Pas une charte. Pas une monnaie frappée au nom d’un prince morave. Pas une inscription royale, pas un cartulaire, pas un registre de cens. Des quelque soixante-dix ans pendant lesquels la Grande-Moravie a compté comme puissance au centre de l’Europe, aucun document produit par elle n’est parvenu jusqu’à nous, et rien n’indique qu’elle en ait beaucoup produit.
Aucune charte morave n’a survécu
Trois séries de textes portent donc tout le dossier écrit, et toutes trois sont étrangères à la Moravie. Les Annales Fuldenses notent à l’année 846 que Louis le Germanique installe Rastislav à la tête des Moraves, à l’année 870 que ce même Rastislav, livré par son neveu Svatopluk, est jugé à Ratisbonne et aveuglé, à l’année 894 la mort de Svatopluk. Le Conversio Bagoariorum et Carantanorum défend les intérêts de Salzbourg contre la mission byzantine et ne parle des Moraves que par ricochet. Le De administrando imperio de Constantin VII Porphyrogénète, composé vers 950 pour l’éducation de son fils, évoque la Moravie aux chapitres 13, 38 et 40 comme un pays déjà effacé par les Magyars.
S’y ajoutent deux textes slavons sortis de l’entourage même de la mission byzantine, la Vie de Constantin et la Vie de Méthode, dont le chapitre 5 fait envoyer l’ambassade de 862 par Rastislav et Svatopluk ensemble. Ces récits sont proches des faits, et nous les lisons dans des manuscrits slaves copiés bien plus tard en Bulgarie et en Russie.
Le nom du royaume vient donc de Constantinople, et il pose à lui seul un problème. Constantin VII écrit hè megalè Moravia. Le latin Magna Moravia, qui circule partout, n’est attesté dans aucune source médiévale, c’est une traduction moderne du grec. Quant à l’adjectif, l’empereur ne l’emploie qu’en parlant d’événements postérieurs à la chute du royaume, ce qui a conduit plusieurs byzantinistes à le rendre par « ancienne » plutôt que par « grande ». Le support est aussi mince que le texte, un parchemin de 211 feuillets conservé à la Bibliothèque nationale de France sous la cote Grec 2009, où le traité commence au folio 3.
Des églises debout avant l’arrivée des Grecs
En 862 ou 863, Rastislav fait demander à l’empereur Michel III un maître capable d’expliquer la foi chrétienne dans la langue de ses sujets. Partent deux frères de Thessalonique, Méthode et Constantin, qui prendra le nom de Cyrille peu avant sa mort et compose pour l’occasion l’alphabet glagolitique, premier système d’écriture conçu pour une langue slave. François Dvornik, dans une thèse soutenue à Paris et publiée en 1926, avait déjà montré que l’opération relevait autant du calcul diplomatique que de l’évangélisation, Rastislav cherchant une Église indépendante de Passau et de Salzbourg. Suivront la bulle Industriae tuae de Jean VIII, en 880, qui autorise le slavon, puis la mort de Méthode en 885 et l’expulsion de ses disciples vers la Bulgarie.
On répète volontiers que cette mission a christianisé la Moravie. Le sol dit autre chose. La note marginale du Conversio place déjà une église consacrée à Nitrava vers 828, une génération avant l’ambassade. Surtout, un consortium international de laboratoires a publié en 2025 treize datations au radiocarbone prélevées sur le bois, le charbon, le mortier et l’enduit de l’église Sainte-Marguerite-d’Antioche de Kopčany, en Slovaquie, seul bâtiment grand-morave encore debout avec sa nef et son abside d’origine. Une baguette de calage donne 774-884, la modélisation bayésienne de l’ensemble 788-884, et des deux chiffres le plus utile est le second, parce qu’il agrège treize mesures au lieu d’une seule. Or la distribution de probabilité place la construction avant 863 dans 79 % des cas, et le chiffre obtenu sur la rotonde Saint-Georges de Nitrianska Blatnica monte à 86 %.
Cela ne prouve pas que les Moraves étaient chrétiens avant 863 au sens où nous l’entendons. Cela retire à la mission byzantine le monopole du commencement.
Dix hectares de remparts et pas de capitale
L’archéologie a changé d’échelle depuis les années 1950, et c’est elle qui fournit désormais l’essentiel du savoir disponible. Mikulčice, installé sur un ancien bras de la Morava et fouillé systématiquement depuis 1954, couvre une cinquantaine d’hectares, dont dix pour le noyau fortifié composé d’une acropole et d’un faubourg ceint de murailles, avec un palais, une basilique à trois nefs, une dizaine d’autres églises et des cimetières où plus de 2 500 tombes ont été dégagées, certaines à l’intérieur même des sanctuaires. Pohansko, fouillé sans interruption depuis 1958 par l’université Masaryk de Brno, livre un dvorec seigneurial d’environ un hectare enclos d’une palissade, son église de 18,65 mètres sur 7,20 peinte à sec à l’intérieur, et son cimetière de 407 tombes, dont quatre contenaient une épée, huit une hache, trente-deux des éperons et quarante-six des bijoux d’or ou d’argent. On y a aussi mis au jour un casque carolingien, publié en 2023, équipement de cavalier du plus haut niveau technique, qui ne s’obtenait pas sans relations suivies avec l’aristocratie franque. Le plan du dvorec imite celui des palatia carolingiens, ces résidences entre lesquelles les souverains francs se déplaçaient au lieu de gouverner depuis une capitale fixe, et l’imitation paraît délibérée jusque dans la disposition des bâtiments.
Aucun de ces centres ne s’appelle Veligrad dans une source du IXᵉ siècle.
Mikulčice ne se date dans l’absolu que par la dendrochronologie pratiquée sur les pilotis de ses ponts, et les mesures publiées s’échelonnent des années 830 aux années 875-877, ce qui laisse presque toute la durée du royaume dans la marge. D’où la question posée dès 1961, en français, par František Graus dans la Revue des études slaves, et reprise avec d’autres outils par Jiří Macháček en 2009. S’agit-il d’un État, ou d’une chefferie cyclique, c’est-à-dire d’une structure tribale avancée où l’autorité d’un chef se reconstitue et se défait au fil des générations sans appareil permanent ? La réponse commande la continuité que des États modernes revendiquent avec ce pouvoir.
Une chose au moins est mieux connue depuis peu, et elle concerne les gens plutôt que le pouvoir. Dix-huit génomes anciens provenant de deux nécropoles voisines de Moravie du Sud, Líbivá et Pohansko, publiés en 2025, montrent entre le Vᵉ et le VIIᵉ siècle une rupture incompatible avec une continuité locale. Sur le même terrain, à Lány, une côte de bœuf gravée de runes du futhark ancien et datée des environs de 600 rappelle que ce pays avait été germanophone et avare avant d’être slave.
Sirmium contre Mikulčice
En 1971 paraît à La Haye un livre de 167 pages qui met tout cela en doute. Imre Boba, médiéviste américain d’origine hongroise, y soutient que les sources désignent les habitants d’une ville nommée Morava, qu’il identifie à Sirmium sur la Save, l’actuelle Sremska Mitrovica. Son argument le plus cité est le passage du De administrando imperio qui décrit, en remontant le fleuve depuis Belgrade, Sirmium à deux jours de marche, et au-delà la Moravie non baptisée effacée par les Magyars. La géographie du texte, prise au pied de la lettre, conduit au sud.
La thèse a été reprise et modifiée. Péter Püspöki-Nagy a proposé deux Moravies, l’une au sud, l’autre au nord. Charles Bowlus, en 1995, a montré que l’organisation des marches franques était tournée vers le sud-est. Martin Eggers, la même année, dans un volume de 525 pages assorti de vingt-deux cartes, a déplacé le noyau vers le confluent de la Tisza et du Mureș.
Les arguments les plus forts de ce camp sont philologiques, et il faut les prendre au sérieux. Le grec de Constantin VII est réellement embarrassant pour la localisation septentrionale, l’adjectif megalè n’y signifie probablement pas « grande », et plusieurs sources emploient un toponyme urbain, civitas Morava, là où l’historiographie du XIXᵉ siècle lisait un royaume. Boba a par ailleurs raison sur un point de méthode. La Moravie du IXᵉ siècle a été lue pendant cent ans à travers la Tchécoslovaquie du XXᵉ, et cela se voit dans les cartes.
Ce qui fait pencher la balance ailleurs est l’accumulation matérielle. Herwig Wolfram et Florin Curta comptent parmi ceux qui rejettent la localisation méridionale, et aucun centre slave du IXᵉ siècle comparable à Mikulčice, à Staré Město, à Pohansko, à Nitra ou à Bratislava n’a jamais été mis au jour sur la Save ou sur la Tisza. Curta faisait toutefois remarquer en 2009, dans la livraison d’Early Medieval Europe consacrée au sujet, que les archéologues avaient surtout ignoré Boba au lieu de lui répondre point par point. Ignorer une thèse et la réfuter sont deux opérations distinctes.
« Le legs historique de la Grande-Moravie »
La fin est rapide et mal éclairée. Svatopluk meurt en 894, les Bohémiens font défection l’année suivante, Mojmír II conclut une paix avec Louis l’Enfant en 901, puis disparaît des textes vers 906. Du 4 au 6 juillet 907, l’armée bavaroise est détruite quelque part sur le Danube, au lieu-dit Brezalauspurc, où périssent le margrave Liutpold, l’archevêque Theotmar de Salzbourg et dix-neuf comtes. Aucun prince morave n’apparaît dans ces batailles. La seule source contemporaine à nommer l’endroit, les Annales Iuvavenses maximi, survit par des fragments recopiés au XIIᵉ siècle, et l’on hésite encore entre Bratislava et la forteresse de Zalavár, près du lac Balaton.
Le royaume, lui, a eu une seconde vie. Macháček a montré en 2009 que son exploitation politique suppose deux conditions, que son territoire ait couvert celui des États qui s’en réclament, et qu’on puisse le qualifier d’État au sens fort. La Tchécoslovaquie socialiste a pourtant fait du onze-centième anniversaire de la mission, en 1963, une célébration nationale largement laïcisée, et la Slovaquie indépendante a inscrit dans le préambule de sa Constitution du 1ᵉʳ septembre 1992 qu’elle se place « dans l’esprit de l’héritage spirituel des saints Cyrille et Méthode et du legs historique de la Grande Moravie ». Un préambule n’est pas un argument archéologique, mais il explique pourquoi ce débat dépasse de loin la datation d’une couche.
L’homme de la rotonde
La rotonde du faubourg nord-est de Pohansko, repérée à l’automne 2006 et fouillée de 2008 à 2012, est un petit bâtiment de construction déroutante. Les murs paraissent de pierre, mais l’ossature était en bois. Quatorze poteaux verticaux ceignaient l’abside, l’espace entre eux était comblé de clayonnage, le tout enduit de mortier puis habillé d’une mince chemise de pierre, crépie et blanchie à l’extérieur, pour un grand axe de 8,50 mètres.
Cinq tombes ont été creusées sous son sol. La plus remarquable, H153, occupe l’axe principal de la nef, dans une fosse trapézoïdale bordée d’un muret de pierres sèches sur deux assises, dispositif qui, dans ce cimetière, n’était réservé qu’à des enfants. Elle ne contenait aucun objet, et tout ce qu’on sait de cet homme vient de ses os. Il avait environ soixante et un ans, ce qui le plaçait parmi les trois plus âgés du cimetière, mesurait à peu près 185 centimètres et pesait autour de 93 kilos, soit le plus grand et le plus lourd de l’ensemble. Les isotopes stables du carbone et de l’azote indiquent une alimentation très riche en protéines animales et en poisson, régime qui distingue ici les défunts inhumés à l’intérieur des églises. Sa huitième vertèbre thoracique était presque détruite et trois vertèbres dorsales soudées entre elles, ce qui devait être très douloureux. La robustesse de ses membres reste pourtant moyenne, voire inférieure à la moyenne des hommes du même cimetière, au bras droit notamment, ce qui exclut un maniement régulier de l’épée. Reste l’anomalie de la tête. Les trois premières vertèbres cervicales manquent et le crâne repose sur sa base, la mandibule encore en connexion. Deux lectures s’affrontent, la décapitation suivie d’une exposition de la tête, pratique attestée ailleurs dans le haut Moyen Âge y compris pour des personnages honorés, et le remaniement par des rongeurs, dont une galerie a été repérée dans la fosse. Sept tombes du cimetière, datées au radiocarbone à Poznań, se placent entre 880 et 969, ce qui signifie que les gens enterrés autour de cette rotonde ont vécu la prospérité du royaume et son effondrement.
Jiří Macháček voit dans l’homme de la tombe H153 un gouverneur local, membre de la suite d’un duc mojmiride, qui tentait de fonder une lignée autour d’une église dont il était propriétaire. Martin Wihoda, codirecteur du même volume, propose une autre identification, celle de descendants appauvris de la dynastie régnante venus se réinstaller, après la catastrophe, dans un faubourg à demi vidé. Les analyses d’ADN ancien menées depuis sur ce cimetière n’ont pas encore départagé les deux hypothèses.
Pour aller plus loin
Ce sujet touche à la mission de Cyrille et Méthode, dont les prolongements bulgares et la naissance de l’alphabet cyrillique relèvent d’une autre entrée. Plus à l’est, la Rus’ de Kiev pose la même question du rôle des étrangers dans la formation d’un pouvoir slave, sur des sources entièrement différentes. Vient enfin la conquête magyare du bassin des Carpates, connue par les seules annales bavaroises, qui décide du sort de la Moravie.
On présente souvent la Grande-Moravie comme le premier État des Slaves, un royaume chrétien né au cœur de l’Europe, berceau de l’écriture slave. La formule est commode. Elle repose sur un ensemble de textes si mince qu’on le lit en une matinée, et sur un pays dont personne ne sait dire où se trouvait la capitale.
Un royaume sans archives
Le pouvoir morave n’a laissé aucun document de sa propre main. Ni acte, ni compte, ni monnaie à son nom. Tout ce qu’on peut raconter de lui vient de ses voisins, qui avaient leurs raisons d’écrire.
Les annales franques suivent ses princes parce qu’elles suivent leurs propres rois. Elles racontent comment Rastislav fut placé au pouvoir par le roi de Francie orientale, puis livré par son neveu Svatopluk et aveuglé.
Un mémoire rédigé à Salzbourg sert les intérêts de l’archevêché contre les missionnaires venus de Byzance. C’est pourtant lui qui fournit le point de départ habituel de toute l’histoire. Une main a noté en marge de ce manuscrit qu’un archevêque avait consacré une église pour un prince slave, au-delà du Danube.
Cette note a glissé plus tard dans le texte courant, où elle se lit désormais comme une phrase d’origine. Le nom même du royaume est étranger, lui aussi. Il vient d’un manuel écrit à Constantinople, quand tout était fini depuis longtemps.
Dix hectares de terre remuée
L’archéologie a pris le relais au milieu du XXᵉ siècle. Elle a mis au jour des agglomérations énormes pour l’époque, dans les vallées humides du sud-est de l’actuelle Tchéquie.
À Mikulčice, le cœur fortifié occupe dix hectares, avec un palais et plusieurs églises de pierre. Les cimetières y ont livré plus de deux mille cinq cents sépultures.
Près de Břeclav, sur le site de Pohansko, une église a été repérée en 2006 à un endroit que des générations de fouilleurs avaient traversé sans s’arrêter. Sous son sol, une tombe occupait la place d’honneur, dans l’axe du bâtiment. Elle ne contenait aucun objet.
L’homme qui s’y trouvait avait une soixantaine d’années et dépassait par la taille tous les autres morts du cimetière. L’analyse chimique de ses os montre qu’il mangeait beaucoup de viande et de poisson, privilège rare. Ses bras, en revanche, ne portent pas les marques d’un homme qui maniait l’épée.
Des églises plus vieilles que prévu
Les datations obtenues par la mesure du carbone radioactif conservé dans les matériaux anciens ont réservé une surprise. La seule église de cette époque encore debout se trouve à Kopčany, en Slovaquie, avec ses murs d’origine. Des laboratoires de plusieurs pays y ont analysé ensemble des prélèvements de bois, de charbon et de mortier.
Le résultat place très probablement sa construction avant l’arrivée des deux frères venus de Thessalonique qui inventèrent l’écriture slave. Des églises étaient donc debout quand la mission grecque est arrivée. Elle a apporté une langue de liturgie et une Église indépendante des évêques bavarois, dans un pays qui connaissait déjà le christianisme.
Une tombe, deux lectures
Un historien américain d’origine hongroise, Imre Boba, a soutenu en 1971 que l’on s’était trompé de région. Selon lui, la Moravie des textes se trouvait au sud du Danube, autour d’une ville de l’actuelle Serbie. La géographie du manuel byzantin lui donne des arguments sérieux.
La plupart des spécialistes le rejettent, parce qu’aucun centre comparable à ceux du nord n’a jamais été trouvé au sud. Son objection tient pourtant debout. Elle attend toujours une réfutation méthodique.
Le désaccord porte aussi sur des personnes. Deux chercheurs qui ont dirigé ensemble le même livre ne donnent pas la même identité au mort de Pohansko. Pour Jiří Macháček, c’est un notable local qui essayait de fonder une lignée autour de son église privée. Pour Martin Wihoda, ce sont des héritiers ruinés de la dynastie régnante, revenus s’installer dans un faubourg à moitié vide après la chute.
Dans la fosse, les trois premières vertèbres du cou manquent et le crâne repose sur sa base, détaché du reste du squelette. On hésite encore entre une tête coupée puis exposée et le travail patient des rongeurs.
La version complète donne la phrase latine exacte de la note portée en marge, le détail des mesures faites à Kopčany, et ce que les analyses génétiques de ce cimetière n’ont toujours pas tranché.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- *Conversio Bagoariorum et Carantanorum*, mémoire rédigé à Salzbourg dans les années 870 ; note portée en marge et passée dans le texte courant, « Adalramus archiepiscopus ultra Danubium in sua proprietate loco vocato Nitrava consecravit ecclesiam » édition Fritz Lošek, Monumenta Germaniae Historica, Studien und Texte 15, Hanovre, 1997
- *Annales Fuldenses sive Annales regni Francorum orientalis*, années 846 (installation de Rastislav), 870 (Rastislav aveuglé) et 894 (mort de Svatopluk) édition Friedrich Kurze, Monumenta Germaniae Historica, Scriptores rerum Germanicarum in usum scholarum 7, Hanovre, 1891, xiii-152 p.
- Constantin VII Porphyrogénète, *De administrando imperio*, chapitres 13, 38 et 40, mentions de la Μεγάλη Μοραβία manuscrit de référence, Paris, Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits, Grec 2009, parchemin, 211 feuillets, traité à partir du folio 3
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Sources primaires (suite)
- *Vita Methodii*, chapitre 5, ambassade envoyée à l’empereur Michel III par Rastislav et Svatopluk corpus *Magnae Moraviae fontes historici*, Brno et Prague
- *Annales Iuvavenses maximi*, année 907, unique mention contemporaine du lieu-dit Brezalauspurc, transmise par des fragments recopiés au XIIᵉ siècle édition Harry Bresslau, Monumenta Germaniae Historica, Scriptores 30/2, 1934, p. 732-744
- Tombe H153, église n° 2 (rotonde), faubourg nord-est de Pohansko, Břeclav, fosse trapézoïdale à parement de pierres sèches, homme d’environ 61 ans, sans mobilier funéraire fouilles de l’Ústav archeologie a muzeologie, université Masaryk de Brno, 2008-2012
- Église Sainte-Marguerite-d’Antioche de Kopčany (Slovaquie), nef et abside conservées en élévation, treize échantillons de bois, charbon, mortier et enduit prélevés lors de la restauration des parements
- Constitution de la République slovaque du 1ᵉʳ septembre 1992, préambule, mention du « legs historique de la Grande Moravie »
Bibliographie
- František Graus, « Origines de l’État et de la noblesse en Moravie et en Bohême », *Revue des études slaves* 39, 1961, p. 43-58 Revue des études slaves
- Francis Dvornik, *Les Slaves, Byzance et Rome au IXᵉ siècle*, Paris, 1926, vi-360 p., Travaux publiés par l’Institut d’études slaves 4 Champion
- Imre Boba, *Moravia’s History Reconsidered. A Reinterpretation of Medieval Sources*, La Haye, 1971, ix-167 p. Martinus Nijhoff
- Charles R. Bowlus, *Franks, Moravians, and Magyars. The Struggle for the Middle Danube, 788-907*, Philadelphie, 1995 University of Pennsylvania Press
- Martin Eggers, *Das « Großmährische Reich », Realität oder Fiktion ? Eine Neuinterpretation der Quellen zur Geschichte des mittleren Donauraumes im 9. Jahrhundert*, Stuttgart, 1995, 525 p., Monographien zur Geschichte des Mittelalters 40 Anton Hiersemann
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- Jiří Macháček, « Disputes over Great Moravia : chiefdom or state ? the Morava or the Tisza River ? », *Early Medieval Europe* 17 (3), 2009, p. 248-267, DOI 10,1111/j.1468-0254,2009,00276.x Wiley-Blackwellhttps://doi.org/10.1111/j.1468-0254.2009.00276.x
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Sources en ligne
- « Grec 2009 », notice de l’ancien fonds grec, Département des Manuscrits Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc220975
- « Mikulčice, Hodonín District, South Moravian Region » Archeologický atlas ČRhttps://www.archeologickyatlas.cz/en/lokace/mikulcice_ho_hradiste
- « Břeclav » Archeologický atlas ČRhttps://www.archeologickyatlas.cz/cs/lokace/breclav_bv_pohansko
- « History of research », Pohansko near Břeclav Ústav archeologie a muzeologie, Masarykova univerzita, Brnohttps://pohansko.muni.cz/en/about-the-site/history-of-research
- « Slovaquie, constitution de la République slovaque, 1992 » Digithèque de matériaux juridiques et politiques, université de Perpignanhttps://mjp.univ-perp.fr/constit/sk1992.htm
- « Radiocarbon dating of the Church of St. Margaret of Antioch in Kopčany (Slovakia) : International consortium results » Radiocarbon, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/radiocarbon/article/radiocarbon-dating-of-the-church-of-st-margaret-of-antioch-in-kopcany-slovakia-international-consortium-results/59700823543387B8C008AEFB838FA15A
- « FORMOR project : analysis of the formation of complex societies in Early Medieval Moravia » Antiquity, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/antiquity/article/formor-project-analysis-of-the-formation-of-complex-societies-in-early-medieval-moravia/F6745AFA9C7179111ADE0993B01193F1
- « Ancient genomes provide evidence of demographic shift to Slavic-associated groups in Moravia » Genome Biologyhttps://genomebiology.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13059-025-03700-9

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