Un guide de démystification publié en 2011 par John Cook et Stephan Lewandowsky donnait aux journalistes une consigne d’écriture nette. Évitez de mentionner l’énoncé faux quand vous le corrigez, et ne le mettez jamais en gros caractères dans votre titre. La refonte du même guide, parue en octobre 2020 sous la signature des deux mêmes auteurs, d’Ullrich Ecker et de dix-neuf autres chercheurs, prescrit l’inverse. Répétez l’énoncé faux une fois, juste avant la correction. Parmi les vingt-deux signataires de 2020 figure Jason Reifler, coauteur de l’article de 2010 qui a donné son nom à l’effet en cause.
Quatre expériences, un seul item de mesure
L’article d’origine s’intitule « When Corrections Fail » et paraît en 2010 dans Political Behavior. Quatre expériences, un protocole unique. Des volontaires lisent un faux article de presse contenant une déclaration d’homme politique, et la moitié d’entre eux lisent en plus un paragraphe correctif. Dans un cas, la déclaration porte sur la possibilité que l’Irak transmette des armes à des réseaux terroristes, et la correction cite un rapport de la CIA concluant à l’absence de telles armes en 2003. La première expérience porte sur cent trente étudiants. Chez ceux qui se déclarent conservateurs, l’adhésion à l’énoncé corrigé monte au lieu de baisser. La seconde expérience, menée sur cent quatre-vingt-quinze étudiants, ne retrouve pas ce résultat sur l’Irak. Elle ne trouve rien non plus sur la recherche sur les cellules souches, et le retrouve sur un item consacré aux baisses d’impôts, toujours chez les conservateurs.
Nyhan et Reifler mesurent l’adhésion par une question unique par item, notée sur une échelle en cinq points, et signalent eux-mêmes le caractère exploratoire de leurs analyses par sous-groupes. L’énoncé qui a ensuite circulé sous le nom d’effet retour de flamme dit autre chose, et il est faux au degré de généralité où on l’emploie. Corriger une information fausse renforcerait, en moyenne, la croyance visée. Le degré de fausseté est celui du vrai déformé. Un résultat réel, obtenu sur deux petits échantillons d’étudiants et sur des mesures à un seul item, s’est mué en propriété générale de l’esprit humain.
Deux versions ont ensuite coexisté. La première tient à la vision du monde et suppose qu’une correction menaçant l’identité politique du lecteur le fait se raidir. La seconde tient à la familiarité et suppose que répéter un énoncé faux à l’intérieur d’une correction le rend plus crédible, parce qu’un énoncé familier passe volontiers pour vrai. C’est la seconde qui a fondé la consigne de 2011, et son point d’appui est mince. La revue publiée en 2020 par Briony Swire-Thompson, Joseph DeGutis et David Lazer fait remonter la démonstration d’origine à un manuscrit resté non publié, difficile à évaluer pour cette raison même.
Du laboratoire au manuel du communicant
Le guide de 2011 s’adressait à des gens pressés, qui devaient corriger quelque chose le jour même. Sa recommandation était opératoire, donc facile à appliquer et facile à transmettre. Un guide de rédaction voyage mieux qu’un article de revue, et il voyage sans son appareil de preuve.
Le jour même de la publication de l’extrait consacré à la familiarité, un lecteur fit remarquer dans le fil de commentaires que le site hébergeant le texte classait lui-même ses pages sous des intitulés reprenant chaque énoncé faux. John Cook a répondu que l’objection portait et que cette mise en page demandait à être repensée.
La diffusion hors du monde académique se date assez bien. En 2017, le podcast américain You Are Not So Smart consacre trois épisodes à la question, et son animateur David McRaney indiquera ensuite qu’aucune de ses émissions n’avait rencontré une audience comparable. La bande dessinée en ligne The Oatmeal en tire une planche, partagée massivement. Quelques mois plus tard, le 29 janvier 2018, le même podcast diffuse un quatrième épisode, avec Thomas Wood, Ethan Porter et Brendan Nyhan comme invités, pour dire ce que les études récentes montraient. Le correctif est passé par le canal même de la diffusion, à quelques mois d’intervalle.
L’idée fonctionnait pour une raison qui n’a rien de sot. Chacun a discuté avec quelqu’un qui, sous les faits, s’est arc-bouté davantage. Une expérience banale se voyait offrir un nom, une référence savante et un mécanisme. En 2021, Nyhan publie dans les PNAS un texte qui décrit cette trajectoire. Il y écrit que la recherche postérieure et la couverture médiatique se sont emparées du résultat, en ont déformé la généralité et en ont exagéré le poids par rapport aux autres facteurs qui expliquent la durée des croyances fausses.
La réplication qui n’a rien trouvé
Thomas Wood et Ethan Porter publient en 2019, dans Political Behavior et donc dans la revue même de l’article d’origine, cinq expériences réunissant plus de 10 100 participants et cinquante-deux énoncés corrigés. Ces énoncés avaient été choisis pour être défavorables à la correction, sur des sujets polarisés venant des deux bords, exactement là où l’effet devait se manifester. Aucun des cinquante-deux n’a produit de renversement. Les auteurs avaient commencé par reprendre l’item irakien de 2010, avant d’élargir à des affirmations venues de la gauche comme de la droite américaines, sur l’emploi, la criminalité, l’immigration et le climat. Deux ans plus tôt, Kathryn Haglin avait déjà repris à l’identique le protocole vaccinal publié par Nyhan et Reifler en 2015, avec les mêmes items, sans rien obtenir non plus. Du côté de la familiarité, Briony Swire, Ullrich Ecker et Stephan Lewandowsky avaient testé en 2017 des adultes jeunes et des adultes de plus de soixante-cinq ans sur vingt énoncés faux et vingt énoncés vrais, avec des délais allant de quelques minutes à trois semaines, sur l’hypothèse que la mémoire âgée perd d’abord l’étiquette « faux » et conserve l’énoncé. Les corrections ont fait baisser l’adhésion dans toutes les conditions, y compris après trois semaines et chez les plus âgés, qui tenaient seulement moins longtemps leur croyance corrigée. En 2023, Ullrich Ecker, Caitlin Sharkey et Briony Swire-Thompson ont repris dans PLOS ONE l’expérience vaccinale de 2017 qui passait pour le meilleur argument de cette seconde version, et ne l’ont pas reproduite.
L’explication la plus solide de ces résultats isolés est arrivée en 2022. Briony Swire-Thompson, Nicholas Miklaucic, John Wihbey, David Lazer et Joseph DeGutis ont fait noter vingt et un énoncés faux à 388 puis à 532 personnes, avant et après correction, avec un groupe témoin qui repassait le test sans rien lire. Aucun item ne s’est renversé davantage dans la condition corrigée que dans le témoin. Le taux de renversement par item était fortement corrélé, en négatif, à la fidélité test-retest de cet item, à moins 0,61 et moins 0,73 selon l’expérience, sans corrélation avec l’importance perçue du sujet. Là où un renversement apparaissait, il suivait donc le bruit de la mesure. La revue de 2020 relevait déjà que 81 % des effets recensés dans cette littérature provenaient de questions à un seul item.
Les corrections marchent et s’effacent
Une correction laisse un trou, et le trou se rebouche. La méta-analyse publiée en 2017 dans Psychological Science par Man-pui Sally Chan, Christopher Jones, Kathleen Hall Jamieson et Dolores Albarracín agrège cinquante-deux études et 6 878 participants. Dans ces données, l’effet du démontage est grand, entre 1,14 et 1,33 en d de Cohen, une mesure qui exprime l’écart entre deux groupes en unités de dispersion. La même méta-analyse chiffre à part la persistance de l’information fausse malgré le démontage, entre 0,75 et 1,06. Les deux chiffres vont ensemble. Corriger déplace les croyances et laisse une trace derrière elle, d’autant plus tenace que les participants ont eux-mêmes produit des raisons de croire l’énoncé faux.
Le phénomène porte un nom depuis 1994, quand Hollyn Johnson et Colleen Seifert ont montré qu’une information démentie continue d’alimenter les raisonnements ultérieurs. On l’appelle effet d’influence continue. S’y ajoute la décrue dans le temps, mesurée par plusieurs équipes. Nyhan déplace en 2021 le lieu du problème. Les gains d’exactitude produits par les corrections, écrit-il, ne durent souvent pas et ne s’additionnent pas ; ils s’estompent, ou se font submerger par les signaux venus des responsables politiques et des médias, qui poussent des énoncés plus confortables et moins exacts. La difficulté réelle tient à l’usure d’une correction unique, et elle appelle un remède différent, qui est de recommencer.
Répéter la correction fonctionne. Répéter l’énoncé faux tout seul fonctionne aussi, dans l’autre sens.
L’effet de vérité illusoire, décrit dès 1992 par Ian Begg, Ann Anas et Suzanne Farinacci, désigne cette tendance à juger vrai ce qui est déjà familier. Il est robuste et personne ne le conteste. La revue de 2020 insiste sur la distinction qui a été manquée pendant dix ans. Une répétition sans correction augmente l’adhésion, et c’est un fait bien mesuré ; une répétition à l’intérieur d’une correction claire ne l’augmente pas, à condition que le lecteur ne puisse pas manquer la correction. Toute la consigne de 2020 tient dans cette condition.
Une exception n’est pas une inexistence
Conclure que le phénomène n’existe pas serait une seconde erreur, symétrique de la première. Des chercheurs continuent de soutenir qu’il est réel, et les auteurs de l’étude de 2022 écrivent que la question demeure débattue, le consensus actuel étant qu’un renversement survient dans des circonstances limitées. Une expérience de 2023 le montre bien. Toby Prike et trois coauteurs ont soumis 1 156 personnes à des corrections isolées, présentées sans exposition préalable à l’énoncé faux, et n’ont observé aucun renversement, sur le moment comme après une semaine. Leur troisième expérience donne un résultat mêlé. Un renversement apparaît chez les participants sceptiques à l’égard de la correction elle-même, dans leurs réponses libres, et il manque à l’appel sur les échelles de notation administrées aux mêmes personnes.
Plusieurs choses restent hors de portée. Un résultat nul de groupe n’exclut pas qu’un lecteur particulier se raidisse, et aucune méthode disponible ne permet aujourd’hui de trancher au niveau individuel. Presque toute cette littérature repose sur des panels en ligne américains, australiens et britanniques, et ce qu’une correction devient au bout de six mois, dans un régime d’information ordinaire, n’a pas été mesuré. Aucune enquête francophone ne permet de dire jusqu’où l’idée corrigée ici s’est répandue dans les rédactions et les salles de classe. Des deux versions, celle qui concerne la familiarité mérite d’être suivie de plus près, parce qu’elle porte sur une consigne de rédaction vérifiable ligne à ligne, quand l’autre engage une psychologie des groupes difficile à isoler.
Le guide de 2020 donne la forme à suivre, et elle est courte. Le fait exact d’abord, un avertissement annonçant qu’un énoncé faux arrive, l’énoncé une seule fois, l’explication de ce qui cloche dedans, le fait exact de nouveau. Une seule mise en garde des années 2010 a survécu au réexamen, et elle concerne la mise en page. La revue de 2020 en donne la raison, tirée des mesures de lecture en ligne, selon lesquelles une part importante du public ne dépasse pas le titre. Un énoncé faux laissé seul en tête d’un article, avec son démenti en petits caractères plus bas, reste le moyen le plus fiable de le faire circuler intact.
Pour aller plus loin
Le sujet voisine avec l’affaire de l’homme de Piltdown, où des savants ont gardé un faux sous les yeux pendant quarante ans. Il croise aussi la citogenèse, ce circuit par lequel une affirmation sans source entre dans une encyclopédie collaborative, en ressort par la presse et revient s’y citer elle-même, ainsi que la question des citations apocryphes.
Corriger quelqu’un qui se trompe, est-ce utile ou est-ce contre-productif ? La question paraît naïve. Elle a pourtant occupé pendant quinze ans des chercheurs américains, australiens et britanniques, qui font lire à des volontaires de faux articles de presse pour mesurer ce que devient une croyance après qu’on l’a démentie. La réponse a changé en cours de route.
Un résultat trouvé une fois
En 2010, deux politologues américains publient une série d’expériences. Des étudiants y lisent un faux article contenant une déclaration politique. Une partie d’entre eux lit en plus un paragraphe qui rectifie cette déclaration.
Sur un point, celui des armes irakiennes, quelque chose d’inattendu se produit. Chez les participants qui se disent conservateurs, l’adhésion à l’affirmation démentie augmente au lieu de diminuer. Le premier signataire de l’étude s’appelle Brendan Nyhan, et il donne un nom à ce renversement.
Le résultat repose sur cent trente étudiants et sur une seule question posée à chacun. Les auteurs le disent eux-mêmes, leur analyse par groupes politiques était exploratoire. Dans leur expérience suivante, le même point ne donne plus rien.
Le conseil part en voyage
Un an après, deux chercheurs australiens publient un guide gratuit pour les journalistes et les vulgarisateurs. John Cook et son coauteur y donnent une règle simple. Quand vous corrigez une affirmation fausse, évitez de la répéter, et surtout ne la mettez pas dans votre titre.
La règle était facile à retenir et facile à appliquer. Elle a voyagé sans les précautions du laboratoire. En 2017, un podcast américain lui consacre plusieurs émissions, qui deviennent les plus écoutées de son histoire, puis une bande dessinée en ligne s’en empare et circule partout.
Cette idée fonctionnait pour une bonne raison. Chacun a déjà discuté avec quelqu’un qui, devant les faits, s’est braqué davantage. Une expérience ordinaire recevait enfin un nom savant.
Dix mille personnes plus tard
La vérification est arrivée en 2019. Deux autres politologues ont soumis plus de dix mille volontaires à des affirmations corrigées, choisies parmi les sujets politiques les plus clivants, ceux où le renversement aurait dû sauter aux yeux. Aucune n’a produit ce renversement.
D’autres équipes ont refait les expériences portant sur les vaccins, avec les mêmes questions, sans rien obtenir non plus. Reprendre une expérience pour vérifier qu’elle donne le même résultat s’appelle une réplication. Ici, le résultat n’a pas tenu.
Une étude plus récente a même expliqué d’où venaient les cas isolés. Quand une question est mal construite, les réponses d’une même personne varient d’une fois sur l’autre sans raison, et ce bruit suffit à produire un faux renversement. Les convictions des répondants n’y étaient pour rien.
Nyhan a écrit ensuite que la portée de son résultat avait été déformée. Le guide des deux Australiens a été refondu, et sa nouvelle version conseille l’inverse de l’ancienne. Répétez l’affirmation fausse une fois, juste avant de la corriger.
L’usure d’une correction
Cela ne veut pas dire que corriger suffit. Les mêmes travaux montrent qu’une information démentie continue d’alimenter les raisonnements longtemps après le démenti. Les spécialistes appellent cela l’influence continue.
S’y ajoute une difficulté plus banale. L’effet d’une correction s’estompe avec le temps, et il se fait recouvrir par tout ce que l’on entend ensuite. La difficulté tient donc à l’usure d’une correction unique, et le remède consiste à recommencer.
Un point reste sans réponse. Un résultat moyen calculé sur un groupe n’interdit pas qu’un lecteur particulier se braque, et aucune méthode ne permet aujourd’hui de le savoir. Une expérience récente a d’ailleurs retrouvé un renversement chez des participants qui se défiaient du démenti, quand ils rédigeaient librement leur réponse, mais pas quand on leur demandait de noter leur avis sur une échelle.
Un titre qui contient l’affirmation fausse et rien d’autre, avec la rectification reléguée plus bas en petits caractères, propage la croyance au lieu de la réduire. C’est la seule recommandation de l’ancien guide que le réexamen ait laissée debout.
La version complète donne le protocole exact que le nouveau guide prescrit aujourd’hui, l’étude de 2022 qui relie les renversements apparents à la qualité des questions posées, et le passage où un chercheur démonte l’usage fait de son propre article.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Brendan Nyhan et Jason Reifler, « When Corrections Fail : The Persistence of Political Misperceptions », *Political Behavior* 32 (2), 2010, p. 303-330 article d’origine, objet d’étude du présent texte
- John Cook et Stephan Lewandowsky, *The Debunking Handbook*, University of Queensland, 2011, extrait « The Debunking Handbook Part 2 : The Familiarity Backfire Effect », mis en ligne le 18 novembre 2011, avec son fil de commentaires Skeptical Science
- Ian Skurnik, Carolyn Yoon, Denise C. Park et Norbert Schwarz, « How warnings about false claims become recommendations », *Journal of Consumer Research* 31 (4), 2005, p. 713-724 unique référence donnée à l’appui de la consigne de 2011
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Sources primaires (suite)
- « You’re not going to believe what I’m about to tell you », planche en ligne, *The Oatmeal*, 2017 objet documentant la diffusion
- « YANSS 120 – The Backfire Effect – Part Four », podcast *You Are Not So Smart*, épisode mis en ligne le 29 janvier 2018, avec Thomas Wood, Ethan Porter et Brendan Nyhan objet documentant le correctif
Bibliographie
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Sources en ligne
- « When Corrections Fail : The Persistence of Political Misperceptions » *Political Behavior*, Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/article/10.1007/s11109-010-9112-2
- « The Elusive Backfire Effect : Mass Attitudes' Steadfast Factual Adherence » *Political Behavior*, Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/article/10.1007/s11109-018-9443-y
- « Searching for the Backfire Effect : Measurement and Design Considerations » PubMed Central, National Library of Medicinehttps://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7462781/
- « Why the backfire effect does not explain the durability of political misperceptions » PubMed Central, National Library of Medicinehttps://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8053951/
- « The backfire effect after correcting misinformation is strongly associated with reliability » PubMed Central, National Library of Medicinehttps://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9283209
- « Debunking : A Meta-Analysis of the Psychological Efficacy of Messages Countering Misinformation » *Psychological Science*, SAGE Journalshttps://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0956797617714579
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- « The Debunking Handbook Part 2 : The Familiarity Backfire Effect » Skeptical Sciencehttps://skepticalscience.com/Debunking-Handbook-Part-2-Familiarity-Backfire-Effect.html
- « The Debunking Handbook 2020 » UNL Institutional Repository, University of Nebraska-Lincolnhttps://digitalcommons.unl.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1247&context=scholcom
- « Manuel de Démystification » Skeptical Science, version française du *Debunking Handbook 2020*https://skepticalscience.com/docs/DebunkingHandbook2020-French.pdf
- « The Debunking Handbook 2020 : The elusive backfire effects » Skeptical Sciencehttps://skepticalscience.com/print.php?n=4890
- « YANSS 120 – The Backfire Effect – Part Four » You Are Not So Smarthttps://youarenotsosmart.com/2018/01/29/yanss-120-the-backfire-effect-part-four/
- « You’re not going to believe what I’m about to tell you » The Oatmealhttps://theoatmeal.com/comics/believe




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