Dans les deux premières éditions de The Study of American Folklore, le manuel que Jan Harold Brunvand publie chez Norton en 1968 puis en 1978, les histoires arrivées à l’ami d’un ami portent un nom technique, urban belief tales, des récits de croyance urbains. L’expression « légende urbaine » n’entre dans le manuel qu’à la troisième édition, en 1986. Entre-temps, l’auteur a fait paraître chez le même éditeur deux recueils qui l’affichent en sous-titre, The Vanishing Hitchhiker en 1981 et The Choking Doberman en 1984, et ces deux livres ont installé le mot dans l’usage bien au-delà des États-Unis.
Un mot plus vieux que son ambassadeur
L’ordre de ces dates corrige une attribution tenace. L’idée que Brunvand aurait inventé l’expression revient de temps à autre chez les spécialistes eux-mêmes, encore en mai 2005 au congrès de la Société internationale pour la recherche sur les légendes contemporaines, à Athens, en Géorgie ; elle est inexacte, et Brunvand n’a jamais revendiqué cette paternité. Le cas relève du vrai déformé. Un fait faux, sa création, s’est greffé sur un fait exact, son rôle dans la diffusion du mot.
En décembre 2005, dans FOAFtale News, la lettre de cette même société, Charles Clay Doyle et Lara Renee Knight, de l’université de Géorgie, refont la chronologie. La plus ancienne attestation retenue par l’Oxford English Dictionary date de 1968 : dans « Legends and Tall Tales », essai paru dans le recueil Our Living Traditions, Richard M. Dorson parle de légendes urbaines omniprésentes. La même année, Linda Dégh annonce dans le Journal of American Folklore un projet intitulé « Life history of a modern urban legend ». En 1972, Patrick Mullen écrit que l’expression et sa concurrente, urban belief tale, sont d’usage courant, et il les juge un peu trompeuses. Il avait raison sur la première, et « légende contemporaine », que beaucoup de chercheurs emploient, aurait mérité de l’emporter, parce que l’adjectif « urbain » fait croire que ces récits naissent en ville quand il désigne seulement les sociétés modernes. Brunvand imprime le mot pour la première fois en 1979, dans un compte rendu. Doyle et Knight ont même retrouvé la collocation dans le New York Times du 6 décembre 1925, à propos d’une idée reçue sur la santé des villes britanniques. L’erreur symétrique circule aussi. La notice des archives de Michigan State University consacrée aux papiers de Dorson lui attribue la création du terme, ce qui revient à prendre la première citation d’un dictionnaire pour un acte de naissance, alors que l’annonce de Dégh, la même année, montre que le mot circulait déjà entre plusieurs chercheurs.
Le mot « loi » demande la même vérification. Aucune des sources consultées pour cet article ne prête à Brunvand une loi de la légende, et l’étiquette « lois de Brunvand » tient du raccourci. Deux formulations du domaine ont réellement porté ce nom. En 1909, le folkloriste danois Axel Olrik publie des « lois épiques », régularités de composition qu’il pense retrouver dans tout récit populaire. Gordon Allport et Leo Postman, psychologues à Harvard, énoncent en 1947 une « loi fondamentale de la rumeur ». Brunvand, lui, décrit. Dans The Choking Doberman, il range les légendes urbaines dans le folklore parce qu’elles passent de bouche à oreille, se conservent dans des groupes et existent toujours en plusieurs versions. Sa formule la plus proche d’une règle est le titre d’une chronique de presse de 1988, selon lequel plus un récit accumule les garanties d’authenticité, moins il a de chances d’être vrai.
Les quatre auto-stoppeuses de Beardsley et Hankey
Le titre du recueil de 1981 reprend une histoire que les folkloristes suivaient depuis près de quarante ans. En octobre 1942, dans le premier volume de la California Folklore Quarterly, deux jeunes anthropologues, Richard K. Beardsley et Rosalie Hankey, consacrent trente-trois pages à « The Vanishing Hitchhiker », la passagère qui disparaît de la voiture. Ils rangent leurs versions en quatre familles. Dans la première, que les auteurs jugent l’année suivante la plus proche de la forme d’origine, une passagère prise en route s’évanouit avant d’atteindre l’adresse qu’elle a donnée, et le conducteur apprend sur place qu’elle est morte. Une autre famille, cantonnée au Midwest, se rattache à l’exposition de Chicago de 1933, et six récits hawaïens font de la voyageuse la déesse Pele. Les deux chercheurs notent, avec une pointe d’agacement, que dans bien des versions la jeune fille n’a rien d’une auto-stoppeuse, puisque le conducteur l’a abordée à un bal.
Le procédé qui authentifie ces récits reçoit un nom en 1978. Dans The Tumour in the Whale, Rodney Dale observe que l’histoire arrive toujours à quelqu’un placé à deux ou trois pas du narrateur, le cousin d’un petit ami, la tante d’une collègue, et il forge l’abréviation foaf, pour friend of a friend. Le garant est assez proche pour qu’on le croie, et le garant est trop loin pour qu’on puisse l’interroger. Brunvand a correspondu avec Dale, et ses papiers gardent un dossier de 1982 sur leurs échanges.
En France, l’un des premiers textes sur le sujet paraît dans une revue de bande dessinée. En 1981, Jean-Luc Formental et Daniel Riche publient dans Métal Hurlant un panorama des légendes des années 1960 et 1970, illustré par Di Marco, dessinateur porté sur les faits divers horribles.
Soixante-seize alertes et deux drames familiaux
En 1985, les sociologues Joel Best et Gerald T. Horiuchi, de l’université d’État de Californie à Fresno, publient dans Social Problems une enquête sur ce qu’un article du PTA Magazine avait appelé en 1974 le « sadisme d’Halloween », la crainte, sans fondement à l’échelle annoncée, que des inconnus piègent les friandises données aux enfants. Ils dépouillent quatre quotidiens, dont le New York Times et le Chicago Tribune, entre 1958 et 1984. Le compte s’arrête à soixante-seize incidents signalés, venus de quinze États et de deux provinces canadiennes. Vingt seulement font état d’une blessure, la plus grave a demandé onze points de suture, et deux enfants sont morts. En 1970, un garçon de cinq ans succombe à une dose d’héroïne que la presse dit cachée dans ses bonbons ; un article ultérieur, beaucoup moins repris, indique qu’il l’avait trouvée chez son oncle. En 1974, un garçon de huit ans meurt d’une friandise empoisonnée au cyanure, et c’est son père qui est condamné. Newsweek écrit pourtant en 1975 que plusieurs enfants ont été tués. Après Halloween 1982, selon un livre blanc de l’industrie de la confiserie cité par les auteurs, plus de 95 % des 270 cas suspects examinés par la Food and Drug Administration se sont révélés exempts de toute manipulation.
La Californie vote une loi contre ces attaques dès 1971, le New Jersey en 1982.
Le cas relève lui aussi du vrai déformé. Deux morts réelles, causées par des proches, sont devenues dans le récit l’œuvre d’un inconnu, et la chronologie montre comment la crainte s’installe. Trente et un des soixante-seize signalements tombent entre 1969 et 1971. Avant 1972, aucune des listes de conseils publiées chaque automne ne parle de friandises piégées ; ensuite, presque toutes demandent aux parents de les inspecter. Un mois après la mort de sept personnes empoisonnées par des gélules de Tylenol, douze cas sont signalés en 1982. L’objet de la peur change aussi, puisque six des douze incidents antérieurs à 1967 concernaient des médicaments, quand quarante-neuf des soixante-quatre suivants portent sur des objets tranchants, faciles à trouver et donc commodes pour une mystification. Best et Horiuchi lisent la légende comme une réponse à des tensions sociales, dont une défiance croissante envers autrui, mesurée par des enquêtes du début des années 1970.
Importance multipliée par ambiguïté
Dès 1946, dans la Public Opinion Quarterly, puis dans The Psychology of Rumor, Allport et Postman posent que la quantité de rumeur en circulation varie comme l’importance du sujet pour ceux qui en parlent, multipliée par l’ambiguïté des informations disponibles. Que l’un des deux facteurs tombe à zéro, et la rumeur s’éteint. Dans leurs expériences, où une description passe d’un sujet à l’autre, le récit raccourcit à chaque relais et se plie aux attentes de celui qui le répète. En 1980, Ralph Rosnow remet cette loi en cause dans le Psychological Bulletin et propose d’expliquer la rumeur par une combinaison d’incertitude et d’anxiété.
La mesure la plus directe sur les légendes urbaines elles-mêmes date de 2001. Chip Heath, Chris Bell et Emily Sternberg, alors à Stanford, publient dans le Journal of Personality and Social Psychology trois études centrées sur le dégoût, retenu parce que ses déclencheurs sont bien décrits. Une fois neutralisés des facteurs comme la vérité du récit, leurs participants transmettent plus volontiers les histoires qui dégoûtent davantage. Quand les chercheurs fabriquent plusieurs versions d’une même légende, la plus répugnante est celle qu’on préfère faire circuler. Sur les sites spécialisés, enfin, les récits qui cumulent les motifs de dégoût, comme l’ingestion d’un produit contaminé, sont les plus répandus. Le résultat déplace l’accent, de l’information que transporte le récit vers l’émotion qu’il provoque.
Un jury de Pennsylvanie juge une vengeance à la colle forte
En 1983, Linda Dégh et Andrew Vázsonyi publient dans le Journal of Folklore Research un article au titre en forme de devinette, « Does the Word “Dog” Bite ? ». Ils y soutiennent qu’une légende peut se jouer autant que se raconter, et nomment ostension le geste par lequel quelqu’un exécute pour de bon ce qu’un récit décrit. La supercherie qui imite la légende en est une forme voisine, et Best et Horiuchi tiennent pour probable qu’une partie des signalements d’Halloween étaient des mises en scène d’enfants, récompensés par l’attention des adultes.
La vengeance à la colle forte offre un cas documenté de passage à l’acte. Des histoires de femmes trompées qui collent le corps de l’amant endormi circulent dès les années 1970, quand se vendent les colles cyanoacrylates, et l’inventeur du produit, le chimiste Harry Coover, racontait en 2005 que son équipe en avait vérifié plusieurs, les avait trouvées réelles et avait modifié les consignes de sécurité. En mai 2000, en Pennsylvanie, une femme fait subir ce traitement à son ancien compagnon. Elle plaide coupable d’un délit d’agression ; en novembre 2005, un jury civil du comté de Westmoreland accorde à la victime 46 200 dollars de dommages. Le récit existait avant le fait, et il a continué de circuler après lui.
Il serait donc faux d’en conclure qu’une légende urbaine est par définition une histoire inventée. Véronique Campion-Vincent et Jean-Bruno Renard, auteurs de Légendes urbaines en 1992 puis de De source sûre en 2002, parlent d’anecdotes de la vie moderne, d’origine anonyme, racontées comme vraies « mais qui sont fausses ou douteuses », et le second adjectif compte autant que le premier. Gary Alan Fine avait montré en 1979 que des fabricants de sodas avaient bel et bien été poursuivis par des clients affirmant avoir trouvé une souris dans leur boisson. Brunvand lui-même déclarait en 1996 que, parmi les légendes qu’il avait étudiées, seules deux ou trois remontaient à un fait réel. Ce qui fait la légende tient moins à l’existence d’un cas qu’à la fréquence et à l’anonymat que le récit prête au danger.
Accession 1024, boîte 19
Pour la plupart de ces récits, le point de départ échappe. Beardsley et Hankey jugeaient leur première famille probablement la plus ancienne, sans pouvoir le démontrer. Il n’existe aucune statistique officielle fiable du sadisme d’Halloween, et Best précise ailleurs qu’il ne peut pas prouver qu’aucun enfant n’a été tué par un inconnu ce soir-là ; il constate seulement qu’une telle mort aurait fait la une et qu’il n’en trouve trace dans aucun grand média. Les trois études de 2001 portent sur un seul sentiment. Aucune enquête d’opinion mesurant la croyance des Français à l’une de ces histoires n’a été retrouvée pour cet article. Brunvand, du reste, a connu le phénomène de près. En 1996, alors qu’il quitte l’université d’Utah après trente ans d’enseignement, une rumeur annonçant sa mort circule depuis des semaines sur Internet ; il répond que l’information est exacte, qu’il écrit depuis l’au-delà et que la pêche à la mouche y est excellente.
Ses papiers sont entrés à la bibliothèque J. Willard Marriott de l’université d’Utah en juillet 1988, et il les a complétés à plusieurs reprises jusqu’en 2005, soit soixante-dix-neuf boîtes sous la cote ACCN 1024. Dans la boîte 19, le dossier 1 réunit les brouillons et la correspondance de l’article sur les légendes urbaines envoyé en 1980 à Psychology Today, un texte que son auteur jugeait trop grand public pour une revue savante et qui a précédé d’un an le livre de l’auto-stoppeuse.
Pour aller plus loin
La trajectoire de l’expression « légende urbaine » croise le mécanisme de la citogenèse, par lequel une affirmation finit par servir de source à ceux qui l’ont propagée. Le sadisme d’Halloween rejoint les paniques collectives attribuées à la radio et à la presse, dont la Guerre des mondes (1938), et les citations apocryphes partagent avec les légendes le même garant introuvable.
Le mot « urbaine » induit en erreur. Il ne dit pas que ces histoires naissent en ville. Il signale seulement qu’elles appartiennent au monde moderne. Une légende urbaine est un récit court que l’on raconte comme vrai et qui serait arrivé à un proche du conteur. Le nom s’est répandu aux États-Unis grâce aux livres d’un professeur de l’université d’Utah, Jan Harold Brunvand.
Un emprunt que Brunvand n’a jamais caché
Même des spécialistes lui attribuent parfois l’invention de l’expression. C’est une erreur, et Brunvand ne s’est jamais présenté comme son créateur. Son mérite est d’avoir fait connaître le mot au grand public avec un livre paru en 1981.
Le mot existait avant lui. Dès 1968, d’autres chercheurs l’emploient dans leurs travaux. Une erreur inverse circule d’ailleurs. Elle donne la paternité du terme à l’un de ces chercheurs. Or la date la plus ancienne qu’on trouve dans un dictionnaire prouve seulement que le mot existait déjà à ce moment-là.
On parle aussi parfois de « lois de Brunvand ». Aucune des sources consultées ne lui prête de loi. Ce genre de règle existe bien, mais elle vient d’autres auteurs. Un chercheur danois qui étudiait les contes a proposé des lois du récit populaire. Un psychologue de Harvard et son collègue ont formulé une loi de la rumeur, contestée depuis.
Brunvand se contente d’observer et de décrire. Le titre d’une de ses chroniques de journal ressemble pourtant à une règle. Plus une histoire multiplie les preuves de sa vérité, moins elle a de chances d’être vraie.
L’auto-stoppeuse et l’ami d’un ami
Le livre de Brunvand emprunte son titre à une histoire bien plus ancienne. Dans les années 1940, de jeunes anthropologues en publient déjà une étude. Un conducteur prend une jeune femme au bord de la route. Elle disparaît de la voiture avant d’arriver à l’adresse qu’elle a donnée. Sur place, il apprend qu’elle est morte.
Ces chercheurs ont réuni plusieurs versions et les ont classées par familles. L’une se passe à Hawaï, où la passagère devient une déesse. Ils remarquent aussi avec un peu d’agacement que la jeune fille n’a souvent rien d’une auto-stoppeuse. Dans bien des récits, le conducteur l’a rencontrée à un bal.
Toutes ces histoires partagent un trait. Elles arrivent toujours à quelqu’un qu’on ne peut pas joindre. C’est le cousin d’un petit ami, ou bien la tante d’une collègue. Ce témoin est assez proche pour qu’on le croie. Il est aussi trop loin pour qu’on vérifie.
Des bonbons piégés presque introuvables
Au début des années 1970, une peur s’installe aux États-Unis. On raconte que des inconnus cachent des pièges dans les bonbons distribués aux enfants le soir d’Halloween. Presque tous les conseils de sécurité demandent alors aux parents d’inspecter les bonbons. Des lois sont même votées.
Un sociologue américain a voulu mesurer cette menace. Il a relu un quart de siècle de grands journaux et compté les cas signalés. Il en trouve soixante-seize. Dans la plupart, personne n’est blessé. Il admet une limite, car rien ne lui permet de démontrer qu’aucun inconnu n’a jamais tué d’enfant ce soir-là.
Deux enfants sont morts, sans qu’un inconnu y soit pour rien. Le premier avait trouvé de la drogue chez son oncle. Le second a été empoisonné par son père. Un grand magazine a pourtant écrit que plusieurs enfants avaient été tués. Les morts ont existé, et le coupable inconnu vient du récit.
Des psychologues ont aussi cherché pourquoi certaines versions gagnent. Ils ont proposé plusieurs variantes d’une même légende. Les participants ont préféré transmettre la plus répugnante.
Quand le récit devance le fait
Une histoire de vengeance circule depuis longtemps. Une femme trompée colle le corps de son amant endormi avec une colle forte. L’inventeur de cette colle a raconté que son équipe avait vérifié plusieurs cas et les avait trouvés réels. Un jury de Pennsylvanie a même jugé une affaire de ce genre et accordé des dommages à la victime. Le récit existait donc avant le fait.
Une légende urbaine n’est pas toujours une invention. Des chercheurs français la décrivent comme une histoire fausse ou douteuse, et le second mot compte. Brunvand lui-même pensait que seule une poignée de ces récits venait d’un fait réel. Pour la plupart, personne ne sait où ils ont commencé. Aucune enquête retrouvée ne mesure combien de Français y croient.
Brunvand a lui-même connu ce phénomène. En 1996, on annonçait sa mort sur Internet, et il a répondu que c’était exact et que la pêche à la mouche était excellente dans l’au-delà.
La version complète remonte jusqu’à un quotidien new-yorkais de 1925 où l’expression apparaît déjà, et détaille le procès de la colle forte avec la somme accordée par le jury.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Jan Harold Brunvand, *The Study of American Folklore : An Introduction*, New York, W. W. Norton, 1ʳᵉ éd. 1968, 2ᵉ éd. 1978, 3ᵉ éd. 1986 : les deux premières éditions parlent d’*urban belief tales*, la troisième introduit *urban legend*
- Jan Harold Brunvand, *The Vanishing Hitchhiker : American Urban Legends and Their Meanings*, New York, W. W. Norton, 1981
- Jan Harold Brunvand, *The Choking Doberman and Other “New” Urban Legends*, New York, W. W. Norton, 1984
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Sources primaires (suite)
- Jan Harold Brunvand, compte rendu, *Journal of American Folklore* 92, 1979, p. 362, première occurrence imprimée de l’expression sous sa plume
- Jan Harold Brunvand papers, ACCN 1024 : boîte 19, dossier 1, « Urban Legends, Psychology Today, drafts, correspondence », 1980 ; boîte 2, dossier 6, « Rodney Dale (Whale Tumor Stories) », 1982 ; manuscrit de la chronique n° 125, « The More Claims of Authenticity, the Less Likely to be True », 1988 Special Collections, J. Willard Marriott Library, University of Utah, Salt Lake City
- Richard M. Dorson, « Legends and Tall Tales », dans Tristram P. Coffin (dir.), *Our Living Traditions*, 1968, p. 154-169
- Linda Dégh, annonce du projet « Life history of a modern urban legend », *Journal of American Folklore* 81, supplément (rapport annuel de l’American Folklore Society), 1968, p. 30
- Patrick Mullen, « Modern Legend and Rumor Theory », *Journal of the Folklore Institute* 9, 1972, p. 95-109
- « Europe’s Population Growth », article non signé, *The New York Times*, 6 décembre 1925, p. E12
- Rodney Dale, *The Tumour in the Whale*, 1978
- Jean-Luc Formental et Daniel Riche, « Les légendes urbaines », *Métal Hurlant*, 1981, p. 68-75
- Richard Trubo, « Holiday for sadists », *PTA Magazine* 69, 1974, p. 28-29
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- « `LEGEND’ EXPERT WHO BECAME ONE HIMSELF RETIRES », Joe Costanzo, 14 avril 1996 Deseret Newshttps://www.deseret.com/1996/4/14/19236516/legend-expert-who-became-one-himself-retires/
- « Halloween Sadism : The Evidence », Joel Best University of Delaware, UDSpacehttps://udspace.udel.edu/server/api/core/bitstreams/9443db0d-cf0e-4476-b12e-953645b876d7/content
- « AN ANALYSIS OF RUMOR » Oxford Academic, Public Opinion Quarterlyhttps://academic.oup.com/poq/article-abstract/10/4/501/1861351
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- « THE CONCEPTION OF EPIC LAWS IN NORDIC FOLKLORISTICTS » Tbilisi State University, dépôt DSpacehttps://dspace.tsu.ge/items/f212832e-dda7-40e8-9241-b526504b51d9











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