Selon la notice qu’on consulte, la plus célèbre coupe de la culture de Longshan mesure 22,6 ou 26,5 centimètres de haut. Elle sort du site de Donghaiyu, près de Rizhao, sur la côte sud-est du Shandong, en 1975 pour les uns, en 1973 pour l’archéologue de Rizhao interrogé par la presse provinciale en décembre 2024. Tout indique pourtant qu’il s’agit du même objet, décrit partout avec la même bille d’argile enfermée dans la tige, conservé au musée du Shandong à Jinan et retenu comme modèle du logo du patrimoine de la province. Le chiffre qui a fait sa réputation varie beaucoup moins d’une source à l’autre, deux à trois dixièmes de millimètre au bord.
Chengziya, où la couleur a servi d’étiquette
Le nom vient d’un bourg, Longshan, à l’est de Jinan. Au printemps 1928, Wu Jinding repère sur le site voisin de Chengziya des tessons noirs et lustrés. L’Academia Sinica y fouille en 1930 et 1931, et les premiers fragments à paroi « coquille d’œuf » sortent de terre dès la première campagne. Le rapport, publié sous la direction de Li Ji, paraît en 1934 comme premier volume de la série Archaeologia Sinica, avec un titre qui a fixé pour longtemps le vocabulaire, Ch’eng-tzu-yai, site de la culture de la poterie noire à Longshan-chen. Les institutions chinoises le présentent aujourd’hui comme le premier rapport de fouille de terrain publié en Chine.
La couleur a longtemps tenu lieu de définition, et le musée Cernuschi rappelle encore que l’on parle parfois de « culture de la poterie noire ». Les fouilles reprises à partir des années 1950 ont montré que l’étiquette couvrait un territoire bien plus large, du Shandong au Henan et à une partie du Shaanxi, avec des céramiques fines qui varient fortement d’une région à l’autre. Les coupes les plus minces se concentrent dans l’est de la province, autour de Weifang, Rizhao, Linyi, Zibo et Qingdao.
Le procédé n’apparaît pas d’un coup avec le Longshan. À Wutai, près de la côte nord de la péninsule, le musée municipal de Yantai a fouillé en 2011 et en 2013 quarante-cinq tombes datées de la transition entre la culture de Dawenkou, qui précède, et le premier Longshan. Parmi les offrandes figuraient déjà une coupe à haute tige et un petit pot en céramique noire très mince, réservés, d’après les auteurs de la publication, aux tombes de l’élite.
Quatre éléments, un tour rapide, un four privé d’air
Les notices chinoises insistent d’abord sur une terre lavée à plusieurs reprises, sans inclusion visible, et la notice du Sainsbury Centre, à Norwich, rattache la qualité de ces vases au tour rapide, un plateau lancé assez vite pour que le potier étire la paroi au lieu de superposer des boudins de terre. La coupe se tourne en plusieurs éléments. Le Sainsbury Centre décrit son propre exemplaire comme monté en trois sections jointes avant cuisson ; les notices chinoises découpent les coupes du Shandong en quatre, une large collerette plate, un gobelet profond, une tige creuse et un pied en cloche. On gardera ici le compte en quatre, parce qu’il isole la collerette, le trait le plus reconnaissable de ces coupes, que la division en trois fond dans le gobelet. La surface est lustrée quand la terre, avant cuisson, a pris la consistance du cuir, précise la notice du musée Cernuschi. Les vases sont ensuite cuits en atmosphère réductrice, dans un four où l’on étouffe l’arrivée d’air, et ils absorbent le carbone dégagé par le combustible, dont le taux en surface dépasse de loin celui du cœur de la pâte. Le noir tient donc au carbone logé dans l’épiderme de la terre, sans aucune couche de peinture, et le lustrage le rend brillant.
Les mesures publiées donnent l’échelle. Ma Wenkuan cite en 2006, dans la revue Arts asiatiques, un gobelet de la tombe 2116 de Sanlihe, à Jiaoxian, haut de 18,5 centimètres, épais de 0,3 millimètre et pesant moins de 40 grammes. Le chiffre de 0,2 millimètre avancé pour la coupe de Donghaiyu vient de la communication des institutions du Shandong, et la publication de la mesure elle-même n’a pas pu être consultée. Ma signale surtout un raffinement qu’on remarque rarement. Certains gobelets ont une double paroi, un intérieur peu profond en forme de coupelle et une paroi extérieure verticale qui s’incurve ou se termine en pointe, et un pied qui, bien que solidaire de la paroi intérieure, ne la touche pas.
Une bille d’argile dans la tige
La coupe de Donghaiyu montre tout le savoir-faire d’un coup. Une large collerette évasée, un gobelet profond marqué de six cannelures, une tige fine qui se renfle à mi-hauteur en une sorte de cage percée de rangées de petites fentes, un pied en cloche très étroit.
Dans la cage, une bille d’argile.
Quand on agite la coupe, la bille tinte contre les parois. Les notices y voient un lest. Posée sur son petit pied, la coupe est lourde du haut, et la bille, en retombant au fond de la cage, abaisserait son centre de gravité. L’explication est plausible, et aucune des notices ne donne la masse de la coupe ni celle de la bille, ce qui empêche de la vérifier. Un grelot a peut-être compté autant qu’un contrepoids, dans une vaisselle faite pour être tenue en main au cours d’une cérémonie.
L’écart de quatre centimètres entre les deux hauteurs publiées tient peut-être à une confusion avec un autre exemplaire, puisque le musée du Shandong conserve la plupart des coupes complètes connues. Le rapport de fouille de Donghaiyu permettrait de trancher, mais les articles de presse qui décrivent la coupe ne donnent ni numéro de tombe ni numéro d’inventaire.
Ces objets supportent mal les déplacements, y compris récents. La coupe du Sainsbury Centre, entrée dans les collections par le legs de Lady Sainsbury en 2014, s’est brisée vers 1999 ou 2000 dans sa maison de Dulwich, au sud de Londres ; les restaurateurs du British Museum l’ont recollée, et elle a regagné Norwich en 2020.
Qui buvait dans ces coupes ?
En 1996, Liu Li a classé les tombes de quatre cimetières du Longshan, Taosi, Chengzi, Yinjiacheng et Zhufeng, selon la taille de la fosse, le type de cercueil et la nature des offrandes, parmi lesquelles comptent les coupes coquille d’œuf, les jades et les tambours tendus de peau d’alligator. Les coupes apparaissent surtout dans les tombes riches. Leur haute tige désigne un vase à boire, et Liu en conclut que les élites s’en servaient dans des rituels de boisson, cérémonie funéraire comprise, avant de les déposer dans la tombe comme marques du rang du défunt et de ceux qui le pleuraient. Elle relève aussi qu’au Shandong ces coupes manquent dans les déchets des zones d’habitat, ce qui renforce la lecture funéraire.
La chimie a apporté une pièce en 2005. À Liangchengzhen, grand centre régional du Longshan près de Rizhao, l’équipe réunie autour de Patrick McGovern et d’Anne Underhill a analysé les résidus absorbés par des vases de formes variées, prélevés dans des tombes comme dans des fosses. La coupe à haute tige, le gaobing bei, a été incluse à dessein, parce qu’on la tient depuis longtemps pour le vase des boissons et des libations. Tous les vases analysés dans les tombes moyennes M22, M23 et M31 avaient contenu une boisson fermentée mixte. Ces tombes renfermaient de quatre à quatorze vases, et les coupes y dominaient.
L’usage rituel est donc solidement appuyé. Anne Underhill notait pourtant dès 1994 que le débat portait aussi sur l’habitat, où ces coupes auraient pu afficher un rang du vivant de leurs propriétaires.
Trop différentes pour être produites en série
Chaque coupe connue diffère des autres, par le profil, les proportions ou le décor ajouré. Les archéologues du Shandong en tirent un argument solide. Des objets qui ne se répètent pas, qui demandent une argile choisie, un tour rapide, une cuisson maîtrisée et beaucoup d’heures de travail, supposent un petit nombre d’artisans de très haut niveau et une demande concentrée. Liu Li ajoute que ces coupes circulaient dans un réseau d’échanges entre élites, à l’échelle régionale et au-delà, et qu’elles ont probablement été exportées contre d’autres biens de prestige, les jades en particulier. Dans ce schéma, la coupe coquille d’œuf est un produit de commande, lié à un rang.
Anne Underhill a proposé en 2002 une autre lecture. Pour elle, les groupes de parenté rivalisaient par les banquets et les funérailles, et cette compétition faisait monter la demande en vaisselle coûteuse sans exiger d’ateliers tenus par un chef. Elle constate que la fin du Longshan est une période de forte variation régionale, sans centres nettement dominants, où l’accès aux biens rares demeure assez large malgré leur perfection technique. En 2018, l’analyse pétrographique des pâtes de Liangchengzhen, de Dantu et de deux autres sites des environs de Rizhao, conduite par Isabelle Druc et ses coauteurs, est allée dans le même sens. Elle distingue plusieurs unités de production sur chaque site ou à proximité, deux argiles fines employées de façon stable pour les coupes bei pendant toute l’occupation de Liangchengzhen, et aucun signe d’un contrôle accru sur l’extraction de l’argile quand la population se regroupe.
La démonstration a une limite, et elle profite au camp adverse. Les coupes bei étudiées par Druc forment une large catégorie de vaisselle fine, dont la coquille d’œuf n’occupe que l’extrémité. Qu’un village compte plusieurs potiers capables de tourner une coupe fine ne dit pas qui savait descendre à trois dixièmes de millimètre. Aucune des études citées ne rattache une coupe coquille d’œuf précise à un atelier précis, et ce maillon manque pour trancher entre les deux lectures.
Au musée Cernuschi, à Paris, un gobelet noir à haut pied de dix-huit centimètres, donné en 1993 par la Société des amis du musée sous le numéro M.C. 9908, porte une notice qui prête à cette vaisselle, selon l’hypothèse la plus communément admise, un usage de libations rituelles.
Pour aller plus loin
Le sujet croise la culture de Dawenkou, dont les tombes du Shandong livrent déjà des coupes noires à haute tige, et les jades échangés le long de la côte orientale de la Chine à la fin du Néolithique. Il rejoint aussi l’histoire des vases à boire dans les rites chinois, puisque certaines jarres de Liangchengzhen annoncent les formes des vases de bronze de l’époque Shang.
Comment une coupe en terre cuite peut-elle avoir un bord presque aussi mince qu’une coquille d’œuf ? La question se pose dans l’est de la Chine, dans la province du Shandong. Vers la fin du IIIᵉ millénaire avant notre ère, des potiers y fabriquent des coupes noires montées sur une haute tige. Les archéologues ne savent toujours pas dire qui les faisait, ni pour qui.
Des débris noirs près de Jinan
Au printemps 1928, un archéologue chinois ramasse des morceaux de poterie noire et brillante. Le site s’appelle Chengziya. Il se trouve près d’un bourg nommé Longshan, à l’est de la ville de Jinan. Les fouilles commencent deux ans plus tard. Dès la première saison sortent les premiers éclats de ces parois très fines.
Le bourg donne son nom à toute une culture, celle de Longshan. Pendant longtemps, la couleur noire suffit à la définir. Les fouilles suivantes révèlent pourtant un territoire bien plus vaste et très varié. Les coupes les plus fines restent surtout groupées dans l’est de la province.
Tourner, assembler, enfumer
Le potier part d’une argile très fine, lavée plusieurs fois. Il la travaille sur un tour. Cet outil est un plateau qui tourne assez vite pour étirer la terre en paroi mince. La coupe ne sort pas d’un seul morceau. Le potier façonne à part un large rebord plat, un gobelet, une tige creuse et un petit pied. Il les assemble ensuite.
La terre sèche jusqu’à devenir ferme comme du cuir. Le potier frotte alors la surface pour la faire briller. Il cuit enfin la coupe dans un four où l’on étouffe l’arrivée d’air. La fumée chargée de carbone s’incruste dans la surface de la terre. Le noir ne vient donc d’aucune peinture.
Les chiffres publiés sont minuscules. Une coupe trouvée dans une tombe a une paroi de trois dixièmes de millimètre. Elle pèse moins de 40 grammes.
Une bille qui tinte
La coupe la plus célèbre vient d’un site de la côte, près de la ville de Rizhao. Elle est conservée au musée du Shandong, à Jinan. Sa tige se gonfle à mi-hauteur en une petite cage percée de fentes. Une bille d’argile est enfermée dedans. Elle tinte quand on agite la coupe.
Les notices expliquent que cette bille sert de contrepoids. La coupe est lourde du haut et repose sur un pied étroit. En retombant, la bille l’aiderait à tenir debout. L’idée est plausible. Aucune notice ne donne pourtant le poids de la coupe ou de la bille. On ne peut donc pas vérifier.
Cette même coupe change de taille selon les textes. Certains lui donnent 22,6 centimètres de haut. D’autres parlent de 26,5 centimètres. Le compte rendu des fouilleurs permettrait de trancher. Les articles de presse ne donnent même pas le numéro de sa tombe.
Des coupes pour boire avec les morts ?
On trouve ces coupes surtout dans les tombes les plus riches. Pour l’archéologue Liu Li, leur haute tige en fait des coupes à boire. Les puissants s’en servaient pendant des cérémonies, funérailles comprises. Puis ils les laissaient dans la tombe comme signe de rang.
Des analyses chimiques vont dans ce sens. Sur un grand site proche de Rizhao, des chercheurs ont examiné les traces laissées au fond de plusieurs vases. Tous ceux des tombes de taille moyenne avaient contenu une boisson fermentée.
Qui fabriquait ces coupes ? Pour les archéologues chinois, chaque exemplaire est différent des autres. Ils y voient l’œuvre de quelques artisans très habiles. Liu Li ajoute que ces coupes passaient d’un chef à l’autre, probablement contre des jades. L’archéologue Anne Underhill voit les choses autrement. Selon elle, les familles rivalisaient par les banquets et les funérailles. Cette rivalité suffisait à faire grimper la demande, sans chef pour contrôler les ateliers.
L’étude des argiles lui donne en partie raison. Sur un même site, on repère plusieurs lieux de production. Or ces argiles valent pour toute la vaisselle fine. Les coupes les plus minces n’en forment qu’une petite partie. Aucune étude ne relie encore une coupe précise à un atelier précis.
À Paris, le musée Cernuschi conserve un gobelet noir à haut pied, entré dans ses collections en 1993. Sa notice y voit, à titre d’hypothèse, un vase pour verser des boissons pendant des rites.
La version complète donne les mesures du gobelet de la tombe 2116 de Sanlihe, les résultats de trois tombes de Liangchengzhen et l’objection qui limite l’étude des argiles.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Coupe à haute tige en céramique noire « coquille d’œuf », bille d’argile dans la tige, h. 22,6 ou 26,5 cm selon les notices, site de Donghaiyu, Rizhao, fouillée en 1973 ou 1975 selon les sources, numéro d’inventaire non publié dans les sources consultées Musée du Shandong, Jinan
- Gobelet à haut pied « coquille d’œuf », tombe 2116 de Sanlihe, Jiaoxian, h. 18,5 cm, paroi 0,3 mm, moins de 40 g publié par Ma Wenkuan, *Arts asiatiques* 61, 2006
- Coupe à haute tige en céramique noire tournée, tige ajourée de fentes verticales, legs de Lady Sainsbury, 2014 Sainsbury Centre, Norwich, inv. 1361
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Sources primaires (suite)
- Gobelet à pied, terre cuite noire lustrée, h. 18 cm, Shandong, culture de Longshan, don de la Société des amis du musée Cernuschi, 1993 Musée Cernuschi, Paris, M.C. 9908
- Rapport de fouille de Chengziya, *Ch’eng-tzu-yai*, Archaeologia Sinica n° 1, sous la direction de Li Ji, Nankin, 1934, traduction anglaise de Kenneth Starr dans les Yale University Publications in Anthropology, n° 52 Academia Sinica, Institut d’histoire et de philologie
Bibliographie
- Liu Li, « Mortuary Ritual and Social Hierarchy in the Longshan Culture », *Early China* 21, 1996, p. 1-46 Cambridge University Press
- Anne P. Underhill, *Craft Production and Social Change in Northern China*, New York, 2002, xvi + 346 p., DOI 10,1007/978-1-4615-0641-6 Kluwer Academic/Plenum Publishershttps://doi.org/10.1007/978-1-4615-0641-6
- Anne P. Underhill, « Variation in Settlements during the Longshan Period of Northern China », *Asian Perspectives* 33 (2), 1994, p. 197-228 University of Hawai’i Press
- Patrick E. McGovern, Anne P. Underhill, Hui Fang, Fengshi Luan, Gretchen R. Hall, Haiguang Yu, Chen-shan Wang, Fengshu Cai, Zhijun Zhao et Gary M. Feinman, « Chemical Identification and Cultural Implications of a Mixed Fermented Beverage from Late Prehistoric China », *Asian Perspectives* 44 (2), 2005, p. 249-275 University of Hawai’i Press
- Isabelle Druc, Anne Underhill, Fen Wang, Fengshi Luan et Qingyu Lu, « A preliminary assessment of the organization of ceramic production at Liangchengzhen, Rizhao, Shandong : Perspectives from petrography », *Journal of Archaeological Science : Reports* 18, 2018, p. 222-238, DOI 10,1016/j.jasrep.2017,12 050 Elsevierhttps://doi.org/10.1016/j.jasrep.2017.12
- Ma Wenkuan, « Note sur les céramiques à double paroi en Chine et dans le monde musulman », *Arts asiatiques* 61, 2006, p. 112-119 École française d’Extrême-Orient et musée Guimet (Persée)
Sources en ligne
- « 1361 - Longshan vessel », Vanessa Tothill Sainsbury Centre, University of East Angliahttps://sainsburycentre.ac.uk/art-and-objects/1361-vessel/
- « Vase » (M.C. 9909, notice de la culture de Longshan) Paris Musées Collections, musée Cernuschihttps://www.parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-cernuschi/oeuvres/vase-188
- « 1993 : Gobelet à pied, terre cuite noire lustrée » Société des amis du musée Cernuschihttps://amis-musee-cernuschi.org/mc-9908/
- « Genomic dynamics of the Lower Yellow River Valley since the Early Neolithic » Current Biologyhttps://doi.org/10.1016/j.cub.2024.07.063
- « 蛋壳黑陶高柄杯里,蕴藏礼乐文明玄机 » (La coupe à haute tige en céramique noire coquille d’œuf) 山东宣传网, portail de communication de la province du Shandonghttps://www.sdxc.gov.cn/whql/whcc/202412/t20241205_15207857.htm
- « 博物5分钟|蛋壳黑陶杯,硬控后世四千年的顶级“手作” » 海报新闻, groupe Dazhong Dailyhttps://hb.dzwww.com/p/p9srkjrai6.html
- « Turning Dust into Glory » NewsChina Magazinehttp://www.newschinamag.com/newschina/articleDetail.do?article_id=7118
- « Chengziya National Archaeological Site Park » China Daily, portail gouvernementalhttps://govt.chinadaily.com.cn/s/202108/05/WS610b8fe4498e6a12c1204014/chengziya-national-archaeological-site-park.html

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