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Site de La Tène : plus de 4 500 objets sortis de l’eau depuis 1857

Jean-Pierre Dalbéra / Wikimedia Commons
13 min de lecture25 sources vérifiées
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En 1923, Paul Vouga dénombrait 2 479 objets issus du site de La Tène, répartis entre les musées de Neuchâtel, Bienne, Zurich, Genève, Berne, Berlin et Paris. En 2011, le recensement en comptait plus de 4 500, dispersés dans une trentaine de musées. Une bonne part de l’écart a été gagnée loin de l’eau. Dès 1972, José Maria de Navarro, qui recensait les collections sans fouiller, avait retrouvé plus de 3 046 objets dans seize institutions, parmi lesquelles celles de Vienne, de Londres, de Saint-Germain-en-Laye, de New York, de Harvard et de Princeton.

Une truite de dix livres pour le souper

Aux premiers jours de novembre 1857, Hans Kopp quitte sa maison des bords du lac de Bienne avec une commande précise. Le colonel Friedrich Schwab, riche collectionneur de Bienne, l’envoie pêcher des antiquités sur la station néolithique de Concise, plus loin sur le lac de Neuchâtel. En débouchant de la Thielle, la rivière qui relie les deux lacs, le pêcheur repère sur les hauts-fonds de Marin un pilotage encore inconnu. En moins d’une heure, il en remonte une quarantaine d’objets en fer, dont quatorze épées et huit pointes de lance. Schwab écrit à son ami Ferdinand Keller, président de la Société des antiquaires de Zurich, une lettre datée du 17 novembre. Ni l’un ni l’autre n’y voit autre chose qu’une station lacustre de plus, dans un pays où l’on en signalait alors presque chaque semaine.

Le lieu n’était pas vierge de trouvailles. Depuis le début du XIXᵉ siècle, au lendemain des grandes tempêtes, on ramassait sur les grèves de La Tène des monnaies romaines, de la fin de la République et du Haut-Empire pour l’essentiel, à une époque où la numismatique absorbait la curiosité antiquaire du pays. Le nom du lieu-dit dériverait du latin tenuis et désignerait ces hauts-fonds de l’extrémité nord du lac. C’est l’étymologie communément admise, sans plus.

La nouvelle atteint Édouard Desor par sa cuisine. Le 25 octobre 1858, ce géologue d’origine allemande, professeur à Neuchâtel, note dans son journal que sa cuisinière, Marie Kopp, a reçu la visite de son frère. Hans apportait « une magnifique truite de 10 £ pour le souper de ce soir », avec un sabre, un fer de lance et un curieux hameçon, le tout en fer, venus de Marin. Desor avait séjourné longuement en Scandinavie dix ans plus tôt et y avait appris le système des Trois Âges des antiquaires danois. Du fer sur un site à pilotis désignait pour lui un âge du Fer antérieur à la conquête romaine, puisque aucune source écrite ne mentionnait de villages bâtis sur l’eau. Il engage Kopp à son tour.

Stockholm, 1874

Dans Les palafittes ou constructions lacustres du lac de Neuchâtel, paru à Paris en 1865 et traduit en anglais pour la Smithsonian Institution, Desor fait de La Tène la station-type de l’âge du Fer, sans employer le mot. En 1866, il ouvre à Neuchâtel la première session du Congrès international d’anthropologie et d’archéologie préhistoriques et y soutient pour la première fois en public que le mobilier funéraire de Hallstatt, en Autriche, précède celui du site neuchâtelois. La bipartition est consacrée officiellement au septième congrès, réuni à Stockholm en 1874.

L’historiographie a longtemps crédité le Suédois Hans Hildebrand de ce baptême, avec des dates qui varient selon les auteurs. Hildebrand avait bien caractérisé la distinction dans son étude des fibules parue en 1872-1873, mais il la tenait pour stylistique, donc géographique ; elle ne découpait pas le temps. Mieux vaut retenir 1874, seule date où Hallstatt et La Tène deviennent deux périodes successives.

Ce choix n’allait pas de soi, et Laurent Olivier, conservateur des collections celtiques et gauloises au musée d’Archéologie nationale, l’a rappelé en 2023 dans un compte rendu qui reproche au récit neuchâtelois son point de vue « laténocentriste ». Faute de trouvailles comparables, l’hypothèse de Desor restait indémontrée, et beaucoup de chercheurs, en Suisse comme ailleurs, voyaient dans ces fers à peine corrodés un matériel récent, probablement médiéval. En France, les fouilles d’Alésia ont permis dès 1864 d’authentifier un mobilier « gaulois », puis les nécropoles de la Marne, à partir de 1865, en ont fourni la culture matérielle, au point que Gabriel de Mortillet s’est battu pour baptiser « marnienne » la seconde période de l’âge du Fer. Ni les armes de la Marne ni celles d’Alésia ne ressemblaient vraiment à celles de La Tène, et il a fallu attendre la chronologie de l’Allemand Otto Tischler, au milieu des années 1880, pour comprendre que les trois ensembles relevaient de trois phases successives, le site neuchâtelois occupant la position médiane. La Tène aurait été retenue un peu par défaut, faute d’un grand gisement français capable de faire pendant à la nécropole de Hallstatt. Un précédent bernois éclaire l’arbitraire de ces consécrations : en 1849, huit ans avant la barque de Kopp, des travaux routiers à Tiefenau, près de Berne, avaient livré un matériel très proche, et l’archéologue Alfred Jahn avait insisté sur sa ressemblance avec les épées gauloises décrites par Polybe et Diodore de Sicile, sans que personne y prête attention.

Cent soixante-dix mètres de lit fossile

Dès 1865 ou 1866, le gisement passe pour épuisé, et Schwab assure à Keller qu’il n’y a plus rien à trouver. La première correction des eaux du Jura, dont les travaux commencent en 1868, abaisse le niveau du lac de Neuchâtel de près de trois mètres à la fin des années 1870. La baie se retrouve à sec. Commence ce que l’historiographie locale appelle la période des « grands creux ». L’instituteur Émile Vouga y reconnaît deux ponts enjambant un bras fossile de la Thielle, ainsi que des restes de bâtiments sur ses berges, et publie Les Helvètes à La Tène en 1885 ; Victor Gross fait paraître à Paris, l’année suivante, La Tène, un oppidum helvète. Autour d’eux, on creuse sans méthode et l’on pille, car la consécration de 1874 a donné aux objets une valeur marchande considérable. Certains partent chez des collectionneurs jusqu’en Amérique, et une loi est introduite en 1886 pour empêcher les acheteurs étrangers d’emporter les antiquités hors du pays.

Ce marché a laissé deux trous dans l’inventaire. Beaucoup d’objets ont été échangés ou vendus à des particuliers au XIXᵉ siècle, et leur trace est perdue. D’autres, à l’inverse, ont reçu une provenance « La Tène » qui n’était pas la leur, parce que le nom se vendait bien ; Marc-Antoine Kaeser, directeur du Laténium, estime que ces étiquettes fallacieuses ont longtemps découragé tout inventaire raisonné. Le chiffre de 4 500 est donc trop bas pour les objets perdus, et il n’est pas garanti contre quelques intrus.

En 1907, la Société d’histoire et d’archéologie du canton de Neuchâtel lance, avec l’appui des autorités cantonales et fédérales, des fouilles qui se veulent enfin scientifiques. William Wavre les dirige, puis Paul Vouga, fils d’Émile, à partir de 1909. Pendant dix ans, on vide le remplissage de l’ancien lit sur près de 170 mètres de long et une quarantaine de large, parfois à plus de quatre mètres de profondeur, avec des pompes à moteur pour tenir la nappe et des wagonnets Decauville pour les déblais. Les objets en bois, impossibles à conserver une fois sortis de la boue, sont moulés en plâtre sur place, et le moulage d’un joug découvert en 1913 est assez fidèle pour qu’on y reconnaisse de l’érable. Le Journal des fouilles de Paul Vouga, conservé au Laténium, en garde des planches lithographiées, dont l’une d’après un dessin de Fernand-Louis Ritter du 7 mai 1907.

Le pont Vouga mesurait au moins 90 mètres pour environ quatre de large, si l’on additionne les huit piles relevées par le père et les cinq dégagées par le fils. Le pont Desor se trouve 115 mètres en aval. Entre les deux gît l’essentiel du mobilier, en fer pour la plupart : épées et fourreaux, pointes de lance, boucliers, fibules, crochets de ceinture, couteaux, rasoirs, faucilles, faux, chaudrons de bronze cerclés de fer, burins, limes, forces, mors, phalères, lingots. L’eau a gardé ce qu’un sol sec aurait détruit, des jougs, un bât, des hampes, une roue de char à dix rayons, une corde et un sac tressé. Au moins neuf statères et six quarts de statère en or sont décrits, avec des potins plus tardifs, ces petites monnaies coulées dans un alliage à base de cuivre.

La monographie paraît à Leipzig en 1923, et c’est d’abord un catalogue. Vouga avait relevé une stratigraphie profonde, mais il n’en a presque rien tiré, parce qu’il tenait les trouvailles pour homogènes. La datation décisive est venue plus tard, d’une planche de chêne ayant servi à monter un bouclier garni d’un umbo de fer, datée par la dendrochronologie, le comptage des cernes du bois, vers 225 av. J.-C. À la fin des années 1970, ce bouclier est devenu un jalon pour la chronologie de toute l’Europe celtique. Plus de neuf objets sur dix appartiennent à La Tène moyenne, de la seconde moitié du IIIᵉ siècle à la première moitié du IIᵉ siècle av. J.-C.

Paul Vouga n’avait pas tout vidé

En 2003, un modeste projet d’aménagement dans le camping installé sur le site déclenche des sondages du service archéologique neuchâtelois, sous la direction de Gianna Reginelli Servais. Les fouilles de 1907-1917 avaient laissé en place d’importants lambeaux de couches, probablement à cause d’une lecture erronée du terrain. Pour la première fois, on peut dresser une stratigraphie complète, du Néolithique au Moyen Âge. Le pont Desor, longtemps attribué à l’époque romaine, livre un pieu daté par dendrochronologie vers 658 av. J.-C., avec une couche d’occupation associée ; il est plus ancien que le pont Vouga. Celui-ci n’a jamais été daté de cette façon, et on le rattache au IIIᵉ siècle par association, parce que la majorité des trouvailles se concentre à ses abords. Un radier dégagé sur la rive nord du pont Desor date de 38 av. J.-C.

Le cent cinquantième anniversaire de la découverte, en 2007, ouvre un programme du Fonds national suisse lancé à l’initiative de Gilbert Kaenel et coordonné par Reginelli Servais. On y fouille surtout des papiers, des fiches de paie aux étiquettes collées sur les objets. Recoupés avec les repères de 2003, ces documents rattachent bien des objets de musée à un moment et à un endroit de découverte, jusqu’à situer avec une précision raisonnable l’endroit où Kopp a pêché en 1857. Les résultats paraissent dans la série La Tène, un site, un mythe ; le troisième volume, consacré par Thierry Lejars à la collection Schwab de Bienne, sort en 2013 en deux tomes de près de neuf cents pages. Le Laténium, à Hauterive, conserve de son côté quelque 2 342 objets du site dans son dépôt visitable.

Gilbert Kaenel est mort en février 2020, Gianna Reginelli Servais en janvier 2021, à cinquante-deux ans.

Un trophée au bord de la Thielle

On a vu dans La Tène un village lacustre, un oppidum helvète, un péage, un arsenal ou un port. Vouga penchait en 1923 pour un poste frontière, peut-être doublé d’un port ou d’un arsenal. En 1952, Klaus Raddatz, frappé par les dépôts d’armes de l’âge du Fer romain découverts dans les tourbières du nord de l’Allemagne et du Danemark, y lit l’équipement d’une armée vaincue offert aux dieux par les vainqueurs. Le gisement comparable de Port, dans les eaux du lac de Bienne, conforte vite cette lecture, puis les sanctuaires de Picardie fouillés à partir des années 1980, Gournay-sur-Aronde et Ribemont-sur-Ancre, déplacent le débat vers le rite.

Thierry Lejars a tiré de la collection Schwab un argument qui tient à la manière même dont les objets ont été trouvés. La moitié des objets pêchés depuis les barques entre 1857 et 1865 mesurent moins de cinq centimètres, alors que ceux du lit de la Thielle sont nettement plus grands. Le bois des hampes ne s’est conservé que dans les talons de fer des lances recueillies par les pêcheurs, ce qui suppose des lances fichées en terre, la partie enterrée protégée, le reste pourri à l’air libre. Des poignées d’épée en bois figurent parmi les trouvailles de 1857-1865, aucune parmi celles de 1907-1917. Lejars en déduit un trophée dressé sur la rive, comparable à celui de Ribemont-sur-Ancre et daté de 220-200 av. J.-C., qui exposait les corps et l’équipement d’une armée vaincue. Les petits objets suspendus seraient tombés à l’eau, peut-être lors d’une crue, tandis que les grandes armes du chenal auraient été déplacées par le courant, comme certains bois du pont Vouga.

Les ossements vont dans le même sens, à condition de se souvenir que les fouilleurs du début du siècle en ont gardé peu. Andrew Fitzpatrick et Marc-Antoine Kaeser identifient vingt-six individus, sur cinquante à cent qui auraient été présents à l’origine selon leurs estimations ; douze ont pu être sexés, quatre femmes et huit hommes. Sept des seize crânes conservés portent des entailles qui semblent infligées après la mort, dont celui d’un homme probablement ligoté, frappé de coups serrés et parallèles, puis décapité. Le Dictionnaire historique de la Suisse compte vingt crânes conservés, la synthèse de 2023 en retient seize, et aucune des publications consultées n’explique l’écart. Une trentaine d’os animaux seulement ont été gardés. Le cheval y domine, et deux crânes de chevaux percés laissent penser que leurs têtes ont été exposées sur des perches.

Kaeser parle d’un monument commémoratif, qui aurait inscrit une bataille dans le paysage là où l’isthme de l’Entre-deux-Lacs, large aujourd’hui de cinq kilomètres, canalisait les routes venues du Jura. La charpente manque pourtant. Aucun vestige ne peut être attribué avec certitude à l’armature d’un trophée, et les structures de bois relevées sur la berge n’y sont rattachées qu’à titre de possibilité.

Hanni Schwab et le pont de Cornaux

La thèse adverse est née trois kilomètres en aval. En 1965-1966, la seconde correction des eaux du Jura met au jour à Cornaux, au lieu-dit Les Sauges, un pont de bois effondré sur la Thielle, des armes semblables à celles de La Tène et une vingtaine de squelettes humains, plusieurs coincés sous les poutres. L’archéologue Hanni Schwab conclut à une crue soudaine qui aurait emporté le pont et ceux qui s’y trouvaient. Elle étend ensuite le scénario à La Tène, où un pont aurait cédé sous des guerriers en armes, et l’argument a pour lui la géographie, puisque les deux ouvrages franchissaient la même rivière à quelques kilomètres d’intervalle.

En 2024, une équipe de l’université de Berne réunie autour de Zita Laffranchi a repris les os de Cornaux. Au moins vingt individus, de jeunes hommes adultes pour la plupart. Les lésions contemporaines de la mort sont toutes des traumatismes par choc, sans aucune blessure par arme tranchante, et des fragments de cerveau conservés dans cinq crânes indiquent que les corps ont été recouverts de sédiments très vite. Les isotopes désignent cinq à huit individus étrangers à la région, et aucun lien de parenté proche ne les unit. Le radiocarbone place les morts entre le IIIᵉ et le Iᵉʳ siècle av. J.-C., certains avant les dates du pont lui-même. Les auteurs jugent très probable un accident violent et soudain, sans exclure que le pont ait eu auparavant une vie rituelle et que des cadavres y aient précédé l’effondrement.

Le camp rituel s’appuyait aussi sur les armes, qu’on disait mutilées comme à Gournay. Guillaume Reich a examiné en 2017 plus de trois cents armes de La Tène conservées au Laténium. Peu portent des traces, et la plupart s’expliquent par le combat. Un fourreau comme MAR-LT-542, ployé à deux reprises, se déforme en battant la croupe d’un cheval, et un fer de javelot comme MAR-LT-17546 plie au milieu de la flamme sous le simple choc du jet. Reich garde une exception, le fer MAR-LT-131, dont les ailettes rabattues, la pointe ployée et l’extrémité arrachée suivent un ordre qui ressemble à une destruction voulue. Il signale aussi un biais de collection, car les inventeurs redressaient souvent les objets tordus, ou les écartaient des collections. Le Dictionnaire historique de la Suisse mentionne des armes tordues intentionnellement, Fitzpatrick et Kaeser écrivent que celles de La Tène n’ont pas été traitées ainsi, et les vitrines ne permettent plus de les départager.

Le camp de l’accident bute à son tour sur les crânes, car aucune crue ne décapite un homme ligoté et des entailles portées après la mort exigent des mains. Lejars, de son côté, fait tomber son trophée à l’eau, peut-être par une crue, et l’équipe de Berne n’exclut pas qu’un rite ait précédé l’effondrement de Cornaux. Le trophée de Thierry Lejars et le pont emporté de Hanni Schwab, longtemps opposés comme deux explications rivales, empruntent désormais chacun à l’autre ce qui leur manquait pour rendre compte des os, des armes et des bois retrouvés dans la Thielle.

Pour aller plus loin

La question des armes déposées dans les eaux rejoint celle des sanctuaires gaulois de Picardie, à commencer par Gournay-sur-Aronde, où les armes ont été délibérément endommagées avant d’être offertes. Elle touche aussi l’histoire des villages lacustres de Suisse, dont la découverte à partir de 1854 a lancé la pêche aux antiquités, et la nécropole autrichienne de Hallstatt, l’autre site éponyme de l’âge du Fer.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Fer d’arme d’hast ou de jet aux ailettes rabattues, à la pointe ployée et à l’extrémité arrachée, site de La Tène, inv. MAR-LT-131 Laténium, parc et musée d’archéologie, Hauterive
  2. Fer d’arme de jet plié au milieu de la flamme, site de La Tène, inv. MAR-LT-17546 Laténium, Hauterive
  3. Fourreau d’épée en fer ployé à deux reprises, partie distale manquante, site de La Tène, inv. MAR-LT-542 Laténium, Hauterive
Voir les 22 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Moulage en plâtre d’un joug en bois d’érable découvert en 1913 lors des fouilles de la Commission des fouilles de La Tène Laténium, Hauterive
  2. Paul Vouga, Journal des fouilles (1906-1917), planche lithographiée d’après un dessin de Fernand-Louis Ritter du 7 mai 1907 Laténium, Hauterive
  3. Édouard Desor, Journal personnel, entrée du 25 octobre 1858 (visite de Hans Kopp) Bibliothèque publique et universitaire, Neuchâtel ; transcrit dans Kaeser 2019

Bibliographie

  1. Édouard Desor, *Les palafittes ou constructions lacustres du lac de Neuchâtel*, Paris, Reinwald, 1865 Reinwald
  2. Paul Vouga, *La Tène. Monographie de la station, publiée au nom de la Commission des fouilles de La Tène*, Leipzig, Hiersemann, 1923 Hiersemann
  3. Klaus Raddatz, « Zur Deutung der Funde von La Tène », *Offa* 11, 1952, p. 24-28 Offa
  4. José Maria de Navarro, *The Finds from the Site of La Tène. I : Scabbards and the Swords Found in Them*, Londres, Oxford University Press for the British Academy, 1972 British Academy
  5. Hanni Schwab, « Entdeckung einer keltischen Brücke an der Zihl und ihre Bedeutung für La Tène », *Archäologisches Korrespondenzblatt* 2, 1972, p. 289-294 Archäologisches Korrespondenzblatt
  6. Gianna Reginelli Servais, *La Tène, un site, un mythe 1. Chronique en images (1857-1923)*, Archéologie neuchâteloise 39, Hauterive, 2007, 203 p. Office et musée cantonal d’archéologie de Neuchâtel
  7. Thierry Lejars, *La Tène : la collection Schwab (Bienne, Suisse). La Tène, un site, un mythe 3*, Cahiers d’archéologie romande 140-141, Lausanne, 2013, 2 vol., 495 et 407 p. Cahiers d’archéologie romande
  8. Guillaume Reich, « Traces d’utilisation sur les armes laténiennes : l’exemple des armes du site de La Tène conservées au Laténium », dans Josef Wilczek, Anna Cannot, Thibault Le Cozanet et Julie Remy (éd.), *Interdisciplinarité et nouvelles approches dans les recherches sur l’âge du Fer*, Dissertationes archaeologicae Brunenses/Pragensesque, Supplementum IV, Brno, 2017, p. 151-154, DOI [10,5817/CZ.MUNI.P210-8822-2017-25]( Masarykova univerzitahttps://doi.org/10.5817/CZ.MUNI.P210-8822-2017-25
  9. Andrew P. Fitzpatrick, « The Finds from La Tène in the British Museum. La Tène, un site, un mythe 6 », *The Antiquaries Journal* 98, 2018, p. 43-80 ([notice Cambridge Core]( Society of Antiquaries of Londonhttps://www.cambridge.org/core/product/4AE2FDF6B405BCB413B739AD360DC402
  10. Marc-Antoine Kaeser, « La Tène, ou la construction d’un site éponyme », dans Sandra Péré-Noguès (dir.), *La construction de l’archéologie européenne, 1865-1914*, 2019, p. 165-187 ([texte déposé par l’auteur]( Éditions Mergoilhttps://www.academia.edu/39018189
  11. Marc-Antoine Kaeser, *La Tène, lieu de mémoire. Aux origines de l’archéologie celtique*, Hauterive, 2022, 139 p. Laténium
  12. Zita Laffranchi, Stefania Zingale, Lara Indra et al., « Geographic origin, ancestry, and death circumstances at the Cornaux/Les Sauges Iron Age bridge, Switzerland », *Scientific Reports* 14, 2024, article 12180, DOI [10,1038/s41598-024-62524-y]( Springer Naturehttps://doi.org/10.1038/s41598-024-62524-y
  13. Laurent Olivier, compte rendu de Marc-Antoine Kaeser, *La Tène, lieu de mémoire*, *Bulletin de la Société préhistorique française* 120 (2), 2023, p. 279-280 ([PDF]( Société préhistorique françaisehttps://www.prehistoire.org/offres/doc_inline_src/515/0-BSPF_2023_2_2e_partie_CR_Kaeser.pdf

Sources en ligne

  1. [« Tène, La (site archéologique) », Gilbert Kaenel]( Dictionnaire historique de la Suissehttps://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/012555/2014-02-19/
  2. [« Cornaux », Michel Egloff et Olivier Girardbille]( Dictionnaire historique de la Suissehttps://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/002847
  3. [« La Tène : A place of memory », Andrew Fitzpatrick et Marc-Antoine Kaeser]( The Past (World Archaeology 120)https://the-past.com/feature/la-tene-a-place-of-memory
  4. [« Nouvelle exposition au Laténium. La Tène, lieu de mémoire », communiqué du 12 mai 2022]( Laténium, parc et musée d’archéologie de Neuchâtelhttps://latenium.ch/wp-content/uploads/2022/05/Latenium-Communique-de-presse-Entre-deux-eaux-Exposition-2022.pdf
  5. [« Victims of a tsunami or human sacrifice ? What happened to these 20 Celts 2000 years ago ? », 17 juin 2024]( Fonds national suisse de la recherche scientifiquehttps://www.snf.ch/en/Ref1QAUwcbSkA9p5/news/victims-of-a-tsunami-or-human-sacrifice-what-happened-to-these-20-celts-2000-years-ago
  6. [« Traces d’utilisation sur les armes laténiennes », Guillaume Reich (PDF)]( Digital Library of the Faculty of Arts, Masaryk Universityhttps://digilib.phil.muni.cz/_flysystem/fedora/pdf/137976.pdf
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