Plus de cinq mille dépositions dans un seul registre toulousain, recopiées sur 260 feuillets. En face, une poignée de textes rédigés par ceux qu’on appelle les cathares, dont les principaux tiennent dans deux volumes conservés à Florence et à Lyon. Pour savoir ce que croyaient les bons hommes du Languedoc, l’historien dispose de beaucoup plus de paroles recueillies par leurs juges que de lignes écrites de leur main, et chacune de ces paroles a traversé la plume d’un notaire qui mettait en latin, à la troisième personne, ce qu’une dame ou un coutelier du Lauragais venait de raconter en occitan.
Eckbert de Schönau baptise ses adversaires
En 1163, un bénédictin de Rhénanie, Eckbert de Schönau, compose une série de sermons contre des hérétiques de la région de Cologne, les Sermones contra Catharos, que l’on lit dans la Patrologie latine, tome 195, colonnes 13 à 106. Il leur reproche d’avoir pris d’eux-mêmes le nom de « purs », katharoi en grec. Pour dire ce qu’ils croient, il ouvre Augustin, qui avait combattu les manichéens près de huit siècles plus tôt, et lui emprunte une bonne part de son portrait. En 2006, Uwe Brunn a repris l’ensemble du dossier rhénan dans Des contestataires aux « cathares » et montré combien l’hypothèse d’une origine orientale de ces dissidents était fragile. Dès sa naissance, le mot transporte une doctrine tirée des livres de ses adversaires autant que de la bouche des accusés.
Dans le Midi, on parle autrement. Les témoins disent « bons hommes » et « bonnes femmes », parfois « bons chrétiens », et les inquisiteurs écrivent haeretici, hérétiques, sans autre précision. Mark Gregory Pegg a fait de cette absence un argument en 2001, dans The Corruption of Angels et dans un article du Journal of Medieval History, où il décrit les bons hommes comme des saints de village, sans Église rivale derrière eux ; l’année suivante, Julien Théry proposait dans la revue Heresis de parler d’« hérésie des bons hommes ». Quant à l’autre étiquette, celle d’« Albigeois », Jean-Louis Biget lui avait consacré dès 1998 une étude dans le recueil Inventer l’hérésie ?, dirigé à Nice par Monique Zerner.
Le Livre des deux principes
Un traité de théologie écrit par des dissidents eux-mêmes a longtemps dormi à Florence, à la Biblioteca nazionale centrale, dans le fonds des Conventi soppressi, sous la cote J.II.44. Le dominicain Antoine Dondaine le publie en 1939 sous le titre de Liber de duobus principiis. Six traités, copiés par au moins deux mains au milieu du XIIIᵉ siècle dans le milieu des cathares lombards de l’Église de Desenzano, que leurs adversaires appelaient Albanenses. Tous tournent autour de l’origine du mal et de la liberté humaine. Leur réponse est dure. Tout mal y est imputé à l’action d’un principe mauvais, et la liberté de l’homme s’y dissout dans un déterminisme sévère, qui va jusqu’à la prédestination.
Vers 1250, un inquisiteur lombard décrit ces mêmes communautés de l’intérieur. Né à Plaisance, Rainier Sacconi affirme avoir vécu dix-sept ans parmi les cathares, jusqu’à y tenir un rang dans la doctrine et la hiérarchie, avant de passer chez les Prêcheurs ; sa Summa de Catharis, éditée par Franjo Šanjek en 1974, distingue les Albanenses, qui croient à deux dieux et à deux mondes, des Églises de Concorezzo et de Bagnolo, plus proches du monothéisme. Il évalue l’ensemble de ces Églises à près de quatre mille personnes. Le chiffre est une estimation d’ancien initié, et personne ne sait comment il l’a obtenu.
Le dualisme cathare n’a donc jamais formé une doctrine unique. Les uns posent deux principes éternels, les autres un seul Dieu et un fabricant déchu du monde visible, ce que les historiens appellent le dualisme mitigé. Et tout ce que disent le traité de Florence et la somme de Sacconi vaut pour l’Italie du Nord des années 1230-1260 environ, ce qui laisse entière la question de savoir si un croyant du Lauragais, vers 1200, pensait la même chose.
Pain supersubstantiel
Le même manuscrit florentin contient un rituel latin, amputé de son début, que Christine Thouzellier a édité en 1977 dans la collection Sources chrétiennes. Il s’ouvre au milieu d’un commentaire du Notre Père, que l’officiant transmet au postulant demande par demande. La quatrième demande occupe à elle seule plus de cinq pages. Dans leur version, le pain est dit « supersubstantiel », forme que donne la Vulgate dans l’Évangile de Matthieu, et ils y entendent la loi du Christ. L’adjectif grec que Jérôme rendait ainsi, epiousios, embarrassait déjà les exégètes du IIIᵉ siècle, qui ne savaient trop s’il désignait le pain du jour ou celui du lendemain.
Après la prière, le rite d’entrée, le consolament, tient en quelques gestes. Le postulant reçoit le livre, l’officiant prêche longuement en enchaînant les citations bibliques, puis il pose le livre sur la tête du croyant tandis que les assistants lui imposent la main droite. On récite le Pater et on lit le début de l’Évangile de Jean ; les péchés sont alors remis. Aucune eau n’intervient dans ce baptême de l’Esprit. La théologie que laissent voir ces pages est scripturaire, centrée sur le Christ, et les deux principes n’y occupent pas le premier plan.
À Lyon, le rituel occitan occupe les derniers feuillets d’un volume qui s’ouvre sur un Nouveau Testament complet dans la même langue, le P.A. 36 de la bibliothèque municipale. Sa date divise. Léon Clédat, qui en publie en 1887 une reproduction photolithographique, le tenait pour antérieur à 1250, sans donner d’argument. En 1953, Arno Borst proposait les environs de 1280, et la traduction française de son livre a imprimé « vers 1200 ». Marvyn Roy Harris a situé la langue, dans Heresis en 2006, dans un triangle formé par le Toulousain, le Carcassès et le pays de Foix ; des études plus récentes, que résument Anne Brenon et David Zbíral, y relèvent aussi des formes propres au domaine occitan d’Italie du Nord. En 2016, ces deux auteurs rattachent le livre à la tentative de restauration menée au début du XIVᵉ siècle par Pèire Autier, ancien notaire d’Ax.
La datation basse nous paraît la plus solide, parce qu’elle rend compte à la fois de la langue et d’un détail du rituel, qui confie à un Ancien, voire à de simples religieux, des gestes que la hiérarchie se réservait. Vers 1300, les restes de la hiérarchie occitane vivaient en exil, un diacre en Lombardie, un évêque en Sicile, et le texte en porte probablement la marque.
Saint-Sernin, 1245
Les registres d’inquisition donnent l’autre versant, celui des croyants, et ils le donnent déformé. Le manuscrit 609 de la bibliothèque municipale de Toulouse garde la trace de ce que Jean-Paul Rehr, qui en a préparé l’édition numérique, décrit comme la plus grande enquête inquisitoriale connue du Moyen Âge. Pendant 231 jours, entre mai 1245 et juillet 1246, Bernard de Caux et Jean de Saint-Pierre convoquent à l’abbaye de Saint-Sernin les habitants de plus d’une centaine de villages situés entre Toulouse et Carcassonne, seigneurs, dames, artisans du textile, couteliers. Le décompte varie selon ce qu’on compte, plus de 5 400 personnes, plus de 5 500 dépositions, et plus de 5 700 si l’on ajoute les simples dénégations. Le volume lui-même est une copie. Une note du temps, reliée en tête sur une bande de parchemin, précise que ces deux volumes de confessions ont été transcrits d’après les livres de Bernard de Caux par les soins des inquisiteurs Guillaume Bernard et Renaud de Chartres, et le feuillet de garde nomme le cinquième livre du Lauragais, puis le quatrième. Chaque déposition y est rédigée en latin et à la troisième personne. Rehr a relevé en 2020 que certaines traductions françaises les ont remises à la première, ce qui prête aux témoins une voix directe que le manuscrit ne leur donne pas, et une copie de copie devient alors une confession qu’on croit entendre.
Plus de soixante-dix ans après, à Pamiers, l’évêque Jacques Fournier, futur pape Benoît XII, mène ses propres interrogatoires de 1318 à 1325 ; le registre, conservé à la Bibliothèque apostolique vaticane sous la cote Vat. lat. 4030, a été publié par Jean Duvernoy en 1965. David Zbíral y a relevé en 2010 un déposant persuadé que Dieu n’a pas créé le loup. Ses raisons lui appartiennent. Le loup est venimeux, il fait peur aux bergers, et il a égorgé sa tante, sans compter un psaume qui prouverait l’existence de deux dieux. Des idées voisines reviennent chez Béatrice de Planissoles, qui essaie en vain de nuancer devant l’inquisiteur l’image qu’il se fait de ses croyances.
Zbíral en tire une conclusion inconfortable pour tout le monde. Les manuels d’inquisiteurs faisaient de la croyance en deux dieux et de la création du monde par le diable la substance de l’hérésie « manichéenne », et les historiens ont longtemps défini le catharisme par ces mêmes traits ; or les registres contiennent des propos dualistes qui ne doivent rien à la prédication des bons hommes, de sorte que le dualisme, notion trop vague, ne suffit pas à définir une religion. Ce qu’un croyant du comté de Foix entendait par « deux dieux » vers 1320, les sources ne permettent pas toujours de le démêler de ce qu’il avait entendu prêcher ou raisonné tout seul, et plus encore de ce que la question de l’inquisiteur lui mettait dans la bouche.
Montsalvat en Ariège
Le cathare qu’on rencontre aujourd’hui sur les routes de l’Aude et de l’Ariège a des auteurs et des dates. Le protestant Napoléon Peyrat publie de 1870 à 1872 une Histoire des Albigeois que la notice du Dictionnaire de l’histoire de France Larousse décrit comme une ode à un peuple assassiné, où Montségur devient une montagne sacrée et Esclarmonde de Foix une sainte ; la même notice fait de lui le « Michelet des cathares ». En 1888, Joséphin Péladan, fondateur d’un ordre de la Rose-Croix, identifie Montségur au Montsalvat de Parsifal et greffe le Graal sur l’hérésie. En 1933, l’Allemand Otto Rahn tente d’annexer les cathares à un germanisme païen aux accents racistes. Déodat Roché fonde en 1950 une Société du souvenir et des études cathares, et le circuit des « châteaux cathares », avec sa croix hissée au rang d’emblème régional, a fini par fondre la légende dans le paysage.
Démonter cette légende ne donne aucun droit d’en fabriquer une autre en sens inverse, celle d’une hérésie tout entière inventée par ses juges. La chute de Montségur, en 1244, a fait des victimes réelles, et c’est sur ce point précis, la manière de lire ceux qui ont consigné les faits, que se livre la bataille historiographique des trente dernières années.
Une Église ou des saints de village ?
La querelle a pris sa forme actuelle à la fin des années 1990. Monique Zerner et ses collègues niçois, puis Mark Gregory Pegg et Robert I. Moore, dont The War on Heresy paraît en 2012, soutiennent que l’Église cathare venue des Balkans, avec ses évêques et sa doctrine, doit l’essentiel de sa cohérence aux clercs qui l’ont combattue et aux érudits qui les ont lus. En face, Peter Biller relève les erreurs de fait qui conduisent selon lui les sceptiques à écarter les témoignages du XIIᵉ siècle, et Bernard Hamilton défend les liens avec les dualistes des Balkans et de Byzance. Claire Taylor déplace l’objection sur un autre terrain, puisqu’en retirant la doctrine on retire aussi la raison pour laquelle des milliers de gens ont accepté la persécution. Le débat d’avril 2013 qui les a réunis a donné en 2016 le volume Cathars in Question, dirigé par Antonio Sennis.
Le camp adverse a pour lui ce qui ne se déconstruit pas. Les manuscrits de Florence et de Lyon ont été écrits par des dissidents et pour eux, et Zbíral a montré en 2018 que les annotations et les signes de lecture du codex florentin, qu’on attribuait en partie à des inquisiteurs, ne viennent pas de ce milieu. Sacconi parle en ancien initié. Et la charte de Niquinta, si elle est authentique, décrit dès 1167 une Église organisée dans le Midi.
Elle raconte une assemblée tenue à Saint-Félix, en Lauragais, où un « papa » venu de Constantinople, Niquinta ou Nicétas, ordonne des évêques et fait délimiter des diocèses dissidents, parmi lesquels ceux de Toulouse et de Carcassonne. On ne la connaît que par Guillaume Besse, qui la publie en 1660 en annexe de son Histoire des ducs, marquis et comtes de Narbonne, aux pages 483 à 486, comme la copie médiévale d’un acte de 1167 ; la date de cette copie change d’une version à l’autre, 1223, 1232 ou 1233. Monique Zerner y voit un faux de l’époque de Besse. Jean-Louis Biget a examiné en 2001 l’hypothèse d’un faux du XIIIᵉ siècle. L’équipe de l’Institut de recherche et d’histoire des textes réunie autour de Jacques Dalarun et Denis Muzerelle a conclu, dans le volume même que dirigeait Monique Zerner, à un document médiéval, et Zbíral a fait valoir en 2005 qu’une forme de nom de lieu, Bauniaco, obligerait les tenants du faux moderne à supposer des manuscrits dont personne n’a vu la trace.
Le litige tient à un parchemin, et ce parchemin a disparu.
Parmi les versions manuscrites de la charte que Monique Zerner a retrouvées à la Bibliothèque nationale de France, celle du fonds Baluze, volume 275, feuillets 38 et 39, est de la main même de Guillaume Besse, l’homme qu’elle soupçonne de l’avoir écrite.
Pour aller plus loin
La croisade contre les Albigeois et le massacre de Béziers, en juillet 1209, forment l’arrière-plan militaire de ces textes. Le village de Montaillou, reconstitué à partir du registre de Jacques Fournier, et les bogomiles de Bulgarie et de Byzance, dont le lien avec les dissidents occidentaux reste discuté, prolongent la question par deux côtés opposés, tout comme les vaudois, autres dissidents interrogés par les mêmes tribunaux.
On se représente souvent les cathares comme une Église rivale de Rome, venue des Balkans, dont les membres croyaient à deux dieux. Ces chrétiens dissidents vivaient au Moyen Âge dans le Midi de la France et dans le nord de l’Italie. L’Église les a combattus par une croisade, puis par des tribunaux chargés de traquer l’hérésie. Presque tout ce qu’on lit à leur sujet a donc été écrit par leurs ennemis.
Le mot des adversaires
Le nom de cathares ne vient pas d’eux. En 1163, un moine de la région de Cologne écrit des sermons contre les hérétiques de son pays. Il affirme qu’ils se nomment eux-mêmes les purs. Le mot grec qui signifie pur a donné cathare. Pour décrire leurs idées, ce moine recopie en partie un Père de l’Église qui avait combattu une secte bien plus ancienne.
Dans le Midi, les gens employaient d’autres mots. Ils parlaient de bons hommes et de bonnes femmes. Ces religieux vivaient en petits groupes, prêchaient et jeûnaient. Leurs fidèles, qu’on appelait les croyants, les soutenaient sans faire les mêmes vœux.
Deux livres écrits de leur main
Quelques textes rédigés par les dissidents eux-mêmes ont survécu. L’un d’eux est un traité de théologie écrit en Italie du Nord et conservé à Florence. Sa question centrale porte sur l’origine du mal. Selon ses auteurs, tout mal vient d’un principe mauvais qui agit à côté du Dieu bon. Cette manière de voir le monde s’appelle le dualisme.
Tous les dissidents ne pensaient pourtant pas la même chose. Un ancien membre du mouvement, devenu inquisiteur, a décrit ces communautés vers 1250. Certaines croyaient à deux dieux, d’autres restaient proches d’un Dieu unique. Il estimait leurs membres à près de quatre mille. Personne ne sait comment il avait fait ce compte.
Le même volume de Florence décrit aussi leur rite d’entrée. Le nouveau venu apprend le Notre Père. On lui pose ensuite le livre sur la tête, et les assistants posent la main droite sur lui. Ses péchés lui sont alors remis. Ce baptême sans eau portait le nom de consolament.
Une version de ce rite en langue d’oc est conservée à Lyon. Elle suit un Nouveau Testament traduit dans la même langue. Les spécialistes ne s’accordent pas sur la date de ce livre. Les plus récents le relient aux derniers bons hommes, qui tentaient de relancer leur Église.
Un loup devant l’inquisiteur
Les juges ont laissé beaucoup plus de pages que les dissidents. À Toulouse, des inquisiteurs ont recueilli plus de cinq mille témoignages au cours d’une seule enquête. Un notaire écrivait chaque réponse en latin, alors que les témoins parlaient occitan. Le registre qui nous reste est en outre une copie.
Plus tard, un évêque du comté de Foix mène à son tour des interrogatoires. Devant lui, un homme soutient que le loup n’est pas l’œuvre de Dieu. Il donne des raisons très concrètes. Cette bête porte du venin, elle effraie ceux qui gardent les troupeaux, et elle a tué sa tante. Cet homme n’a pas appris cela des bons hommes, il l’a pensé tout seul.
L’historien qui a retrouvé ce cas en tire une leçon. Les manuels des inquisiteurs faisaient de la croyance en deux dieux la marque des cathares. Les historiens ont longtemps gardé cette définition. L’homme au loup montre qu’elle ne suffit pas à reconnaître une religion.
La dispute des spécialistes
Depuis la fin du siècle dernier, les spécialistes se disputent sur le fond. Une historienne de Nice, Monique Zerner, et plusieurs collègues soutiennent que l’Église cathare bien organisée doit l’essentiel de son portrait à ses ennemis. D’autres répondent que les livres des dissidents existent bel et bien. Ils rappellent aussi que des milliers de gens ont souffert pour cette foi.
Une autre image s’est ajoutée bien plus tard. Au XIXᵉ siècle, un auteur protestant a fait des cathares un peuple martyr. Il a changé la forteresse de Montségur en montagne sacrée. D’autres y ont ensuite accroché le Graal, sans aucun appui dans les sources.
Un document reste au cœur de la dispute. Il raconte une grande réunion de dissidents en Lauragais, en 1167. Un chef venu de Constantinople y aurait nommé des évêques. L’original a disparu, et on ne connaît ce texte que par un livre imprimé en 1660. Les spécialistes ne savent toujours pas s’il s’agit d’un faux.
Le livre de Lyon, lui, est toujours conservé à la bibliothèque municipale de la ville. Le rite des bons hommes y occupe les derniers feuillets, juste après ce Nouveau Testament en langue d’oc.
La version complète donne les trois dates différentes que porte la copie de la charte, et retrouve dans les marges du manuscrit de Florence la trace de ses lecteurs.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Eckbert de Schönau, *Sermones contra Catharos*, vers 1163, sermons contre les hérétiques de la région de Cologne Patrologie latine, t. 195, col. 13-106
- *Liber de duobus principiis*, six traités, suivi d’un rituel cathare latin incomplet, copie du milieu du XIIIᵉ siècle, milieu cathare lombard de l’Église de Desenzano Florence, Biblioteca nazionale centrale, Conventi soppressi, ms. J.II.44 (également cité sous la cote I.II.44)
- Nouveau Testament en occitan suivi du Rituel cathare occitan Lyon, Bibliothèque municipale, P.A. 36 (ancienne cote A.I.54)
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Sources primaires (suite)
- Registre de l’inquisition toulousaine, dépositions recueillies par Bernard de Caux et Jean de Saint-Pierre en 1245-1246, copie réalisée pour les inquisiteurs Guillaume Bernard et Renaud de Chartres, 260 feuillets Toulouse, Bibliothèque municipale, Ms. 609
- Registre d’inquisition de Jacques Fournier, évêque de Pamiers, 1318-1325 Bibliothèque apostolique vaticane, Vat. lat. 4030
- Rainier Sacconi, *Summa de Catharis et Pauperibus de Lugduno*, vers 1250 éd. Franjo Šanjek, « Raynerius Sacconi O. P. Summa de Catharis », *Archivum Fratrum Praedicatorum* 44, 1974, p. 30-60
- Charte de Niquinta, assemblée de Saint-Félix (1167), original perdu Guillaume Besse, *Histoire des ducs, marquis et comtes de Narbonne*, Paris, Antoine de Sommaville, 1660, p. 483-486 ; versions manuscrites de Besse, Paris, Bibliothèque nationale de France, Baluze 7, fol. 40-42v, et Baluze 275, fol. 38-39
Bibliographie
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- Marvyn Roy Harris, « The Occitan New Testament in ms. bibl. mun. de Lyon, PA 36 : a Cathar or Waldensian translation ? », *Heresis* 44, 2006 Heresis
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- David Zbíral, « La Charte de Niquinta : un faux moderne ? », *Heresis* 42-43, 2005, p. 139-159 Heresis
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Sources en ligne
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- « MS. Ms. 609. Registre de l’inquisition toulousaine contenant les dépositions recueillies par Bernard de Caux et Jean de Saint-Pierre en 1245, 1246 et de façon très partielle en 1247 » Catalogue collectif de France, Bibliothèque nationale de Francehttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/004D07A12268
- « Toulouse. Bibliothèque municipale, Ms. 609 » IIIF Collections of Manuscripts and Rare Books, Biblissimahttps://iiif.biblissima.fr/collections/manifest/d3cb4bdc00f65f3cd9cec0691518db7433d2fa49
- « Heresy, Politics, and Inquisition in the County of Toulouse : Edition and Study of Bibliothèque municipale de Toulouse, ms. 609 : The Register of the “Great Inquisition” at Toulouse, 1245-46 » Theses.frhttp://www.theses.fr/s210879
- « Le Nouveau Testament, traduit au XIIIe siècle en langue provençale : suivi d’Un rituel cathare / reprod. photolithographique du manuscrit de Lyon publ. par L. Clédat,... » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k91152k.image
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- « Conférence commune de Christine Thouzellier et de Annette Palès-Gobilliard » Annuaire de l’École pratique des hautes études, 1977, Perséehttps://www.persee.fr/doc/ephe_0000-0002_1977_num_90_86_15347
- « RAINIER SACCONI, dominicain, 13e siècle. » Dictionnaire de spiritualité, Beauchesnehttp://beauchesne.immanens.com/appli/article.php?id=8567
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- « (PDF) Le manuscrit du “Liber de duobus principiis” et du Rituel de Florence et ses lecteurs : La genèse d’un livre dissident » David Zbíral, dépôt de l’auteur, Academia.eduhttps://www.academia.edu/37680185/Le_manuscrit_du_Liber_de_duobus_principiis_et_du_Rituel_de_Florence_et_ses_lecteurs_La_gen%C3%A8se_dun_livre_dissident
- « CATHARES | Religions » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/cathares/
- « Trois pains pour les Pères de l’Église » Communio, 2017, Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-communio-2017-2-page-41?lang=fr
- « LA CHARTE DE NIQUINTA : UN POINT SUR LA CONTROVERSE » Julien Roche, *Slavica Occitania* 16, 2003, université Toulouse-Jean Jaurèshttps://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/655?file=1
- « Archive Larousse : Dictionnaire de l’Histoire de France - catéchisme impérial, - cathares. » Laroussehttps://www.larousse.fr/archives/histoire_de_france/page/172
- « Montségur, mythes et légendes » Office de tourisme des Pyrénées cathareshttps://www.pyreneescathares.com/decouvrir/decouvrir-les-pyrenees-cathares/montsegur-mythes-et-legendes/











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