Himiko, reine du Yamatai : ce que dit vraiment le texte chinois

Saigen Jiro — CC0

Deux mille caractères d’un côté. De l’autre, plus de soixante sites candidats, trois siècles de polémique et une bibliothèque entière. Tout ce que l’on sait de Himiko tient dans une notice de quelques pages, glissée derrière les Wuhuan et les Xianbei au bout d’une histoire dynastique chinoise. Son auteur n’a jamais vu l’archipel.

Deux mille caractères rédigés à la cour des Jin

Le texte s’appelle correctement Sanguozhi, Weishu, livre XXX, chapitre sur les barbares de l’Est, notice sur les Wajin. Les Japonais disent Gishiwajinden. Son auteur, Chen Shou, est né en 233 dans le royaume de Shu et mort en 297 au service des Jin. Il compile entre 280 et 297 à partir des rapports d’ambassade de la commanderie de Daifang, installée vers l’actuelle Séoul. Aucun émissaire chinois nommé dans le texte n’a poussé au-delà des pays du nord de Kyushu.

Ce que la notice affirme se compte vite. Les pays des Wa se sont longtemps fait la guerre, puis ils ont placé à leur tête une femme, déjà âgée, sans mari. Une ambassade part pour Daifang, conduite par Nashonmi et Toshigori ; le gouverneur Liu Xia la fait escorter jusqu’à la capitale, et le rescrit impérial est reproduit intégralement, inventaire des présents compris. En 247, la reine signale son conflit avec le pays de Kuna. Puis elle meurt. On élève un tertre de plus de cent pas, plus de cent serviteurs la suivent dans la mort. Un roi lui succède, le pays le refuse, plus de mille personnes périssent. Une fille de sa parenté, âgée de treize ans, rétablit l’ordre.

L’année de l’ambassade, seul événement daté du dossier, n’est pas stable. Les éditions imprimées du Sanguozhi portent le sixième mois de la deuxième année Jingchu, soit 238. Le Liangshu, le Taiping yulan et la citation qu’en fait le Nihon shoki donnent tous la troisième année, soit 239. Or les Wei n’ont repris Daifang qu’au début de 238, et Gongsun Yuan n’a été tué qu’au huitième mois. Certaines éditions annotées tranchent pour une faute du Sanguozhi, d’autres défendent la leçon imprimée.

Reste le nom. Les trois caractères 卑弥呼 notent des sons, pas un sens : le premier signifie « bas », « vil », et ne sert que de support phonétique, comme dans 倭, « nain », qui désigne le pays. La restitution donne quelque chose comme Pimiko. Celui de la fillette de treize ans se lit Iyo ou Toyo selon les manuscrits, un caractère de différence.

« Elle servait le kidō, et savait égarer la foule »

La phrase la plus citée de la notice tient en une dizaine de caractères. Elle dit que Himiko servait le kidō, mot à mot la voie des esprits ou la voie des démons, et qu’elle savait égarer la foule. Le vocabulaire porte en chinois une charge dépréciative constante : il qualifie les pratiques religieuses non autorisées, celles que l’historiographie impériale range du côté du désordre.

De cette formule les traductions ont tiré une chamane. Le mot n’est pas dans le texte, et la catégorie qu’il recouvre est moderne, appliquée après coup à une description chinoise d’une pratique que son rédacteur n’a pas vue. Akiko Yoshie, Hitomi Tonomura et Azumi Ann Takata ont montré en 2013 ce que le partage entre une sœur au rituel et un frère au politique doit aux attentes des commentateurs.

L’autre lecture est ancienne et elle tient. Ishimoda Shō soutenait en 1971 que Himiko présente deux visages : une figure de miko archaïque tournée vers l’intérieur, un souverain lucide tourné vers le continent. L’argument est chronologique. Les Wei prennent Daifang au début de 238, détruisent le pouvoir des Gongsun en août, et l’ambassade des Wa arrive dans les mois qui suivent. Quelqu’un, à Yamatai, a compris qu’une route diplomatique venait de se rouvrir et a envoyé des hommes dessus sans attendre. Une recluse ne fait pas ça.

Un itinéraire qui aboutit en pleine mer

La notice donne une route. Depuis Daifang on longe la côte coréenne, on passe à Tsushima, à Iki, on aborde à Matsuro, on gagne Ito, puis Na, puis Fumi. Les identifications proposées par Arai Hakuseki en 1718 tiennent toujours : Matsuro dans le district de Matsura, Ito dans celui d’Ito, Na dans celui de Naka, tous en Kyushu du Nord. Ensuite le texte change de registre. Toma est à vingt jours de navigation vers le sud, Yamatai à dix jours de navigation et un mois de marche, le total depuis Daifang faisant douze mille li. Suivie à la lettre, la route se termine dans le Pacifique.

Trois siècles d’exégèse ont produit presque autant de solutions que de lecteurs. Arai Hakuseki lui-même a changé d’avis, plaçant vers 1722 le Yamatai dans le district de Yamato en Chikugo. Motoori Norinaga y ajoute une thèse d’usurpation restée influente jusqu’à Meiji : les ambassadeurs reçus en Chine n’auraient pas représenté la cour impériale, mais les Kumaso du sud de Kyushu se faisant passer pour elle. En 1910, deux articles paraissent la même année et s’opposent frontalement. Naitō Torajirō relève dans les sources chinoises quantité d’erreurs d’orientation, lit « est » là où le texte écrit « sud » à partir de Fumi, et aboutit au Yamato. Shiratori Kurakichi additionne les distances jusqu’à Fumi, obtient dix mille sept cents li, les retranche des douze mille annoncés, et conclut que les treize cents li restants tiennent dans Kyushu.

Deux tentatives ultérieures portent sur la fabrique du texte plutôt que sur la géographie. Enoki Kazuo remarque en 1960 que la notice change de formule après Ito : direction, distance, nom de pays avant ; direction, nom de pays, distance après. Il en déduit que les segments suivants rayonnent depuis Ito au lieu de s’enchaîner, ce qui ramène tout le dispositif dans le nord de Kyushu. Muroga Nobuo, en 1956, part d’une carte coréenne de 1402 où l’archipel est dessiné orienté nord-sud, et suppose que les géographes chinois se le représentaient ainsi.

Aucune de ces lectures n’a emporté les autres. La raison en est simple : la notice n’a jamais été une carte.

Deux mille huit cents noyaux de pêche

L’archéologie a déplacé le débat sans le clore. Dans le sud-est du bassin de Nara, au pied du mont Miwa, le site de Makimuku surgit au tout début du IIIᵉ siècle et cesse d’être occupé au début du IVᵉ. Deux kilomètres d’est en ouest, un kilomètre et demi du nord au sud, cent soixante-seize campagnes de fouille depuis 1971. Les céramiques exhumées viennent du Kantō comme de Kyushu, en proportion inhabituelle.

La campagne ouverte en 2008 dans le secteur de Tsuji a dégagé trois bâtiments sur poteaux plantés, alignés d’est en ouest et enclos d’une palissade. Le plus grand mesure 19,2 mètres sur 12,4. L’ensemble dessine un quadrilatère d’environ 150 mètres sur 100, interprété comme une résidence de chef. À cinq mètres au sud, une fosse a livré environ deux mille huit cents noyaux de pêche, sans doute rejetés après un rite.

Ces noyaux ont fourni la mesure la plus propre du dossier, une pêche mûrissant en un an et n’enregistrant que cette année-là. Nakamura Toshio et son équipe de Nagoya en ont daté douze au carbone 14 et publié le résultat en 2018 : moyenne de 1 824 ans avant le présent, à six ans près. Et c’est ici que la rigueur oblige à s’arrêter. Convertis en années de calendrier, ces six ans deviennent une fourchette de cent ans, de 135 à 230, parce que la courbe de calibration s’aplatit sur cette portion. Aucun affinement de la mesure ne resserrera l’intervalle.

Une part de la recherche tient aujourd’hui la question du siège de Himiko pour tranchée en faveur du Yamato et déplace le débat vers l’hégémonie antérieure, celle qui envoya une ambassade aux Han au début du IIᵉ siècle. Walter Edwards défend cette position en 2019.

Les tenants de l’hypothèse de Kyushu ont deux réponses, et elles ne sont pas faibles. Dater Makimuku ne dit rien du lieu où résidait Himiko, et quelques bâtiments avec leur palissade ne font pas une capitale. Ils ajoutent un argument matériel que le Kinai a du mal à contourner, la répartition du fer, nettement plus abondant et mieux travaillé dans le nord de Kyushu que dans la région de Nara jusqu’à la fin du Yayoi.

Le tombeau que l’Agence de la Maison impériale garde fermé

À un kilomètre au sud du site se dresse Hashihaka, tumulus en trou de serrure d’environ 280 mètres de long, dont la partie ronde atteint 160 mètres de diamètre sur quatre gradins. Pierres de parement sur les flancs, supports de vases et jarres cérémonielles au sommet, un fossé large d’une dizaine de mètres tout autour.

Kasai Shin’ya a proposé en 1924, dans la revue de la Société japonaise d’archéologie, d’y voir la tombe de Himiko en l’identifiant à Yamatototohimomoso-hime, la princesse devineresse du Nihon shoki. L’hypothèse a cent ans. En 2009, une équipe du Musée national d’histoire du Japon a annoncé, à partir de résidus carbonisés adhérant à des céramiques du fossé, une date de 240 à 260. La coïncidence avec la mort de la reine a fait la une.

Les objections sont restées, et elles portent. Les céramiques mesurées proviennent du fossé, ce qui rend plus probable qu’elles datent le début du chantier que son achèvement. L’effet réservoir marin n’a pas été pris en compte. Des chercheurs continuent de placer la construction autour de 300. Surtout, la butte n’a jamais été fouillée : l’Agence de la Maison impériale l’administre comme le tombeau d’Ōichi de Yamatototohimomoso-hime et en interdit l’accès. Seule une partie du fossé a été classée site historique, en février 2017.

La mesure du texte ne s’ajuste pas mieux. Un pas des Wei vaut six pieds, environ 1,44 mètre, ce qui met les « plus de cent pas » du tertre à quelque 145 mètres, ordre de grandeur de la partie ronde de Hashihaka. Les partisans d’une unité réduite dans les chapitres consacrés aux périphéries ramènent le chiffre à une trentaine de mètres, mais l’existence de cette unité est elle-même contestée. Ailleurs, la notice décrit les sépultures des Wa : un cercueil, pas de chambre extérieure, de la terre par-dessus. Rien qui ressemble à un monument de quatre gradins.

Quatre cents miroirs et un sceau introuvable

Le rescrit de Wei énumère cent miroirs de bronze. Depuis l’ère Taishō, l’archéologie japonaise les cherche parmi les sankakubuchi shinjūkyō, miroirs à bord de section triangulaire ornés de divinités et d’animaux, d’une vingtaine de centimètres de diamètre. Tomioka Kenzō y a reconnu les cent pièces du rescrit. Kobayashi Yukio a bâti sur eux, en 1961, une théorie de la distribution des miroirs issus d’un même moule depuis un centre unique, pilier de l’hypothèse du Kinai.

Un fait résiste. On en connaît plus de quatre cents au Japon, et pas un seul en Chine. Mori Kōichi en a tiré la conclusion dès 1962 : ces miroirs ont été fabriqués sur place. L’archéologue chinois Wang Zhongshu est allé plus loin : coulés au Japon par des artisans venus de Wu, thèse publiée en japonais en 1992, en anglais en 2001, et mal reçue au Japon.

Les découvertes récentes n’ont pas départagé, elles ont amplifié. Le kofun de Kurozuka, à Tenri, a livré en 1997 et 1998 trente-trois miroirs à bord triangulaire encore en place autour du cercueil. En 2023, l’annonce portait sur cent trois miroirs du kofun de Sakurai Chausuyama, dont vingt-six à bord triangulaire, certains sortis des mêmes moules que des exemplaires datés de 240.

Le sceau, lui, manque. L’or remis à Himiko n’a jamais reparu. Celui qu’un autre souverain de l’archipel avait reçu du Han postérieur en 57 est exposé : 2 236 centimètres de haut, 108 729 grammes, or à 95 %, découvert en 1784 sous une pierre que deux hommes soulevaient à peine, à Shikanoshima. Il est au musée municipal de Fukuoka depuis 1990. Un objet manque donc, et le nom manque aussi, pour une raison qui n’a rien d’accidentel.

Le Nihon shoki, achevé en 720, est le premier texte japonais à citer la notice chinoise. Ses compilateurs la reprennent trois fois dans les annales de l’impératrice Jingū, aux années correspondant à 239, 240 et 243 : la reine des Wa envoie le grand officier Nashonmi à la commanderie, les envoyés reviennent porteurs d’un rescrit, d’un sceau et d’un cordon, puis le souverain des Wa dépêche de nouveau des ambassadeurs. Le kidō n’y est pas, ni les mille servantes, ni le tertre de cent pas, ni la fillette de treize ans. Le rédacteur écrit « la reine des Wa ». Il avait le nom sous les yeux. Il ne l’a pas recopié.

Pour aller plus loin

Le dossier croise le sceau d’or du roi de Na, plus ancien objet daté des relations entre l’archipel et la Chine, et le site fortifié de Yoshinogari, dans la préfecture de Saga, dont la fouille a relancé en 1989 l’hypothèse de Kyushu. Il rejoint aussi la question de l’apparition des tumulus en trou de serrure, dont Hashihaka est le premier exemplaire de grande taille.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents antiques cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Chen Shou, Sanguozhi, Weishu, livre XXX, « Wuhuan Xianbei Dongyi zhuan », notice sur les Wajin, rédigée entre 280 et 297 édition Zhonghua Shuju, Pékin, 1973
  2. Nihon shoki, annales de l’impératrice Jingū, années 39, 40 et 43, trois citations du Weizhi, dont celle qui date l’ambassade de la troisième année Jingchu compilation achevée en 720
  3. Sceau d’or « Kan no Wa no Na no kokuō » (漢委奴国王), or à 95 %, h. totale 2 236 cm, face 2 347 cm de côté, 108 729 g, découvert en 1784 à Shikanoshima Musée municipal de Fukuoka, Trésor national
  4. Hashihaka kofun, tumulus en trou de serrure, long. env. 280 m, partie ronde env. 160 m de diamètre à quatre gradins, Sakurai, préfecture de Nara administré par l’Agence de la Maison impériale comme tombeau d’Ōichi de Yamatototohimomoso-hime
  5. Site de Makimuku, secteur de Tsuji : trois bâtiments sur poteaux plantés, le plus grand de 19,2 × 12,4 m, enclos de 150 × 100 m environ, fouille de 2008 site historique national, Sakurai
  6. Noyaux de pêche du site de Makimuku, environ 2 800 exemplaires, fosse située à 5 m au sud du grand bâtiment, fouille de 2009 Centre de recherche makimuku-gaku, Sakurai
  7. Miroirs à bord triangulaire du kofun de Kurozuka, 33 exemplaires relevés en place, fouille de 1997-1998, Tenri, préfecture de Nara Institut archéologique de Kashihara

Bibliographie

  1. Pierre-François Souyri, Nouvelle histoire du Japon, Paris, 2010, 2ᵉ éd. revue et augmentée 2023, chapitre « Le temps des chefferies », section « Himiko, reine du Yamatai » Perrin
  2. Walter Edwards, « In Pursuit of Himiko : Postwar Archaeology and the Location of Yamatai », Monumenta Nipponica 51 (1), 1996, p. 53-79, DOI 10,2307/2385316 Sophia University
  3. Walter Edwards, « Mirrors on Ancient Yamato : The Kurozuka Kofun Discovery and the Question of Yamatai », Monumenta Nipponica 54 (1), 1999, p. 75-110, DOI 10,2307/2668274 Sophia University
  4. Walter Edwards, « Himiko and Yamatai : A New Synthesis on the Emergence of the Ancient Japanese Monarchy », prétirage, 19 p., 2019, DOI 10,2139/ssrn.3435888 Nara National Research Institute for Cultural Properties
  5. Wang Zhongshu, « Problems of the Triangular-rimmed Bronze Mirrors with Divinity and Animal Design Unearthed from Japan », Chinese Archaeology 1 (1), 2001, p. 63-66, DOI 10,1515/char.2001,1.1,63 De Gruyter
  6. Akiko Yoshie, Hitomi Tonomura et Azumi Ann Takata, « Gendered Interpretations of Female Rule : The Case of Himiko, Ruler of Yamatai », U.S.-Japan Women’s Journal 44 (1), 2013, p. 3-23, DOI 10,1353/jwj.2013,0009 University of Hawai’i Press
  7. William Wayne Farris, Sacred Texts and Buried Treasures : Issues in the Historical Archaeology of Ancient Japan, Honolulu, 1998 University of Hawai’i Press
  8. Nakamura Toshio, « Datation AMS au carbone 14 des noyaux de pêche exhumés du site de Makimuku », Makimuku-gaku kenkyū 6, 2018, p. 67-73 Centre de recherche makimuku-gaku de Sakurai
  9. Harunari Hideji, Kobayashi Ken’ichi, Sakamoto Minoru, Imamura Mineo, Ozaki Hiromasa, Fujio Shin’ichirō et Nishimoto Toyohiro, « Datations au carbone 14 de la période d’apparition des kofun », 2011 Musée national d’histoire du Japon
  10. Kasai Shin’ya, « Himiko, c’est-à-dire Yamatototohimomoso-hime no mikoto », Kōkogaku zasshi 14 (7), 1924 Société japonaise d’archéologie
  11. Tomioka Kenzō, Kokyō no kenkyū, Kyoto, réimpression 1974 Rinsen Shoten
  12. Kobayashi Yukio, Kofun jidai no kenkyū, Tokyo, 1961 Aoki Shoten
  13. Wang Zhongshu, Sankakubuchi shinjūkyō, traduction japonaise d’Ogata Isamu et Sugimoto Kenji, Tokyo, 1992 Shinchōsha
  14. Mori Kōichi, « Nihon no kodai bunka », dans Kodaishi kōza, vol. 3, Tokyo, 1962 Gakuseisha
  15. Enoki Kazuo, Yamataikoku, Tokyo, 1960 Shibundō
  16. Ishimoda Shō, Nihon no kodai kokka, Tokyo, 1971 Iwanami Shoten
  17. Shiratori Kurakichi, « Wa joō Himiko kō », 1910, repris dans Shiratori Kurakichi zenshū, vol. 1, Tokyo, 1969 Iwanami Shoten
  18. Naitō Torajirō, « Himiko kō », Geibun 1 (4), 1910 Kyōto bungakukai
  19. Muroga Nobuo, « L’image géographique du Japon dans la notice sur les Wajin, examen d’histoire de la cartographie », Shintōgaku 10, 1956 Shintōgakkai
  20. Arai Hakuseki, Koshitsū wakumon, 1718, repris dans Arai Hakuseki zenshū, vol. 3, Tokyo, 1977 Kokusho Kankōkai
  21. Motoori Norinaga, Karaosame no uretamigoto, repris dans Motoori Norinaga zenshū, vol. 8, Tokyo, 1972 Chikuma Shobō
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