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L’enfance au Moyen Âge : Philippe Ariès avait-il vraiment raison ?

Savoirs, universités & penseursVie quotidienne & société3 novembre 2026◈ 42 sources vérifiées
Лапоть / Wikimedia Commons
10 min de lecture42 sources vérifiées
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« Je suis une bête. » L’auteur de cette phrase avait, selon le premier archéologue qui l’a lue, quatre ou cinq ans, six au plus. Il l’a gravée à la pointe sous un animal qu’il venait de dessiner, au revers d’un fond de petit récipient en écorce de bouleau, après avoir couvert l’autre face d’un alphabet de trente-six lettres puis de syllabes où chaque voyelle se combine tour à tour avec vingt consonnes. Sur la même écorce, il salue un certain Danila et donne son nom, Onfim.

Les onze écorces d’Onfim sortent de terre à Novgorod en deux jours de juillet 1956, dans un même niveau du quartier de Nerev, comme si on les avait jetées d’un coup, et Artemi Artsikhovski les publie l’année suivante dans la revue Sovetskaïa arkheologia. Quatre ans après la trouvaille paraissait à Paris le livre qui allait faire de l’enfance médiévale un problème d’historien.

« Cette petite chose disparue trop tôt »

Philippe Ariès publie en 1960, chez Plon, L’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime. Le livre porte sur la France moderne, mais la société médiévale lui sert de point de départ et de contraste. Le sentiment de l’enfance, y lit-on à la page 134 de l’édition du Seuil de 1973, « n’existait pas », ce qui ne veut pas dire que les enfants aient été « négligés, abandonnés, ou méprisés ». Ariès entend par là une conscience de ce qui distingue l’enfant de l’adulte, et la nuance a son poids, puisqu’elle sépare la perception d’un âge de l’affection portée à ceux qui le traversent. D’autres pages vont plus loin, et Didier Lett en relève quelques-unes en ouvrant son livre de 2025. À cause de la mortalité infantile, « on ne pensait pas que cette petite chose disparue trop tôt fût digne de mémoire », et le Moyen Âge « n’avait pas l’idée de l’éducation ». L’enfant médiéval d’Ariès n’est pourtant pas malheureux. Lawrence Stone résumait en 1974 ce tableau d’un heureux mélange des âges, où petits et grands se côtoient, s’habillent de la même façon et partagent le savoir du sexe et de la mort, jusqu’à ce qu’au XVIIᵉ siècle des hommes d’Église et des moralistes découvrent l’enfance, resserrent la famille autour d’elle et l’enferment dans l’école et la discipline.

La traduction anglaise de Robert Baldick, Centuries of Childhood, paraît en 1962 sans une seule illustration, et les notes qui identifiaient les images disparaissent des éditions suivantes, a relevé Kate Retford. C’est sous cette forme que le livre devient un classique, et il tombe dans un terrain préparé. Selon Lett, les érudits du XIXᵉ siècle avaient décrit une enfance d’autrefois entourée et éduquée, puis les études se sont taries entre la Première Guerre mondiale et les années 1960, et l’image s’est assombrie. On a pris les proportions maladroites de l’art pour la preuve d’un « adulte en réduction », la circulation des enfants d’une maison à l’autre pour de l’indifférence, la famille nucléaire moderne pour le seul lieu possible de l’affection. Ariès a donné une forme savante à ce faisceau d’idées, et ses lecteurs pressés l’ont noirci. En 1974, Lloyd deMause ouvre le volume collectif The History of Childhood sur une phrase promise à un long succès, qui fait de l’histoire de l’enfance un cauchemar dont on commence à peine à s’éveiller. La même année, Stone jugeait déjà le livre d’Ariès gravement défectueux, pour ses preuves comme pour sa chronologie et sa géographie flottantes.

Huit hommes autour de Jésus

L’argument qui a le plus frappé venait des images. Ariès tire de peintures, de gravures et de tapisseries, vues pour beaucoup en exposition ou dans des livres d’art, une chronologie de la représentation de l’enfant. Devant une miniature ottonienne, il écrit que l’artiste a groupé autour de Jésus ce qui est de toute évidence huit hommes, où il voit des enfants peints en adultes réduits.

Adrian Wilson lui a reproché en 1980 de confondre les attitudes d’une époque avec les sources qui les représentent. Anthony Burton a précisé en 1989 que l’art religieux obéit à des conventions de représentation, à commencer par celles de l’iconographie, si bien qu’une figure d’enfant dans une scène d’Évangile renseigne d’abord sur ces conventions. Kate Retford a repris l’ensemble du débat en 2016 et montré qu’Ariès lisait ses images comme des documents transparents. Nicholas Orme consacre à ces erreurs les pages 5 à 10 de Medieval Children, paru en 2001.

La réponse la plus visible est venue de Paris. En 1994 et 1995, Pierre Riché et Danièle Alexandre-Bidon montent à la Bibliothèque nationale de France une exposition sur l’enfance au Moyen Âge, avec un catalogue de 219 pages et de 32 centimètres de haut, coédité avec le Seuil. Lett estime qu’elle a changé, pour beaucoup de lecteurs, l’image léguée par Ariès. Riché avait relancé l’histoire de l’éducation médiévale dès sa thèse, soutenue en 1959.

Guibert montre son dos

Au début du XIIᵉ siècle, Guibert, devenu abbé de Nogent, raconte son enfance au livre I de son De vita sua. Son père mort, sa mère l’élève avec soin et lui choisit un précepteur (chapitre 4), dont l’amour, écrit-il, était d’une espèce sauvage et qui le roue de coups et de paroles dures presque chaque jour pendant près de six ans (chapitre 5). Au chapitre 6, l’enfant nie avoir été battu. Sa mère lui retire sa chemise, découvre ses bras et son dos couverts de boursouflures, pleure, et jure qu’il ne deviendra jamais clerc. Guibert refuse de quitter l’étude. On y voit une mère bouleversée par le corps meurtri de son fils, une famille qui investit lourdement dans l’instruction d’un garçon, et des coups que personne autour de lui ne songe à interdire.

Les traités disent la même attention. Philippe de Novare écrit vers 1260 Les Quatre Âges de l’homme, et Gilles de Rome compose vers 1279 son De regimine principum pour le futur Philippe le Bel.

Didier Lett a bâti sa thèse, soutenue en 1995 et publiée en 1997 sous le titre L’Enfant des miracles, sur les recueils de miracles des XIIᵉ et XIIIᵉ siècles. Shulamith Shahar, dans Childhood in the Middle Ages, en 1990, croise vies de saints, miracles, textes didactiques et médicaux, et rencontre des prières pour des nourrissons malades, des efforts pour faire baptiser à temps, des mises en nourrice que la coutume et l’économie suffisent à expliquer ; lire tout cela comme de l’indifférence relève à ses yeux de la caricature pure et simple. Danièle Alexandre-Bidon rendait compte du livre dans les Annales en 1993.

Les archives judiciaires anglaises ont ouvert une autre voie. Barbara Hanawalt a tiré des registres des coroners, officiers royaux chargés d’enquêter sur les morts suspectes, et des archives des orphelins de Londres une enfance des XIVᵉ et XVᵉ siècles où les parents tiennent à leurs enfants et où le voisinage se sent responsable des petits du quartier. Jeremy Goldberg a observé en 2013 que l’histoire de l’enfance médiévale, nourrie de ces registres et des recueils de miracles, était devenue celle des malchanceux et des accidentés, et il met en garde contre leur usage statistique. Le verdict d’un jury y est une vérité commode, qui distribue ou détourne la responsabilité, mise par écrit par un clerc latiniste à partir des questions du coroner. Les noyades de tout-petits, souvent découvertes par le père ou la mère, y dominent, et la comparaison avec les accidents d’aujourd’hui montre que leur proportion tient à la sélection des récits.

Le quinzième niveau de Nerev

Revenons aux écorces.

Sur la lettre 200, Onfim se dessine à cheval, perçant de sa lance un ennemi abattu, et signe. Artsikhovski y voyait ses futurs exploits guerriers. La lettre 203 porte une prière, « Seigneur, aide ton serviteur Onfim », la lettre 206 sept petits personnages qui se tiennent par la main, la lettre 207 des bribes de chants d’Église recopiées sans être comprises. Le mot de devoirs conviendrait mieux à ces écorces que celui de lettres, qu’on leur applique par habitude de série, parce qu’aucune n’a été envoyée à personne et que presque toutes portent la trace d’un apprentissage. La lettre 202 recopie d’ailleurs une formule de créance, « prendre à Domir », que l’enfant a dû entendre chez des adultes ou lire sur une écorce de comptes.

L’âge d’Onfim repose sur des comparaisons. Artsikhovski a rapproché ses dessins de ceux d’enfants de son temps, relevé des personnages à trois doigts ou à huit, sans tronc, et écarté le lieu commun hagiographique des saints qui apprennent à lire à sept ans en rappelant que les tsarévitchs moscovites du XVIIᵉ siècle commençaient entre trois et huit ans. L’application Artefact, qui présente l’une des écorces dans l’exposition permanente du Musée historique d’État de Moscou, donne au garçon six ou sept ans et date l’ensemble de 1240-1260, alors qu’Artsikhovski, croisant stratigraphie et paléographie, le plaçait à la fin du XIIᵉ siècle ou au début du XIIIᵉ. Les deux datations circulent encore, et rien dans les écorces ne fixe l’âge à l’année près.

Novgorod n’est pas seule à échapper à une chronologie construite sur des sources françaises et ouest-européennes. Dans le monde byzantin, rappellent les contributions réunies en 2009 par Arietta Papaconstantinou et Alice-Mary Talbot, la frontière décisive passe à douze ans pour les filles et à quatorze pour les garçons, âges du mariage et du testament, et les enfants de moins de sept ans échappent souvent à la peine. L’âge légal d’entrée au monastère y est fixé à dix ans, règle mal appliquée, et l’une des contributions lit dans les jouets, les vêtements et les parures l’affection des parents.

Pour le monde musulman médiéval, Avner Giladi consacrait dès 1992 plusieurs chapitres de Children of Islam au nouveau-né, à l’éducation et aux réactions des adultes devant la mort des enfants.

Légende noire, légende rose

Didier Lett tranche sans détour dans l’introduction d’Enfants au Moyen Âge (XIIᵉ-XVᵉ siècle) : les affirmations d’Ariès ne résistent pas à une lecture sérieuse de la documentation. Son second constat est moins confortable pour sa propre discipline. Pour combattre la lég​ende noire, les médiévistes de la fin du XXᵉ siècle ont écrit une « légende rose », faite de familles aimantes, de mères attentives et de clercs pédagogues, où l’étude des enfants battus, abandonnés ou abusés devenait presque inenvisageable. Dans cette lecture, le dos de Guibert ne dit que l’amour d’une mère, alors qu’il dit aussi la violence ordinaire d’un maître.

Le camp d’Ariès garde un argument solide, qui tient à ses propres termes. Une bonne partie des réfutations a prouvé que les parents médiévaux aimaient leurs enfants, ce qu’Ariès ne niait pas à la page 134, et répondait autant à la version noircie de deMause qu’à la sienne. La thèse étroite, celle d’une conscience moins nette de la particularité enfantine, se laisse moins facilement abattre, parce qu’une prière pour un nourrisson malade prouve l’attachement sans prouver une théorie des âges. Les phrases relevées par Lett montrent cependant qu’Ariès n’a pas tenu sa distinction jusqu’au bout. Et l’idée qu’il a imposée, celle d’une enfance qui a une histoire, est devenue le point de départ commun de ses adversaires.

Beaucoup échappe encore. Les taux de mortalité infantile avancés pour le Moyen Âge sont des estimations, faute de registres complets des naissances et des décès. Les registres des coroners ne retiennent que les morts qui ont donné lieu à enquête. La parole des enfants eux-mêmes est presque introuvable, sinon dans quelques écorces de Novgorod et dans des souvenirs d’adultes écrits des décennies plus tard, comme ceux de Guibert. Lett résume le déplacement des vingt dernières années, vers le travail, l’apprentissage, le handicap, les accidents et les violences, en écrivant qu’on est passé de l’enfance aux enfants.

98,2/404

Nicholas Orme a réuni dans Medieval Children des images de jeux que la lecture d’Ariès ne laissait pas voir, et les objets parlent plus nettement encore. Le London Museum conserve, sous le numéro 98,2/404, un petit chevalier d’étain et de plomb coulé creux, haut de 53 millimètres, vêtu d’un haubert de mailles, l’épée dans la main droite, le casque perdu. Le musée le date vers 1300 d’après son style et le présente comme la plus ancienne figurine d’étain coulée creux connue en Angleterre, l’un des premiers jouets de métal fabriqués en série au Moyen Âge. Le nombre de ces jouets retrouvés à Londres lui fait conclure à un marché de masse. Une aiguière miniature de 49 millimètres, numérotée 98,2/153 et datée de la fin du XVᵉ siècle à la fin du XVIᵉ, copie à l’échelle d’une main d’enfant les aiguières qui servaient à verser l’eau sur les mains des convives après le repas.

La notice du chevalier dit seulement qu’il a probablement servi de jouet à un enfant médiéval, et elle accompagne d’un point d’interrogation le nom de Londres à la ligne des lieux associés.

Pour aller plus loin

L’article sur la croisade des enfants de 1212 montre comment le mot latin pueri désignait tantôt des enfants, tantôt des jeunes gens pauvres, et combien l’âge des marcheurs reste disputé. Celui sur le mariage médiéval détaille l’âge minimal fixé par les canonistes, plus de douze ans pour la fille et plus de quatorze pour le garçon, et l’article sur Novgorod replace les lettres sur écorce de bouleau dans la vie de la république marchande.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Onfim, devoirs sur écorce de bouleau, lettres de [Novgorod](/article/novgorod-republique-boyards-vetche-hanse) n° 199 à 208 et n° 210, chantier de Nerev (Nerevski raskop), carrés 1201, 1216 et 1231, quinzième niveau de construction, trouvées les 13 et 14 juillet 1956 : n° 199 (fond de récipient, alphabet de 36 lettres, syllabaire, animal légendé « Je suis une bête », salut à Danila), n° 200 (cavalier transperçant un ennemi, signature « Onfim »), n° 202 (formule de créance, « prendre à Domir »), n° 203 (« Seigneur, aide ton serviteur Onfim »), n° 206 (sept personnages se tenant par la main), n° 207 (fragments liturgiques), éd. A. V. Artsikhovski, « Berestianye gramoty mal’tchika Onfima », Sovetskaïa arkheologia, 1957, n° 3 ; écorce au cavalier, 14 × 4 cm, présentée dans l’exposition permanente du Musée historique d’État, Moscou
  2. Guibert de Nogent, De vita sua (Autobiographie), livre I, chap. 4 (la mère veuve et le choix du précepteur), chap. 5 (l’amour « sauvage » du maître, coups presque quotidiens pendant près de six ans) et chap. 6 (le dos meurtri, les larmes de la mère, « tu ne seras jamais clerc »), éd. et trad. Edmond-René Labande, Paris, 1981, Les classiques de l’histoire de France au Moyen Âge 34 – Les Belles Lettres ; trad. anglaise C. C. Swinton Bland, Londres et New York, 1925 Routledge et Dutton
  3. Philippe de Novare, Les Quatre Âges de l’homme, vers 1260, cité d’après Lett 2025, p. 20
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Sources primaires (suite)

  1. Gilles de Rome, De regimine principum, vers 1279, composé pour le futur Philippe le Bel, cité d’après Lett 2025, p. 20
  2. Chevalier miniature, alliage d’étain et de plomb coulé creux, vers 1300, H. 53 mm, l. 40 mm, haubert, épée dans la main droite, casque perdu, lieu de découverte « City of London » et « London ? » Londres, London Museum, 98,2/404
  3. Aiguière miniature, alliage d’étain et de plomb, fin XVᵉ-fin XVIᵉ siècle, H. 49 mm, l. 27 mm, couvercle perdu Londres, London Museum, 98,2/153

Bibliographie

  1. Philippe Ariès, L’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, Paris, 1960 – Plon ; nouvelle éd., Paris, 1973, p. 134 pour le « sentiment de l’enfance » Éditions du Seuil
  2. Philippe Ariès, Centuries of Childhood. A Social History of Family Life, trad. Robert Baldick, 1962 ; rééd. de poche, 447 p. Vintage Books
  3. Lloyd deMause (dir.), The History of Childhood, 1974, 450 p. Psychohistory Press
  4. Adrian Wilson, « The infancy of the history of childhood : an appraisal of Philippe Ariès », History and Theory 19 (2), 1980, p. 132-153 History and Theory
  5. Anthony Burton, « Looking forward from Ariès ? Pictorial and material evidence for the history of childhood and family life », Continuity and Change 4 (2), 1989, p. 203-229 Cambridge University Press
  6. Kate Retford, « Philippe Ariès’s ’discovery of childhood’ : imagery and historical evidence », Continuity and Change 31 (3), 2016, p. 391-418, DOI 10,1017/S0268416016000254 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0268416016000254
  7. Pierre Riché et Danièle Alexandre-Bidon, L’Enfance au Moyen Âge, Paris, 1994, 219 p., publié à l’occasion de l’exposition de la Bibliothèque nationale de France Seuil et Bibliothèque nationale de France
  8. Shulamith Shahar, Childhood in the Middle Ages, Londres et New York, 1990, 342 p. Routledge
  9. Danièle Alexandre-Bidon, compte rendu de Shulamith Shahar, Childhood in the Middle Ages, Annales. Histoire, Sciences Sociales 48 (1), 1993, p. 47-48, DOI 10,1017/S0395264900080446 Annales. Histoire, Sciences Socialeshttps://doi.org/10.1017/S0395264900080446
  10. Nicholas Orme, Medieval Children, New Haven et Londres, 2001, p. 5-10 (critique d’Ariès) et p. 165-166 (images de jeux) Yale University Press
  11. Didier Lett, L’Enfant des miracles. Enfance et société au Moyen Âge (XIIᵉ-XIIIᵉ siècle), Paris, 1997, 396 p., Collection historique Aubier
  12. Didier Lett, Enfants au Moyen Âge (XIIᵉ-XVᵉ siècle), Paris, 2025, introduction p. 9-15 Tallandier
  13. Barbara A. Hanawalt, Growing Up in Medieval London. The Experience of Childhood in History, New York et Oxford, 1993 Oxford University Press
  14. Jeremy Goldberg, « The Drowned Child : An Essay in Medieval Cultural History », WerkstattGeschichte 63, 2013, p. 7-23 Klartext Verlag
  15. Arietta Papaconstantinou et Alice-Mary Talbot (dir.), Becoming Byzantine : Children and Childhood in Byzantium, Washington, 2009, 330 p., Dumbarton Oaks Byzantine Symposia and Colloquia Dumbarton Oaks Research Library and Collection
  16. Avner Giladi (Gil’adi), Children of Islam. Concepts of Childhood in Medieval Muslim Society, Londres, 1992, XII-176 p., St Antony’s Series, DOI 10,1057/9780230378476 Palgrave Macmillanhttps://doi.org/10.1057/9780230378476

Sources en ligne

  1. « Philippe Ariès’s ’discovery of childhood’ : imagery and historical evidence », Kate Retford, Continuity and Change Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/continuity-and-change/article/philippe-ariess-discovery-of-childhood-imagery-and-historical-evidence/F2008C0AB57FEC1EC3CA13778574360A
  2. Didier Lett, Enfants au Moyen Âge (XIIᵉ-XVᵉ siècle), extrait (introduction et début du chapitre I) Librairie Promoculturehttps://librairiepromoculture.lu/web/wp-content/uploads/2025/06/Extrait.pdf
  3. « Educational Space in Time : Reflections on Limits and Options for Educational Ambitions in History », Jeroen J. H. Dekker, Nordic Journal of Educational History 9 (1), 2022, p. 3-25, note 8 (Ariès 1973, p. 134) Umeå universitethttps://journals.ub.umu.se/index.php/njedh/article/download/299/215/1192
  4. « The Massacre of the Innocents », Lawrence Stone, 14 novembre 1974 The New York Review of Bookshttps://www.nybooks.com/articles/1974/11/14/the-massacre-of-the-innocents/
  5. « Chapter 1 : The Evolution of Childhood », Lloyd deMause, Foundations of Psychohistory The Institute for Psychohistoryhttps://psychohistory.com/books/foundations-of-psychohistory/chapter-1-the-evolution-of-childhood/
  6. « Can the Baby Speak ? », Ellena Savage, 12 novembre 2023 (citation d’Ariès sur la miniature ottonienne et ses « eight men ») Sydney Review of Bookshttps://sydneyreviewofbooks.com/review/can-the-baby-speak
  7. « The Birth of Childhood », Maurice Keen, compte rendu de Shulamith Shahar, 13 juin 1991 The New York Review of Bookshttps://www.nybooks.com/articles/1991/06/13/the-birth-of-childhood/
  8. « L’enfance au moyen âge », notice bibliographique NCID BA24659359 CiNii Bookshttps://ci.nii.ac.jp/ncid/BA24659359?l=en
  9. « Autobiographie », Guibert de Nogent, éd. Labande, notice NCID BA06770354 CiNii Bookshttps://ci.nii.ac.jp/ncid/BA06770354
  10. « Guibert de Nogent (d.1124) : Autobiography », trad. C. C. Swinton Bland Fordham University, Internet Medieval Sourcebookhttps://sourcebooks.web.fordham.edu/basis/guibert-vita.asp
  11. « L’ enfant des miracles », notice Open Libraryhttps://openlibrary.org/works/OL2080865W
  12. « Арциховский А.В. Берестяные грамоты мальчика Онфима » Arheologija.ruhttps://arheologija.ru/artsihovskiy-berestyanyie-gramotyi-malchika-onfima/
  13. « Birch bark manuscript of a boy named Onfim » Artefact, ministère de la Culture de la Fédération de Russiehttps://ar.culture.ru/en/subject/berestyanaya-gramota-malchika-onfima
  14. « Miniature knight on horseback » London Museumhttps://www.londonmuseum.org.uk/collections/v/object-145021/miniature-knight-on-horseback/
  15. « Miniature ewer » London Museumhttps://www.londonmuseum.org.uk/collections/v/object-141969/miniature-ewer
  16. « Growing Up in Medieval London », compte rendu, 1ᵉʳ novembre 1993 Kirkus Reviewshttps://kirkusreviews.com/book-reviews/barbara-a-hanawalt/growing-up-in-medieval-london
  17. « The Drowned Child : An Essay in Medieval Cultural History », Jeremy Goldberg, PDF WerkstattGeschichtehttps://werkstattgeschichte.de/wp-content/uploads/2017/02/WG63_007-023_GOLDBERG_CHILD.pdf
  18. « BMCR 2010,05,49 », Caroline T. Schroeder, compte rendu de Becoming Byzantine Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/?p=27348
  19. « Children of Islam : Concepts of Childhood in Medieval Muslim Society » Palgrave Macmillanhttps://www.palgrave.com/gp/book/9780333555989
  20. « Shulamith Shahar, Childhood in the Middle Ages », compte rendu par Danièle Alexandre-Bidon Annales, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/annales-histoire-sciences-sociales/article/shulamith-shahar-childhood-in-the-middle-ages-londresnew-york-routledge-1990-342-p/ABD26AAE07330B4E754A991C0F08B6DA
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