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Marie la Juive et le bain-marie : enquête sur une attribution tardive

Histoire des sciences occultes16 septembre 202636 sources vérifiées
Berthelot, Collection des anciens alchimistes grecs / Wikimedia Commons
10 min de lecture36 sources vérifiées
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Dans le lexique qui ferme le premier tome de sa Bibliothèque des philosophes chymiques, imprimée à Paris en 1672, le médecin Nicolas Salomon décrit un vaisseau double. L’enveloppe extérieure contient de l’eau chaude, le récipient intérieur reçoit la matière, et l’eau peut céder la place au fumier de cheval, d’où le surnom de « vicaire du ventre du cheval ». Salomon appelle l’appareil bain marin, puis signale que d’autres disent bain Marie, du nom de Marie la prophétesse, sœur de Moïse, et que des apothicaires peu instruits ont mal lu ce nom. En 1678, dans la préface du second tome, il écarte pourtant l’identification avec la sœur de Moïse, tout en publiant aux pages 82 à 87 la traduction française d’un dialogue entre cette Marie et un philosophe nommé Aros.

Une Juive parmi les auteurs de Zosime

Tout part d’un seul témoin. Zosime, originaire de Panopolis en Haute-Égypte, a probablement écrit au début du IVᵉ siècle, et son œuvre, immense si l’on en croit les catalogues byzantins, ne survit qu’en morceaux. L’édition critique de ses Mémoires authentiques, donnée par Michèle Mertens aux Belles Lettres en 1995, réunit treize opuscules. Marie y revient souvent, parfois qualifiée de « divine ». Zosime la compte parmi les Juifs qui ont écrit ouvertement sur l’art, et il se sert comme d’un ouvrage de référence d’un traité des fourneaux, une kaminographia, qu’il lui attribue. Le traité Sur la lettre oméga mentionne ce livre à ses paragraphes 1 et 17, et le Premier livre du compte final y renvoie encore au paragraphe 2.

Sur sa vie, rien. Zosime la traite en autorité ancienne, ce qui la place avant lui sans autre précision, et la fourchette que donne la notice de la Jewish Women’s Archive, du Iᵉʳ au début du IIIᵉ siècle, ne repose sur rien de plus ferme que cette antériorité. Aucune ligne de Marie ne nous est parvenue autrement que par les citations d’auteurs postérieurs, eux-mêmes connus par des copies faites six ou sept siècles plus tard.

Une phrase souvent reproduite, où Marie interdirait de toucher la matière à qui n’est pas de la race d’Abraham, circule sans référence stable dans la vulgarisation, attribuée tantôt à Zosime, tantôt à un commentaire transmis sous le nom d’Olympiodore ; tant que le passage n’est pas localisé dans une édition, elle ne prouve rien. Des noms qu’on lui a donnés d’une tradition à l’autre, prophétesse, Copte, Hebraea, sœur de Moïse, on gardera ici « Marie la Juive », parce que c’est le seul qui n’ajoute rien à Zosime.

Trois tubes de cuivre et une feuille de métal

Zosime emprunte surtout à Marie du matériel. Dans l’opuscule Sur le tribikos et le tube, aux pages 14 et 15 de l’édition Mertens, il reprend sa description d’un alambic à trois sorties, le tribikos, dont le nom renvoie aux trois vases récepteurs, les bikoi, placés au bout de trois tubes. D’après le texte que Zosime dit tenir de Marie, ces tubes sont de cuivre roulé, en tôle mince, à peine plus épaisse que celle d’une poêle à galettes, et longs d’une coudée et demie. Seth Rasmussen y voit en 2022 la plus ancienne description connue d’un appareil à distiller.

La kérotakis occupe les paragraphes 3 et 6 de Sur les appareils et fourneaux, aux pages 24 et 25 de la même édition. Le mot désigne d’abord la palette du peintre à l’encaustique, sur laquelle on ramollit la cire colorée. Chez les alchimistes grecs, il nomme un appareil clos où des feuilles de métal sont exposées aux vapeurs de substances que Zosime tient pour tinctoriales. Rasmussen explique le nom par ce parallèle. Le peintre amollit la cire pour la charger de couleur, et l’alchimiste, dans son vocabulaire, prétend pénétrer le métal de la même manière. Pour Zosime, teindre un métal revient à en changer la nature, et c’est cette ambition qui fait, à ses yeux, de ces appareils les instruments d’un art sacré. Une annexe de l’édition Mertens rassemble la cinquantaine de dessins d’appareils transmis par les quatre principaux manuscrits. Les reconstitutions modernes de la kérotakis, sphérique ou cylindrique, restent conjecturales, et Rasmussen le rappelle en les reproduisant.

Berthelot devant le folio 195 verso

Le plus ancien témoin de ces textes est à Venise. Le manuscrit Gr. Z. 299 (=584) de la Biblioteca nazionale Marciana, un volume de parchemin de 196 feuillets et de 305 millimètres de haut, a appartenu au cardinal Bessarion, et Michèle Mertens le date, d’après son écriture, de la fin du Xᵉ ou du début du XIᵉ siècle. Elle le tient pour le plus beau des manuscrits alchimiques grecs, avec son premier titre inscrit dans un portique peint en quatre couleurs, mais le volume a subi plusieurs accidents, des cahiers perdus, d’autres inversés par le relieur, et une table des matières qui ne correspond plus qu’en partie au contenu. Au folio 195 verso figure le dessin d’une kérotakis. Quand Marcellin Berthelot publie avec Charles-Émile Ruelle la Collection des anciens alchimistes grecs, chez Steinheil, en 1887 et 1888, il reproduit ce dessin au tome I, page 146, et le lit comme une forme ancienne du bain-marie. Matteo Martelli le rappelait en 2022 : le terme n’apparaît dans aucun traité alchimique byzantin. La lecture de Berthelot rapproche donc un dessin grec d’un nom latin bien plus tardif, et c’est un chimiste en quête des origines de sa discipline qui opère ce rapprochement. Son édition, qui a rendu ces textes accessibles pendant un siècle et que celle de Mertens a remplacée pour Zosime, se lit aujourd’hui comme un document de son époque autant que comme un accès aux textes.

Le volume vénitien porte, aux feuillets 1 et 196, un tampon rouge de la Bibliothèque nationale de Paris.

Paris conserve de son côté un témoin plus tardif. Le manuscrit Grec 2327 de la Bibliothèque nationale de France, 299 feuillets de papier copiés en 1478 par Théodore Pélécanos, contient lui aussi des figures d’appareils et, aux feuillets 136 verso à 138 verso, un bref recueil de sentences sur la pierre philosophale qu’une note marginale attribue à « la très sage Marie ». Berthelot et Ruelle l’éditent au tome II, pages 198 à 201.

Hammam Mariya, balneum Mariae

L’autre voie passe par l’arabe. L’alchimie de langue arabe connaît un hammam Mariya, un bain de Marie, et une Risala Mariya ila Aras, lettre de Marie la Copte à Aras, qu’une traduction latine médiévale a fait circuler sous le titre de Practica Mariae prophetissae in artem alchimicam. Le dialogue met en scène Aros venu trouver Marie, présentée comme la sœur de Moïse, parce qu’on la dit capable de blanchir la pierre en un seul jour. Marie confirme, et ajoute qu’Hermès, lui, y parvenait en une heure. Viennent ensuite des indications que le texte donne pour décisives, un alun, deux gommes, un soufre appelé kibrik, déformation de l’arabe kibrit, un feu réglé sur la chaleur du soleil de juin ou de juillet, et un « vase d’Hermès » que les sages auraient tenu caché. Pietro Perna imprime le dialogue à Bâle en 1572 dans l’anthologie Auriferae artis quam chemiam vocant antiquissimi authores ; Konrad Waldkirch le réimprime en 1593, au tome I, pages 319 à 324. Isaac Newton le recopie de sa main, et cette copie est aujourd’hui le Keynes MS. 45 de la bibliothèque de King’s College, à Cambridge.

L’expression latine se lit dans deux textes au moins. La Cathena aurea, vision alchimique du début du XVᵉ siècle placée sous le nom d’Arnaud de Villeneuve, mort en 1311, prescrit pour la première opération une putréfaction de quarante jours dans le fumier de cheval « ou dans le bain de Marie philosophique ». Antoine Calvet, qui a édité en 2011 les œuvres alchimiques attribuées à Arnaud, range cette vision parmi les pseudépigraphes ; elle a circulé sous le titre de Visio Mariae avant d’être refondue en un poème français, Les sept visions de Marie la prophétesse, étudié par Didier Kahn en 1998. Le Rosarium philosophorum, compilation de la fin du XVᵉ siècle imprimée à Francfort en 1550, juge au contraire le feu du bain de Marie trop faible pour la putréfaction et l’associe à la coagulation du mercure. Une datation très répandue place la première attestation latine au début du XIVᵉ siècle, dans un Rosarius d’Arnaud de Villeneuve. Le corpus alchimique arnaldien étant pseudépigraphe, cette date repose sur une signature que les éditeurs récusent, et elle demanderait à être contrôlée sur des manuscrits datés.

La sœur de Moïse avait-elle un fourneau ?

Le vieillissement de Marie commence tôt. Au VIIᵉ siècle, Stéphanos d’Alexandrie, dans la neuvième de ses leçons sur la fabrication de l’or, la nomme avec les « écrits juifs ». Au début du IXᵉ siècle, le chroniqueur Georges le Syncelle place une « Marie, savante hébraïque » aux côtés de Démocrite parmi les disciples du mage Ostanès, dans le temple de Memphis, ce qui la fait remonter de plusieurs siècles.

Les humanistes héritent de ces strates. En 1516, dans ses Corollaires à Dioscoride, Hermolao Barbaro cite trois femmes expertes en l’art, Cléopâtre, la vierge Taphnutia, moins estimée, et Marie « de la nation juive », que beaucoup suivent. Isaac Casaubon, en 1614, lit le passage de Stéphanos dans un manuscrit de Paris et note sèchement, à la page 56 de ses Exercitationes, que ce Mariam désigne soit la sœur de Moïse, soit la Vierge. Michael Maier consacre en 1617 un chapitre de ses Symbola aureae mensae à Marie et soutient que le dialogue avec Aros a d’abord été écrit en hébreu ; il n’exclut pas la sœur de Moïse, mais concède qu’aucune preuve décisive ne l’impose. Olaus Borrichius raconte en 1668 qu’on lui a montré à Paris un écrit de Marie, « peut-être supposé ».

Jean Bernier, dans ses Essais de médecine de 1689, va voir le manuscrit lui-même. Il n’y trouve qu’un court extrait sur la pierre, où Marie voisine avec des auteurs des premiers siècles de notre ère et vient après Cléopâtre, et il en conclut qu’elle ne peut être la sœur de Moïse.

Une invention revendiquée depuis 1982

En 1982, dans la revue Ambix, Raphael Patai fait de Marie la « mère fondatrice » de l’alchimie et la traite en personne réelle. Selon le résumé qu’en donne la Jewish Women’s Archive, il explique la confusion avec la sœur de Moïse par la conviction ancienne qu’un même nom désigne une même personne, et observe que l’époque de Marie recule à mesure que sa figure devient légendaire. Son livre de 1994, The Jewish Alchemists, traduit la Practica en anglais. Pieter van der Horst tient Marie pour le premier alchimiste non fictif du monde occidental et pour la première femme juive connue à avoir écrit sous son propre nom. En 2013, Lawrence Principe écrit que Zosime lui attribue toute une gamme d’appareils et de techniques, dont un chauffage doux et régulier au bain d’eau chaude.

La lecture philologique est plus réservée. Martelli insiste sur l’absence du terme dans le grec et montre une identité remodelée d’une langue à l’autre, jusqu’aux commentaires de Maier et de Salomon. Rasmussen, qui crédite pourtant Marie de plusieurs appareils, admet que la rareté des documents laisse la place à d’autres inventeurs ; il signale aussi qu’un historien allemand de la chimie jugeait dès le début du XXᵉ siècle le lien entre le bain et Marie très indirect, et avance que balneum Mariae a pu nommer d’abord un appareil particulier, un fourneau muni d’un bain d’eau, avant de désigner tout bain d’eau.

Le désaccord est donc précis. Zosime cite bien une Marie auteur d’un traité des fourneaux, et lui doit la description du tribikos et de la kérotakis. Le bain d’eau est probablement plus ancien qu’elle, et son nom latin ne se lit, dans les sources consultées ici, dans aucun texte daté d’avant le XVᵉ siècle. Pour trancher, il faudrait soit un passage de Zosime qui associe explicitement à Marie un chauffage par l’eau, soit un texte arabe daté où le hammam Mariya serait décrit, et l’édition du versant arabe de cette tradition reste en cours.

Dans son Index chemicus, Isaac Newton ouvre une entrée « Balneum Mariae », qu’il donne pour synonyme du bain du Soleil et de la Lune, avec quatre renvois, Artephius, les Symbola de Maier et deux traités anonymes. Aucun ne conduit à Zosime, dont les traités, absents de la traduction latine partielle publiée à Padoue en 1573, restaient enfermés dans les manuscrits byzantins ; l’entrée se lit au folio 15 recto du Keynes MS. 30/1, à la bibliothèque de King’s College, à Cambridge.

Pour aller plus loin

La datation du Corpus hermétique par Casaubon éclaire la manière dont les humanistes ont trié les prétendus auteurs anciens de l’alchimie. Zosime de Panopolis mérite une notice à lui seul, pour ses visions comme pour ses fourneaux. La Turba philosophorum, autre texte arabo-latin où Marie est invoquée, montre comment l’alchimie arabe s’est donné des autorités grecques.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Zosime de Panopolis, *Mémoires authentiques* : *Sur la lettre oméga*, §§ 1 et 17, p. 1 et 8 ; *Sur le tribikos et le tube*, p. 14-15 ; *Sur les appareils et fourneaux*, §§ 3 et 6, p. 24-25 ; annexe des dessins d’appareils, texte établi et traduit par Michèle Mertens, *Les Alchimistes grecs*, t. IV, 1ʳᵉ partie, Paris, 1995, CLXXII-314 p., Collection des Universités de France Les Belles Lettres
  2. Zosime de Panopolis, *Premier livre du compte final*, § 2, dans André-Jean Festugière, *La Révélation d’Hermès Trismégiste*, t. I, *L’astrologie et les sciences occultes*, Paris, 1944, p. 365 Les Belles Lettres
  3. Manuscrit alchimique grec sur parchemin, 196 feuillets, 305 × 235 mm, fin du Xᵉ ou début du XIᵉ siècle, ancienne possession du cardinal Bessarion, dessin de kérotakis au f. 195v Venise, Biblioteca nazionale Marciana, Gr. Z. 299 (=584)
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Sources primaires (suite)

  1. Manuscrit alchimique grec sur papier, 299 feuillets, copié en 1478 par Théodore Pélécanos, sentences attribuées à Marie aux f. 136v-138v Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Grec 2327
  2. Marcellin Berthelot et Charles-Émile Ruelle, *Collection des anciens alchimistes grecs*, 3 vol., Paris, 1887-1888, t. I, p. 146, et t. II, p. 198-201, édition du XIXᵉ siècle citée comme document de l’historiographie G. Steinheil
  3. Stéphanos d’Alexandrie, *Neuvième leçon sur la fabrication de l’or*, dans Maria K. Papathanassiou, *Stephanos von Alexandria und sein alchemistisches Werk*, Athènes, 2017, p. 216 Cosmosware
  4. Georges le Syncelle, *Chronographie*, éd. Alden A. Mosshammer, *Georgii Syncelli Ecloga chronographica*, Leipzig, 1984, p. 297 Teubner
  5. *Practica Mariae prophetissae in artem alchimicam*, traduction latine de la *Risala Mariya ila Aras*, dans *Auriferae artis quam chemiam vocant antiquissimi authores*, Bâle, Pietro Perna, 1572 ; rééd. Bâle, Konrad Waldkirch, 1593, t. I, p. 319-324
  6. *Cathena aurea*, dite aussi *Visio Mariae*, pseudo-Arnaud de Villeneuve, début du XVᵉ siècle, éd. Antoine Calvet, *Les œuvres alchimiques attribuées à Arnaud de Villeneuve*, Paris et Milan, 2011, p. 550 SÉHA et Archè
  7. *Rosarium philosophorum*, compilation de la fin du XVᵉ siècle, imprimée dans *De alchimia opuscula complura veterum philosophorum*, Francfort, 1550 ; éd. Joachim Telle, *Rosarium philosophorum. Ein alchemisches Florilegium des Spätmittelalters*, Berlin, 1992, t. I, p. 26 Akademie Verlag
  8. Hermolao Barbaro, *In Dioscoridem corollarii libri quinque*, Venise, 1516, livre V, s.v. « sulphur », f. 100v
  9. Isaac Casaubon, *De rebus sacris et ecclesiasticis exercitationes XVI*, Londres, 1614, p. 56
  10. Michael Maier, *Symbola aureae mensae duodecim nationum*, Francfort-sur-le-Main, 1617, p. 56-64 Lucas Jennis
  11. Olaus Borrichius, *De ortu et progressu chemiae dissertatio*, Copenhague, 1668, p. 51
  12. Nicolas Salomon, *Bibliothèque des philosophes [chymiques]*, Paris, t. I, 1672, lexique final non paginé ; t. II, 1678, préface et p. 82-87
  13. Jean Bernier, *Essais de médecine*, Paris, 1689, p. 223-224 Simon Langronne
  14. Isaac Newton, copie autographe de la *Practica Mariae prophetissae* King’s College Library, Cambridge, Keynes MS. 45
  15. Isaac Newton, *Index chemicus*, entrée « Balneum Mariae », f. 15r King’s College Library, Cambridge, Keynes MS. 30/1

Bibliographie

  1. Michèle Mertens, « Graeco-Egyptian Alchemy in Byzantium », dans Paul Magdalino et Maria Mavroudi (dir.), *The Occult Sciences in Byzantium*, 2006, p. 205-230 La Pomme d’Or
  2. Antoine Calvet, *Les œuvres alchimiques attribuées à Arnaud de Villeneuve. Grand œuvre, médecine et prophétie au Moyen Âge*, Paris et Milan, 2011 SÉHA et Archè
  3. Didier Kahn, « Les sept visions de Marie la prophétesse sur l’œuvre de la pierre des philosophes », *Chrysopoeia* 2, 1998, p. 369-384 Chrysopoeia
  4. Raphael Patai, « Maria the Jewess : Founding Mother of Alchemy », *Ambix* 29 (3), 1982, p. 177-192, DOI 10,1179/amb.1982,29,3.177 Ambixhttps://doi.org/10.1179/amb.1982.29.3.177
  5. Raphael Patai, *The Jewish Alchemists : A History and Source Book*, Princeton, 1994 Princeton University Press
  6. Lawrence M. Principe, *The Secrets of Alchemy*, Chicago, 2013 University of Chicago Press
  7. Matteo Martelli, « Maria’s Practica in Early Modern Alchemy », dans Francesca Antonelli, Antonella Romano et Paolo Savoia (dir.), *Gendered Touch. Women, Men, and Knowledge-making in Early Modern Europe*, Leyde et Boston, 2022, p. 40-65, DOI 10,1163/9789004512610_004 Brillhttps://doi.org/10.1163/9789004512610_004
  8. Seth C. Rasmussen, « Mother of Invention : Maria the Jewess and Early Contributions to Chemical Apparatus », *Bulletin for the History of Chemistry* 47 (2), 2022, p. 179-185 American Chemical Society, Division of the History of Chemistry

Sources en ligne

  1. « Grec 2327 », notice du manuscrit BnF Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc224549
  2. « Grec 2327 », reproduction numérique Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10723905w.image
  3. « Nuova Biblioteca Manoscritta - Gr. Z. 299 (=584) », notice de catalogage Nuova Biblioteca Manoscrittahttps://nuovabibliotecamanoscritta.it/Generale/ricerca/AnteprimaManoscritto.html?codice=&codiceDigital=&codiceMan=63070&language=it&nome=Bessarion+%3Cm.+1472%3E&ordinaDatazione=true&ordineInverso=false&tipoRicerca=A&urlSearch=&urlSearch=tipoRicerca%3DA
  4. « Alchimistes grecs (Les), t. IV, 1re partie : Zosime de Panopolis : Mémoires authentiques. Texte établi et trad. par Michèle Mertens (Paris : Les Belles Lettres, 1995) », compte rendu, *Revue d’histoire des sciences* 53, 2000, p. 623 Perséehttps://www.persee.fr/doc/rhs_0151-4105_2000_num_53_3_2102_t1_0623_0000_1
  5. « Maria’s Practica in Early Modern Alchemy », version auteur acceptée (postprint) IRIS, Università di Bolognahttps://cris.unibo.it/retrieve/98ff09c2-ef62-4b0d-a7db-693ba663f929/PostPrint_Maria.pdf
  6. « ’Practica Mariæ Prophetissæ in Artem Alchemicam’ (early 1690s). (Catalogue) » The Newton Projecthttps://www.newtonproject.ox.ac.uk/catalogue/record/ALCH00034
  7. « Maria the Jewess--founding mother of alchemy » PubMedhttps://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11615909/
  8. « Maria the Jewess », par Stephen Michael Cohen, *Shalvi/Hyman Encyclopedia of Jewish Women*, 25 juin 2021 Jewish Women’s Archivehttps://jwa.org/encyclopedia/article/maria-jewess
  9. « Maria Alchemista, the First Female Jewish Author », Pieter W. van der Horst Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/chapter/10.1007/978-94-017-3730-2_6
  10. « (PDF) Mother of Invention : Maria the Jewess and Early Contributions to Chemical Apparatus » ResearchGatehttps://www.researchgate.net/publication/357168127_Mother_of_Invention_Maria_the_Jewess_and_Early_Contributions_to_Chemical_Apparatus
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