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Comment naît une légende urbaine : ce que Brunvand a décrit en 1981

Debunk4 octobre 2026◈ 40 sources vérifiées
Acme News Photos / Wikimedia Commons
10 min de lecture40 sources vérifiées
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Dans les deux premières éditions de The Study of American Folklore, le manuel que Jan Harold Brunvand publie chez Norton en 1968 puis en 1978, les histoires arrivées à l’ami d’un ami portent un nom technique, urban belief tales, des récits de croyance urbains. L’expression « légende urbaine » n’entre dans le manuel qu’à la troisième édition, en 1986. Entre-temps, l’auteur a fait paraître chez le même éditeur deux recueils qui l’affichent en sous-titre, The Vanishing Hitchhiker en 1981 et The Choking Doberman en 1984, et ces deux livres ont installé le mot dans l’usage bien au-delà des États-Unis.

Un mot plus vieux que son ambassadeur

L’ordre de ces dates corrige une attribution tenace. L’idée que Brunvand aurait inventé l’expression revient de temps à autre chez les spécialistes eux-mêmes, encore en mai 2005 au congrès de la Société internationale pour la recherche sur les légendes contemporaines, à Athens, en Géorgie ; elle est inexacte, et Brunvand n’a jamais revendiqué cette paternité. Le cas relève du vrai déformé. Un fait faux, sa création, s’est greffé sur un fait exact, son rôle dans la diffusion du mot.

En décembre 2005, dans FOAFtale News, la lettre de cette même société, Charles Clay Doyle et Lara Renee Knight, de l’université de Géorgie, refont la chronologie. La plus ancienne attestation retenue par l’Oxford English Dictionary date de 1968 : dans « Legends and Tall Tales », essai paru dans le recueil Our Living Traditions, Richard M. Dorson parle de légendes urbaines omniprésentes. La même année, Linda Dégh annonce dans le Journal of American Folklore un projet intitulé « Life history of a modern urban legend ». En 1972, Patrick Mullen écrit que l’expression et sa concurrente, urban belief tale, sont d’usage courant, et il les juge un peu trompeuses. Il avait raison sur la première, et « légende contemporaine », que beaucoup de chercheurs emploient, aurait mérité de l’emporter, parce que l’adjectif « urbain » fait croire que ces récits naissent en ville quand il désigne seulement les sociétés modernes. Brunvand imprime le mot pour la première fois en 1979, dans un compte rendu. Doyle et Knight ont même retrouvé la collocation dans le New York Times du 6 décembre 1925, à propos d’une idée reçue sur la santé des villes britanniques. L’erreur symétrique circule aussi. La notice des archives de Michigan State University consacrée aux papiers de Dorson lui attribue la création du terme, ce qui revient à prendre la première citation d’un dictionnaire pour un acte de naissance, alors que l’annonce de Dégh, la même année, montre que le mot circulait déjà entre plusieurs chercheurs.

Le mot « loi » demande la même vérification. Aucune des sources consultées pour cet article ne prête à Brunvand une loi de la légende, et l’étiquette « lois de Brunvand » tient du raccourci. Deux formulations du domaine ont réellement porté ce nom. En 1909, le folkloriste danois Axel Olrik publie des « lois épiques », régularités de composition qu’il pense retrouver dans tout récit populaire. Gordon Allport et Leo Postman, psychologues à Harvard, énoncent en 1947 une « loi fondamentale de la rumeur ». Brunvand, lui, décrit. Dans The Choking Doberman, il range les légendes urbaines dans le folklore parce qu’elles passent de bouche à oreille, se conservent dans des groupes et existent toujours en plusieurs versions. Sa formule la plus proche d’une règle est le titre d’une chronique de presse de 1988, selon lequel plus un récit accumule les garanties d’authenticité, moins il a de chances d’être vrai.

Les quatre auto-stoppeuses de Beardsley et Hankey

Le titre du recueil de 1981 reprend une histoire que les folkloristes suivaient depuis près de quarante ans. En octobre 1942, dans le premier volume de la California Folklore Quarterly, deux jeunes anthropologues, Richard K. Beardsley et Rosalie Hankey, consacrent trente-trois pages à « The Vanishing Hitchhiker », la passagère qui disparaît de la voiture. Ils rangent leurs versions en quatre familles. Dans la première, que les auteurs jugent l’année suivante la plus proche de la forme d’origine, une passagère prise en route s’évanouit avant d’atteindre l’adresse qu’elle a donnée, et le conducteur apprend sur place qu’elle est morte. Une autre famille, cantonnée au Midwest, se rattache à l’exposition de Chicago de 1933, et six récits hawaïens font de la voyageuse la déesse Pele. Les deux chercheurs notent, avec une pointe d’agacement, que dans bien des versions la jeune fille n’a rien d’une auto-stoppeuse, puisque le conducteur l’a abordée à un bal.

Le procédé qui authentifie ces récits reçoit un nom en 1978. Dans The Tumour in the Whale, Rodney Dale observe que l’histoire arrive toujours à quelqu’un placé à deux ou trois pas du narrateur, le cousin d’un petit ami, la tante d’une collègue, et il forge l’abréviation foaf, pour friend of a friend. Le garant est assez proche pour qu’on le croie, et le garant est trop loin pour qu’on puisse l’interroger. Brunvand a correspondu avec Dale, et ses papiers gardent un dossier de 1982 sur leurs échanges.

En France, l’un des premiers textes sur le sujet paraît dans une revue de bande dessinée. En 1981, Jean-Luc Formental et Daniel Riche publient dans Métal Hurlant un panorama des légendes des années 1960 et 1970, illustré par Di Marco, dessinateur porté sur les faits divers horribles.

Soixante-seize alertes et deux drames familiaux

En 1985, les sociologues Joel Best et Gerald T. Horiuchi, de l’université d’État de Californie à Fresno, publient dans Social Problems une enquête sur ce qu’un article du PTA Magazine avait appelé en 1974 le « sadisme d’Halloween », la crainte, sans fondement à l’échelle annoncée, que des inconnus piègent les friandises données aux enfants. Ils dépouillent quatre quotidiens, dont le New York Times et le Chicago Tribune, entre 1958 et 1984. Le compte s’arrête à soixante-seize incidents signalés, venus de quinze États et de deux provinces canadiennes. Vingt seulement font état d’une blessure, la plus grave a demandé onze points de suture, et deux enfants sont morts. En 1970, un garçon de cinq ans succombe à une dose d’héroïne que la presse dit cachée dans ses bonbons ; un article ultérieur, beaucoup moins repris, indique qu’il l’avait trouvée chez son oncle. En 1974, un garçon de huit ans meurt d’une friandise empoisonnée au cyanure, et c’est son père qui est condamné. Newsweek écrit pourtant en 1975 que plusieurs enfants ont été tués. Après Halloween 1982, selon un livre blanc de l’industrie de la confiserie cité par les auteurs, plus de 95 % des 270 cas suspects examinés par la Food and Drug Administration se sont révélés exempts de toute manipulation.

La Californie vote une loi contre ces attaques dès 1971, le New Jersey en 1982.

Le cas relève lui aussi du vrai déformé. Deux morts réelles, causées par des proches, sont devenues dans le récit l’œuvre d’un inconnu, et la chronologie montre comment la crainte s’installe. Trente et un des soixante-seize signalements tombent entre 1969 et 1971. Avant 1972, aucune des listes de conseils publiées chaque automne ne parle de friandises piégées ; ensuite, presque toutes demandent aux parents de les inspecter. Un mois après la mort de sept personnes empoisonnées par des gélules de Tylenol, douze cas sont signalés en 1982. L’objet de la peur change aussi, puisque six des douze incidents antérieurs à 1967 concernaient des médicaments, quand quarante-neuf des soixante-quatre suivants portent sur des objets tranchants, faciles à trouver et donc commodes pour une mystification. Best et Horiuchi lisent la légende comme une réponse à des tensions sociales, dont une défiance croissante envers autrui, mesurée par des enquêtes du début des années 1970.

Importance multipliée par ambiguïté

Dès 1946, dans la Public Opinion Quarterly, puis dans The Psychology of Rumor, Allport et Postman posent que la quantité de rumeur en circulation varie comme l’importance du sujet pour ceux qui en parlent, multipliée par l’ambiguïté des informations disponibles. Que l’un des deux facteurs tombe à zéro, et la rumeur s’éteint. Dans leurs expériences, où une description passe d’un sujet à l’autre, le récit raccourcit à chaque relais et se plie aux attentes de celui qui le répète. En 1980, Ralph Rosnow remet cette loi en cause dans le Psychological Bulletin et propose d’expliquer la rumeur par une combinaison d’incertitude et d’anxiété.

La mesure la plus directe sur les légendes urbaines elles-mêmes date de 2001. Chip Heath, Chris Bell et Emily Sternberg, alors à Stanford, publient dans le Journal of Personality and Social Psychology trois études centrées sur le dégoût, retenu parce que ses déclencheurs sont bien décrits. Une fois neutralisés des facteurs comme la vérité du récit, leurs participants transmettent plus volontiers les histoires qui dégoûtent davantage. Quand les chercheurs fabriquent plusieurs versions d’une même légende, la plus répugnante est celle qu’on préfère faire circuler. Sur les sites spécialisés, enfin, les récits qui cumulent les motifs de dégoût, comme l’ingestion d’un produit contaminé, sont les plus répandus. Le résultat déplace l’accent, de l’information que transporte le récit vers l’émotion qu’il provoque.

Un jury de Pennsylvanie juge une vengeance à la colle forte

En 1983, Linda Dégh et Andrew Vázsonyi publient dans le Journal of Folklore Research un article au titre en forme de devinette, « Does the Word “Dog” Bite ? ». Ils y soutiennent qu’une légende peut se jouer autant que se raconter, et nomment ostension le geste par lequel quelqu’un exécute pour de bon ce qu’un récit décrit. La supercherie qui imite la légende en est une forme voisine, et Best et Horiuchi tiennent pour probable qu’une partie des signalements d’Halloween étaient des mises en scène d’enfants, récompensés par l’attention des adultes.

La vengeance à la colle forte offre un cas documenté de passage à l’acte. Des histoires de femmes trompées qui collent le corps de l’amant endormi circulent dès les années 1970, quand se vendent les colles cyanoacrylates, et l’inventeur du produit, le chimiste Harry Coover, racontait en 2005 que son équipe en avait vérifié plusieurs, les avait trouvées réelles et avait modifié les consignes de sécurité. En mai 2000, en Pennsylvanie, une femme fait subir ce traitement à son ancien compagnon. Elle plaide coupable d’un délit d’agression ; en novembre 2005, un jury civil du comté de Westmoreland accorde à la victime 46 200 dollars de dommages. Le récit existait avant le fait, et il a continué de circuler après lui.

Il serait donc faux d’en conclure qu’une légende urbaine est par définition une histoire inventée. Véronique Campion-Vincent et Jean-Bruno Renard, auteurs de Légendes urbaines en 1992 puis de De source sûre en 2002, parlent d’anecdotes de la vie moderne, d’origine anonyme, racontées comme vraies « mais qui sont fausses ou douteuses », et le second adjectif compte autant que le premier. Gary Alan Fine avait montré en 1979 que des fabricants de sodas avaient bel et bien été poursuivis par des clients affirmant avoir trouvé une souris dans leur boisson. Brunvand lui-même déclarait en 1996 que, parmi les légendes qu’il avait étudiées, seules deux ou trois remontaient à un fait réel. Ce qui fait la légende tient moins à l’existence d’un cas qu’à la fréquence et à l’anonymat que le récit prête au danger.

Accession 1024, boîte 19

Pour la plupart de ces récits, le point de départ échappe. Beardsley et Hankey jugeaient leur première famille probablement la plus ancienne, sans pouvoir le démontrer. Il n’existe aucune statistique officielle fiable du sadisme d’Halloween, et Best précise ailleurs qu’il ne peut pas prouver qu’aucun enfant n’a été tué par un inconnu ce soir-là ; il constate seulement qu’une telle mort aurait fait la une et qu’il n’en trouve trace dans aucun grand média. Les trois études de 2001 portent sur un seul sentiment. Aucune enquête d’opinion mesurant la croyance des Français à l’une de ces histoires n’a été retrouvée pour cet article. Brunvand, du reste, a connu le phénomène de près. En 1996, alors qu’il quitte l’université d’Utah après trente ans d’enseignement, une rumeur annonçant sa mort circule depuis des semaines sur Internet ; il répond que l’information est exacte, qu’il écrit depuis l’au-delà et que la pêche à la mouche y est excellente.

Ses papiers sont entrés à la bibliothèque J. Willard Marriott de l’université d’Utah en juillet 1988, et il les a complétés à plusieurs reprises jusqu’en 2005, soit soixante-dix-neuf boîtes sous la cote ACCN 1024. Dans la boîte 19, le dossier 1 réunit les brouillons et la correspondance de l’article sur les légendes urbaines envoyé en 1980 à Psychology Today, un texte que son auteur jugeait trop grand public pour une revue savante et qui a précédé d’un an le livre de l’auto-stoppeuse.

Pour aller plus loin

La trajectoire de l’expression « légende urbaine » croise le mécanisme de la citogenèse, par lequel une affirmation finit par servir de source à ceux qui l’ont propagée. Le sadisme d’Halloween rejoint les paniques collectives attribuées à la radio et à la presse, dont la Guerre des mondes (1938), et les citations apocryphes partagent avec les légendes le même garant introuvable.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Jan Harold Brunvand, *The Study of American Folklore : An Introduction*, New York, W. W. Norton, 1ʳᵉ éd. 1968, 2ᵉ éd. 1978, 3ᵉ éd. 1986 : les deux premières éditions parlent d’*urban belief tales*, la troisième introduit *urban legend*
  2. Jan Harold Brunvand, *The Vanishing Hitchhiker : American Urban Legends and Their Meanings*, New York, W. W. Norton, 1981
  3. Jan Harold Brunvand, *The Choking Doberman and Other “New” Urban Legends*, New York, W. W. Norton, 1984
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Sources primaires (suite)

  1. Jan Harold Brunvand, compte rendu, *Journal of American Folklore* 92, 1979, p. 362, première occurrence imprimée de l’expression sous sa plume
  2. Jan Harold Brunvand papers, ACCN 1024 : boîte 19, dossier 1, « Urban Legends, Psychology Today, drafts, correspondence », 1980 ; boîte 2, dossier 6, « Rodney Dale (Whale Tumor Stories) », 1982 ; manuscrit de la chronique n° 125, « The More Claims of Authenticity, the Less Likely to be True », 1988 Special Collections, J. Willard Marriott Library, University of Utah, Salt Lake City
  3. Richard M. Dorson, « Legends and Tall Tales », dans Tristram P. Coffin (dir.), *Our Living Traditions*, 1968, p. 154-169
  4. Linda Dégh, annonce du projet « Life history of a modern urban legend », *Journal of American Folklore* 81, supplément (rapport annuel de l’American Folklore Society), 1968, p. 30
  5. Patrick Mullen, « Modern Legend and Rumor Theory », *Journal of the Folklore Institute* 9, 1972, p. 95-109
  6. « Europe’s Population Growth », article non signé, *The New York Times*, 6 décembre 1925, p. E12
  7. Rodney Dale, *The Tumour in the Whale*, 1978
  8. Jean-Luc Formental et Daniel Riche, « Les légendes urbaines », *Métal Hurlant*, 1981, p. 68-75
  9. Richard Trubo, « Holiday for sadists », *PTA Magazine* 69, 1974, p. 28-29
  10. « The goblins will getcha… », *Newsweek* 86, 3 novembre 1975, p. 28

Bibliographie

  1. Charles Clay Doyle et Lara Renee Knight, « On the Term “Urban Legend” », *FOAFtale News* 63, décembre 2005, p. 1-3, ISSN 1026-1002 International Society for Contemporary Legend Research
  2. Richard K. Beardsley et Rosalie Hankey, « The Vanishing Hitchhiker », *California Folklore Quarterly* 1 (4), octobre 1942, p. 303-335, DOI 10,2307/1495600 California Folklore Quarterlyhttps://doi.org/10.2307/1495600
  3. Richard K. Beardsley et Rosalie Hankey, « A History of the Vanishing Hitchhiker », *California Folklore Quarterly* 2 (1), 1943 California Folklore Quarterly
  4. Joel Best et Gerald T. Horiuchi, « The Razor Blade in the Apple : The Social Construction of Urban Legends », *Social Problems* 32 (5), juin 1985, p. 488-499, DOI 10,2307/800777 Society for the Study of Social Problemshttps://doi.org/10.2307/800777
  5. Gordon W. Allport et Leo Postman, « An Analysis of Rumor », *Public Opinion Quarterly* 10 (4), 1946, p. 501 et suiv. Public Opinion Quarterly
  6. Gordon W. Allport et Leo Postman, *The Psychology of Rumor*, New York, Henry Holt, 1947
  7. Ralph L. Rosnow, « Psychology of Rumor Reconsidered », *Psychological Bulletin* 87 (3), 1980, p. 578-591, DOI 10,1037/0033-2909,87,3.578 American Psychological Associationhttps://doi.org/10.1037/0033-2909.87.3.578
  8. Chip Heath, Chris Bell et Emily Sternberg, « Emotional Selection in Memes : The Case of Urban Legends », *Journal of Personality and Social Psychology* 81 (6), 2001, p. 1028-1041, DOI 10,1037/0022-3514,81,6.1028 American Psychological Associationhttps://doi.org/10.1037/0022-3514.81.6.1028
  9. Linda Dégh et Andrew Vázsonyi, « Does the Word “Dog” Bite ? Ostensive Action : A Means of Legend-Telling », *Journal of Folklore Research* 20 (1), 1983, p. 5-34 Journal of Folklore Research
  10. Axel Olrik, « Epische Gesetze der Volksdichtung », *Zeitschrift für deutsches Altertum und deutsche Literatur* 51, 1909, p. 1-12 Zeitschrift für deutsches Altertum
  11. Gary Alan Fine, « Cokelore and Coke Law », *Journal of American Folklore* 92, 1979, p. 477-482 Journal of American Folklore
  12. Véronique Campion-Vincent et Jean-Bruno Renard, *Légendes urbaines. Rumeurs d’aujourd’hui*, Paris, 1992 Payot
  13. Véronique Campion-Vincent et Jean-Bruno Renard, *De source sûre. Nouvelles rumeurs d’aujourd’hui*, Paris, 2002, définition p. 20 Payot

Sources en ligne

  1. « On the Term “Urban Legend” », *FOAFtale News* 63 International Society for Contemporary Legend Research, folklore.eehttps://www.folklore.ee/FOAFtale/ftn63.pdf
  2. « Jan Harold Brunvand papers - Archives West » University of Utah Libraries, Special Collectionshttps://archiveswest.orbiscascade.org/ark:80444/xv41549
  3. « Collection : Jan Harold Brunvand papers » University of Utah, ArchivesSpacehttps://archivesspace.lib.utah.edu/repositories/3/resources/2790
  4. « `LEGEND’ EXPERT WHO BECAME ONE HIMSELF RETIRES », Joe Costanzo, 14 avril 1996 Deseret Newshttps://www.deseret.com/1996/4/14/19236516/legend-expert-who-became-one-himself-retires/
  5. « Halloween Sadism : The Evidence », Joel Best University of Delaware, UDSpacehttps://udspace.udel.edu/server/api/core/bitstreams/9443db0d-cf0e-4476-b12e-953645b876d7/content
  6. « AN ANALYSIS OF RUMOR » Oxford Academic, Public Opinion Quarterlyhttps://academic.oup.com/poq/article-abstract/10/4/501/1861351
  7. « Psychology of rumor reconsidered : Psychological Bulletin » Ovidhttps://www.ovid.com/journals/plbul/fulltext/00006823-198005000-00015~psychology-of-rumor-reconsidered
  8. « Emotional selection in memes : The case of urban legends. » CiNii Researchhttps://cir.nii.ac.jp/crid/1360011145244853888
  9. « legendary subjects » Stanford Magazinehttps://stanfordmag.org/contents/legendary-subjects
  10. « Richard M. Dorson papers » Michigan State University Archives & Historical Collections, cité comme exemple de l’attribution du terme à Dorsonhttps://findingaids.lib.msu.edu/repositories/2/resources/2964
  11. « A collection of legends from the concrete canyons », 17 août 1984 The Christian Science Monitorhttps://csmonitor.com/1984/0817/081746.html
  12. « Dossier. Rumeurs et légendes urbaines » Diogène, Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-diogene-2006-1-page-202?lang=fr
  13. « 3 Phantom Hitchhikers and Bad Deaths GILLIAN BENNETT » Centre for English Traditional Heritage, *Tradition Today* 1http://centre-for-english-traditional-heritage.org/TraditionToday1/TT1_Bennett.pdf
  14. « THE CONCEPTION OF EPIC LAWS IN NORDIC FOLKLORISTICTS » Tbilisi State University, dépôt DSpacehttps://dspace.tsu.ge/items/f212832e-dda7-40e8-9241-b526504b51d9
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