Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

𓂀
Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Hiérakonpolis, la ville des faucons avant l’unification de l’Égypte

ÉgyptologieDécouvertes archéologiquesHistoire des religions19 septembre 202629 sources vérifiées
Musée égyptien du Caire / Wikimedia Commons
11 min de lecture29 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

Vers 3100 avant notre ère, une palette de siltite haute de 64 centimètres, gravée au nom du roi Narmer, finit enfouie à Hiérakonpolis parmi des centaines d’autres objets. Cinq siècles et demi plus tôt, entre 3660 et 3640 selon deux datations radiocarbone presque identiques, on avait enterré à la lisière du désert, sur le même site, un éléphant d’Afrique mâle d’une dizaine d’années, enveloppé de lin et de nattes, dont l’estomac contenait encore des plantes du fleuve, des brindilles d’acacia et de l’amidonnier.

La palette a fait la réputation du site en 1898, l’éléphant en a reculé l’histoire.

Nekhen, rebaptisée par les Grecs

Le lieu porte trois noms. Les Égyptiens disaient Nekhen, les villageois d’aujourd’hui disent Kom el-Ahmar, la « butte rouge », et les auteurs de langue grecque Hiérakonpolis, la cité du faucon, parce qu’Horus y était vénéré. Le site s’étire sur plus de trois kilomètres le long de la rive ouest, à 17 kilomètres au nord d’Edfou, de la ville basse des terres cultivées jusqu’aux cimetières du désert. On le compte parmi les plus vastes sites prédynastiques connus.

En 1897-1898, James Quibell, rejoint par Frederick Green, fouille la butte de la ville pour l’Egyptian Research Account ; Green revient seul en 1899. Leurs deux volumes, Hierakonpolis I en 1900 et Hierakonpolis II en 1902, conservent l’essentiel de ce que l’on sait de ces campagnes, avec leurs trous. Walter Fairservis relance le site en 1967 et attribue aux localités du désert les numéros en HK encore en usage, HK6 pour le cimetière d’élite, HK11 et HK24 pour des zones de production. Michael Hoffman dirige la recherche prédynastique dans le désert de 1978 à sa mort, en 1990. Renée Friedman et Barbara Adams reprennent les fouilles en 1996, et la mission travaille chaque année depuis.

Pour se repérer dans le temps, les préhistoriens emploient la séquence de Nagada, du nom d’un site voisin, découpée en phases I, II et III, elles-mêmes subdivisées par lettres. Béatrix Midant-Reynes a présenté cette séquence dans deux synthèses en français, La Préhistoire de l’Égypte en 1992 puis Aux origines de l’Égypte en 2003. Le site n’a pas cessé de servir après les premiers rois. On y a reconnu des cimetières nubiens du Groupe C et de la culture dite Pan Grave, et des tombes décorées de périodes mal représentées ailleurs, comme la Deuxième Période intermédiaire ou la fin de la XXᵉ dynastie.

Un éléphant, vingt babouins et un nain de quarante ans

À partir de 1979, Hoffman dégage à HK6 de grandes tombes de briques du Nagada III, les plus vastes de Haute-Égypte en dehors d’Abydos, et les restes d’une architecture de bois qui les entourait, inconnue sur tout autre site. Il trouve aussi les premiers animaux inhumés, sans pouvoir les dater. Entre 1997 et 2000, Barbara Adams met au jour la tombe 23, longue de 5,5 mètres et large de 3,1, la plus grande connue pour le Nagada IIB. Une palissade de poteaux enfermait une superstructure à piliers sur une emprise de 16 mètres sur 9.

Dans la chapelle d’offrandes accolée à cette tombe, la mission a recueilli ce qu’elle présente comme la première statue humaine en pierre de taille presque réelle connue en Égypte. Il en subsiste un nez bien sculpté, deux oreilles et plus de 600 éclats de calcaire induré. La plupart présentent des surfaces qui trahissent des coups obliques, et la mission en déduit que la statue a été défigurée, puis son noyau emporté pour resservir. On ne saura pas qui elle représentait, ni si le personnage était debout ou assis.

Tout autour, les fouilleurs ont trouvé des salles hypostyles de bois, c’est-à-dire des halles couvertes portées par des rangées de poteaux, sans tombe en dessous. La structure 07 mesurait 15 mètres sur 10,5 et comptait 24 colonnes. Un poteau d’une phase tardive de la structure E8 a été daté entre 3790 et 3640. Dans un angle de la structure 07 reposait un faucon taillé dans la malachite, la plus ancienne image de faucon connue en Égypte. Avait-il déjà un sens royal ? La mission tient l’hypothèse pour très probable et reconnaît qu’elle ne peut pas le démontrer.

Le complexe de la tombe 16, du Nagada IC-IIA, fouillé de 2009 à 2011, donne la mesure de ces chefs. La fosse principale, d’environ 4,3 mètres sur 2,6, a livré plus de 115 vases, dont l’un porte le plus ancien emblème connu de la déesse Bat, et probablement deux des masques funéraires en céramique propres à ce cimetière, les plus anciens d’Égypte. Autour, un premier cercle de 14 tombes contenait 39 personnes, aucune de moins de 8 ans ni de plus de 35, et plus des deux tiers étaient des enfants de moins de 15 ans ou des jeunes femmes, une répartition si éloignée d’une mortalité ordinaire que la mission en déduit que peu d’entre elles sont mortes de cause naturelle. Un seul homme dépasse cet âge. Atteint d’achondroplasie, une forme de nanisme, il avait environ 40 ans, mesurait 1,20 mètre et reposait sous le sol même de la chapelle. Plus loin, en couronne, venaient les animaux, 52 à ce jour : un éléphant d’Afrique, un aurochs, une femelle de bubale gravide de trois mois, un hippopotame de quatre mois, un crocodile, deux babouins, 15 bovins, deux grandes chèvres, 28 chiens. L’hippopotame garde une fracture consolidée à une patte arrière, probablement parce qu’on l’avait attaché pendant des semaines et qu’il a tiré sur son lien. L’éléphant et l’aurochs avaient chacun une grande tombe clôturée pour eux seuls.

Les babouins soulèvent une question précise, puisque l’espèce ne vivait pas dans la vallée du Nil. En mars 2026, Wim Van Neer, Bea De Cupere et Renée Friedman ont publié l’ensemble des restes de HK6, vingt individus répartis dans au moins six tombes, les plus anciens babouins attestés en Égypte. Les publications antérieures hésitaient entre deux espèces. Après examen d’une longue série de crânes modernes, les auteurs retrouvent les deux, le babouin hamadryas et le babouin anubis. Un seul jeune animal présente un rachitisme qui pourrait trahir un élevage sur place, et les auteurs penchent donc pour des importations répétées depuis le sud lointain, alors que la présentation en ligne de la mission parle encore de troupes reproductrices entretenues sur le site. Les fractures consolidées de l’avant-bras, fréquentes chez ces singes, supposent des coups puis au moins quatre à six semaines de soins.

Des cuves de 65 litres au bord des cultures

Plus d’une douzaine de brasseries ont été reconnues à Hiérakonpolis, les plus anciennes connues en Égypte d’après une étude parue en 2021, qui les rattache d’abord à des cadres contrôlés par l’élite. Deux zones se détachent, HK24 près de la limite des cultures et HK11C dans un oued du désert. À HK24A, six cuves de céramique hautes d’au moins 65 centimètres et larges de 85 contenaient chacune environ 65 litres, soit quelque 390 litres pour l’ensemble. Des fouilleurs anciens y avaient vu des fours à griller le grain, ou des fours de potier, avant que l’analyse des résidus, ici comme à Tell el-Farkha dans le Delta, fasse reconnaître la bière.

À HK11C, la même zone a livré une installation pour la bière et la céramique, et un bâtiment de briques où l’on préparait poisson et viande, dès le début du Nagada II. Les cuves d’une des brasseries y reposaient sur un foyer à barres réfractaires, un montage plus coûteux en travail que les autres. Son avantage échappe encore aux fouilleurs. L’étude de 2021 a porté sur 33 tessons venus d’un dépotoir de HK11C et des abords d’une enceinte bien plus tardive, et reconnaît dès le début du Nagada II une tradition de jarres réservées à la bière et chargées de sens. Une production de cette taille dépassait de loin les besoins d’un foyer et supposait une main pour la distribuer.

Un temple que personne n’a vu

Dans la butte de la ville, Quibell et Green dégagent en 1897-1898 un tertre de sable blanc propre, tenu par un parement d’environ 2,5 mètres de haut. Sous le sol de salles voisines gisent des amas d’objets groupés par catégories, têtes de massue, statuettes d’ivoire, statues de pierre, figurines de faïence, poteries. On le connaît sous le nom anglais de Main Deposit. L’expression « dépôt principal » est préférée ici à « cachette du temple », qui tranche d’avance la question posée. Il en est sorti la palette de Narmer, aujourd’hui au Musée égyptien du Caire, la palette aux deux chiens et la tête de massue du roi Scorpion, toutes deux à l’Ashmolean Museum d’Oxford, où l’on a recensé plus de 700 pièces d’ivoire du dépôt, dont 323 fragments de statuettes humaines.

La lecture classique fait du tertre la plateforme d’un temple de la Iʳᵉ dynastie, et du dépôt le mobilier sacré déclassé, enterré parce qu’on ne pouvait ni le jeter ni le vendre une fois consacré. Liam McNamara, conservateur à l’Ashmolean, l’a contestée en 2008. Aucun vestige de temple n’a été retrouvé sur le tertre, le matériel n’a pas été découvert dans son contexte d’origine et il a été mal enregistré, et la plupart des pièces se rattachent, selon lui, au culte et à l’idéologie du roi. Il y voit une aire rituelle de la royauté, une cour où le souverain paraissait devant les siens, sur le modèle des scènes gravées sur la tête de massue de Narmer. Il a depuis repris les rapports manuscrits de Green, conservés à l’université de Cambridge.

La lecture adverse garde deux appuis solides. Les fondations d’un temple postérieur, bâti au même endroit, ont effacé les niveaux où un sanctuaire ancien aurait laissé ses traces, et l’absence de vestiges prouve donc peu. Des dépôts comparables existent dans d’autres sanctuaires, à Éléphantine ou à Abydos, et McNamara lui-même les met en regard, tout en parlant de dépôts « dits de temple ».

Deux inconnues demeurent, la date de fabrication des ivoires et la raison de leur enfouissement.

La tête de massue du roi Scorpion concentre ces difficultés. Restaurée à 31,5 centimètres, environ cinq fois la taille d’une massue d’usage, elle ne conserve qu’un tiers de sa surface. Un personnage coiffé de la couronne blanche de Haute-Égypte y manie une houe au bord d’un canal, et devant son visage se tiennent une rosette et un scorpion. La plupart des spécialistes lisent là le nom d’un roi Scorpion. D’autres, frappés par la parenté de style avec les objets de Narmer, attribuent la massue à Narmer lui-même. Thomas Heagy a défendu en 2020, dans la revue Archéo-Nil, une troisième voie, qui fait de Scorpion le dernier souverain local d’un proto-État centré sur Hiérakonpolis, déjà client d’une puissance d’Abydos en pleine ascension. Aucun autre site n’a livré autant d’images de scorpions, y compris des scorpions en travertin trouvés à HK6.

Tombe 72, brûlée peu après les funérailles

En mars 2014, la mission achève la fouille de la tombe 72, datée des environs de 3600. L’homme qui l’occupait avait entre 17 et 20 ans. Au moins vingt personnes l’accompagnaient, pour la plupart bien nourries et grandes pour l’époque, autour de 1,75 mètre, et deux d’entre elles étaient naines ; pour Friedman, leur mort a peu de chances d’avoir été naturelle. Autour reposaient un léopard, une autruche, un bubale, six babouins, neuf chèvres et dix chiens qui portaient encore leur laisse de cuir. La tombe a livré 54 objets, des peignes, des pointes de lance et de flèche, et une statuette de 32 centimètres taillée dans une seule dent d’hippopotame, au visage à barbe pointue et aux grandes oreilles.

Le squelette du défunt était dispersé, et les poteaux de la superstructure portent des traces de feu. Les objets, eux, étaient restés en place, peignes et statuette compris. Friedman en conclut que la tombe a été ouverte peu après l’enterrement pour anéantir son occupant et non pour la piller. Elle rapproche ce geste de la fin des sépultures d’élite à HK6 et de l’enrichissement d’une classe moyenne, et va jusqu’à parler de révolution. Barbara Adams avait déjà cherché à savoir si le vide des inhumations du Nagada IIC-D dans ce cimetière était réel, et jusqu’ici il semble l’être.

Des souverains reviennent pourtant à HK6 environ quatre siècles plus tard. Dans la tombe 16, une tombe de briques du Nagada IIIA2 a été insérée d’une façon que la mission lit comme une rénovation respectueuse. Sous la IIᵉ dynastie, le roi Khasekhemwy fait élever une enceinte cérémonielle de briques crues, le « Fort », qui atteint encore par endroits sa hauteur d’origine de 10 mètres. Plus tôt, le Nagada IIC avait laissé, dans une autre partie du site, la seule tombe prédynastique peinte connue d’Égypte. Green la fouille en 1899, déjà pillée, et décrit une chambre de briques enduite d’environ 4,5 mètres sur 2 et 1,5 de profondeur. Des fragments de son décor ont été détachés et conservés au Musée égyptien du Caire, mais l’emplacement de la tombe 100 est aujourd’hui perdu, et on la tient pour détruite. Dirk Huyge a soutenu en 2014, dans Archéo-Nil, que ses peintures combinaient une composition du Nagada IIC et une mise à jour du Nagada III, hypothèse que la paroi disparue ne permet plus de contrôler sur place.

Pour Friedman, il a dû exister toute une dynastie de rois prédynastiques à Hiérakonpolis. Kathryn Bard, archéologue à l’université de Boston, reconnaissait en 2014 l’importance du cimetière et de ses sépultures de haut rang, mais jugeait abusif d’appeler roi l’homme de la tombe 72, faute de la moindre inscription, en rappelant qu’on ne peut attribuer un rôle politique précis à l’occupant d’une sépulture préhistorique.

Pour aller plus loin

La palette de Narmer rejoint la question des tombes royales d’Abydos, vers lesquelles le pouvoir se déplace quand Hiérakonpolis perd son rang. Le culte d’Horus conduit vers les origines de l’idéologie pharaonique, et les cuves de HK24 vers l’histoire de la bière dans les mondes anciens.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Palette de Narmer, siltite, env. 64 × 42 cm, dépôt principal (Main Deposit) de Hiérakonpolis, fouilles Quibell et Green 1897-1898 Musée égyptien du Caire, JE 32169 (ancien CG 14716)
  2. Palette aux deux chiens, siltite, 42,5 × 22 cm, dépôt principal, fouilles de l’Egyptian Research Account, 1898 Ashmolean Museum, Oxford, AN1896-1908 E.3924
  3. Tête de massue du roi Scorpion, calcaire, h. 31,5 cm (restaurée), dépôt principal Ashmolean Museum, Oxford, AN1896-1908 E.3632
Voir les 26 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Fragments de la peinture murale de la tombe 100 (« Painted Tomb »), Nagada IIC, fouille F. W. Green, 1899 Musée égyptien du Caire (numéro d’inventaire non publié de façon sûre)
  2. Cimetière d’élite HK6 : tombes 16, 23, 33 (éléphant) et 47 (nain), structures à piliers 07 et E8 fouilles de la Hierakonpolis Expedition, 1979-2011
  3. Tombe 72, cimetière HK6, statuette en ivoire d’hippopotame, l. 32 cm, et 53 autres objets fouilles de la Hierakonpolis Expedition, mars 2014
  4. Brasserie HK24A (six cuves) et installations de HK11C Hiérakonpolis, localités du désert, in situ
  5. Enceinte de Khasekhemwy, dite « le Fort », briques crues, IIᵉ dynastie Hiérakonpolis, in situ

Bibliographie

  1. James E. Quibell, *Hierakonpolis, Part I*, British School of Archaeology in Egypt and Egyptian Research Account 4, Londres, 1900 Bernard Quaritch
  2. James E. Quibell et Frederick W. Green, *Hierakonpolis, Part II*, Londres, 1902 (tombe 100, p. 20-22) Bernard Quaritch
  3. Béatrix Midant-Reynes, *La Préhistoire de l’Égypte. Des premiers hommes aux premiers pharaons*, Paris, 1992 Armand Colin
  4. Béatrix Midant-Reynes, *Aux origines de l’Égypte. Du Néolithique à l’émergence de l’État*, préface de Jean Guilaine et Nicolas Grimal, Paris, 2003, 441 p. Fayard
  5. Dirk Huyge, « The Painted Tomb, rock art and the recycling of Predynastic Egyptian imagery », *Archéo-Nil* 24, 2014, p. 93-102 Société pour l’étude des cultures prépharaoniques de la vallée du Nil
  6. Thomas C. Heagy, « Scorpion II : A new theory », *Archéo-Nil* 30, 2020, p. 97-122 Société pour l’étude des cultures prépharaoniques de la vallée du Nil
  7. Liam McNamara, « The revetted mound at Hierakonpolis and early kingship : a re-interpretation », dans Béatrix Midant-Reynes et Yann Tristant (dir.), *Egypt at its Origins 2*, Orientalia Lovaniensia Analecta 172, Louvain, 2008, p. 901-936 Peeters
  8. Wim Van Neer, Veerle Linseele et Renée F. Friedman, « Animal burials and food offerings at the Elite Cemetery HK6 of Hierakonpolis », dans Stan Hendrickx et al. (dir.), *Egypt at its Origins. Studies in Memory of Barbara Adams*, Orientalia Lovaniensia Analecta 138, Louvain, 2004, p. 67-130 Peeters
  9. Renée F. Friedman, Wim Van Neer et Veerle Linseele, « The elite Predynastic cemetery at Hierakonpolis : 2009-2010 update », dans Renée F. Friedman et Peter N. Fiske (dir.), *Egypt at its Origins 3*, Orientalia Lovaniensia Analecta 205, Louvain, 2011, p. 157-191 Peeters
  10. Wim Van Neer, Bea De Cupere et Renée F. Friedman, « New archaeozoological analysis of baboons buried at Hierakonpolis (Upper Egypt) shows two species were imported in the Predynastic period », *Archaeological and Anthropological Sciences* 18, article 62, 2026, DOI 10,1007/s12520-026-02416-6 Springerhttps://doi.org/10.1007/s12520-026-02416-6
  11. Renée Friedman et Liam McNamara, « Hierakonpolis », dans Roger S. Bagnall et al. (dir.), *The Encyclopedia of Ancient History*, 2020, DOI 10,1002/9781444338386.wbeah15197.pub2 Wiley-Blackwellhttps://doi.org/10.1002/9781444338386.wbeah15197.pub2

Sources en ligne

  1. HK6 – Elite Cemetery Hierakonpolis Onlinehttps://hierakonpolis-online.org/index.php/explore-the-predynastic-cemeteries/hk6-elite-cemetery
  2. History of Exploration Hierakonpolis Onlinehttps://hierakonpolis-online.org/index.php/history-of-exploration
  3. HK24 – Breweries by the Cultivation Hierakonpolis Onlinehttps://www.hierakonpolis-online.org/index.php/explore-the-predynastic-settlement/breweries/hk24-breweries-by-the-cultivation
  4. HK11C – Wadi Breweries Hierakonpolis Onlinehttps://hierakonpolis-online.org/index.php/explore-the-predynastic-settlement/breweries/hk11-wadi-breweries
  5. Predynastic beer production, distribution, and consumption at Hierakonpolis, Egypt Journal of Anthropological Archaeologyhttps://doi.org/10.1016/j.jaa.2021.101347
  6. Ashmolean Object in Focus : The Scorpion Mace-head, Liam McNamara Oxford University Research Archivehttps://ora.ox.ac.uk/objects/uuid:8f0721f0-976a-41b9-88eb-884afd912470
  7. Two Dog Palette Ashmolean Museumhttps://www.ashmolean.org/two-dog-palette
  8. Holy rubbish ? Human statuettes from the Hierakonpolis main deposit in the Ashmolean Museum, Liam McNamara Museo Egiziohttps://museoegizio.it/esplora/appuntamenti/holy-rubbish-human-statuettes-from-the-hierakonpolis-main-deposit-in-the-ashmolean-museum-liam-mcnamara/
  9. Artifact Trove at Egyptian Tomb Illuminates Life Before Pharaohs, Andrew Curry National Geographichttps://www.nationalgeographic.com/adventure/article/140530-egypt-archaeology-pharaohs-hierakonpolis-tomb
  10. The Hierakonpolis Expedition American Research Center in Egypthttps://arce.org/project/hierakonpolis-expedition/
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.