Paru en 1909, le vingt-septième article du volume 26 du Bulletin of the American Museum of Natural History recense cinquante-huit espèces de mammifères sorties des sables de Snake Creek. À la page 390, sous la rubrique des pécaris, W. D. Matthew et Harold J. Cook glissent un avertissement. Les molaires antérieures et les prémolaires du genre Prosthennops, écrivent-ils, ressemblent de façon frappante aux dents d’anthropoïdes, et quiconque connaît mal la dentition des pécaris du Miocène pourrait s’y tromper. Puis vient la précision qui compte, toutes les dents de ce type qu’ils ont sous la main trouvent leur place dans une mâchoire de Prosthennops.
Osborn reçoit la dent le 14 mars 1922
Le récit qui circule aujourd’hui est faux sur son point central. Il veut que des savants aient reconstruit un homme préhistorique entier et sa compagne à partir d’une seule dent, et que l’objet ait ensuite servi de preuve au procès du singe. Au commencement il y a bien une identification erronée, publique, retentissante. Corrigée en cinq ans par le laboratoire même qui l’avait produite, elle se range parmi les erreurs savantes honnêtes. Le récit tardif, lui, est un vrai déformé, un fait réel rendu méconnaissable par extrapolation.
Harold Cook trouve la dent en 1917, dans le gisement qu’il avait décrit huit ans plus tôt. Il la garde. En février 1922 il écrit à Osborn, qui reçoit l’objet le 14 mars et se dit aussitôt convaincu de tenir une dent d’anthropoïde. Un mois plus tard le genre Hesperopithecus est créé, avec une espèce dédiée à l’inventeur. La description paraît dans les American Museum Novitates, reparaît dans Science le 5 mai, et passe devant l’Académie nationale des sciences, dont les Proceedings l’impriment le 15 août 1922. Osborn ne dissimule pourtant pas la maigreur du matériel. Il écrit dans les Novitates qu’il serait trompeur de parler dès à présent d’un singe anthropoïde, et qu’il faudra d’autres restes avant de fixer les parentés de ce primate. Vingt-six moulages sont tirés et expédiés à des institutions européennes et américaines. Ces moulages comptent, parce qu’ils mettent chaque destinataire en mesure de contredire l’auteur sur pièces.
Le terrain, en revanche, jouait contre sa prudence. La même faune de Snake Creek avait livré de véritables antilopes, groupe qu’on croyait absent d’Amérique du Nord avant le Pléistocène, et Matthew et Cook avaient écrit en 1909 que cette présence rendait sensiblement moins improbable la découverte de dents d’anthropoïdes dans ces terrains. L’argument et l’avertissement se trouvaient sur la même page. Osborn a retenu le premier. Des deux passages de 1909, celui-là mérite d’ailleurs plus d’attention, parce qu’il montre un raisonnement correct préparant la voie à une conclusion fausse. Les mêmes auteurs signalaient plus loin une mâchoire de bison qu’ils refusaient d’inscrire dans leur faune faute de preuve, alors qu’elle sortait de la même carrière et du même niveau.
Il y avait enfin Bryan. Depuis 1921, l’ancien secrétaire d’État menait campagne contre l’enseignement de l’évolution, avec un trait souvent repris, Darwin ne laissant même pas aux Américains le plaisir patriotique de descendre de singes américains. Osborn lui répondit dans le New York Times du 5 mars 1922. Neuf jours après, une dent arrivait sur son bureau, venue du Nebraska, l’État où Bryan avait vécu un tiers de siècle. Devant l’Académie, Osborn releva la coïncidence et proposa en riant de baptiser l’animal Bryopithecus, du nom du plus distingué primate que l’État eût produit jusque-là. La plaisanterie est de lui, et elle est imprimée dans les actes.
Un dessin de commande dans un hebdomadaire de Londres
Le 24 juin 1922, l’Illustrated London News ouvre une double page, aux pages 942 et 943, sur deux silhouettes au bord d’une rivière, chevaux et chameaux du Pliocène à l’arrière-plan, une massue de bois à la main de l’homme. L’auteur, Amédée Forestier, illustrait de longue date les découvertes archéologiques de l’hebdomadaire et avait déjà donné sa version de l’homme de Piltdown. Il expliqua avoir pris ses proportions sur le Pithecanthropus de Java. L’anatomiste Grafton Elliot Smith, qui signait l’article voisin, tenait Hesperopithecus pour un troisième genre d’hominidé fossile ; il écrivait pourtant, dans ce même texte, que rien n’était connu de la forme de l’animal et que la planche relevait de l’imagination de l’artiste.
Osborn l’écarta sans ménagement. Une reconstitution de cette sorte, fit-il savoir, ne pouvait être qu’un produit de l’imagination, sans valeur scientifique et certainement inexacte. Il reprochait à Elliot Smith un excès d’optimisme, et à Arthur Smith Woodward un excès d’incrédulité. Dans Nature, la même année, ce dernier avait jugé la présence d’un singe anthropomorphe parmi les fossiles nord-américains assez invraisemblable pour exiger de solides preuves. Marcellin Boule à Paris et Max Schlosser en Allemagne refusaient l’attribution, Arthur Keith ne s’y ralliait pas, et George MacCurdy expédiait la question en quelques lignes dans son manuel de 1924 en notant que la détermination d’Osborn n’était toujours pas acceptée.
Le dessin, lui, ne fut repris nulle part ailleurs à l’époque. Quand il reparaît, dans les années 1980, c’est dans des ouvrages qui contestent l’évolution, et Wolf et Mellett le relèvent dès 1985. Au même moment se déploie la seconde offensive anti-évolutionniste américaine, celle du procès de Little Rock en décembre 1981, qui reprend l’argumentation à neuf pour se donner l’allure d’une science, comme l’a montré Dominique Lecourt. La planche est retrouvée pour ce combat-là, cinquante-neuf ans après sa parution.
« Apparemment ni un singe ni un homme »
Les fouilles reprennent au printemps 1925 sur le site même. Les caisses de cette année-là, puis celles de 1926, entament lentement la certitude de Gregory, à qui Osborn avait confié la défense du genre. Durant l’été 1927, Albert Thomson creuse à l’endroit exact d’où venait la dent type et remonte une série de prémolaires et de molaires isolées, supérieures et inférieures. Gregory les examine une à une. Toutes lui paraissent revenir à Prosthennops, et plusieurs ressemblent à la dent type, la couronne étant seulement moins usée.
La note paraît dans Science le 16 décembre 1927, sous un titre qui dit l’essentiel, « Hesperopithecus apparemment ni un singe ni un homme ». Le New York Times en fit une nouvelle de première page le 20 février 1928, le Times de Londres le lendemain. À Paris, L’Anthropologie enregistra la correction dans son tome XXXVIII, où l’on lit que les paléontologistes de New York eux-mêmes avaient reconnu l’appartenance de la dent à un pécari fossile du genre Prosthennops. Boule, qui doutait depuis le début, y ajouta une phrase sur la malchance d’un fossile appelé à jouer un grand rôle et sur la leçon adressée aux paléontologistes à l’imagination trop vive.
Le détail technique n’a été réglé que beaucoup plus tard. En 1985, Wolf et Mellett comparent la dent aux prémolaires de Prosthennops crassigenus et concluent à une quatrième prémolaire supérieure. Son usure, plate et concave, ne correspond à aucun schéma de mastication connu chez les pécaris, ce qui les conduit à supposer que la dent avait pivoté dans la mâchoire de l’animal vivant. L’hypothèse n’a pas été testée depuis, et une rotation de ce genre, décrite chez d’autres taxons fossiles, demeure un phénomène rare.
Les bases publiques de paléontologie rangent aujourd’hui Hesperopithecus Osborn 1922 parmi les noms invalides, en synonymie avec le genre Prosthennops. L’espèce, elle, varie d’une source à l’autre.
Huit journées d’audience à Dayton
Le procès s’ouvre le 10 juillet 1925 et dure huit jours. Le 17, le juge John T. Raulston tranche contre la défense et exclut du prétoire tout témoignage scientifique, au motif que la loi du Tennessee définissait assez clairement l’infraction. Un seul expert avait parlé à la barre, le zoologiste Maynard Metcalf, et le jury avait été fait sortir. Les autres, dont le zoologiste Horatio Hackett Newman, de l’université de Chicago, durent rédiger des déclarations écrites versées au dossier en vue de l’appel. La bibliothèque de droit de l’université du Minnesota en conserve six tapuscrits, qu’elle a exposés en 2025 pour le centenaire. Bryan, lui, s’est bien exprimé sur la dent, et publiquement, avant l’audience. Dans une réponse publiée au printemps 1925, puis à son arrivée à Dayton le 7 juillet, il moquait un chaînon manquant fondé sur une seule dent et répétait qu’on prétendait démolir la Bible avec des preuves qui ne suffiraient pas à faire condamner un récidiviste. Ces deux prises de parole sont relevées par Wolf et Mellett. C’est donc l’adversaire de l’évolution qui a porté le fossile dans le débat public, et pour s’en moquer. Osborn, de son côté, figurait fin juin sur la liste des onze savants annoncés pour la défense. Il publia le 12 juillet, dans le New York Times, une pleine page en faveur de l’évolution, avec la déclaration de Bryan placée en exergue, et il n’y écrivit pas une ligne sur le Nebraska. Il ne vint pas à Dayton et n’envoya aucune déclaration écrite, alors que les premières caisses de la campagne de fouille de 1925 venaient d’arriver à New York. Bryan mourut le 26 juillet, cinq jours après le verdict, et la rétractation de Gregory ne fut publiée que deux ans et demi plus tard.
Le compte rendu du procès est public depuis un siècle. Wolf et Mellett l’ont relu intégralement en 1985 et n’y ont relevé aucune mention d’Hesperopithecus, alors que d’autres fossiles humains y sont discutés, à la barre comme dans les déclarations écrites.
Le sermon de Dallas et la note de bas de page
La scène du journal brandi à l’audience a une source identifiable. Elle figure dans un sermon du pasteur baptiste W. A. Criswell, recueilli en 1994 sous le titre « Les impostures de l’anthropologie », à la page 48. On y lit qu’un journal anglais avait dépêché un reporter en Amérique, que les dessins avaient paru en première page, et que Clarence Darrow avait levé ce journal au tribunal pour montrer que Bryan était un imbécile de croire la Bible. La planche occupait une double page intérieure, dans un hebdomadaire qui n’avait envoyé personne, et l’audience s’est tenue trois ans après. Le même sermon rattache l’homme de Piltdown au procès, alors que la fraude de Piltdown n’a été démontrée qu’en 1953.
La suite est une chaîne de citations ordinaire. Une version abrégée du sermon a été mise en ligne en 2007 par un prédicateur de Los Angeles. L’article francophone consacré au procès du singe dans l’encyclopédie collaborative reprend la scène presque mot pour mot, le journal levé et l’insulte comprises, et renvoie en note au recueil de 1994. Un fait de tribunal se trouve ainsi adossé à un sermon. Le mécanisme porte un nom, la citogenèse, et il fonctionne parfaitement entre gens de bonne foi.
Réduire l’affaire à une invention serait malhonnête, et sur plusieurs points la critique tient. Le dessin de Forestier a bien existé, dans un hebdomadaire à grand tirage, et il montre bien un couple. Osborn s’est bien servi de la dent contre Bryan. En mai 1925 encore, il la qualifiait dans une revue de témoignage infime mais irréfutable du passage de singes-hommes d’Asie en Amérique du Nord, avant de cesser d’en parler quelques semaines plus tard, sans rien publier. La rétractation porte la signature de Gregory, et Osborn n’en a jamais écrit une.
Se tromper et tromper sont deux choses différentes.
L’animal, lui, continue d’être décrit. Le spécimen type de Prosthennops serus, une mandibule inventoriée AMNH 8511 à l’American Museum of Natural History, sert toujours de référence, et une équipe l’a comparé en 2018 à des mâchoires sorties du Gray Fossil Site, dans l’est du Tennessee, pour y reconnaître la première occurrence appalachienne de l’espèce.
Pour aller plus loin
Le cas de l’homme de Piltdown offre le contre-point exact de celui-ci, avec une fraude cette fois démontrée et datée, et l’on y retrouve Smith Woodward, Elliot Smith et Forestier. Il faudrait aussi reprendre à part les reconstitutions d’hominidés dessinées pour la presse, celles du Pithecanthropus de Java comme celles des australopithèques. Quant à la citogenèse, cette boucle où une affirmation entre dans une encyclopédie, passe dans la presse, puis revient servir de source, elle se rencontre bien au-delà de la paléontologie.
Un jour de 1917, dans le nord-ouest du Nebraska, un éleveur qui pratique aussi la géologie ramasse une petite dent usée dans le sable d’une ancienne rivière. Il s’appelle Harold Cook. Il connaît ce terrain, il y a déjà fouillé avec les équipes du grand musée d’histoire naturelle de New York, et il garde l’objet chez lui plusieurs années avant de l’envoyer se faire examiner.
La dent qui ressemblait à tout
Le paléontologue qui la reçoit dirige ce musée. Il se nomme Henry Fairfield Osborn. En un mois, il conclut que la dent a appartenu à un anthropoïde, c’est-à-dire à un membre du groupe qui réunit les grands singes et nous.
Ce serait le premier singe de cette sorte jamais trouvé sur le continent américain. Osborn donne à l’animal un nom savant et le fait connaître dans plusieurs publications scientifiques la même année. Il précise pourtant qu’il faudrait d’autres restes avant d’affirmer quoi que ce soit sur sa parenté. Et il fait fabriquer vingt-six copies de la dent, qu’il envoie aux musées d’Europe et d’Amérique pour qu’on puisse le contredire.
Beaucoup le contredisent. À Paris comme à Londres, des spécialistes répondent que rien ne permet de conclure. La dent est très abîmée, sa surface presque lisse, et les reliefs qui permettraient de l’identifier ont disparu.
L’image des deux pages
Au même moment, un hebdomadaire illustré britannique publie un grand dessin sur ses pages centrales. On y voit un homme et une femme préhistoriques au bord d’une rivière, avec des chevaux et des chameaux derrière eux. Le dessinateur travaille d’imagination, il le dit lui-même, et le savant qui signe l’article voisin le dit aussi. Osborn, de son côté, écrit que cette image n’a aucune valeur scientifique.
La planche va connaître une seconde vie bien plus tard, quand des ouvrages hostiles à la théorie de l’évolution se mettront à la reproduire. À l’époque, aucun autre journal ne l’avait reprise.
Les fouilles qui ont tranché
Le musée retourne sur le lieu de la découverte plusieurs étés de suite. On y ramasse d’autres dents, de mieux en mieux conservées, et elles appartiennent toutes au même animal, un pécari. Le pécari est un ongulé américain qui ressemble à un cochon sans appartenir à sa famille.
En décembre 1927, un collègue d’Osborn publie une courte note dans une grande revue scientifique pour annoncer que la dent n’était ni celle d’un singe ni celle d’un homme. Les journaux de New York et de Londres en parlent. Une revue française enregistre la correction dès l’année suivante.
Un point technique a demandé bien plus de temps. Il a fallu attendre 1985 pour que deux chercheurs comparent la dent à celles des pécaris fossiles et comprennent qu’elle occupait une position plus avancée dans la mâchoire qu’on ne le croyait. Son usure très particulière s’expliquerait par le fait qu’elle avait tourné sur elle-même dans l’os, du vivant de l’animal. C’est une hypothèse, et personne ne l’a vérifiée depuis.
Le procès qui n’a rien vu
On raconte aujourd’hui que ce fossile aurait servi de preuve lors du célèbre procès américain sur l’enseignement de l’évolution, et qu’un avocat aurait brandi devant le tribunal le journal contenant le dessin. Les mêmes chercheurs ont relu le compte rendu complet des audiences. Le nom du fossile n’y apparaît nulle part.
Le juge avait d’ailleurs interdit les témoignages scientifiques devant le jury. Un seul savant a parlé, hors de la présence des jurés, et les autres ont dû rédiger des déclarations écrites versées au dossier.
Une chose est vraie, et elle va dans l’autre sens. C’est l’accusateur, l’homme politique qui menait la campagne contre l’évolution, qui a parlé de la dent en public avant le procès, et pour s’en moquer. Il trouvait ridicule qu’on fabrique un ancêtre avec si peu de matière.
La scène du journal brandi vient d’ailleurs. Elle figure dans un sermon prononcé par un pasteur du Texas et publié en 1994, où plusieurs affaires différentes se mélangent. De là elle est passée sur internet, puis dans un article d’encyclopédie en ligne en français, qui la reprend presque mot pour mot en renvoyant au sermon comme à une source.
Il reste la dent elle-même, usée au point que les reliefs par lesquels on reconnaît une dent avaient disparu de sa surface. C’est cette surface presque lisse que tous les spécialistes ont eue sous les yeux, et aucun n’y a vu la même chose.
La phrase imprimée en 1909 qui prévenait déjà du piège, et le nom que le paléontologue avait songé à donner à l’animal pour se moquer de son adversaire, sont dans la version complète.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- W. D. Matthew et Harold J. Cook, « A Pliocene fauna from western Nebraska », Bulletin of the American Museum of Natural History 26, article 27, 1909, p. 361-414 ; liste de la faune de Snake Creek p. 364-365, remarque sur la ressemblance des dents de Prosthennops avec celles des anthropoïdes p. 390
- Henry Fairfield Osborn, « Hesperopithecus, the first anthropoid primate found in America », American Museum Novitates 37, 1922, p. 1-5 American Museum of Natural History
- Henry Fairfield Osborn, « Hesperopithecus, the first anthropoid primate found in America », Proceedings of the National Academy of Sciences 8 (8), 15 août 1922, p. 245-246
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Sources primaires (suite)
- Henry Fairfield Osborn, « Hesperopithecus, the anthropoid primate of western Nebraska », Nature 110, 1922, p. 281-283
- Arthur Smith Woodward, « A supposed ancestral man in North America », Nature 109, 1922, p. 750
- Amédée Forestier, planche en double page, et Grafton Elliot Smith, article associé, The Illustrated London News, 24 juin 1922, p. 942-943
- L’Anthropologie, tome XXXVIII, 1928 : notice de Marcellin Boule sur la véritable nature d’Hesperopithecus, p. 208-209, et compte rendu du dossier américain Gallica, Bibliothèque nationale de France
- Déclarations écrites des experts scientifiques versées au dossier de State of Tennessee v. John T. Scopes, juillet 1925, six tapuscrits conservés, dont celui de Horatio Hackett Newman University of Minnesota Law Library, Riesenfeld Rare Books Research Center
- W. A. Criswell, « The Hoaxes of Anthropology », dans Messages From My Heart, REL Publications, 1994, p. 48 ; version abrégée mise en ligne le 15 juillet 2007 par R. L. Hymers https://www.rlhymersjr.com/Online_Sermons/2009/101109AM_DarwinsDescentOfMan.html
- « Procès du singe », article de l’encyclopédie collaborative francophone, consulté le 8 septembre 2026, cité ici comme objet documentant la diffusion du récit https://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A8s_du_singe
Bibliographie
- John Wolf et James S. Mellett, « The Role of « Nebraska Man » in the Creation-Evolution Debate », Creation/Evolution 5 (2), 1985, p. 31-43 National Center for Science Education
- William K. Gregory, « Hesperopithecus apparently not an ape nor a man », Science, nouvelle série, 66 (1720), 16 décembre 1927, p. 579-581, DOI 10,1126/science.66,1720 579 Sciencehttps://doi.org/10.1126/science.66.1720
- William K. Gregory et Milo Hellman, « Notes on the type of Hesperopithecus haroldcookii Osborn », American Museum Novitates 53, 1923, p. 1-16 American Museum of Natural History
- Eric M. Doughty et alii, « First occurrence of the enigmatic peccaries Mylohyus elmorei and Prosthennops serus from the Appalachians : latest Hemphillian to Early Blancan of Gray Fossil Site, Tennessee », PeerJ 6, 2018, article e5926, DOI 10,7717/peerj.5926 PeerJhttps://doi.org/10.7717/peerj.5926
- Dominique Lecourt, « Le créationnisme scientifique américain : une histoire interminable ? », communication au colloque de rentrée du Collège de France « Croyance, Raison et Déraison », 14 octobre 2005
Sources en ligne
- « Hesperopithecus Apparently Not an Ape Nor a Man » Sciencehttps://www.science.org/doi/10.1126/science.66.1720.579
- « Hesperopithecus, the First Anthropoid Primate Found in America » PubMed Central, National Library of Medicinehttps://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC1085108/
- « Hesperopithecus, the Anthropoid Primate of Western Nebraska » Naturehttps://www.nature.com/articles/110281a0
- « A Supposed Ancestral Man in North America » Naturehttps://www.nature.com/articles/109750a0
- « Hesperopithecus, the first anthropoid primate found in America. American Museum novitates ; no. 37 » American Museum of Natural History, Digital Libraryhttps://digitallibrary.amnh.org/handle/2246/3251
- « Notes on the type of Hesperopithecus haroldcookii Osborn. American Museum novitates ; no. 53 » American Museum of Natural History, Digital Libraryhttps://digitallibrary.amnh.org/handle/2246/3257
- « A Pliocene fauna from western Nebraska. Bulletin of the AMNH ; v. 26, article 27 » Biodiversity Heritage Libraryhttps://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/89569
- « The Role of « Nebraska Man » in the Creation-Evolution Debate » National Center for Science Educationhttps://ncse.ngo/role-nebraska-man-creation-evolution-debate
- « The Struggle Over Expert Testimony » University of Minnesota Law Library, Digital Special Collectionshttps://lawlibrarycollections.umn.edu/scopes-exhibit-item-the-struggle-over-expert-testimony
- « Prosthennops », fiche taxonomique Paleobiology Databasehttps://paleobiodb.org/classic/checkTaxonInfo?taxon_no=42438&is_real_user=1
- « First occurrence of the enigmatic peccaries Mylohyus elmorei and Prosthennops serus from the Appalachians » PeerJhttps://peerj.com/articles/5926/
- « L’Anthropologie », tome XXXVIII, 1928, texte brut Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54288475/texteBrut
- « Le créationnisme scientifique américain : une histoire interminable ? », texte de Dominique Lecourt SNEShttps://www.snes.edu/IMG/pdf_Lecourt_-_creationnisme_scientifique_americain_2005.pdf



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