Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Banpo et la culture de Yangshao : le plan d’un village néolithique

Gary Todd / Wikimedia Commons
9 min de lecture27 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

Cinquante mille mètres carrés de site. Dix mille fouillés. Le village néolithique de Banpo, sur la deuxième terrasse de la rive orientale de la rivière Chan, à la sortie de Xi’an, est reproduit en maquette dans les manuels du monde entier à partir d’un cinquième de sa surface. Le reste dort sous les terrains d’une usine textile, dont les terrassiers ont buté sur les premiers tessons peints au printemps 1953.

Le chantier ouvert par une usine textile

En septembre 1953, l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences de Chine prend la suite de l’équipe de sauvetage régionale. Cinq campagnes s’enchaînent de 1954 à 1957 sous la direction de Shi Xingbang et dégagent un hectare sur cinq. Le rapport paraît en 1963 à Pékin, aux éditions Wenwu, sous le titre Xi’an Banpo. Couvert d’une halle dès 1958, le terrain fouillé est devenu le premier musée de site du pays.

Les décomptes publiés ne concordent pas tout à fait. Quarante-cinq ou quarante-six fondations de maisons selon les sources, plus de deux cents fosses de stockage, six fours de potier, environ deux cent cinquante sépultures dont cent soixante-quatorze d’adultes, le nombre d’enfants variant de soixante-treize à soixante-seize. L’écart vient de reprises successives du même matériel, et il signale que le chiffre rond de deux cent cinquante tombes est une commodité de rédaction.

La stratigraphie a été partagée en deux ensembles. Le plus riche, appelé type de Banpo, est daté d’environ 4 800 à 4 300 avant notre ère. Le second, rattaché au type de Xiwangcun, appartient au Yangshao tardif et se place vers 3 500-3 000. Entre les deux, huit siècles sur lesquels la surface fouillée ne dit à peu près rien.

Un plan que personne n’a jamais vu d’un seul coup

Le plan tel qu’on le reproduit tient en trois zones. Un fossé long d’environ trois cents mètres cerne l’espace bâti ; au nord, de l’autre côté, le cimetière des adultes ; à l’est, les fours. À l’intérieur, des maisons rondes ou quadrangulaires, souvent semi-enterrées, le sol creusé jusqu’à un mètre sous la surface, l’entrée au sud, un foyer au milieu. Au centre, une construction d’environ cent soixante mètres carrés où l’on a vu tour à tour la demeure d’un chef, une salle de réunion, un dortoir pour les vieillards et les enfants, un bâtiment de stockage.

Les mesures du fossé ne sont pas stables. La longueur revient partout à trois cents mètres, la section varie selon les publications entre deux mètres et cinq à six mètres, de largeur comme de profondeur. Les valeurs hautes circulent dans les présentations du musée, les basses dans des notices recopiées les unes sur les autres, et mieux vaut retenir la fourchette que trancher. Défense contre des voisins, barrière contre les fauves, drainage des pluies, ou les trois à la fois, sa fonction n’est pas mieux fixée que ses dimensions.

Sur les cinq hectares du site, quatre n’ont jamais été ouverts.

Le plan pose surtout un problème que les maquettes escamotent. Rien n’assure que les maisons dégagées aient été debout ensemble. Un village de terre et de bois se refait sans arrêt, une maison brûle et on la recreuse quelques mètres plus loin, si bien que la surface fouillée additionne des états successifs. Le site voisin de Jiangzhai, à quinze kilomètres, a été fouillé en entier entre 1972 et 1979, et c’est lui, pas Banpo, qui sert aujourd’hui de référence pour raisonner sur un habitat de cette phase. Christian Peterson et Gideon Shelach y ont repris en 2012 l’architecture, le stockage et le mobilier maison par maison. Les écarts que l’on attribuait à des institutions collectives d’un rang supérieur s’expliquent au niveau des foyers, dont les activités et les surplus diffèrent nettement.

Morgan, Engels et le cimetière nord

L’interprétation sociale de Banpo était écrite avant la première tranchée. Lewis Henry Morgan avait proposé une séquence évolutive conduisant de la filiation maternelle à la filiation paternelle, Friedrich Engels l’avait reprise en 1884 dans L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État, et Guo Moruo l’avait acclimatée en Chine dès 1930. En 1954, ce schéma était la grammaire officielle de l’archéologie chinoise. Les fouilleurs ont cherché un clan matrilinéaire, et l’ont trouvé, en s’appuyant sur des sépultures collectives séparées par sexe, sur la disposition des maisons autour de la grande construction centrale, sur une tombe d’enfant richement dotée, et sur le fossé lui-même, lu comme la limite d’une communauté indivise.

Wang Ningsheng a démonté l’ensemble dans la revue Early China, au volume double 11-12. Il procède point par point, et se sert d’abord de l’ethnographie moderne, à Madagascar, à Sarawak et ailleurs, où les sépultures collectives secondaires ne suivent pas les unités de parenté. Aucun système, montre-t-il, n’obligeait à enterrer les enfants avec leur mère. Rien n’indique que les femmes aient occupé majoritairement la position de sépulture primaire dans les tombes collectives du Yangshao. Rien n’indique non plus que les tombes individuelles de femmes aient été mieux pourvues que celles d’hommes, et l’inhumation individuelle, qu’on présentait comme tardive, précède, accompagne et suit la pratique collective. Les fosses réunissant des morts d’un seul sexe sont rares, et la coïncidence de plusieurs décès en rend compte. Il termine sur la remarque la plus dure, qui vaut bien au-delà de Banpo. Nous ne disposons d’aucune méthode efficace pour reconstituer une organisation sociale à partir de coutumes funéraires. Richard Pearson a publié l’année suivante, dans la même revue, un examen des méthodes appliquées aux sépultures néolithiques chinoises qui va dans ce sens. Quant à la tombe d’enfant, souvent citée comme la preuve décisive, elle reste la tombe d’un enfant dont on ignore le sexe. Sur un squelette aussi jeune, la morphologie ne permet pas de trancher.

Faut-il en conclure qu’aucune société néolithique chinoise n’a compté sa parenté par les mères ? Le débat s’est déplacé, et la réponse est non. En juin 2025, une équipe conduite par Jincheng Wang a publié les génomes de soixante individus provenant des deux cimetières du site de Fujia, dans le Shandong, occupés entre 2750 et 2500 avant notre ère. Le recrutement des deux nécropoles suit strictement les lignées maternelles pendant environ deux cent cinquante ans, soit dix générations au moins. La filiation matrilinéaire existe donc bien dans la Chine néolithique, deux mille ans après la phase de Banpo, à un millier de kilomètres à l’est, et la démonstration repose sur de l’ADN ancien. R. Alexander Bentley rappelait en 2022 que la sous-représentation des femmes dans les tombes collectives de Banpo a même servi à y lire l’inverse. Le vocabulaire, lui, n’a pas suivi. « Société matriarcale » et « clan matrilinéaire » tiennent encore dans les notices de présentation du site.

Onze vases à fond pointu sous le microscope

Après les bols peints, l’objet le plus reproduit de Banpo est un vase élancé à col étroit et fond pointu, le jiandiping. Il ne tient pas debout seul. On a longtemps expliqué qu’il servait à puiser : plongé dans l’eau, il bascule, se remplit, se redresse. Des essais menés dans les années 1980 ont montré que le mécanisme fonctionne, ce qui ne prouve pas qu’il ait été l’usage.

En 2020, Li Liu, Jiajing Wang et Huifang Liu ont examiné les résidus collés à la paroi interne de onze des plus anciens vases de ce type, à Banpo et à Jiangzhai. Grains d’amidon, phytolithes, moisissures, cellules de levure, cristaux de calcite en aiguilles, l’ensemble oriente vers la fermentation alcoolique. Le millet commun domine, accompagné de riz, de pois sauvages et de tubercules. Deux techniques apparaissent, l’une par grain germé, l’autre par ferment qu obtenu de céréales moisies.

Quatre ans plus tard, dans la même revue, Linlin Song et Marcella Festa proposent tout autre chose, en rapprochant la répartition de ces vases des gisements de sel de la vallée de la Wei, en mesurant leur absorption d’eau et leur géométrie, en convoquant les inscriptions oraculaires des Shang et des comparaisons ethnoarchéologiques, pour aboutir à un instrument de traitement de la saumure. Les deux études ne reposent pas sur le même matériel et n’appliquent pas les mêmes critères, ce qui laisse la question entière.

La documentation végétale de Banpo est mince, pour une raison technique. La fouille des années 1950 n’a pas pratiqué la flottation des sédiments, si bien que l’archéobotanique de cette phase s’appuie largement sur des sites voisins. Le chou chinois, présent dans presque toutes les présentations du village, en donne la mesure. Kateřina Šamajová et ses coauteurs ont conclu en 2024, en croisant restes carpologiques et arguments linguistiques, que rien n’appuie une domestication précoce des variétés de Brassica rapa.

Sur le bord noir des bols, vingt-deux signes

Vingt-deux signes distincts, cent treize tessons. Les marques de Banpo sont incisées, presque toujours sur la bande noire qui court au bord des bols et des bassins. Elles sont simples, un trait, une croix, un chevron, et elles reviennent sur d’autres vases, dans d’autres villages du Yangshao, ce qui écarte la fantaisie d’un potier isolé. Plusieurs paléographes y ont reconnu les ancêtres des caractères chinois, d’autres des numéraux, par comparaison avec l’écriture sur os oraculaires des Shang. Qiu Xigui a coupé court dans Chinese Writing, traduit en anglais en 2000. Les signes apparaissent toujours seuls, jamais en séquence, et rien n’autorise à dire qu’ils notaient de la langue ; ils ressemblent surtout aux marques non écrites qui ont continué d’exister après l’apparition de l’écriture. William Boltz a formulé la même objection en relevant l’absence de toute concaténation qui suggérerait un texte. Une anomalie achève de gêner les partisans de la filiation, car l’écriture sur os oraculaires est très pictographique, et trois millénaires plus tôt on attendrait des formes plus figuratives encore, alors que les signes de Banpo sont plus abstraits.

Le contexte de ces marques mérite qu’on s’y arrête. Paola Demattè a montré en 2022 qu’elles se concentrent sur un petit nombre de formes, les bols et les bassins peints, qu’elles sont gravées après cuisson sur la bande sombre, et que ces récipients ont très souvent servi à couvrir les jarres funéraires d’enfants. Le plus célèbre d’entre eux doit sa réputation à son décor. Un visage rond aux yeux clos, la bouche prise entre deux poissons, deux petits poissons affrontés à l’emplacement des oreilles. Le bassin mesure 16,5 centimètres de haut pour 39,8 centimètres d’ouverture, sorti de terre en 1955, conservé au Musée national de Chine à Pékin, sur la liste des biens interdits d’exposition à l’étranger. La notice du musée y lit un culte totémique, hypothèse présentée comme un fait.

Qiu Xigui est mort en mai 2025, à quatre-vingt-neuf ans, sans être revenu sur son jugement. Paola Demattè propose depuis 2022 de sortir de l’alternative entre écriture et gribouillage, et de traiter ces marques comme un système d’enregistrement non linguistique, de l’ordre des encoches ou des cordelettes nouées, circulant d’un village à l’autre et attaché aux sépultures d’enfants comme à l’appartenance de groupe. Les deux positions ne se recouvrent nulle part, et rien de ce qui est aujourd’hui programmé sur le terrain ne permettra de les départager.

Pour aller plus loin

Ce village en croise plusieurs autres dans l’encyclopédie. Le site de Jiangzhai, fouillé en entier de 1972 à 1979 à quinze kilomètres de là, sert de contre-épreuve à tout ce qu’on avance sur l’habitat de la phase de Banpo. Les origines de l’écriture chinoise, solides seulement à partir des os oraculaires des Shang, se posent ici sous leur forme la plus fragile. La culture de Dawenkou du Shandong, où Fujia a livré les génomes de deux clans maternels, ouvre par une autre porte le problème de la parenté préhistorique, désormais posé par la paléogénétique.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Site de Banpo, terrasse orientale de la rivière Chan, Xi’an, Shaanxi, env. 5 ha dont 1 ha fouillé en cinq campagnes, 1954-1957, sous la direction de Shi Xingbang Musée de Banpo (Xi’an Banpo Bowuguan), premier musée de site de Chine, ouvert en 1958
  2. Institute of Archaeology, Chinese Academy of Sciences, *Xi’an Banpo*, rapport de fouille, Pékin, Wenwu (Cultural Relics Press), 1963 Académie des sciences de Chine
  3. Bassin en terre cuite peinte à décor de visage humain et de poissons, h. 16,5 cm, diam. 39,8 cm, fouillé à Banpo en 1955, couvercle de jarre funéraire d’enfant Musée national de Chine, Pékin, bien interdit d’exposition à l’étranger
Voir les 24 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Marques incisées sur poterie de Banpo, 22 signes distincts sur 113 tessons, gravés après cuisson sur la bande noire des bols et bassins publiées dans *Xi’an Banpo*, 1963, pl. 141 et 167-171
  2. Vases à fond pointu (*jiandiping*) de Banpo et de Jiangzhai, onze exemplaires échantillonnés pour analyse de résidus Musée de Banpo, Xi’an
  3. Xi’an Banpo Bowuguan, Shaanxi Sheng Kaogu Yanjiusuo et Lintong Xian Wenhuaguan, *Jiangzhai : rapport de fouille d’un site néolithique*, Pékin, Wenwu, 1988 Musée de Banpo et Institut d’archéologie du Shaanxi

Bibliographie

  1. Danielle Elisseeff, *Art et archéologie : la Chine, du Néolithique à la fin des Cinq Dynasties (960 de notre ère)*, Paris, 2008, 382 p., ISBN 978-2-7118-5269-7 Réunion des musées nationaux et École du Louvre, coll. « Manuels de l’École du Louvre »
  2. Corinne Debaine-Francfort, *La redécouverte de la Chine ancienne*, Paris, 1998, 159 p., ISBN 978-2-07-039173-8 Gallimard, coll. « Découvertes » n° 360
  3. Li Liu et Xingcan Chen, *The Archaeology of China : From the Late Palaeolithic to the Early Bronze Age*, Cambridge, 2012, DOI 10,1017/CBO9781139015301 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/CBO9781139015301
  4. Li Liu, « Banpocun, Archaeology of », dans Claire Smith (dir.), *Encyclopedia of Global Archaeology*, New York, 2014, p. 759-763, DOI 10,1007/978-1-4419-0465-2_980 Springerhttps://doi.org/10.1007/978-1-4419-0465-2_980
  5. Wang Ningsheng, « Yangshao Burial Customs and Social Organization : A Comment on the Theory of Yangshao Matrilineal Society and Its Methodology », *Early China* 11-12, 1985-1987, p. 6-32 Cambridge University Press pour la Society for the Study of Early China
  6. Richard Pearson, « Chinese Neolithic Burial Patterns : Problems of Method and Interpretation », *Early China* 13, 1988, p. 1-45 Cambridge University Press
  7. Christian E. Peterson et Gideon Shelach, « Jiangzhai : Social and Economic Organization of a Middle Neolithic Chinese Village », *Journal of Anthropological Archaeology* 31 (3), 2012, p. 265-301, DOI 10,1016/j.jaa.2012,01 007 Elsevierhttps://doi.org/10.1016/j.jaa.2012.01
  8. Li Liu, Jiajing Wang et Huifang Liu, « The Brewing Function of the First Amphorae in the Neolithic Yangshao Culture, North China », *Archaeological and Anthropological Sciences* 12 (6), 2020, art. 118, DOI 10,1007/s12520-020-01069-3 Springerhttps://doi.org/10.1007/s12520-020-01069-3
  9. Linlin Song et Marcella Festa, « A New Perspective on Vessels Usage in the Yangshao Culture : Were Amphorae Brine Purification Devices ? », *Archaeological and Anthropological Sciences* 16 (11), 2024, art. 176, DOI 10,1007/s12520-024-02086-2 Springerhttps://doi.org/10.1007/s12520-024-02086-2
  10. Jincheng Wang et alii, « Ancient DNA Reveals a Two-Clanned Matrilineal Community in Neolithic China », *Nature*, publié le 4 juin 2025, DOI 10,1038/s41586-025-09103-x Naturehttps://doi.org/10.1038/s41586-025-09103-x
  11. R. Alexander Bentley, « Prehistory of Kinship », *Annual Review of Anthropology* 51, 2022, p. 137-154, DOI 10,1146/annurev-anthro-041320-021036 Annual Reviewshttps://doi.org/10.1146/annurev-anthro-041320-021036
  12. Paola Demattè, *The Origins of Chinese Writing*, New York, 2022, 480 p., ISBN 978-0-19-763576-6 Oxford University Press
  13. Qiu Xigui, *Chinese Writing*, traduit du chinois par Gilbert L. Mattos et Jerry Norman, Early China Special Monograph Series n° 4, Berkeley, 2000, xxv-547 p. Society for the Study of Early China et Institute of East Asian Studies, University of California
  14. William G. Boltz, *The Origin and Early Development of the Chinese Writing System*, American Oriental Series 78, New Haven, 1994, éd. revue 2003 American Oriental Society
  15. Kateřina Šamajová, Renata Westlake, Ondřej Kučera et Lukáš Kučera, « Combined Archaeobotanical and Linguistic Evidence Does Not Support the Early Domestication of Brassica rapa Varieties », *Vegetation History and Archaeobotany* 33 (1), 2024, p. 25-37, DOI 10,1007/s00334-023-00970-w Springerhttps://doi.org/10.1007/s00334-023-00970-w

Sources en ligne

  1. « Painted Pottery Basin with Fish and Human Face Design » National Museum of Chinahttps://en.chnmuseum.cn/collections_577/collection_highlights_608/archaeological_discoveries_609/201911/t20191121_172534.html
  2. « A Fish-Pattern Basin with Human Face from the Yangshao Culture in the Early Neolithic Period » Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/rwe/10.1007/978-981-99-5009-6_10362
  3. « Banpocun, Archaeology of », Li Liu Springer Nature Link, *Encyclopedia of Global Archaeology*https://doi.org/10.1007/978-1-4419-0465-2_980
  4. « Yangshao Burial Customs and Social Organization : A Comment on the Theory of Yangshao Matrilineal Society and Its Methodology », Wang Ningsheng Cambridge Core, revue *Early China*https://www.cambridge.org/core/journals/early-china/article/abs/yangshao-burial-customs-and-social-organization-a-comment-on-the-theory-of-yangshao-matrilineal-society-and-its-methodology/F71FFB35B7A35F16CBA1F683CC022ED9
  5. « Ancient DNA Reveals a Two-Clanned Matrilineal Community in Neolithic China » Naturehttps://www.nature.com/articles/s41586-025-09103-x
  6. « The Origins of Chinese Writing », Paola Demattè Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/oso/9780197635766.001.0001
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.