Pour rester sur sa terre, un paysan musulman établi en 1184 entre la forteresse franque de Tibnîn et le port d’Acre verse au seigneur la moitié de sa récolte au moment de la moisson, une capitation, c’est-à-dire un impôt par tête, d’un dinar et cinq qirats, le qirat valant une petite fraction du dinar d’or, et une taxe légère sur les fruits des arbres. Maison et biens lui restent, et le village règle ses affaires lui-même. Celui qui consigne ces conditions, le pèlerin andalou Ibn Jubayr, traverse alors le royaume de Jérusalem, le plus méridional des États latins d’Orient, pour rentrer de La Mecque par la mer. Il trouve ces villageois à leur aise sous les Francs et s’en effraie, car un musulman qui vit bien sous un maître chrétien s’expose, écrit-il en substance, à une tentation dont il prie Dieu de préserver les siens.
La même page sert aujourd’hui aux deux camps d’une querelle ouverte sur un seul mot.
La Syrie franque lue depuis Alger
En 1883, à Paris, chez A. Picard, Emmanuel Guillaume Rey publie Les colonies franques de Syrie aux XIIme et XIIIme siècles. Sous sa plume, le mot est un compliment.
Ronnie Ellenblum a reconstitué en 2007 la généalogie de ce compliment, dans un livre consacré aux châteaux croisés et à leurs historiens. Dès les années 1830, l’historiographie française des croisades rapproche leurs conquêtes de l’expédition de Bonaparte en Égypte et de la prise d’Alger, qui date de 1830. Rey, puis plusieurs auteurs français du début du XXᵉ siècle, décrivent ensuite la Syrie franque comme ils se figurent l’Algérie, une coexistence heureuse où colons et sujets trouvent chacun leur profit. Du côté britannique, on explique que le remplacement d’un pouvoir musulman jugé oppressif par des Francs tolérants a enrichi la Terre sainte, à la manière de ce que le Raj aurait apporté à l’Inde. La colonie médiévale sert alors de miroir flatteur à la colonie contemporaine, et le compliment profite surtout à ceux qui le formulent, puisqu’il leur donne des ancêtres.
Prawer referme les villes
À partir des années 1950, le mot reste et son sens se retourne. Joshua Prawer, professeur à l’université hébraïque de Jérusalem, en donne la version la plus construite en 1972, à Londres, chez Weidenfeld & Nicolson, dans un livre de 587 pages intitulé The Latin Kingdom of Jerusalem et sous-titré European Colonialism in the Middle Ages. L’édition américaine, parue la même année à New York, s’intitule The Crusaders’ Kingdom. Le titre londonien a notre préférence, parce qu’il met la thèse sur la couverture au lieu de la laisser deviner.
Dans ce modèle, les Francs forment une mince minorité conquérante, retranchée dans les villes et les châteaux, qui abandonne les campagnes aux paysans indigènes et se contente d’en prélever le produit. Le tableau repose sur quatre prémisses, qu’Ellenblum a dégagées en 1998 : l’insécurité permanente du royaume, le petit nombre des Francs face aux indigènes, l’identité surtout musulmane de ces indigènes, et leur penchant, chrétiens orientaux compris, à passer à l’ennemi dans les crises. Selon lui, aucune n’avait été démontrée. La colonie de Rey était une fraternité ; celle de Prawer devient une caste fermée qui exploite un pays sans s’y mêler, et, pour Ellenblum, les deux images, de signe opposé, sortent du même moule, celui des empires européens que leurs auteurs avaient sous les yeux.
Deux cents villages francs
Ellenblum part des pierres. Son livre de 1998, publié par Cambridge University Press, repose sur une enquête de terrain portant sur plus de deux cents sites ruraux francs, confrontée à une relecture des chartes et des chroniques latines et arabes. Dans ce travail, les Francs apparaissent dans les campagnes, et en nombre, avec des fermes, des maisons fortes, des manoirs et des villages neufs comme Magna Mahomeria. Ils ne s’installent pas au hasard. On les trouve là où vivent des chrétiens orientaux, avec lesquels ils entretiennent des liens étroits, tandis qu’ils restent presque entièrement coupés des musulmans, qui peuplent d’autres régions du pays. Ellenblum explique ce partage par un processus bien antérieur aux croisades, puisque depuis la conquête musulmane du VIIᵉ siècle des mouvements de nomadisation et de sédentarisation ont redistribué les populations, si bien qu’à l’arrivée des Francs chrétiens et musulmans occupent déjà des zones distinctes, qui ne se recouvrent guère, et que les nouveaux venus n’ont pas eu à créer une séparation qu’ils ont trouvée en place et dans laquelle ils se sont coulés. Le modèle de la caste urbaine perd ainsi son premier pilier, celui de campagnes vides de Francs. Ellenblum parle d’une société de migrants installés au Levant, proches des chrétiens du pays et à peu près sans contact avec ses musulmans.
Denys Pringle, de l’université de Cardiff, a répondu en 2008 dans la H-France Review. Hors du domaine royal qui entoure Jérusalem et Acre, où l’implantation rurale franque est dense, l’immense majorité des casaux, les villages que les actes latins appellent casalia, sont habités surtout ou uniquement par des chrétiens orientaux, des musulmans, des Samaritains ou des Juifs. Pringle demande dès lors de combien ce tableau s’éloigne réellement de celui de Prawer. Il doute aussi que les discours coloniaux dénoncés par Ellenblum aient beaucoup pesé sur la recherche après les années 1950 ou 1960.
« Qui fuimus Occidentales »
Le texte que les deux camps citent le plus a été écrit dans les années 1120, à Jérusalem, par Foucher de Chartres, ancien chapelain du roi Baudouin Iᵉʳ. Au livre III, chapitre 37, de son Historia Hierosolymitana, il écrit Nam qui fuimus Occidentales, nunc facti sumus Orientales, « nous qui étions Occidentaux, nous voici devenus Orientaux ». L’homme de Reims ou de Chartres est devenu Tyrien ou Antiochien. Certains ont épousé des Syriennes, des Arméniennes, voire des Sarrasines, pourvu qu’elles aient reçu le baptême ; on possède des maisons et des serviteurs par héritage, on mêle les langues, et celui qui n’avait pas même une villa en Occident tient ici une ville.
Le passage a l’air d’un hymne à la fusion. Il se termine pourtant sur une question adressée aux lecteurs restés en Europe, qui demande pourquoi celui qui a trouvé l’Orient si favorable retournerait en Occident. Un chanoine du Saint-Sépulcre écrit ici, au moins en partie, pour faire venir de nouveaux habitants, et la fusion qu’il décrit s’arrête à la porte du baptistère. Camille Rouxpetel a relu en 2024 le récit de Foucher dans le cadre de la conquête et du gouvernement de Baudouin, comme le discours d’un clerc latin qui, par la liturgie, latinise les lieux et le calendrier de la Ville sainte.
Le psautier dit de Mélisende, conservé à la British Library sous la cote Egerton MS 1139, montre le même mélange et sa limite. Copié et peint à Jérusalem entre 1131 et 1143, dans l’atelier du Saint-Sépulcre, il s’ouvre sur vingt-quatre miniatures de la vie du Christ et de la Vierge, accompagnées d’inscriptions grecques ; l’un des peintres signe en latin Basilius me fecit au folio 12 verso. Le catalogue des acquisitions de 1850 y voyait la main d’un artiste grec, alors que la British Library tient aujourd’hui ces peintres pour des Occidentaux, probablement, formés au style byzantin. Le calendrier enregistre la mort des parents de la reine, dont le roi Baudouin II. Parmi les noms que la notice de la bibliothèque associe à l’histoire du volume figure Guglielmo Libri, qu’elle qualifie de savant, de collectionneur et de voleur de livres. Le métissage du psautier est réel, et il se fait entre chrétiens, latins et grecs, ce qui s’accorde avec la géographie d’Ellenblum.
Tyr, quartier de Venise
L’argument le plus solide contre le mot tient à l’absence de métropole. Les rois de Jérusalem ne relèvent d’aucune couronne européenne, leurs vassaux viennent de régions très diverses, et aucune capitale d’Occident ne perçoit l’impôt levé sur les paysans d’Ibn Jubayr. Une colonie, au sens où l’Europe du XIXᵉ siècle l’entendait, enrichit une métropole ; le royaume de Jérusalem n’en a pas.
Un groupe, pourtant, en possède une. En 1123, pour obtenir la flotte vénitienne contre Tyr, le patriarche Gormond de Picquigny et les barons du royaume concèdent à Venise, par le pacte qui porte le nom latin du patriarche, le tiers de la ville à conquérir et, dans chaque cité royale, une rue, une église, un bain, un four et un marché, avec des exemptions de taxes. Guillaume de Tyr en reproduit le texte au livre XII de sa Chronique. Tyr tombe l’année suivante, et le quartier vénitien qui s’y constitue relève de la justice de la commune. Dans sa synthèse de 2006 aux Presses universitaires de France, Michel Balard présente l’expansion latine en Orient, croisades et comptoirs ensemble, comme les premières expériences occidentales de colonisation, et consacre sa partie de débats à l’émigration occidentale, à la balance des paiements et à l’hypothèse d’un échange inégal.
Le camp qui tient au mot garde aussi les paysans d’Ibn Jubayr. Une minorité venue d’ailleurs, d’une autre religion, prélève la moitié de la récolte de villages entiers, la moitié exactement, et impose à chaque tête un impôt qui rappelle, en l’inversant, celui que les pouvoirs musulmans exigeaient des chrétiens et des juifs. Benjamin Z. Kedar a rassemblé en 1990 les témoignages sur ces musulmans soumis du Levant franc, dans un volume de Princeton consacré aux musulmans sous domination latine. Le récit d’Ibn Jubayr n’a rien d’un rapport neutre, puisque son auteur voit dans la douceur même des Francs un danger pour la foi de ses coreligionnaires, et il ne mesure rien au-delà des villages qu’il longe sur une seule route.
Le mot dépend d’un nombre que personne n’a compté. Le modèle de Prawer supposait des Francs très peu nombreux, les deux cents sites d’Ellenblum recensent des lieux habités et non des habitants, et les petits-enfants et arrière-petits-enfants que Foucher voit grandir autour de lui ne forment pas un chiffre. Aucun dénombrement des Francs d’Outremer n’est parvenu jusqu’à nous, et tant que la proportion entre nouveaux venus et gens du pays restera une estimation, chacun des deux camps continuera de lire la même page d’Ibn Jubayr dans le sens qui l’arrange.
Pour aller plus loin
Le siège de Tyr de 1124, qui a donné à Venise son tiers de ville, et la bataille de Hattin en 1187, après laquelle tombent la plupart des châteaux étudiés par Ellenblum, prolongent cette question. Les mémoires d’Usâma ibn Munqidh offrent un autre regard musulman sur les Francs, et les comptoirs génois de la mer Noire posent la question coloniale en des termes plus nets.
On lit souvent que les croisés ont fondé les premières colonies européennes. L’idée vise les États créés au Proche-Orient par les chevaliers de la première croisade. Ces Occidentaux y ont gouverné des chrétiens d’Orient, des musulmans et des juifs, autour de Jérusalem. Faut-il pour autant les appeler des colons ? Les spécialistes se disputent sur ce mot depuis longtemps.
Le compliment d’un savant français
Le mot apparaît dans le titre d’un livre savant publié à Paris en 1883. La France de ce temps avait conquis l’Algérie. Les auteurs de cette génération regardaient les croisés avec les yeux de leur propre empire. Ils décrivaient une entente heureuse, où chevaliers et habitants trouvaient chacun leur compte.
Le mot servait donc de compliment. Il offrait aux Français de la fin du XIXᵉ siècle des ancêtres installés en Orient. Il leur tendait aussi un miroir flatteur de leur propre empire.
Une petite caste derrière les murs
Bien plus tard, le mot change de sens. En 1972, l’historien Joshua Prawer, qui enseigne à Jérusalem, décrit les Francs comme une minorité très réduite. Selon lui, ils restaient enfermés dans les villes et les châteaux. Ils laissaient les champs aux paysans du pays et se contentaient d’en prendre les récoltes. La colonie devient alors une domination sans mélange.
Un autre historien a voulu vérifier sur place. Ronnie Ellenblum a parcouru les campagnes et relevé plus de deux cents lieux ruraux occupés par les Francs. Les nouveaux venus vivaient donc aussi à la campagne. Ils s’installaient près des chrétiens du pays, presque jamais près des musulmans. Cette séparation existait déjà avant leur arrivée, et ils l’ont trouvée en place.
Un autre chercheur lui a répondu. Loin des grandes villes, la très grande majorité des villages restait habitée surtout, ou seulement, par les gens du pays. Il se demande si ce tableau s’éloigne vraiment de celui de Prawer. Le désaccord n’est pas tranché.
« Nous voici devenus Orientaux »
Un prêtre venu de Chartres a vécu à Jérusalem après la conquête. Dans les années 1120, il écrit une phrase restée célèbre. « Nous étions des Occidentaux, nous voici devenus des Orientaux. » Il raconte que certains ont épousé des chrétiennes du pays, syriennes ou arméniennes. D’autres ont épousé des musulmanes, à condition qu’elles soient baptisées.
Ce texte semble chanter le mélange des peuples. Sa dernière phrase interroge les lecteurs d’Europe. Pourquoi rentrer, puisque l’Orient est si favorable ? Le prêtre cherchait, au moins en partie, à attirer de nouveaux habitants. Et le mélange qu’il décrit s’arrêtait au baptême.
Le tiers d’une ville pour Venise
Un argument pèse lourd contre le mot colonie. Au sens moderne, une colonie enrichit un pays d’origine qui la commande de loin. Les historiens appellent ce pays la métropole. Le royaume de Jérusalem, lui, n’obéissait à aucun roi d’Europe.
Les marchands de Venise avaient bien une métropole. En 1123, Venise prête sa flotte au royaume pour prendre le port de Tyr. En échange, elle reçoit le tiers de la ville. Elle obtient aussi une rue, une église et un marché dans chaque ville du roi. Ces quartiers vénitiens ressemblent davantage à des colonies.
Les paysans musulmans fournissent d’autres arguments à ceux qui gardent le mot. En 1184, un pèlerin venu de l’Espagne musulmane traverse le royaume. Il note que les villageois cèdent la moitié de leur récolte à leurs seigneurs. Ils paient aussi un impôt par tête. Pourtant, ce voyageur s’inquiète de les trouver si tranquilles sous des maîtres chrétiens.
Personne ne sait combien de Francs vivaient en Orient. Aucun recensement n’est parvenu jusqu’à nous. Tant que ce nombre reste inconnu, chaque camp lit les mêmes textes à sa façon.
À Londres, la British Library conserve un livre de prières peint à Jérusalem, que l’on attribue à une reine. L’un de ses peintres, probablement un Occidental formé au style byzantin, l’a signé en latin d’un seul prénom, Basile.
La version complète détaille les quatre prémisses du modèle de Prawer, le contenu du pacte de 1123 avec Venise et l’objection opposée en 2008 à l’enquête sur les villages.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Ibn Jubayr, *Rihla*, récit de la traversée du royaume de Jérusalem entre Tibnîn et Acre en 1184 (moitié de la récolte, capitation d’un dinar et cinq qirats, taxe sur les fruits), traduit et annoté par Maurice Gaudefroy-Demombynes, *Voyages*, Paris, 1949-1965, Documents relatifs à l’histoire des croisades Paul Geuthner
- Foucher de Chartres, *Historia Hierosolymitana*, livre III, chapitre 37 (« Nam qui fuimus Occidentales, nunc facti sumus Orientales »), éd. Heinrich Hagenmeyer, Heidelberg, 1913, p. 746 et suiv.
- Pactum Warmundi, accord conclu en 1123 entre le royaume de Jérusalem et Venise (tiers de Tyr, quartiers dans les cités royales), texte transmis par Guillaume de Tyr, *Chronique*, livre XII, chapitre 25 [À VÉRIFIER : numéro de chapitre], éd. R. B. C. Huygens, Corpus Christianorum Continuatio Mediaevalis 63-63A, Turnhout, 1986 Brepols
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Sources primaires (suite)
- Psautier de la reine Mélisende, Jérusalem, atelier du Saint-Sépulcre, 1131-1143, vingt-quatre miniatures liminaires à inscriptions grecques, signature « Basilius me fecit » au f. 12v British Library, Londres, Egerton MS 1139
Bibliographie
- Emmanuel Guillaume Rey, *Les colonies franques de Syrie aux XIIme et XIIIme siècles*, Paris, 1883 A. Picard
- Joshua Prawer, *The Latin Kingdom of Jerusalem : European Colonialism in the Middle Ages*, Londres, 1972, xi + 587 p. (édition américaine : *The Crusaders’ Kingdom*, New York, Praeger, 1972) Weidenfeld & Nicolson
- Ronnie Ellenblum, *Frankish Rural Settlement in the Latin Kingdom of Jerusalem*, Cambridge, 1998, xvii + 321 p., DOI 10,1017/CBO9780511585340 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/CBO9780511585340
- Ronnie Ellenblum, *Crusader Castles and Modern Histories*, Cambridge, 2007, xi + 362 p. Cambridge University Press
- Benjamin Z. Kedar, « The Subjected Muslims of the Frankish Levant », dans James M. Powell (dir.), *Muslims under Latin Rule, 1100-1300*, Princeton, 1990, p. 135-174 Princeton University Press
- Michel Balard, *Les Latins en Orient, XIe-XVe siècle*, Paris, 2006, LXXVIII + 452 p., « Nouvelle Clio », DOI 10,3917/puf.balar.2006,01 Presses universitaires de Francehttps://doi.org/10.3917/puf.balar.2006.01
- Camille Rouxpetel, « Nam qui fuimus Occidentales, nunc facti sumus Orientales. Baldwin of Boulogne : to conquer and rule », *Crusades* 23 (2), 2024, p. 1-13, DOI 10,1080/14765276,2024,2431669 Taylor & Francishttps://doi.org/10.1080/14765276.2024.2431669
Sources en ligne
- « Egerton MS 1139 » British Library Archives and Manuscripts Cataloguehttps://searcharchives.bl.uk/catalog/032-001984226
- « A marvel in gold and ivory : Queen Melisende’s Psalter » British Library, Medieval manuscripts bloghttps://blogs.bl.uk/digitisedmanuscripts/2022/05/a-marvel-in-gold-and-ivory.html
- « Fulcher of Chartres : The Latins in the East (Chronicle, Bk III) » Internet Medieval Sourcebook, Fordham Universityhttps://sourcebooks.web.fordham.edu/source/Fulk3.asp
- « H-France Review Vol. 8 (March 2008), No. 44 », compte rendu de Ronnie Ellenblum, *Crusader Castles and Modern Histories*, par Denys Pringle H-Francehttps://www.h-france.net/vol8reviews/vol8no44pringle.pdf
- « A segregated society or an integrated society ? (Chapter 1) - Frankish Rural Settlement in the Latin Kingdom of Jerusalem » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/abs/frankish-rural-settlement-in-the-latin-kingdom-of-jerusalem/segregated-society-or-an-integrated-society/76B89193F297118639C357BC715B8D2A
- « Michel Balard, Les Latins en Orient, XIe-XVe siècle », compte rendu par Marie-Hélène Blanchet, *Revue des études byzantines* 66, 2008, p. 260-261 Perséehttps://www.persee.fr/doc/rebyz_0766-5598_2008_num_66_1_3044_t14_0260_0000_2



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