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Fées de Cottingley : les découpages de 1917 qui ont trompé Conan Doyle

Debunk5 octobre 2026◈ 25 sources vérifiées
Arthur Conan Doyle / Wikimedia Commons
10 min de lecture25 sources vérifiées
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Le procédé a été décrit dans la presse anglaise dès la réception des premières images, et par un médecin. Le major John Hall-Edwards, pionnier de la radiographie médicale, envisage dans le Birmingham Weekly Post deux manières d’obtenir la photographie que vient de publier Arthur Conan Doyle. Selon la première, on colle de petites figures sur un carton, on les découpe et on les plante tout près de l’enfant, qui ne peut alors pas les voir. Conan Doyle reproduit cette critique dans son livre de 1922 et laisse son collaborateur Edward Gardner y répondre.

Midg, quart de plaque

L’appareil arrive chez les Wright en juin 1917. Arthur Wright, électricien sur un domaine des environs de Cottingley, vient d’acheter un Midg, boîtier à plaques de format quart fabriqué à Londres par W. Butcher & Sons, son premier et seul appareil selon une légende du livre de 1922. Un samedi de juillet, après le repas, il y glisse une plaque, une seule, et la confie à sa fille Elsie et à sa nièce Frances Griffiths, qui vit chez eux pendant que son père sert à la guerre. Les deux cousines reviennent en moins d’une heure. Sur le verre apparaît Frances, accoudée au talus du ruisseau, le menton dans la main, qui fixe l’objectif pendant que quatre petites figures ailées dansent devant elle. En septembre, Frances photographie à son tour Elsie, assise dans l’herbe, la main tendue vers un gnome. Les parents demandent aux filles comment elles s’y sont prises, elles maintiennent leur version, et quelques tirages finissent chez des amis comme des curiosités, sans que personne y voie davantage. Née le 19 juillet 1901, Elsie a quinze ou seize ans au moment de la première prise, et Frances, née en septembre 1907, en a neuf. Ces âges comptent, parce que Gardner puis Conan Doyle parleront toujours de deux « enfants ».

D’après l’exposition préparée en 2020 par la bibliothèque de l’université de Leeds, tout part d’une réprimande. Grondée pour des chaussures mouillées, Frances prétend aller au ruisseau voir les fées, et Elsie propose de le prouver avec l’appareil de son père. Les fées sont des dessins d’Elsie, découpés puis piqués dans le talus ou les branches avec des épingles à chapeau. Elle sait tenir un pinceau. Après l’école, elle a travaillé quelques mois chez un photographe de Manningham Lane, à Bradford, où elle faisait du repiquage, c’est-à-dire qu’elle effaçait au pinceau les petits défauts des plaques, puis elle a colorié des cartes de vœux chez Sharpe’s.

Trois ans passent sans que personne d’autre ne s’en soucie. En janvier 1920, Polly Wright, la mère d’Elsie, assiste à une conférence sur la vie des fées à la salle théosophique de Bradford et parle des photos de sa fille. Des tirages partent pour Londres, chez Edward Gardner, membre du comité exécutif de la Société théosophique, un mouvement ésotérique qui fait une place aux esprits de la nature.

Snelling retouche, Kodak refuse de signer

Gardner obtient les deux négatifs sur verre et les apporte, à bicyclette, chez Harold Snelling, photographe à Wealdstone, près de Harrow, fort d’une carrière de trois décennies. Une seule exposition, des figures qui ont bougé pendant la prise de vue, aucune trace de « modèles en carton ou en papier ». Gardner fait ensuite préparer de nouveaux négatifs « intensifiés » pour l’impression, et ces versions retravaillées par Snelling serviront aux reproductions. Le négatif de Frances and the Fairies ainsi « amélioré » se trouve aujourd’hui dans la Brotherton Collection de l’université de Leeds.

Entré dans l’affaire en mai 1920, Conan Doyle porte lui-même les plaques aux bureaux de Kodak, sur Kingsway, à Londres. Deux spécialistes, dont un M. West, n’y trouvent ni superposition ni trucage. Ils ajoutent qu’avec leurs moyens ils sauraient produire des images semblables par des procédés naturels, et refusent donc de les déclarer surnaturelles. Le physicien Oliver Lodge, lui, suggère qu’on a superposé une troupe de danseuses californiennes à un paysage anglais.

Conan Doyle rapporte lui-même ces avis mesurés, qui n’ont rien d’un certificat de surnaturel.

Le numéro de Noël du Strand Magazine, en décembre 1920, publie l’article de Conan Doyle, « Fairies Photographed : An Epoch-Making Event », avec les deux images. Il y défend, à tort, l’idée que les plaques montrent des êtres vivants, faits d’une matière que seuls certains enfants perçoivent et qu’une émulsion sensible peut fixer, tout en souhaitant une confirmation devant un témoin désintéressé. Sous sa plume, les cousines deviennent Alice et Iris, de la famille « Carpenter ». Sur l’échelle des degrés de fausseté, le cas relève du faux fabriqué, avec deux autrices identifiées et des aveux écrits, mais d’un faux né comme un jeu de famille et que des adultes ont changé en preuve publique ; le géant de Cardiff offre un autre exemple de canular matériel que des spécialistes ont d’abord pris au sérieux.

L’été suivant, Gardner et Conan Doyle offrent aux cousines deux appareils Cameo et des plaques marquées en secret. Dans le livre de 1922, il est question de vingt-quatre plaques ; Geoffrey Crawley a retrouvé une lettre d’août 1920 où Gardner en annonce six douzaines. Trois images réussies sortent des après-midi du 26 et du 28 août, Frances avec une fée qui bondit, une fée tendant des campanules à Elsie et un « berceau » de fées dans les herbes. Rapportées à soixante-douze plaques, trois réussites forment un résultat bien plus mince. Le Strand en publie deux en mars 1921, et The Coming of the Fairies paraît chez Hodder & Stoughton en 1922.

Princess Mary’s Gift Book

En 1977, d’après les bibliothèques publiques de Leeds, Fred Gettings étudie l’illustration des livres pour un ouvrage sur la photographie spirite, ces clichés censés montrer les esprits des morts, Ghosts in Photographs, publié à New York en 1978. Il remarque que les danseuses de la première photo reprennent de très près une illustration de Claude Shepperson pour « A Spell for a Fairy », un poème d’Alfred Noyes paru en 1914 chez Hodder & Stoughton dans le Princess Mary’s Gift Book, recueil dont Frances possédait un exemplaire selon le musée de Bradford. Frances a raconté plus tard qu’Elsie y avait recopié les fées.

Vendu au profit du Queen’s Work for Women Fund, qui finançait des emplois féminins pendant la guerre, le recueil a rapporté plus de 100 000 livres. On y lit des textes de J. M. Barrie et de la baronne Orczy, et une nouvelle d’Arthur Conan Doyle, « Bimbashi Joyce ».

« L’enfant facétieux de mon cerveau »

La démonstration publique passe par deux voies. Joe Cooper publie dans le magazine The Unexplained, numéro 117, « Cottingley : At Last the Truth », avec le récit de Frances, paru sans son accord selon l’historienne Christine Ferguson. Dans le même temps, le journaliste Geoffrey Crawley donne au British Journal of Photography, en dix livraisons entre 1982 et 1983, la première enquête technique complète, « That Astonishing Affair of the Cottingley Fairies ». Il y retrouve les retouches de Snelling, le partage des recettes et le compte réel des plaques. Pour l’article de Cooper, la date de décembre 1982 nous paraît plus sûre que l’année 1983 souvent répétée, puisque Ferguson la donne avec le numéro et la pagination.

Le 17 février 1983, Elsie, quatre-vingt-un ans, écrit à Crawley une lettre de neuf pages signée Elsie Hill.

Elle y appelle les fées sa plaisanterie, « l’enfant facétieux de [son] cerveau », sans aucun fondement réel, et donne les cinq photos pour truquées. Elle explique aussi le silence. Les deux cousines avaient lu dans les journaux les moqueries visant Conan Doyle, dessiné dans une caricature enchaîné à un fauteuil, la tête dans un nuage, Sherlock Holmes à ses côtés, et elles savaient qu’il avait perdu un fils à la guerre. Elles avaient résolu de se taire jusqu’à la mort des deux hommes, qu’elles croyaient leurs aînés d’au moins trente-cinq ans, puis d’autres scrupules ont repoussé l’aveu, comme la crainte de Frances de décevoir sa petite-fille.

Une conviction antérieure à 1918

Les examens de 1920 ont répondu à une autre question que celle qui se posait. Snelling et Kodak cherchaient sur le verre les traces d’une double exposition, c’est-à-dire de deux prises superposées sur la même plaque, ou d’un fond peint. Or une silhouette de papier plantée devant l’objectif est un objet réel, photographié en une seule fois, et une figure plate se perd dans une image plate. Evelyn Whorrall-Campbell, doctorante à Cambridge, a montré qu’une vigilance tournée vers la surface du négatif ne pouvait pas voir le truc, dont Conan Doyle avait pourtant formulé l’hypothèse exacte. Pour tricher, écrit-il en 1922, Elsie n’aurait pu passer que par des découpages d’une grande beauté, fabriqués et cachés à l’insu de ses parents, et il juge que c’est beaucoup demander.

Le second ressort tient au rang social. Conan Doyle écrit à Oliver Lodge que les images viennent de deux enfants de la classe ouvrière, à qui de tels procédés seraient inaccessibles, et il se rassure en jugeant impossible qu’un petit village et un amateur trompent les meilleurs experts de Londres. Elsie a pourtant entre quinze et dix-neuf ans au fil des cinq images, elle a travaillé chez un photographe, et Gardner a soumis ses dessins à une épreuve dont il a conclu qu’ils manquaient d’inspiration. Conan Doyle n’a d’ailleurs jamais fait le voyage de Cottingley, lui qui, à Crewe en 1919, chez le photographe spirite William Hope, avait marqué ses propres plaques de sa main et développé lui-même les clichés. Christine Ferguson, qui a étudié en 2024 les objets conservés à Bradford, montre comment ce portrait d’enfants naïves a effacé leur savoir-faire au profit des deux hommes. L’argent a suivi la même pente. Arthur Wright refuse tout paiement, et sur les tirages mis en vente le 10 janvier 1921, à deux shillings six pence, un tiers revient à Snelling et le reste à Gardner et Conan Doyle, d’après les comptes reconstitués par Crawley.

On attribue souvent la conviction de Conan Doyle au chagrin, et Ferguson rappelle que la chronologie s’y oppose. Son fils Kingsley meurt en 1918, son frère Innes en 1919, mais il annonce publiquement son adhésion au spiritisme, la croyance en une communication avec les morts, dès 1916 dans la revue Light, après avoir fréquenté des séances depuis les années 1880. Photographe amateur, il a publié treize articles dans le British Journal of Photography au cours de la même décennie, de quoi se croire capable de repérer une supercherie. La guerre et la grippe de 1918, rappellent les conservateurs de Leeds, avaient multiplié les familles endeuillées, un climat qui rendait les photos recevables sans faire de Conan Doyle un homme égaré par la douleur.

Les fées ressemblaient à celles des livres d’images, et ce trait a servi les deux camps. Un photographe amateur les rejette pour leur coiffure « parisienne », quand Gardner trouve à la fée aux campanules une coupe au carré dans le goût du jour. En octobre 1920, depuis Melbourne, Conan Doyle écrit à Gardner qu’une fois les fées admises, les autres phénomènes psychiques seront plus facilement acceptés. Le catalogue Le Troisième Œil, publié chez Gallimard en 2004 pour la Maison européenne de la photographie, range d’ailleurs ces fées parmi les clichés de lévitations et d’ectoplasmes.

Et la cinquième plaque ?

Avec ses formes vaporeuses dans les herbes, la dernière image, prise en août 1920, ne ressemble pas aux autres. Les deux cousines ont chacune affirmé l’avoir prise. Elsie parle d’une double exposition, et Ferguson tient ce procédé pour acquis ; Frances a soutenu jusqu’à sa mort, en 1986, que cette plaque-là échappait au trucage, et ses mémoires, publiées en 2009 avec sa fille Christine Lynch, ajoutent qu’elle avait vu des fées au bord du ruisseau. On ne sait pas trancher entre les deux seules personnes présentes, et Elsie est morte en 1988 sans achever les mémoires qu’elle préparait elle aussi. La question porte sur la fabrication d’une image, et elle laisse intacts les aveux concordants sur les quatre premières.

Jusqu’en 2023, la Kodak Gallery du musée de Bradford présentait l’affaire comme l’histoire de deux filles qui auraient « berné le monde », récit que Ferguson juge largement inexact. Le jeu de 1917 ne visait personne au-delà de la maison. Des adultes ont fait examiner, retoucher, publier et vendre les images, puis pressé les cousines d’en produire d’autres, et Elsie y a perdu son emploi chez Sharpe’s, à cause des visiteurs venus l’interroger. Sa lettre de 1983 n’a jamais été publiée. Elle est conservée au National Science and Media Museum de Bradford, à quelques kilomètres du ruisseau, avec l’appareil Midg de son père, sous la cote 1998-5148/1-9.

Pour aller plus loin

Les photographies spirites de William Hope, que Conan Doyle défendit en 1922 contre les accusations de Harry Price, prolongent cette histoire du côté des négatifs présentés comme preuves de l’au-delà. L’homme de Piltdown offre un autre cas de faux matériel accepté par des spécialistes parce qu’il répondait à leurs attentes. La Lémurie, transformée en continent occultiste, et le mot « occultisme » tel qu’il circule au XIXᵉ siècle, éclairent le milieu où Gardner plaçait les esprits de la nature. Pour la façon dont un récit médiatique grossit une frayeur réelle, voir la Guerre des mondes de 1938.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Arthur Conan Doyle, « Fairies Photographed : An Epoch-Making Event », *The Strand Magazine* 60, numéro de Noël, décembre 1920, p. 462-468
  2. Arthur Conan Doyle, « The Evidence for Fairies », *The Strand Magazine*, mars 1921, p. 199 et suivantes
  3. Arthur Conan Doyle, *The Coming of the Fairies*, Londres, Hodder & Stoughton, 1922 ; édition consultée New York, George H. Doran, 1922, reproduisant les lettres de Gardner, le rapport de Snelling et l’avis des experts de Kodak (chap. I et II)
Voir les 22 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. John Hall-Edwards, critique des photographies de Cottingley parue dans le *Birmingham Weekly Post*, reproduite dans *The Coming of the Fairies*, chap. III
  2. « Do Fairies Exist ? Investigation in a Yorkshire Valley », *Westminster Gazette*, 12 janvier 1921, reproduit dans *The Coming of the Fairies*, chap. III
  3. Arthur Conan Doyle, « The New Revelation : Spiritualism and Religion », *Light*, 1916, p. 357-358
  4. *Princess Mary’s Gift Book*, Londres, Hodder & Stoughton, 1914, illustration de Claude A. Shepperson pour le poème d’Alfred Noyes « A Spell for a Fairy »
  5. Appareil Midg à plaques quart, W. Butcher & Sons, Londres, ayant servi aux deux photographies de 1917 National Science and Media Museum, Bradford, Science Museum Group
  6. Négatif sur verre de *Frances and the Fairies* « amélioré » à la demande d’Edward Gardner, 1920, et correspondance Gardner, Wright et Conan Doyle Brotherton Collection, Leeds University Library, BC MS Cottingley Fairies
  7. Joe Cooper, « Cottingley : At Last the Truth », *The Unexplained* 117, 1982, p. 2338-2340
  8. Lettre manuscrite d’Elsie Hill, née Wright, à Geoffrey Crawley, 17 février 1983, neuf feuillets National Science and Media Museum, Bradford, 1998-5148/1-9
  9. Frances Griffiths et Christine Lynch, *Reflections on the Cottingley Fairies*, Belfast, JMJ Publications, 2009

Bibliographie

  1. Fred Gettings, *Ghosts in Photographs : The Extraordinary Story of Spirit Photography*, New York, 1978 Harmony Books
  2. Geoffrey Crawley, « That Astonishing Affair of the Cottingley Fairies », série en dix parties, *British Journal of Photography*, 1982-1983 British Journal of Photography
  3. Clément Chéroux, Andreas Fischer, Pierre Apraxine, Denis Canguilhem et Sophie Schmit, *Le Troisième Œil. La photographie et l’occulte*, catalogue d’exposition, Maison européenne de la photographie, Paris, 2004, 287 p. Gallimard
  4. Evelyn Whorrall-Campbell, « The Cottingley Hoax : A Modern Fairy Tale », *World Picture* 14, « Spell » World Picture
  5. Christine Ferguson, « Power at play in paranormal history : the contested object biography of the Cottingley Fairy artefacts », *Science Museum Group Journal* 22, automne 2024, DOI 10,15180/242201 Science Museum Grouphttps://doi.org/10.15180/242201

Sources en ligne

  1. « The Cottingley Fairies : A Study In Deception » Leeds University Library Galleries, Google Arts & Culturehttps://artsandculture.google.com/story/the-cottingley-fairies-a-study-in-deception-leeds-university-library-galleries/lgVB6Ceti9WVAw?hl=en
  2. « Do You Believe in Fairies ? : The Story of The Cottingley Fairies Retold in a New Installation » Leeds Libraries, The Secret Libraryhttps://secretlibraryleeds.net/2022/05/26/do-you-believe-in-fairies-the-story-of-the-cottingley-fairies-retold-in-a-new-installation/
  3. « The Cottingley Fairies » National Science and Media Museum bloghttps://blog.scienceandmediamuseum.org.uk/the-story-of-the-cottingley-fairies-shows-that-image-manipulation-is-nothing-new/
  4. « Press release : Museum acquires final camera in the Cottingley Fairies story » National Science and Media Museumhttps://www.scienceandmediamuseum.org.uk/about-us/press-office/museum-acquires-final-camera-cottingley-fairies-story
  5. « Power at play in paranormal history » Science Museum Group Journalhttps://journal.sciencemuseum.ac.uk/article/power-at-play-in-paranormal-history/
  6. « The Cottingley Hoax : A Modern Fairy Tale » World Picturehttps://worldpicturejournal.com/article/the-cottingley-hoax-a-modern-fairy-tale/
  7. « The Coming of the Fairies by Arthur Conan Doyle » Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/ebooks/47506
  8. « Le troisième œil. La photographie et l’occulte – Bernard Lamarche » Ciel variablehttps://cielvariable.ca/numeros/ciel-variable-67-mouvement-fixe/le-troisieme-oeil-la-photographie-et-locculte-bernard-lamarche/
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