Christine de Pizan commence par se rendre. Au premier chapitre du Livre de la Cité des dames, elle met en balance ce que les auteurs écrivent des femmes et ce qu’elle constate autour d’elle, chez les princesses comme chez les femmes de petite condition qui lui ont confié leurs pensées les plus intimes. Rien de ce qu’elle a lu ne se vérifie. Elle donne pourtant raison aux livres, au motif que tant d’hommes savants avaient tous les titres pour savoir de quoi ils parlaient, et écrit qu’elle s’en remet au jugement d’autrui plutôt qu’à ce qu’elle sent et sait elle-même.
Le volume n’était pas à elle
Le livre qui déclenche tout ne lui appartenait pas. On le lui avait donné avec quelques autres. Elle l’ouvre un soir pour se distraire d’une lecture plus exigeante, sa mère l’appelle pour souper, elle le reprend le lendemain matin, en parcourt des passages et la fin, puis le repose. Sous le nom de Matheolus circulent les Lamentationes Matheoluli, plus de cinq mille six cents vers latins achevés entre février 1290 et janvier 1291 par Matheus de Boulogne. Canoniste à Thérouanne, il avait épousé une jeune veuve et perdu sa place, un décret de 1274 imposant de laïciser sans dispense les clercs dits bigames.
Au livre III, une vision lui montre un paradis où les hommes mariés priment les clercs célibataires.
Ce latin-là, personne ne le lisait plus à Paris, et le texte a lui-même failli se perdre. On le tenait pour disparu jusqu’à ce qu’Anton-Gerard Van Hamel en retrouve un manuscrit à la bibliothèque universitaire d’Utrecht, en 1888.
Ce qui circulait dans la capitale était la traduction française en vers, donnée vers 1380 par Jean Le Fèvre de Ressons, procureur au Parlement de Paris. Le même Le Fèvre a ensuite écrit Le Livre de Leesce, une palinodie qui reprend une à une les accusations de sa propre traduction pour y répondre. Linda Burke, qui l’a traduit en anglais en 2013, montre que Christine y reprend et y durcit une polémique en faveur des femmes déjà formée. L’ouvrage qu’elle referme lui arrivait accompagné de sa réfutation, écrite de la main du traducteur.
Elle avait déjà croisé le fer sur ce terrain. En 1401 et 1402, la querelle du Roman de la Rose l’oppose à Jean de Montreuil, prévôt de Lille, puis aux frères Gontier et Pierre Col. Le 1ᵉʳ février 1402, elle réunit elle-même les pièces en un dossier qu’elle adresse à la reine Isabeau de Bavière et au prévôt de Paris. Trois ans plus tard, elle change de méthode.
La règle des deux ou trois témoins
Le raisonnement que Christine s’oppose à elle-même tient en trois pas, et il est en règle. Des hommes nombreux, instruits, séparés par les siècles et par les langues, affirment la même chose du caractère des femmes. L’Écriture pose que l’accord de plusieurs témoins fait foi, et elle se le rappelle au milieu de sa plainte à Dieu. Donc la chose est vraie, même si son observation la dément, et son observation ne prouve alors que la faiblesse de son entendement. La réponse de Dame Raison, au huitième chapitre, ne conteste ni la règle ni le nombre. Elle demande comment l’accord s’est fait, et trie les auteurs par cause. Certains écrivent contre les femmes par leurs propres vices, ayant usé leur jeunesse en débauche et ne supportant plus que d’autres jouissent de ce qui leur échappe ; certains par une infirmité de leur corps ; certains par jalousie, pour avoir rencontré des femmes de meilleur esprit que le leur ; certains parce qu’ils aiment médire de tout le monde. La dernière catégorie est celle qui travaille pour l’argument. Ceux-là écrivent pour montrer qu’ils ont beaucoup lu, s’appuient sur ce qu’ils ont trouvé dans les livres et répètent ce qui a déjà été dit. Si une part des témoins se contente de recopier les autres, leur accord devient la trace d’une transmission. Il ne mesure plus la chose observée. Le nombre s’effondre, et le livre entier travaille ensuite à montrer qu’une fois la copie déduite, il ne subsiste aucun témoin indépendant.
Le volume qu’elle tient en main fournit l’épreuve. Matheolus n’a aucune autorité, elle le dit, et il énonce pourtant ce qu’énoncent les philosophes. Quand un poème de canoniste aigri coïncide avec Aristote, la coïncidence renseigne sur la fortune d’un lieu commun. Une objection se présente d’elle-même. Expliquer pourquoi un homme soutient une thèse ne montre pas qu’elle est fausse, et les quatre premières causes relèvent de ce genre d’explication, puisqu’un vieillard rancunier peut avoir raison par accident. La cinquième est d’une autre nature, parce qu’elle porte sur la valeur probante du nombre. Savoir si Christine distingue les deux registres reste une question ouverte, que la disposition des chapitres laisse en l’état.
Bâtir une cité avec des contre-exemples
Raison mène ensuite Christine au champ des lettres, lui fait prendre la pioche de son entendement et creuser le fossé des fondations. Chaque femme dont l’histoire est rapportée devient un bloc de la muraille, puis une maison, puis un toit.
Anne Paupert a montré ce que cet emploi a de particulier. Chez Boccace, dont le De mulieribus claris fournit le plus gros de la matière, les femmes illustres forment un catalogue. Chez Christine, elles servent de preuves attachées à des points précis d’une argumentation suivie, et le mot exemple revient dans le texte avec une insistance qui a valeur de méthode. La logique de l’opération est simple, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit faible. Les propositions attaquées sont universelles. Les femmes ne savent pas garder un secret, les femmes n’apprennent rien, les femmes sont inconstantes : ce sont, mot pour mot, des intitulés de chapitres de la deuxième partie. Une proposition universelle tombe devant un seul cas contraire bien documenté, et la Cité en aligne des dizaines, rangés par matière, les reines et les guerrières dans les murailles, les femmes savantes ensuite, puis les inventrices, puis les femmes de bon jugement.
Le procédé a une faiblesse que le lecteur d’aujourd’hui repère aussitôt. Une bonne part des femmes convoquées dans la première partie sont Minerve, Cérès et Isis, c’est-à-dire des déesses. Christine les traite en femmes réelles parce que son époque dispose d’une doctrine pour cela, l’évhémérisme, qui explique les dieux païens comme des mortels divinisés après coup. La preuve dépend donc d’une croyance partagée sur l’origine des dieux, et cette croyance a cessé d’être partagée. Aux chapitres 37 et 38, Christine soutient que les inventions dues à ces trois femmes, l’agriculture, le tissage et les armes de fer, ont plus apporté au genre humain que toutes les philosophies, celle d’Aristote comprise.
Le chemin par lequel la matière lui vient de Boccace reste discuté. Une traduction française anonyme du De mulieribus claris porte dans le manuscrit BnF, français 12420 un colophon daté du 12 septembre 1401. Christine lisait le latin. Claire Le Ninan observe que l’identité des formulations la montre appuyée sur le texte français, avec des retours possibles à l’original, et signale qu’une étude poussée de ce va-et-vient reste à faire.
Si la coutume était de mettre les filles à l’école
Le vingt-septième chapitre pose la question de front. Christine demande à Raison si Dieu a jamais voulu doter l’esprit d’une femme des sciences les plus hautes, et la réponse contient la phrase que l’on cite encore, en moyen français : « Si la coustume estoit de mettre les petites filles a l’escole ». Elles apprendraient aussi parfaitement que les garçons et entendraient les subtilités de tous les arts et de toutes les sciences.
Tout le poids de l’argument tient dans ce mot, coustume. La constatation de départ est admise des deux camps, il y a peu de femmes savantes. Deux causes en rendent compte, une incapacité de nature ou une privation d’école, et elles prédisent exactement la même chose. Christine soutient que la seconde suffit. L’énoncé est un contrefactuel, et aucun exemple ne saurait vérifier ce qui se produirait dans un monde où la coutume serait autre. Les exemples y font autre chose, ils éliminent l’hypothèse rivale, car une capacité qui s’exerce une seule fois reste une capacité.
L’exemple qu’elle choisit se laisse voir, et elle le situe à moins de soixante ans de son propre temps, ce qui le rend vérifiable par ses lecteurs. Giovanni d’Andrea enseignait le droit canon à Bologne. Quand ses charges l’empêchaient de faire cours, il envoyait sa fille Novella lire à sa place depuis sa chaire, un petit rideau tiré devant elle pour que sa beauté ne détourne pas l’auditoire. Le détail du rideau nous vient d’elle seule. La même page contient un aveu moins commode. Droiture rappelle à Christine que son père, astrologue et philosophe, tenait les sciences pour un bien chez une fille, et que l’obstacle vint de sa mère, qui la voulait occupée à la filasse selon l’usage commun des femmes.
Raison répond que Dieu a réparti les offices
Le onzième chapitre, qui vient bien avant, pose une autre question. Christine demande pourquoi les femmes ne siègent pas dans les cours de justice, et Raison répond par la répartition des tâches, sans invoquer d’incapacité. De même qu’un seigneur avisé règle sa maison en donnant à chaque serviteur son office, Dieu a ordonné l’homme et la femme à des offices différents et leur a donné à chacun la nature et l’inclination qui conviennent au sien. L’égalité soutenue au chapitre 27 est donc une égalité de capacité, et elle ne passe pas dans la fonction. Les deux chapitres se concilient à condition de séparer ce qu’on peut faire et ce qu’on a charge de faire. L’argument de la coutume, si efficace pour l’école, se tait devant le tribunal.
Rosalind Brown-Grant tient que l’unité de cette défense, à travers des ouvrages de genres très différents, se trouve dans l’affirmation d’une égalité morale et intellectuelle des sexes, et non d’une égalité sociale. La dernière page du livre va dans ce sens. Le chapitre 19 de la troisième partie, rubriqué « Parle Cristine aux dames », prend un ton moral bien plus appuyé que le reste de l’ouvrage, comme l’a relevé Anne Paupert, et celle dont le mari est mauvais y reçoit pour consigne de le supporter, le bénéfice de cette patience étant renvoyé au salut. Que le chapitre 27 oblige ou non le chapitre 11 est une question que le texte laisse ouverte.
Une querelle universitaire ouverte en 1987
Sheila Delany a posé la question du mot en 1987, dans un article dont le titre reprend une phrase de Virginia Woolf. Elle y soutient que Christine est une écrivaine politiquement et socialement conservatrice, que les femmes qu’elle convoque appartiennent presque toutes au monde qui l’emploie, et qu’en faire une aïeule du féminisme coûte cher en exactitude historique.
Le volume dirigé par Margaret Brabant en 1992 contient la réponse de Christine Reno et la réplique de Delany, et Keiko Nowacka a repesé les deux positions en 2002. Personne ne conteste ce que fait le texte. Le débat commence après, sur ce qu’on peut en conclure, et sur la question de savoir si une égalité affirmée dans l’ordre moral et intellectuel engage une transformation de l’ordre social.
L’état matériel du texte a longtemps pesé sur ce débat. Il en subsiste environ vingt-cinq manuscrits, dont le Français 1179 de la Bibliothèque nationale de France, premier témoin de l’œuvre à recevoir une illustration. L’édition critique établie par Maureen Curnow en 1975 est restée une thèse non publiée. Le moyen français a été imprimé pour la première fois dans une édition complète en 1997, en Italie, en regard de la traduction italienne de Patrizia Caraffi ; la première édition critique bilingue parue en France date de 2023.
Le livre avait été imprimé en anglais dès 1521.
Pour qui l’aborde sans moyen français, la traduction de Thérèse Moreau et Éric Hicks, chez Stock en 1986, demeure la porte la plus praticable, l’édition bilingue donnant en regard ce que toute modernisation efface.
Un point demeure indécis, et il touche à la fabrique des livres. Gilbert Ouy et Christine Reno ont proposé en 1980, dans Scriptorium, de distinguer quatre mains dans les manuscrits sortis de l’atelier de Christine, dont X, qu’ils identifient à la sienne. Cette identification est discutée depuis, par Mark Aussems en 2008 et par James Laidlaw à propos du manuscrit de la reine, Harley 4431 à la British Library. La question de savoir si l’autrice a copié ses propres livres demeure donc ouverte.
Les éditrices de 2023 ont eu à trancher une question plus petite encore. Dans le titre, faut-il une majuscule à dames ? Elles répondent non. En moyen français, le mot s’applique aux femmes de toute condition, et il nomme ici les habitantes de la cité achevée plutôt que les trois figures couronnées qui en ont dirigé le chantier.
Pour aller plus loin
La querelle du Roman de la Rose forme un débat public autonome, dont les lettres de 1401 et 1402 se lisent dans l’édition critique d’Éric Hicks. La question de l’argument d’autorité, que la disputatio scolastique avait codifiée avant que Christine ne s’en serve à rebours, se traite ailleurs, comme l’histoire longue de la querelle des femmes, qui mène à De l’égalité des deux sexes de Poulain de la Barre, en 1673.
Vers 1405, à Paris, une femme qui gagne sa vie en écrivant achève un ouvrage sans équivalent. Christine de Pizan y construit une ville imaginaire dont chaque pierre est une femme. Elle répond à des auteurs qui, depuis des siècles, répètent que les femmes sont menteuses, sottes et incapables d’apprendre. Avant de leur répondre, elle veut comprendre d’où vient leur accord.
Un ouvrage qu’on lui avait prêté
Tout part d’un volume qui ne lui appartenait pas. On le lui avait donné avec d’autres livres. Un soir, fatiguée d’une lecture sérieuse, elle l’ouvre pour se distraire.
C’est un long poème qui accable les femmes et le mariage. Il a été composé en latin par un homme d’Église qui avait perdu sa place et ses revenus en épousant une jeune veuve. Un traducteur l’avait mis en vers français une centaine d’années plus tard. Le même traducteur avait ensuite écrit un second livre pour réfuter le premier, point par point.
Christine referme le volume au bout de quelques pages. Elle le juge sans valeur. Ce qui la trouble vient d’ailleurs, car les philosophes, les poètes et les orateurs qu’elle admire disent tous à peu près la même chose. Elle compare alors ce qu’ils écrivent à ce qu’elle voit autour d’elle, chez les femmes riches comme chez les pauvres qui se confient à elle. Rien ne correspond. Et elle décide malgré tout de croire les livres plutôt que ses propres yeux.
Beaucoup d’auteurs, un seul témoin
Le reste de l’ouvrage renverse cette décision, et il ne commence pas par des exemples.
Christine s’était appuyée sur une règle admise de tous, y compris dans les textes sacrés. Quand plusieurs témoins racontent la même chose, on les croit. C’est le raisonnement qu’elle s’était opposé à elle-même.
Une des figures qui la conseillent dans le livre lui montre où il pèche. Elle ne conteste pas la règle. Elle demande comment cet accord s’est formé. Beaucoup de ces auteurs, dit-elle, veulent seulement montrer qu’ils ont beaucoup lu. Ils reprennent ce qu’ils ont trouvé dans les livres et répètent ce qui avait déjà été dit. Leur accord ne prouve donc rien sur les femmes. Il prouve qu’un même texte a beaucoup circulé.
Le petit poème qu’elle vient de refermer en fournit la preuve. Elle le tient pour nul, et il dit pourtant exactement ce que disent les grands auteurs. Cette coïncidence en apprend plus sur la copie que sur les femmes.
L’école qui n’existait pas
Le livre passe alors à ce que les femmes peuvent faire, et son argument le plus connu se trouve là.
Personne ne conteste, au XVᵉ siècle, qu’il y ait peu de femmes savantes. Deux explications s’affrontent. Ou bien elles en sont incapables par nature. Ou bien on ne les envoie pas à l’école. Christine soutient que la seconde suffit, et elle écrit que si l’usage était de mettre les petites filles à l’école, elles apprendraient aussi bien que les garçons.
L’énoncé porte sur un monde qui n’existe pas, et aucun exemple ne peut donc le vérifier. Les exemples servent à autre chose. Ils écartent l’autre explication, puisqu’une aptitude qui s’exerce une seule fois reste une aptitude. C’est à quoi servent les dizaines de femmes savantes, guerrières ou inventrices que le livre convoque. Chacune d’elles contredit une phrase commençant par « toutes les femmes ».
Le même passage contient un détail moins confortable. Le père de Christine, savant, était favorable à ce que sa fille étudie. C’est sa mère qui s’y opposait, voulant la voir filer la laine comme les autres filles.
Les tribunaux restent fermés
L’égalité que défend le livre a des limites, et elles sont dans le texte.
Christine demande pourquoi les femmes ne siègent pas dans les tribunaux. La réponse qu’elle met dans la bouche de son personnage n’invoque aucune incapacité. Elle invoque une répartition des rôles voulue par Dieu, chaque sexe ayant reçu ce qui convient à sa tâche. L’argument de l’usage, si efficace pour l’école, n’est pas appliqué ici.
La dernière page va dans le même sens. Elle conseille à la femme dont le mari est mauvais de le supporter et d’essayer de le ramener à la raison.
Le poème latin qui avait tout déclenché, lui, a disparu. On le croyait perdu, et c’est dans une bibliothèque universitaire des Pays-Bas qu’on en a retrouvé une copie, en 1888.
La version complète donne la phrase exacte sur l’école des filles, l’histoire de la fille qui faisait cours derrière un rideau, et le désaccord qui oppose les spécialistes depuis 1987 sur un seul mot.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Christine de Pizan, *Le Livre de la Cité des dames*, I, 1 (le volume prêté, l’accord des auteurs, le jugement d’autrui préféré à l’observation) – éd. bilingue par Anne Paupert et Claire Le Ninan, Paris, 2023, 872 p., d’après le dernier manuscrit réalisé sous la supervision de l’autrice Champion
- Christine de Pizan, *Le Livre de la Cité des dames*, I, 8 (les causes de la médisance, dont les auteurs qui répètent ce qu’ils ont lu) et I, 11 (pourquoi les femmes ne siègent pas dans les cours de justice, réponse par les offices)
- Christine de Pizan, *Le Livre de la Cité des dames*, I, 27, « Si la coustume estoit de mettre les petites filles a l’escole »
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Sources primaires (suite)
- Christine de Pizan, *Le Livre de la Cité des dames*, I, 33 à 38 (Minerve, Cérès, Isis, et le bien qu’elles ont apporté au genre humain)
- Christine de Pizan, *Le Livre de la Cité des dames*, II, 25, 36 et 47 (le secret, l’éducation des femmes avec Novella d’Andrea, la constance)
- Christine de Pizan, *Le Livre de la Cité des dames*, III, 19, rubrique « Parle Cristine aux dames » adresse finale et consigne aux femmes mal mariées
- Christine de Pizan, *La Città delle dame*, édition du moyen français par Earl Jeffrey Richards, traduction et notes de Patrizia Caraffi, Milan-Trente, 1997, 2ᵉ éd. 1998, 526 p., texte original en regard Luni
- Christine de Pizan, *La Cité des dames*, traduction de Thérèse Moreau et Éric Hicks, Paris, 1986 Stock
- Maureen Cheney Curnow, *The Livre de la Cité des Dames by Christine de Pisan. A Critical Edition*, thèse, Vanderbilt University, 1975, 2 vol., d’après Paris, BnF, français 607, le plus ancien témoin, daté de 1407
- Matheus de Boulogne, *Lamentationes Matheoluli*, quatre livres, plus de 5 600 vers, achevés entre le 15 février 1290 et janvier 1291 – éd. Thomas Klein, Stuttgart, 2014, « Quellen und Untersuchungen zur lateinischen Philologie des Mittelalters », 17 Hiersemann
- Jean Le Fèvre de Ressons, *Les Lamentations de Matheolus* (traduction française, vers 1380) et *Le Livre de Leesce* – éd. Anton-Gerard Van Hamel, Paris, 2 vol., 1892 et 1905, texte français et latin des Lamentations au tome I, d’après le manuscrit d’Utrecht retrouvé en 1888 É. Bouillon
- *Le Débat sur le Roman de la Rose*, édition critique, introduction, traductions et notes par Éric Hicks, Paris, 1977 – pièces de 1401-1402, dossier réuni par Christine de Pizan le 1ᵉʳ février 1402, traité de Jean Gerson du 18 mai 1402 Champion
- Boccace, *Des cleres et nobles femmes*, traduction française anonyme du *De mulieribus claris*, colophon daté du 12 septembre 1401 Paris, BnF, français 12420 ; exemplaire de Jean de Berry, BnF, français 598
- Londres, British Library, Harley 4431, dit « manuscrit de la reine », recueil réalisé sous la supervision de Christine de Pizan entre 1410 et 1414 pour Isabeau de Bavière, contenant la *Cité des dames*
- Paris, BnF, français 1179, *La Cité des dames* troisième témoin de l’œuvre et premier à être pourvu d’une illustration
Bibliographie
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- « Te donrai preuve par exemples : statut et fonction des exemples dans Le Livre de la Cité des Dames de Christine de Pizan » Elseneur, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/elseneur/1278
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- « Français 1179. Christine de Pizan, La cité des dames » Archives et manuscrits, Bibliothèque nationale de Francehttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc430272
- « Giovanni Boccaccio, De Claris mulieribus, traduction anonyme en français Livre des femmes nobles et renommees » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84521932/texteBrut
- « Les Lamentations de Matheolus et le Livre de leesce de Jehan le Fèvre, de Resson », éd. A.-G. Van Hamel Internet Archivehttps://archive.org/details/leslamentations00hamegoog
- « Christine de Pizan and the Moral Defence of Women. Reading beyond gender », extrait Cambridge University Presshttps://assets.cambridge.org/97805216/41944/sample/9780521641944wsc00.pdf
- « The Roman de la Rose, Christine de Pizan, and the querelle des femmes » The Cambridge Companion to Medieval Women’s Writing, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/abs/cambridge-companion-to-medieval-womens-writing/roman-de-la-rose-christine-de-pizan-and-the-querelle-des-femmes/2EFEE893E72E92D2E924821B7A8B6DAD
- « Christine de Pizan » Publictionnaire, dictionnaire encyclopédique et critique des publics, Huma-Numhttps://publictionnaire.huma-num.fr/notice/christine-de-pizan/
- « Christine de Pizan » JONAS, Section romane, Institut de recherche et d’histoire des textes, CNRShttps://jonas.irht.cnrs.fr/intervenant/136
- « Boccace et Christine de Pisan : le De claris mulieribus, principale source du Livre de la Cité des Dames » Perséehttps://www.persee.fr/doc/roma_0035-8029_1922_num_48_189_4468
- « Genèses et filiations dans l’œuvre de Christine de Pizan - Bibliographie » Classiques Garnierhttps://classiques-garnier.com/geneses-et-filiations-dans-l-oeuvre-de-christine-de-pizan-bibliographie-en.html?displaymode=full



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