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Les marrons de Jamaïque : la guerre que l’Angleterre ne gagna pas

Angleterre & îles BritanniquesTraites & esclavages22 octobre 2026◈ 49 sources vérifiées
xiquinhosilva / Wikimedia Commons
10 min de lecture49 sources vérifiées
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La loi qui confirme la paix de Cudjoe se termine sur cinq affranchissements. Au paragraphe IV, l’Assemblée de la Jamaïque déclare libres Cuffee, Sambo et Quashey, trois esclaves que les rebelles avaient enlevés, qui leur avaient faussé compagnie et étaient repartis « as guides » avec la colonne envoyée contre eux. Leurs propriétaires, les héritiers de John Laurence, John Roach de la paroisse de Sainte-Élisabeth et les héritiers de William Williams, toucheront quarante livres par tête. Au paragraphe VI viennent deux femmes. Venus a quitté la ville d’Accompong pour prévenir le colonel Blake que la plupart des rebelles étaient partis chasser ou piller, et que le moment était bon. Affiba a conduit d’elle-même le colonel Dwarris jusqu’au village marron, qu’il a pris. Trente livres pour chacune, versées à leurs maîtres. Le texte occupe les pages 176 à 180 du premier volume des Acts of Assembly, imprimé à Kingston par Alexander Aikman en 1787, et ses premiers articles rendent libres, pour toujours, les hommes que ces cinq guides avaient aidé à traquer.

La même loi paie donc des deux côtés de la ligne de front.

Cockpit Country

Quand les Anglais prennent la Jamaïque aux Espagnols, en 1655, une partie des esclaves amenés par les colons espagnols reste dans les montagnes. Les fugitifs des plantations anglaises les rejoignent pendant les décennies suivantes. Beaucoup viennent de la Côte de l’Or, l’actuel Ghana, et l’anthropologue Werner Zips rattache à des modèles akan la chefferie, le conseil des anciens, l’identité kromanti et la corne de vache percée, l’abeng, qui porte les signaux à distance. Le mot marron lui-même vient de l’espagnol cimarrón, le bétail retourné à l’état sauvage, que les Anglais ont repris tel quel ; la Jamaïque n’avait pas l’exclusivité de ce vocabulaire, et le phénomène se retrouve dans la plupart des colonies esclavagistes de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolu​tion.

Deux foyers se forment. À l’ouest, les marrons dits de Leeward tiennent le Cockpit Country, un plateau calcaire criblé de dépressions fermées, les cockpits qui lui donnent son nom. À l’est, ceux de Windward occupent les Montagnes bleues et les monts John Crow, dont les pistes, les caches et les postes de guet forment aujourd’hui la « route du patrimoine de Nanny Town », inscrite avec le massif au patrimoine mondial en 2015 sous le numéro 1356.

Barbara Kopytoff a montré en 1978 que ces deux sociétés ont suivi des chemins distincts, l’une rassemblée sous un chef unique, l’autre restée une confédération plus lâche. Combien étaient-ils dans les années 1730 ? Personne ne les a comptés, et les documents consultés ici ne donnent aucun effectif fiable avant les listes de déportation de 1796.

Deux cents Creeks qu’on ne fit jamais venir

La guerre ouverte commence vers 1728. À l’est, la colonie s’acharne sur Nanny Town, le grand village des Montagnes bleues, qui tombe en 1734 devant le capitaine Stoddard (on trouve aussi Stoddart), lequel annonce que tous les marrons ont été tués. Il se trompe. Les survivants se dispersent, et une troupe d’environ trois cents hommes, femmes et enfants part vers l’ouest, jusqu’à la paroisse de Saint-James, pour rejoindre Cudjoe, selon l’Understanding Slavery Initiative ; celui-ci refuse l’alliance, et la colonne regagne le Portland. L’Assemblée cherche des hommes partout. Le 24 mars 1736, une proposition déposée devant elle suggère de faire venir deux cents Indiens creeks du continent, et le texte n’est pas adopté ; le journal de la Chambre, conservé aux Archives nationales de la Jamaïque, en garde la trace au volume III. On recrute en revanche des Indiens miskitos de la côte des Mosquitos, en Amérique centrale, des Noirs libres et des métis. Le coût est connu par une seule estimation d’époque, celle du planteur-historien Edward Long, qui avance en 1774 au moins 240 000 livres dépensées en quatre-vingts ans contre les marrons ; Kopytoff, dans sa thèse de 1973, jugeait le chiffre trop bas.

Le gouverneur Edward Trelawny choisit de traiter.

« That all hostilities shall cease on both sides for ever »

Les articles conclus avec Cudjoe portent une date double, « March 1st, 1738-9 ». La Jamaïque suit alors l’usage anglais, calendrier jul​ien et année commençant le 25 mars, et ce jusqu’en 1752, ce qui explique que des travaux récents parlent encore du traité de 1738 ; les dates jamaïcaines antérieures à 1752 sont données ici dans l’ancien style. Le colonel John Guthrie et le lieutenant Francis Sadler signent, Cudjoe trace sa marque. Robert Charles Dallas, qui publie à Londres en 1803 une histoire des marrons en deux volumes, place en frontispice l’échange de chapeaux entre Cudjoe et Guthrie avant les pourparlers, et décrit le chef comme un homme plutôt petit, d’une corpulence peu commune, portrait tracé plus de soixante ans après les faits par un auteur qui ne les avait pas vus.

Le texte compte quinze articles. Le premier met fin aux hostilités pour toujours. Le deuxième déclare libres Cudjoe et les siens, à une exception près qui en dit long : ceux qui ont rejoint les rebelles depuis moins de deux ans pourront rentrer chez leurs maîtres avec un pardon s’ils le veulent, et resteront sinon sous l’autorité de Cudjoe. Le troisième accorde 1 500 acres au nord-ouest de Trelawny Town, entre la ville et les cockpits. Le quatrième permet de cultiver, d’élever et de vendre au marché, sur licence d’un magistrat. Le sixième oblige à combattre les autres rebelles, le septième à repousser toute invasion étrangère, le neuvième à rendre les fugitifs, contre une rétribution que la loi fixe à dix shillings par tête. Le douzième laisse aux capitaines le droit de punir les leurs, sauf de mort. Le quatorzième installe deux Blancs nommés par le gouverneur dans la ville, et la loi en paie finalement quatre, à 200 livres par an. Le quinzième règle la succession, Cudjoe, puis ses frères Accompong et Johnny, puis Cuffee et Quaw, après quoi le gouverneur nommera le chef. La ville elle-même porte le nom du gouverneur Edward Trelawny, au nom duquel les deux officiers avaient traité.

À l’est, les articles signés avec Quao par le colonel Robert Bennett, au nom du même gouverneur, en comptent quatorze. Ils interdisent la canne à sucre sur les terres concédées, soumettent toute vente à un billet signé d’un résident blanc, installent quatre Blancs à Crawford’s Town et à New Nanny Town, et la loi qui les ratifie affranchit à son tour deux guides, Mark et Caesar. Le texte imprimé date ces articles du 23 juin 1739 ; une notice de la Bibliothèque nationale de la Jamaïque donne le 23 décembre. On retient ici le 23 juin, parce que c’est la date que porte le document lui-même. Dallas, de son côté, attribue la négociation au capitaine Adair, alors que la signature est celle de Bennett.

Nanny, absente des deux traités

Aucun des deux textes ne nomme Nanny. Son existence repose sur une concession de terres de 500 acres, enregistrée en 1740, à elle et aux siens. Le Jamaica Gleaner en a donné la cote, volume 22 des patentes, folio 15B, et situe une copie aux Archives nationales de la Jamaïque, à Spanish Town. Le musée maritime de Greenwich date l’acte du 20 avril 1740 et le présente comme un traité, ce qu’il n’est pas. Le reste tient à la tradition orale. Les récits qui lui font arrêter les balles sont présentés comme du folklore par ceux-là mêmes qui défendent son historicité, et la date de sa mort se dispute entre les années 1750 et 1760 sans qu’aucun document ne tranche. La Jamaïque l’a proclamée héroïne nationale en 1976, et son visage figure sur le billet de 500 dollars.

Libres, et payés pour rendre les fugitifs

Le camp qui lit 1739 comme une victoire marronne a des arguments solides. Une colonie dotée de troupes régulières, de milices et de supplétifs recrutés jusqu’en Amérique centrale a signé avec des fugitifs qu’elle n’avait pas réduits en une décennie, et leur a reconnu par écrit la liberté et la terre. Kopytoff a montré en 1979 que le traité était devenu pour les marrons une charte sacrée, et l’anthropologue Jean Besson, dans les Annales en 2004, reprend la formule. Zips a placé en titre d’une étude de 2003 une formule marronne, « nous régnons sur les montagnes, eux sur les plaines », et fait de Kojo, la forme akan du nom de Cudjoe, le héros de l’indépendance tel que le raconte Accompong. Kenneth Bilby a bâti en 2005 un livre entier sur vingt-cinq ans d’entretiens avec les anciens de l’Est, qui y racontent leur histoire dans leurs propres termes. Depuis 2021, Accompong se proclame État souverain sur la foi du traité, que le gouvernement jamaïcain tient pour caduc.

Le camp adverse lit les articles 6 et 9. Le 8 avril 1760, quand éclate la révolte conduite par Tacky, le lieutenant-gouverneur envoie contre elle trois compagnies marronnes, venues de New Nanny Town, de Crawford Town et de Scotts Hall, payées sept pence et demi par jour, deux shillings six pence pour leurs officiers, avec une prime pour chaque rebelle pris ou tué ; c’est un tireur marron qui abat Tacky. Kathleen Wilson soutient en 2009 que la liberté jouée par les marrons après 1739, dans les fêtes comme dans les cérémonies coloniales, a contribué à faire tenir l’ordre des plantations. Le sous-titre du livre de Mavis Campbell, en 1988, résume la thèse en trois mots, résistance, collaboration, trahison. Michael Sivapragasam a compliqué le tableau en 2018 à partir des journaux et procès-verbaux de l’Assemblée, où il trouve des villes divisées entre elles, peu coordonnées et médiocrement efficaces comme chasseuses de fugitifs. Helen McKee concluait en 2015 que les Britanniques avaient gagné davantage sur le papier, et les marrons ce pour quoi ils s’étaient battus. Les deux lectures tiennent, et probablement parce qu’elles décrivent deux moments différents du même texte.

Walpole refuse l’épée

En juillet 1795, Trelawny Town reprend les armes. Le récit le plus souvent repris fait partir l’affaire de deux marrons condamnés à Montego Bay pour le vol de deux cochons et fouettés par un esclave, selon une version qui fait de ce dernier un fugitif que les marrons avaient eux-mêmes livré contre prime. Le gouverneur, le comte de Balcarres, choisit la force. Fin octobre, le colonel Quarrell quitte Bluefields sur la goélette Mercury pour aller chercher à Cuba des chasseurs et leurs chiens, débarqués ensuite à Montego Bay, et leur emploi soulève en Grande-Bretagne un débat que Ruma Chopra a retracé en 2018. Le nombre exact de bêtes ne figure pas dans les pages de Dallas consultées ici. Le 21 décembre, les marrons acceptent une trêve avec le général George Walpole, et la guerre s’achève en mars 1796. L’Assemblée décide alors d’exiler les habitants de Trelawny Town en arguant qu’ils n’ont pas respecté les termes convenus, et fait imprimer la même année ses actes et sa correspondance, précédés d’une longue introduction du planteur Bryan Edwards. Elle vote une épée d’honneur à Balcarres et une autre à Walpole. Le général la refuse, et l’Assemblée fait rayer sa réponse de ses procès-verbaux, détail que Dallas consigne au sommaire de sa treizième lettre.

Le Dover, le Mary et l’Ann entrent dans le port d’Halifax les 21 et 22 juillet 1796 avec 550 à 600 marrons selon John N. Grant, 568 selon Chopra. Les hommes travaillent aux fortifications de la citadelle, où un demi-bastion prendra au XIXᵉ siècle le nom de bastion des Marrons. Le 7 août 1800, le HMS Asia appareille d’Halifax pour la Sierra Leone avec 551 d’entre eux d’après Grant, 177 femmes, 151 hommes et 222 enfants d’après Parcs Canada, soit un de moins.

L’Asia mouille devant Freetown le 30 septembre. Trois semaines plus tôt, le 10 septembre, des colons noirs venus de Nouvelle-Écosse, d’anciens esclaves américains passés aux Britanniques pendant la guerre d’Indépendance, ont affiché chez Abraham Smith un code qui fixait le prix des vivres. Le conseil de la compagnie qui gouverne la colonie y voit une rébellion. Les marrons se portent volontaires pour la réprimer, la paix est imposée en octobre, et en décembre les meneurs sont bannis, condamnés aux travaux forcés ou pendus. Rachel Herrmann s’est demandé en 2016 s’il ne s’agissait pas plutôt d’une émeute frumentaire, une protestation contre le prix des vivres, que les vainqueurs ont rebaptisée. Les arrivants de l’Asia ont nommé une rue de Freetown Trelawny Street, en souvenir de la Jamaïque, et le nom qu’ils ont ainsi emporté en Afrique était celui du gouverneur au nom duquel on leur avait signé la paix en 1739.

Pour aller plus loin

La révolte de Tacky, en 1760, fait voir de l’intérieur ce que l’article 6 du traité a produit sur le terrain. Le marronnage dans les colonies françaises, à Saint-Domingue comme en Guyane, offre un point de comparaison avec des sociétés qui n’ont jamais obtenu de traité. Et l’histoire des Loyalistes noirs, passés de Virginie en Nouvelle-Écosse puis à Freetown, croise celle des déportés de Trelawny Town au moment exact où ils débarquent.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Articles de paix conclus « at the Camp near Trelawney Town, March 1st, 1738-9 » entre le colonel John Guthrie, le lieutenant Francis Sadler et le capitaine Cudjoe (marque), quinze articles, et loi de ratification, paragraphes I à VII (prime de dix shillings par fugitif rendu, quatre résidents blancs à 200 livres par an, affranchissement de Cuffee, Sambo et Quashey avec 40 livres à leurs propriétaires, de Venus et Affiba avec 30 livres) Acts of Assembly, passed in the island of Jamaica, from the year 1681 to the year 1769 inclusive, t. I, Kingston, Alexander Aikman, 1787, p. 176-180 ; images Eighteenth-Century Collections Online (Gale)
  2. Articles de paix du 23 juin 1739 entre le colonel Robert Bennett et Quao (marque), quatorze articles, et loi de ratification (prime de dix shillings, quatre résidents blancs à Crawford’s Town et New Nanny Town, affranchissement de Mark et Caesar) Acts of Assembly, passed in the island of Jamaica, from the year 1681 to the year 1769 inclusive, t. I, Kingston, Alexander Aikman, 1787, p. 182-185
  3. Robert Charles Dallas, The History of the Maroons, from their Origin to the Establishment of their Chief Tribe at Sierra Leone, t. I, Londres, imprimé par A. Strahan pour Longman et Rees, 1803, frontispice (échange de chapeaux entre Cudjoe et Guthrie), lettre II, sommaire p. 22 (marche de Guthrie et Sadler, description de Cudjoe, paix), lettre III, sommaire p. 66 (mission du capitaine Adair auprès de Quao), lettre IV, sommaire (communications à distance par la corne) exemplaire FCDO Historical Collection, F1884 DAL ; exemplaire numérisé, Internet Archive, historymaroonsf01dallgoog
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Sources primaires (suite)

  1. Robert Charles Dallas, The History of the Maroons, t. II, Londres, 1803, lettre IX, p. 9 (départ de la goélette Mercury de Bluefields, fin octobre 1795), sommaire de la lettre XI (débarquement des chasseurs et des chiens à Montego Bay), sommaire de la lettre XIII, p. 172 (épée votée à Balcarres et à Walpole, refus de Walpole, réponse rayée des procès-verbaux) exemplaire numérisé, Internet Archive, historymaroonsf00dallgoog
  2. Edward Long, The History of Jamaica. Or, General Survey of the Antient and Modern State of that Island, Londres, T. Lowndes, 1774, 3 vol. in-4°, t. II, p. 340 (au moins 240 000 livres dépensées en quatre-vingts ans contre les marrons) ESTC T142858 ; pagination citée d’après le fac-similé Frank Cass, Londres, 1970
  3. Journals of the House of Assembly of Jamaica, t. III, séance du 24 mars 1736 (proposition de faire venir deux cents Indiens creeks, non adoptée) National Archives of Jamaica, Spanish Town, cité par H. McKee, 2015, p. 1, n. 1
  4. Concession de 500 acres à Nanny et à ses gens, 1740, Patents, vol. 22, fol. 15B [cote donnée par la presse, À VÉRIFIER sur la notice des Archives] Archives nationales de la Jamaïque, Spanish Town
  5. The Proceedings of the Governor and Assembly of Jamaica, in Regard to the Maroon Negroes, 1796, introduction de Bryan Edwards, p. v-xciv réédition Cambridge, Cambridge University Press, coll. « Cambridge Library Collection, Slavery and Abolition », 2013, DOI 10,1017/CBO9781107325012https://doi.org/10.1017/CBO9781107325012

Bibliographie

  1. Barbara Klamon Kopytoff, « The Early Political Development of Jamaican Maroon Societies », The William and Mary Quarterly, 3e série, 35 (2), avril 1978, p. 287-307 The William and Mary Quarterly
  2. Barbara Kopytoff, « Colonial Treaty as Sacred Charter of the Jamaican Maroons », Ethnohistory 26 (1), hiver 1979, p. 45-64 Ethnohistory
  3. Barbara Kopytoff, The Maroons of Jamaica : An Ethnohistorical Study of Incomplete Polities, 1655-1905, thèse de doctorat, 1973 University of Pennsylvania
  4. Mavis C. Campbell, The Maroons of Jamaica, 1655-1796 : A History of Resistance, Collaboration & Betrayal, Granby (Mass.), 1988, 296 p. Bergin and Garvey
  5. Kathleen Wilson, « The Performance of Freedom : Maroons and the Colonial Order in Eighteenth-Century Jamaica and the Atlantic Sound », The William and Mary Quarterly, 3e série, 66 (1), janvier 2009, p. 45-86 The William and Mary Quarterly
  6. Jean Besson, « L’héritage de l’esclavage. La mémoire du sol en Jamaïque occidentale », trad. Sophie Noël, Annales. Histoire, Sciences sociales 59 (3), 2004, p. 569-587, DOI 10,1017/S0395264900017728 Éditions de l’EHESShttps://doi.org/10.1017/S0395264900017728
  7. Werner Zips, « “We Rule the Mountains and They Rule the Plains” : The West African Basis of Traditional Authority in Jamaica », dans D. I. Ray et P. S. Reddy (dir.), Grassroots Governance ? Chiefs in Africa and the Afro-Caribbean, Calgary, 2003, chap. 8 University of Calgary Press
  8. Kenneth M. Bilby, True-Born Maroons, Gainesville, 2005, 528 p., coll. « New World Diasporas » University Press of Florida
  9. Ruma Chopra, Almost Home. Maroons between Slavery and Freedom in Jamaica, Nova Scotia, and Sierra Leone, New Haven, 2018 Yale University Press
  10. Michael Sivapragasam, After the Treaties : A Social, Economic and Demographic History of Maroon Society in Jamaica, 1739-1842, thèse de doctorat, 2018, 307 p. University of Southampton
  11. Helen Mary McKee, Negotiating Freedom in the Circum-Caribbean : The Jamaican Maroons and Creek Nation Compared, thèse de doctorat, School of History, Classics and Archaeology, 2015 Newcastle University
  12. Rachel B. Herrmann, « Rebellion or Riot ? : Black Loyalist Food Laws in Sierra Leone », Slavery & Abolition 37 (4), 2016, p. 680-703, DOI 10,1080/0144039X.2016,1150686 Taylor & Francishttps://doi.org/10.1080/0144039X.2016.1150686

Sources en ligne

  1. « An Act for confirming the Articles executed by Colonel John Guthrie… », transcription intégrale Laws of Enslavement and Freedom, University of New Brunswickhttps://slaveryandfreedomlaws.lib.unb.ca/laws/jamaica-1739
  2. « An Act for confirming the Articles executed by Colonel Robert Bennett, and Quao the Commander of the Rebels… », transcription intégrale Laws of Enslavement and Freedom, University of New Brunswickhttps://slaveryandfreedomlaws.lib.unb.ca/laws/jamaica-1740-0
  3. « First Maroon War », notice d’exposition, exemplaire de Dallas F1884 DAL King’s College London, King’s Collectionshttps://kingscollections.org/exhibitions/specialcollections/caribbean/revolts
  4. « Montagnes bleues et monts John Crow » UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/fr/list/1356/
  5. « The Obscured History of Jamaica’s Maroon Societies », Lynn Brown, 31 août 2016 JSTOR Dailyhttps://daily.jstor.org/maroon-societies-in-jamaica
  6. « Jamaican Maroons in the Eighteenth Century », Aidan Ptak, dans Caribbean History From the 1400s to 1804 Cleveland State University, Michael Schwartz Libraryhttps://pressbooks.ulib.csuohio.edu/caribbean/?p=33
  7. « “We Rule the Mountains and They Rule the Plains” : The West African Basis of Traditional Authority in Jamaica » University of Calgary Press, Manifoldhttps://ucp.manifoldapp.org/read/e149f588-bc5f-4cf7-bdf6-193163dd4a64/section/85d359f9-cd73-4f81-9ee5-a33343336a94
  8. « Nanny and the Maroons » Understanding Slavery Initiativehttps://understandingslavery.com/casestudy/nanny-and-the-maroons/
  9. « Nanny | Slavery and Remembrance » The Colonial Williamsburg Foundationhttps://slaveryandremembrance.org/people/person/?id=PP023
  10. « Nanny of the Maroons », 17 août 2021 Royal Museums Greenwichhttps://www.rmg.co.uk/stories/maritime-history/nanny-maroons
  11. « Nanny was real, not a myth - Gov’t conferred Order of National Hero on Nanny in 1976 », 11 octobre 2018 The Jamaica Gleanerhttps://jamaica-gleaner.com/article/lead-stories/20181012/nanny-was-real-not-myth-govt-conferred-order-national-hero-nanny-1976
  12. « The Jamaican Maroons », notes d’histoire National Library of Jamaicahttps://nlj.gov.jm/history-notes/The%20Maroons%20edited%20final.htm
  13. « Tacky’s Rebellion » Understanding Slavery Initiativehttps://understandingslavery.com/casestudy/tackys-rebellion/
  14. « The Performance of Freedom : Maroons and the Colonial Order in Eighteenth-Century Jamaica and the Atlantic Sound », résumé Omohundro Institute of Early American History and Culturehttps://oieahc.wm.edu/publications/wmq/browse/abstract-january-2009/
  15. « L’héritage de l’esclavage La mémoire du sol en Jamaïque occidentale », résumé et notes Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/annales-histoire-sciences-sociales/article/abs/lheritage-de-lesclavage-la-memoire-du-sol-en-jamaique-occidentale/779A7210221D18656A932BBC20110E82
  16. « True-Born Maroons », table des matières Project MUSEhttps://muse.jhu.edu/book/17840
  17. « “Secessionist Maroons who have asserted sovereignty” : Accompong Maroons and the Jamaican State today » Oasis, Universidad Externado de Colombiahttps://revistas.uexternado.edu.co/index.php/oasis/article/view/9625
  18. « After the treaties : a social, economic and demographic history of Maroon society in Jamaica, 1739-1842 » University of Southampton Institutional Repositoryhttps://eprints.soton.ac.uk/423482
  19. « Negotiating Freedom in the Circum-Caribbean : The Jamaican Maroons and Creek Nation Compared » Newcastle University eTheseshttps://dspace.ncl.ac.uk/jspui/bitstream/10443/2922/1/McKee%2c%20H%202015.pdf
  20. « What triggered the Second Maroon War in 1795 ? », Shalman Scott, 7 avril 2018 Jamaica Observerhttps://jamaicaobserver.com/2018/04/07/what-triggered-the-second-maroon-war-in-1795
  21. « The History of the Maroons », t. I, texte numérisé Internet Archivehttps://archive.org/stream/historymaroonsf01dallgoog/historymaroonsf01dallgoog_djvu.txt
  22. « The History of the Maroons », t. II, texte numérisé Internet Archivehttps://archive.org/stream/historymaroonsf00dallgoog/historymaroonsf00dallgoog_djvu.txt
  23. « The history of Jamaica. Or, general survey of the antient and modern state of that island », notice ESTC T142858 The Grub Street Projecthttps://www.grubstreetproject.net/publications/T142858
  24. « The Proceedings of the Governor and Assembly of Jamaica, in Regard to the Maroon Negroes » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/proceedings-of-the-governor-and-assembly-of-jamaica-in-regard-to-the-maroon-negroes/620AB73CE73EFE0C70749F95CE50E3D0
  25. Jean Besson, compte rendu de Ruma Chopra, Almost Home, International Review of Social History 63 (3), 2018, p. 526-529, DOI 10,1017/S0020859018000561 Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/product/0B7A58935054F48EA272B7A2FCF9ECB5
  26. « Marrons de la Jamaïque en Nouvelle-Écosse », John N. Grant L’Encyclopédie canadiennehttps://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/marrons-de-la-nouvelle-ecosse
  27. « Les Marrons de la Jamaïque en Nouvelle-Écosse » Parcs Canada, Lieu historique national de la Citadelle-d’Halifaxhttps://parcs.canada.ca/lhn-nhs/ns/halifax/culture/histoire-history/marrons-maroons
  28. « The Jamaican Maroons in Nova Scotia National Historic Event » Parks Canadahttps://www.parks.canada.ca/culture/designation/evenement-event/marrons-maroons
  29. « Rebellion or riot ? : black Loyalist food laws in Sierra Leone » University of Southampton Institutional Repositoryhttps://eprints.soton.ac.uk/386234/2/Herrmann_Rebellion_or_riot_black_Loyalist_food_laws_in_Sierra_Leone.pdf
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