princesses de la Celtique. Le premier âge du Fer en Europe, 850-450 av. J.-C.*, Paris, 1987, 217 p., collection des Hespérides [Errance](https://zenon.dainst.org/Record/000008735
- Patrice Brun, Bruno Chaume et Federica Sacchetti (dir.), *Vix et le phénomène princier*, Pessac, 2021, 390 p., collection DAN@ 5 [Ausonius Éditions](https://www.oeaw.ac.at/resources/Record/993603657404498
Sources en ligne
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- [« Der Sternenhimmel vom Magdalenenberg – eine astronomische Bewertung »]( *Jahresschrift für mitteldeutsche Vorgeschichte* 94, 2014, Universitätsbibliothek Heidelberghttps://journals.ub.uni-heidelberg.de/index.php/jsmv/article/view/106254/101516
- [« Ein frühkeltisches „Stonehenge" im Schwarzwald entdeckt », communiqué du 15 juin 2011]( idw, Römisch-Germanisches Zentralmuseumhttps://idw-online.de/de/news428157
- [« Einladung zur Buchpräsentation. Neue Forschungen zum Magdalenenberg »]( Regierungspräsidium Stuttgart, Landesamt für Denkmalpflegehttps://rps.baden-wuerttemberg.de/fileadmin/RP-Internet/Stuttgart/_DocumentLibraries/PresseAnhang/171121_Einladung_Magdalenenberg.pdf
- [« Symposium. Der Magdalenenberg bei Villingen : Archäoastronomie und Archäologie – Pro und Contra », 23 mai 2014]( Franziskanermuseum, Städtische Museen Villingen-Schwenningenhttps://www.verein-keltenwelten.de/wp-content/uploads/2013/12/Symposium27-3-14.pdf
- [« Villingen-Schwenningen. Grabkammer Keltisches Fürstengrab Magdalenenberg », fiche de 2013]( Verein Keltenweltenhttps://www.verein-keltenwelten.de/wp-content/uploads/2013/08/villingen-schwenningen.pdf
- [« Villingen-Schwenningen. Grabkammer Keltisches Fürstengrab Magdalenenberg », fiche de 2026]( Verein Keltenweltenhttps://www.verein-keltenwelten.de/wp-content/uploads/2026/07/Villingen-Schwenningen.pdf
- [« Die Ausgrabungen am Magdalenenberg bei Villingen im Schwarzwald », Konrad Spindler]( *Arheološki vestnik*, ZRC SAZUhttps://ojs.zrc-sazu.si/av/article/download/9797/8973/26933
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- [Compte rendu de Konrad Spindler, « Magdalenenberg I », Villingen, 1971]( *Bonner Jahrbücher*, Universitätsbibliothek Heidelberghttps://journals.ub.uni-heidelberg.de/index.php/bjb/article/view/85384/79729
- [Compte rendu de Konrad Spindler, « Magdalenenberg IV », Villingen-Schwenningen, 1976]( *Bonner Jahrbücher*, Universitätsbibliothek Heidelberghttps://journals.ub.uni-heidelberg.de/index.php/bjb/article/view/79004/72953
- [« Spindler, Konrad », notice de Sabine Rieckhoff, Neue Deutsche Biographie 24, 2010]( Deutsche Biographie, Bayerische Akademie der Wissenschaftenhttps://www.deutsche-biographie.de/sfz123542.html
- [« Mobility and diet in Neolithic, Bronze Age and Iron Age Germany », chapitre 7 et thèses annexes, Viktoria M. Oelze, 2012]( Leiden University Scholarly Publications ([thèses de soutenance](https://scholarlypublications.universiteitleiden.nl/access/item%3A2964087/view))https://scholarlypublications.universiteitleiden.nl/access/item%3A2964080/view





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