Si les femmes ont des droits, pourquoi les bêtes n’en auraient-elles pas ? La question est posée en 1792, avec une gravité parfaite, par une brochure anonyme imprimée à Londres chez Edward Jeffery, A Vindication of the Rights of Brutes. L’auteur prolonge jusqu’au règne animal deux livres récents, les Droits de l’homme (Rights of Man) de Thomas Paine et la Défense des droits de la femme (A Vindication of the Rights of Woman) de Mary Wollstonecraft, et compte sur le rire du lecteur pour se dispenser de réfuter. Les catalogues des bibliothèques attribuent aujourd’hui la brochure à Thomas Taylor, traducteur de Platon, que Sylvana Tomaselli compte parmi les relations personnelles de Wollstonecraft.
« La maison paternelle vaut mieux »
Wollstonecraft était entrée dans la controverse politique deux ans plus tôt. En novembre 1790, Edmund Burke publie ses Réflexions sur la Révolution de France (Reflections on the Revolution in France), qui s’en prennent au pasteur dissident Richard Price, un ami de Wollstonecraft. À la fin du même mois paraît chez Joseph Johnson une Vindication of the Rights of Men, anonyme, puis signée dans la seconde édition de décembre. On garde ici « défense » pour rendre vindication, comme les traductions françaises de 1792 et de 1976, parce que le mot anglais appartient au vocabulaire du plaidoyer et désigne une cause soutenue devant un juge.
Les 10, 11 et 19 septembre 1791, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, ancien évêque d’Autun, présente à l’Assemblée constituante un rapport sur l’instruction publique. Une section à part y traite de l’éducation des femmes, et conclut que la maison paternelle « vaut mieux » à leur éducation que l’école publique. Wollstonecraft commence son livre ce mois-là. Il sort chez Johnson au début de 1792, dédié à « M. Talleyrand-Périgord, ancien évêque d’Autun », avec une lettre qui l’invite à reprendre la question. En février, Talleyrand vient en mission à Londres, et elle le rencontre entre les deux éditions de l’année.
Derrière le rapport se tient un autre auteur, celui que la Défense cite le plus longuement. Au livre V d’Émile ou De l’éducation, paru en 1762 sous l’adresse d’Amsterdam chez Jean Néaulme, Rousseau donne une compagne à son élève et pose le principe en une ligne, « Sophie doit être femme comme Émile est homme ». La thèse mérite d’être prise dans sa version la plus forte, car elle ne repose sur aucune infériorité de l’esprit féminin. Dans l’union des sexes, explique Rousseau, chacun concourt également à l’objet commun, chacun à sa manière ; l’homme et la femme ont partout des rapports et partout des différences, et ce partage montre à ses yeux la vanité des disputes sur la préférence ou l’égalité des sexes. Une destination différente appelle une éducation différente. D’où la formule la plus souvent citée du livre, « ainsi toute l’éducation des femmes doit être relative aux hommes », suivie d’une liste de devoirs qui va de leur plaire et leur être utiles jusqu’à les consoler et leur rendre la vie agréable et douce. Rousseau soutient que les femmes valent autrement, qu’elles gouvernent par d’autres moyens, et qu’on leur nuirait en les élevant comme des garçons. Le chapitre V de la Défense recopie ces pages par longs extraits pour les discuter.
Si les femmes sont par nature inférieures
Le premier chapitre commence par des questions posées comme des axiomes. Wollstonecraft demande en quoi consiste la prééminence de l’homme sur la création animale et répond in Reason, dans la raison, aussi évidemment qu’une moitié est plus petite que le tout. Ce qui élève un être au-dessus d’un autre, c’est la vertu ; les passions ont été données pour qu’en luttant contre elles l’homme acquière une connaissance refusée aux bêtes. Les droits suivent donc la raison, et la vertu ne mérite son nom que si elle procède d’un jugement.
Les extraits anglais sont traduits par la rédaction, la version française de référence étant celle de Marie-Françoise Cachin.
Le chapitre II tire de ces prémisses une conséquence que l’adversaire ne peut esquiver, parce qu’elle commence par lui accorder ce qu’il affirme. Admettons, écrit-elle en substance, que les femmes soient par nature inférieures aux hommes. Leurs vertus doivent alors être the same in quality, if not in degree, les mêmes en qualité sinon en degré, sans quoi la vertu devient une idée relative, et leur conduite doit reposer sur les mêmes principes et viser la même fin. Une vertu féminine faite de douceur et d’obéissance serait une vertu qui change avec le sexe de celui qui l’exerce, autrement dit une convention qui usurpe le nom de vertu. Si l’expérience montrait que les femmes ne peuvent atteindre la même force d’esprit, la même persévérance, la même fermeté, que leurs vertus soient au moins the same in kind, de même espèce. Wollstonecraft accepte de perdre sur le degré pour gagner sur la nature de la vertu, et ce gain suffit, puisqu’une éducation se règle sur la nature de ce qu’elle doit former.
Dès l’introduction, elle concède aux hommes la supériorité physique, qu’elle salue même comme une noble prérogative. Au chapitre IV, elle cite une phrase qu’elle attribue à Rousseau, « élevez les femmes comme les hommes, et plus elles ressembleront à notre sexe, moins elles auront de pouvoir sur nous », et répond que c’est exactement son but, I do not wish them to have power over men ; but over themselves, aucun pouvoir sur les hommes, seulement sur elles-mêmes. D’où la proposition, que le livre détaille, d’écoles où garçons et filles seraient instruits ensemble.
Minor virtues
Une difficulté de preuve demeure, car on ne peut pas élever une fille comme un garçon pour voir ce qu’elle deviendrait. Au chapitre II, Wollstonecraft prend l’exemple des militaires, lancés dans le monde avant que leur esprit ait été garni de connaissances ou affermi par des principes. Ils y ramassent un savoir puisé dans le courant boueux de la conversation, comme elles. Soldiers, as well as women, practice the minor virtues with punctilious politeness, les soldats pratiquent comme les femmes les petites vertus avec une politesse pointilleuse. Elle demande alors où est la différence des sexes quand l’éducation a été la même.
Le raisonnement a la forme d’une expérience comparative. Deux groupes que sépare le sexe reçoivent une formation semblable et présentent les mêmes traits, un savoir de surface et une politesse tatillonne ; si les traits suivent la formation sans tenir compte du sexe, la formation suffit à les expliquer. Le lecteur peut refaire l’épreuve sur n’importe quel milieu dont on attend d’abord qu’il plaise et qu’il obéisse, une cour ou une antichambre, et chercher si les défauts qu’on dit féminins s’y retrouvent chez des hommes.
On peut se demander si la comparaison prouve autant qu’elle le voudrait, puisque officiers et jeunes filles diffèrent par bien autre chose que le sexe. Wollstonecraft a vu l’écart. Toute la différence qu’elle discerne, écrit-elle, vient de l’avantage supérieur de la liberté, qui permet aux premiers de voir davantage la vie, et cette différence-là tient aux institutions. Il faudrait encore établir que la liberté de voir le monde élargit le savoir sans modifier la qualité du jugement, et la page s’arrête avant.
Une étiquette forgée en 1872
Le titre de première a servi plusieurs fois, et pour plusieurs femmes. En 1673, François Poulain de la Barre fait paraître à Paris, sans nom d’auteur, De l’égalité des deux sexes, discours « physique et moral » où il applique les règles cartésiennes au préjugé de l’infériorité des femmes ; son nom ne figure sur la page de titre qu’à partir de 1690. En 1706, la troisième édition des Reflections upon Marriage de Mary Astell s’augmente d’une préface qui demande comment, si tous les hommes naissent libres, toutes les femmes peuvent naître esclaves. Catharine Macaulay publie en 1790 des Letters on Education dont Tomaselli souligne l’influence sur la pédagogie de Wollstonecraft, et Olympe de Gouges, en 1791, sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Deux livres consacrés à Astell paraissent en 1986. Bridget Hill intitule son anthologie The First English Feminist, la première féministe anglaise, quand Ruth Perry sous-titre sa biographie An Early English Feminist, une féministe anglaise des premiers temps. Le même titre de première féministe anglaise avait été décerné à Wollstonecraft par les universitaires du XXᵉ siècle, surtout après l’essor du féminisme anglo-saxon des années 1960.
Le mot, lui, n’existait pas encore. Le terme « féministe » apparaît en 1872 sous la plume d’Alexandre Dumas fils, dans L’Homme-femme, avec une valeur péjorative (« Les féministes, passez-moi ce néologisme »), et Hubertine Auclert le revendique dans une lettre au préfet de la Seine que publie La Citoyenne en septembre 1882. Karen Offen, qui a reconstitué cette chronologie en 1987, relève que l’attribution courante du mot « féminisme » à Charles Fourier n’a jamais été adossée à un passage de ses écrits. Appeler Wollstonecraft féministe, ou Astell, revient à les classer après coup avec un mot du XIXᵉ siècle.
La première traduction française, parue dès 1792 à Paris chez Buisson et à Lyon chez Bruyset frères, ne porte aucun nom de traducteur. Laura Kirkley parle d’un traducteur, au masculin. En 2021, Isabelle Bour propose le nom de Félicité Brissot de Warville, épouse du chef girondin, en rapprochant deux notes, qui disent l’impatience d’une femme cantonnée au foyer, de sa correspondance. La lettre ministérielle de 1799 qui accorde à la veuve Brissot un secours pour ses traductions ne cite pas celle-ci, et aucun document d’archive ne permet, à ce jour, de confirmer l’attribution ou de l’écarter.
Les lectures savantes divergent sur la singularité de la Défense. Barbara Taylor, en 2003, la rattache à l’utopisme des Lumières radicales britanniques, enraciné dans le protestantisme dissident, et n’emploie le mot féministe qu’avec précaution. Tomaselli y lit l’œuvre d’une philosophe morale et politique des Lumières, qui pense la condition des femmes dans une civilisation gouvernée par l’acquisition et la consommation. Toutes deux le lisent comme un livre de 1792, écrit dans la langue des droits.
Trop proche des hommes, trop dure pour les femmes
La parodie de Thomas Taylor visait juste. La Défense repose sur la ligne que sa première page trace entre l’humain et la bête, puisque la raison y fonde les droits. Taylor fait mine de déplacer la ligne. Son ironie ne porte que si l’on accorde que la raison ne sépare rien, ce que le chapitre I conteste d’avance. Cent quatre-vingt-trois ans plus tard, Peter Singer ouvre le premier chapitre d’Animal Liberation sur cette brochure, en prenant au sérieux la conclusion que Taylor tenait pour absurde.
Une deuxième objection vient des héritières. En 1994, dans Feminist Studies, Susan Gubar relève la dureté avec laquelle la Défense décrit les femmes de son temps et parle de « misogynie féministe » : pour arracher les femmes à la féminité, l’autrice s’en désolidarise au point de mépriser celles qu’elle défend. Gubar tient pourtant le livre pour le texte fondateur du féminisme de langue anglaise. Barbara Taylor lui répond en 1999 dans Constellations en posant la question que Gubar, selon elle, néglige, celle de savoir ce qu’on appelle au juste misogynie, et en distinguant l’hostilité aux femmes de l’hostilité à ce que leur éducation a fait d’elles.
L’objection la plus tenace est celle que Carole Pateman a baptisée « dilemme de Wollstonecraft », dans The Disorder of Women, en 1989. Réclamer l’égalité revient à demander pour les femmes une citoyenneté taillée sur le modèle masculin, celui de l’individu indépendant qui porte les armes et gagne sa vie ; réclamer la reconnaissance de ce que les femmes apportent de propre, la maternité d’abord, revient à s’appuyer sur la catégorie même au nom de laquelle on les tenait hors de la cité. Selon Pateman, aucune des deux voies n’échappe à une définition de la citoyenneté construite par et pour les hommes.
Les deux branches se lisent dans un même paragraphe du chapitre IX. Wollstonecraft y écrit que les femmes de condition ordinaire sont appelées par la religion et la raison aux devoirs d’épouses et de mères, puis glisse une idée dont elle prévoit qu’elle fera rire, I really think that women ought to have representatives, les femmes devraient avoir des représentants au lieu d’être gouvernées arbitrairement, sans aucune part directe aux délibérations.
Elle promet d’y revenir plus tard.
Le second volume annoncé n’a jamais paru. En 1798, Godwin publie parmi les œuvres posthumes des Hints destinés à cette seconde partie, et Sandrine Bergès relève en 2016, à propos de la maternité, une contradiction qu’elle juge toujours pertinente pour le féminisme. La question reste ouverte de savoir si les deux phrases voisines du chapitre IX se contredisent, comme le soutient Pateman, ou si Wollstonecraft voyait déjà dans la mère plus raisonnable, selon une formule du même livre, une meilleure citoyenne.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise la querelle ouverte par Burke en 1790, à laquelle Paine et Wollstonecraft répondent chacun à leur manière, et l’Émile de Rousseau, dont le livre V a nourri les débats révolutionnaires sur l’éducation des filles. Il rejoint aussi Poulain de la Barre et le cartésianisme appliqué à l’égalité des sexes, Christine de Pizan et l’argument d’autorité, ainsi que Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir, où la part de la nature et celle de l’éducation reviennent au centre de l’argument.
On présente souvent Mary Wollstonecraft comme la toute première philosophe féministe. Cette Anglaise fait paraître à Londres, en 1792, un livre resté célèbre, la Défense des droits de la femme. Elle y réclame pour les filles la même éducation que pour les garçons. Son titre de pionnière, lui, se discute bien davantage qu’on ne l’imagine.
Une réponse à un projet français
Tout part d’un plan d’école venu de Paris. En septembre 1791, un ancien évêque présente aux élus français une grande réforme de l’instruction publique. Cet homme s’appelle Talleyrand. Pour les filles, il juge que la maison familiale vaut mieux que l’école.
Wollstonecraft se met aussitôt à écrire. Son livre sort quelques mois plus tard, avec en tête une lettre adressée à Talleyrand. Elle l’y prie de revoir sa position. Les deux se croisent même à Londres peu après.
Derrière Talleyrand, elle vise surtout Rousseau. Dans son grand livre sur l’éducation, paru en 1762, l’écrivain imagine la compagne idéale de son élève, une jeune fille nommée Sophie. Selon lui, tout ce qu’on enseigne aux filles doit servir les hommes, leur plaire et leur être utile. Rousseau ne les juge pas moins intelligentes. À ses yeux, chaque sexe a simplement sa place et son rôle.
Des officiers mal instruits
Wollstonecraft part d’une idée simple. L’être humain se distingue de l’animal parce qu’il raisonne. Une bonne conduite n’a donc de valeur que si elle naît de ce raisonnement. On appelle alors cette conduite réfléchie la vertu.
Elle fait ensuite une concession surprenante. Admettons, dit-elle, que les femmes soient plus faibles d’esprit. Leur vertu devra quand même être de la même sorte que celle des hommes. Sinon, la vertu changerait selon le sexe et ne voudrait plus rien dire.
Il lui faut encore une preuve. Personne ne peut faire grandir une enfant à la manière d’un garçon, pour observer le résultat. Wollstonecraft observe donc des hommes placés dans la même situation, les militaires. Envoyés très tôt dans le monde, ils découvrent les usages du monde avant d’avoir appris grand-chose. Ils deviennent polis et superficiels, exactement comme les jeunes filles.
Entre eux, elle ne voit qu’un seul écart. Les officiers sont plus libres de voir le monde. On peut douter que la comparaison suffise, car ces deux groupes diffèrent sur bien d’autres points. Son livre ne règle pas cette question.
D’autres voix avant elle
Wollstonecraft n’est pas la première à défendre l’égalité des sexes. Dès 1673, un philosophe français, Poulain de la Barre, publie un livre sur ce sujet sans le signer. Il y applique les règles de Descartes, qui invite à se défaire des préjugés.
Une Anglaise, Mary Astell, pose ensuite une question restée fameuse. Pourquoi, demande-t-elle, les hommes naîtraient-ils libres et les femmes esclaves ? Elle l’écrit en tête d’un de ses livres, réédité en 1706.
Le mot lui-même arrive bien plus tard. Le terme « féministe » n’apparaît en France qu’en 1872, et d’abord pour se moquer. Qualifier Wollstonecraft de féministe revient donc à lui prêter une étiquette qu’elle n’a jamais connue. Les spécialistes eux-mêmes hésitent à désigner une seule pionnière.
Deux phrases côte à côte
Son livre contient une tension que les lecteurs discutent toujours. Dans un même passage, Wollstonecraft écrit que la plupart des femmes sont appelées à devenir épouses et mères. Quelques lignes plus loin, elle réclame pour elles des représentants au gouvernement. Elle devine que l’idée fera rire et promet d’y revenir.
La chercheuse Carole Pateman voit là un piège. Si les femmes demandent l’égalité, elles doivent ressembler au citoyen masculin. Si elles mettent en avant la maternité, elles retrouvent le rôle qui les écartait de la vie publique. La question reste pourtant ouverte. Wollstonecraft voyait peut-être déjà dans une mère instruite une meilleure citoyenne.
La suite promise n’a jamais vu le jour. Du second volume annoncé, il ne subsiste que des notes, publiées après la mort de l’autrice.
La version complète raconte la parodie parue l’année même, qui réclamait des droits pour les bêtes, et l’enquête sur la femme qui aurait traduit le livre en français dès 1792.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Mary Wollstonecraft, *A Vindication of the Rights of Woman, with Strictures on Political and Moral Subjects*, Londres, Joseph Johnson, 1792, deux éditions la même année : dédicace à Talleyrand ; introduction (supériorité physique concédée) ; chap. I (raison, vertu, connaissance) ; chap. II (vertus « the same in quality, if not in degree », exemple des militaires) ; chap. IV (« power over themselves ») ; chap. V (extraits de l’*Émile*) ; chap. IX (devoirs d’épouses et de mères, « women ought to have representatives ») texte anglais consulté dans l’édition hypertexte de l’Université de Pennsylvanie
- Mary Wollstonecraft, *Défense des droits de la femme*, traduction de Marie-Françoise Cachin, Paris, 1976 ; rééd. Payot & Rivages, 2005 Payot
- *Défense des droits des femmes, suivie de quelques considérations sur des sujets politiques et moraux*, Paris, Buisson ; Lyon, Bruyset frères, 1792 traduction anonyme de la première édition, dédicace comprise, attribuée par Isabelle Bour à Félicité Brissot de Warville
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Sources primaires (suite)
- Mary Wollstonecraft, *A Vindication of the Rights of Men, in a Letter to the Right Honourable Edmund Burke*, Londres, Joseph Johnson, 1790 anonyme en novembre, signée dans la seconde édition de décembre
- Mary Wollstonecraft, « Hints », dans *Posthumous Works of the Author of a Vindication of the Rights of Woman*, éd. William Godwin, Londres, Joseph Johnson, 1798 notes destinées à la seconde partie de la *Vindication*
- Edmund Burke, *Reflections on the Revolution in France*, Londres, novembre 1790 attaque contre le sermon de Richard Price
- Thomas Paine, *Rights of Man*, Londres, 1791-1792
- Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, *Rapport sur l’instruction publique*, Assemblée nationale constituante, 10, 11 et 19 septembre 1791, section « Éducation des femmes »
- Jean-Jacques Rousseau, *Émile ou De l’éducation*, Amsterdam, Jean Néaulme, 1762, livre V (« Sophie doit être femme comme Émile est homme » ; « toute l’éducation des femmes doit être relative aux hommes ») exemplaire numérisé de l’Université d’Ottawa, tome IV
- [Thomas Taylor], *A Vindication of the Rights of Brutes*, Londres, Edward Jeffery, 1792 ; fac-similé avec une introduction de Louise Schutz Boas, Gainesville, 1966 Scholars’ Facsimiles & Reprints
- François Poulain de la Barre, *De l’égalité des deux sexes. Discours physique et moral où l’on voit l’importance de se défaire des préjugés*, Paris, 1673 paru sans nom d’auteur, nom porté sur la page de titre à partir de 1690
- Mary Astell, *Reflections upon Marriage*, troisième édition, Londres, 1706, préface
- Catharine Macaulay, *Letters on Education*, Londres, 1790
- Olympe de Gouges, *Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne*, Paris, 1791
- Alexandre Dumas fils, *L’Homme-femme*, Paris, 1872 première occurrence de « féministe »
- Hubertine Auclert, lettre au préfet de la Seine, *La Citoyenne*, n° 64, 4 septembre-1ᵉʳ octobre 1882, p. 1
- Peter Singer, *Animal Liberation*, New York, 1975, chap. 1
Bibliographie
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- Janet Todd et Marilyn Butler (éd.), *The Works of Mary Wollstonecraft*, 7 vol., Londres, 1989, note liminaire à la *Vindication of the Rights of Woman* (rencontre avec Talleyrand entre les deux éditions) Pickering & Chatto
- Barbara Taylor, *Mary Wollstonecraft and the Feminist Imagination*, Cambridge, 2003 Cambridge University Press
- Barbara Taylor, « Misogyny and Feminism : The Case of Mary Wollstonecraft », *Constellations* 6 (4), 1999, p. 499 et suiv. Blackwell
- Susan Gubar, « Feminist Misogyny : Mary Wollstonecraft and the Paradox of “It Takes One to Know One” », *Feminist Studies* 20 (3), 1994, p. 453-473 Feminist Studies
- Carole Pateman, *The Disorder of Women : Democracy, Feminism and Political Theory*, Cambridge, 1989 Polity Press
- Sandrine Bergès et Alan Coffee (dir.), *The Social and Political Philosophy of Mary Wollstonecraft*, Oxford, 2016 Oxford University Press
- Karen Offen, « Sur l’origine des mots “féminisme” et “féministe” », *Revue d’histoire moderne et contemporaine* 34 (3), 1987, p. 492-496, DOI 10,3406/rhmc.1987,1421 Perséehttps://doi.org/10.3406/rhmc.1987.1421
- Bridget Hill (éd.), *The First English Feminist : Reflections upon Marriage and Other Writings by Mary Astell*, New York, 1986 St. Martin’s Press
- Ruth Perry, *The Celebrated Mary Astell : An Early English Feminist*, Chicago, 1986 University of Chicago Press
- Isabelle Bour, « Who translated into French and annotated Mary Wollstonecraft’s Vindication of the Rights of Woman ? », *History of European Ideas*, mis en ligne en janvier 2021 Taylor & Francis
Sources en ligne
- « Mary Wollstonecraft (Stanford Encyclopedia of Philosophy/Winter 2020 Edition) » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/archives/win2020/entries/wollstonecraft/
- « François Poulain de la Barre » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/archives/spr2014/entries/francois-barre/
- *A Vindication of the Rights of Woman*, chap. I édition hypertexte, University of Pennsylvaniahttps://knarf.english.upenn.edu/Wollston/vind0101.html
- *A Vindication of the Rights of Woman*, chap. II, vertus des deux sexes édition hypertexte, University of Pennsylvaniahttps://knarf.english.upenn.edu/Wollston/vind0215.html
- *A Vindication of the Rights of Woman*, chap. II, exemple des militaires édition hypertexte, University of Pennsylvaniahttps://knarf.english.upenn.edu/Wollston/vind0211.html
- *A Vindication of the Rights of Woman*, chap. IV édition hypertexte, University of Pennsylvaniahttps://knarf.english.upenn.edu/Wollston/vind0422.html
- *A Vindication of the Rights of Woman*, chap. IX édition hypertexte, University of Pennsylvaniahttps://knarf.english.upenn.edu/Wollston/vind0912.html
- « Défense des droits des femmes, suivie de quelques considérations sur des sujets politiques et moraux. Ouvrage traduit de l’anglais de Mary Wollstonecraft et dédié à M. l’ancien évêque d’Autun » Radical Translationshttps://radicaltranslations.org/database/resources/3781/
- « Feminism in translation : Re-writing the Rights of Women » (Laura Kirkley) Newcastle University ePrintshttps://eprints.ncl.ac.uk/194604
- « Rapport sur l’Instruction Publique, les 10, 11 et 19 Septembre 1791 » Project Gutenberghttps://gutenberg.org/ebooks/26336.epub.noimages
- « Émile ou de l’éducation », tome quatrième, Amsterdam, Jean Néaulme, 1762 Internet Archive, Université d’Ottawahttps://www.archive.org/download/ff1762emileoudel04rous/ff1762emileoudel04rous_bw.pdf
- « A vindication of the rights of brutes (1792) » HathiTrust Digital Libraryhttps://catalog.hathitrust.org/Record/001388871
- « On the French origin of the words feminism and feminist » (Karen Offen, *Feminist Issues* 8, 1988) Springerhttps://link.springer.com/article/10.1007/BF02685596
- « Féministes avant l’heure » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/accueil/fr/html/feministes-avant-lheure?mode=desktop
- « Présentation. À la recherche d’un journal disparu » (Hubertine Auclert, *Journal d’une suffragiste*, éd. Nicole Cadène) Cairnhttps://shs.cairn.info/journal-d-une-suffragiste--9782072901546-page-11?lang=fr&tab=premieres-lignes
- « The first English feminist : reflections upon marriage and other writings » Penn Libraries, University of Pennsylvaniahttps://find.library.upenn.edu/catalog/991569073503681
- « Mary Astell » Orlando, Cambridge University Presshttps://orlando.cambridge.org/index.php/profiles/astema
- « Prefatory Note » (Janet Todd, Marilyn Butler, Emma Rees-Mogg) Taylor & Francishttps://www.taylorfrancis.com/books/9780429349348/chapters/10.4324/9780429349348-6
- « vol 20 - 1994 » Feminist Studieshttps://feministstudies.org/issues/vol-20-29/20-3.html

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