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Les Toltèques : le mythe de Tula et soixante-huit dates au carbone

Karen Rojo Martínez / Wikimedia Commons
9 min de lecture34 sources vérifiées
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Le manuscrit qui porte le récit le plus complet de Tollan a disparu. Il figurait sous le numéro 159 de la Colección Antigua, à la bibliothèque du Musée national de Mexico, où il était entré en 1880. En 1946 il n’y était plus, et personne ne l’a revu depuis. On le travaille sur les photographies qu’en avait prises Primo Feliciano Velázquez l’année précédente, et sur une copie de la fin du XVIIIᵉ siècle conservée à la Bibliothèque nationale de France. Rien de tout cela n’a été écrit par un Toltèque.

Tollan est un nom que plusieurs villes ont porté

Le mot vient du nahuatl. Tollan désigne le lieu des joncs, et toltecatl celui qui en vient. Le livre X du Codex de Florence, achevé en 1577 par Bernardino de Sahagún et ses collaborateurs nahuas, conservé sous la cote Med. Palat. 218-220 à la Biblioteca Medicea Laurenziana, décrit des gens à qui rien n’était difficile : ils taillaient la pierre précieuse, travaillaient la plume, connaissaient le compte des années. Le gentilé a fini par changer de sens, et toltecatl en vient à désigner l’artisan accompli.

Le nom de la ville ne renvoie pas davantage à un seul site. Les sources coloniales l’appliquent à Teotihuacan, à Cholula, à Tenochtitlan. Alfredo López Austin et Leonardo López Luján en ont tiré en 1999 un modèle où Tollan désigne une qualité qu’une capitale revendique pour faire reconnaître sa légitimité, dans un système hégémonique né au VIIᵉ siècle. Une capitale se réclame de Tollan comme un prince se réclame d’un titre de noblesse.

Les textes eux-mêmes ont une origine datable, et souvent un but précis. L’Historia Tolteca-Chichimeca, cinquante feuillets de papier européen de 30 sur 22 centimètres conservés à la Bibliothèque nationale de France sous la cote Mexicain 46-58, a été composée au milieu du XVIᵉ siècle à Cuauhtinchan et produite devant les autorités espagnoles dans un litige de terres contre le village voisin de Tepeaca, ouvert en 1533. Le passé toltèque y sert d’abord un contentieux foncier entre deux communautés.

Un congrès de 1941 tranche

Désiré Charnay, qui a travaillé à Tula pendant sa campagne mexicaine de 1880-1882, publie en 1885 chez Hachette un volume accompagné d’une planche dépliante en couleurs intitulée « Carte des migrations toltèques ». Le premier, il rapproche l’architecture de Tula de celle de Chichén Itzá, et en conclut à une conquête militaire toltèque du Yucatán conduite par Kukulcán.

Dans les années 1920, plusieurs auteurs plaçaient encore la Tollan des sources à Teotihuacan.

En juillet 1941, au château de Chapultepec, la Société mexicaine d’anthropologie tient sa première table ronde, sur le thème « Tula et les Toltèques ». Wigberto Jiménez Moreno y expose cinq pages d’argumentation ethnohistorique. La thèse l’emporte, et le Journal de la Société des Américanistes écrira quatorze ans plus tard qu’elle a triomphé là. Jorge R. Acosta avait ouvert le chantier un an plus tôt. La première chronologie céramique de Tula, celle qu’il tire de ses tranchées et qui place la ville entre 900 et 1200, vient après l’identification. Pendant soixante-dix ans, la datation du site reposera pour l’essentiel sur des comparaisons de tessons.

Quatre géants remontés en 1960

Acosta a mené treize campagnes à Tula, publié un rapport illustré pour chacune et une synthèse en 1956-1957, jamais de rapport final. C’est au cours de la campagne de 1941 qu’il dégage, dans une tranchée à l’arrière de la pyramide B, quatre statues de basalte fragmentées et dispersées. Chacune mesure 4,60 mètres et pèse environ 8,5 tonnes. Chacune est faite de quatre sections assemblées par caja y espiga, tenon et mortaise, une jonction qu’on distingue à peine sur la pierre. L’assemblage définitif et le redressement au sommet de la pyramide n’auront lieu qu’en 1960, dix-neuf ans plus tard.

Elles ont gardé des restes de polychromie, jaune, bleu, blanc et rouge. Elles portent un propulseur, des dards, un couteau de silex, une calebasse à copal. Ces attributs ont fait identifier le sanctuaire qu’elles soutenaient comme un temple de Quetzalcoatl sous sa forme de Vénus, Tlahuizcalpantecuhtli, le seigneur de l’aube, et la silhouette la plus reproduite de l’archéologie mésoaméricaine date donc de 1960.

Les atlantes n’ont pas été copiés à Tenochtitlan, alors que les Aztèques y ont reproduit presque tout le reste du répertoire sculpté de Tula. Les auteurs de la révision de 2021 supposent qu’ils étaient déjà enfouis dans leur tranchée quand les Aztèques ont commencé à fréquenter le site.

La ville que la céramique datait mal

En 2021, Ancient Mesoamerica consacre une livraison entière à Tula. Dan Healan, Robert Cobean et Robert Bowsher y publient une révision de la chronologie appuyée sur soixante-huit datations au radiocarbone, obtenues par quatre laboratoires en plus de cinquante ans, et sur sept datations archéomagnétiques, prélevées dans treize localités de la ville antique. Trois résultats déplacent des certitudes anciennes. Le premier habitat, qu’on appelait phase Prado et qu’on rebaptise Corral ancien, recule vers 400 : deux des trois dates les plus hautes viennent de niveaux posés directement sur le tepetate, la croûte calcaire qui sert de substrat local, sous la place de Tula Chico, et l’une d’elles a été obtenue sur un épi de maïs carbonisé. Tula est donc habitée pendant que Teotihuacan domine encore la région et que le réseau de sites qui en dépend occupe la plaine alluviale voisine. Deuxième déplacement, la phase La Mesa, qu’on croyait antérieure à Tula Chico, disparaît du tableau, ses sites étant reversés dans le Corral ancien. Troisième déplacement, le plus lourd de conséquences, l’ensemble monumental de Tula Grande n’existe pas avant la phase Corral terminale. Sous la Plate-forme nord, à près de sept mètres de profondeur, une cuvette remplie de tessons, de cendre et de charbon a livré une date de probabilité médiane 868, qui donne un terminus post quem à toute la construction monumentale du côté nord de la grande place.

La phase Tollan couvre l’apogée. La ville s’étend alors sur seize kilomètres carrés au moins, la limite entre Tollan ancien et Tollan récent est fixée à 1050, et la fin est placée vers 1150. Les mesures archéomagnétiques prises sur des stucs et des adobes brûlés de l’Edificio 3, le Palacio Quemado, donnent la destruction par le feu aux environs de 1140 pour l’une et de 1175 pour cinq autres. Une chronologie dendrochronologique construite sur soixante-quatorze carottes prélevées dans trente ahuehuetes de la barranca de Amealco, au Querétaro, enregistre une sécheresse sévère et continue entre 1149 et 1167.

Trois dates ne rentrent pas.

Prises sur des poutres logées dans le cœur de piliers maçonnés, elles sortent deux à trois siècles trop vieilles. Les auteurs hésitent entre l’équarrissage, qui fait dater le cœur de l’arbre plutôt que son abattage, et le remploi de bois récupérés sur les bâtiments de Tula Chico, ce qui supposerait qu’on a démonté l’ancien centre cérémoniel pour bâtir le nouveau.

La plupart de ces fouilles sont des opérations de sauvetage, décidées par des travaux publics. Le terrain du musée de site avait été retenu parce que le matériel de surface y était rare au point qu’on n’attendait rien dessous ; il recouvrait un quartier serré, d’où sont sortis un miroir d’obsidienne poli et les premiers objets d’or signalés à Tula. Le panneau de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire, lui, date encore la phase Tollan de 950 à 1200. Des deux étiquettes, la plus récente mérite la préférence, parce qu’elle repose sur des mesures et l’autre sur une typologie céramique.

Aucun témoin écrit du vivant de la ville

Susan Gillespie a formulé l’objection de fond en 2007, dans le volume collectif Twin Tollans. Aucun des textes dont on tire l’histoire toltèque n’a été écrit pendant la période où Tula et Chichén Itzá auraient été en relation. Tous sont postérieurs, tous sont alphabétiques, tous ont été couchés par écrit dans un cadre colonial. Dans un livre de 1989, la même chercheuse montrait que le passé toltèque fonctionne comme un titre de légitimité pour la dynastie mexica. Michael Smith, dans le même volume, prenait un exemple concret. Les sources aztèques font des Toltèques des orfèvres hors pair, et Tula ne livrait presque aucun métal. L’argument a perdu de sa force en 2021, quand la livraison d’Ancient Mesoamerica a signalé les premiers objets d’or trouvés dans la ville.

Le camp qui maintient une histoire toltèque a son meilleur représentant en Michel Graulich. Dans un article de 2002, il soutient que la grandeur et la chute de Tollan sont racontées en termes solaires, comme l’histoire du dieu tutélaire des Toltèques, et qu’en dehors de cela on ne possède que des noms de rois, des dates et des conquêtes qui n’apprennent rien de substantiel. Il ne conclut pas à l’inexistence. Il se dit convaincu qu’il y a bien eu un pouvoir toltèque prestigieux et un culte très répandu du Serpent à plumes.

Du côté maya, la chronologie s’est resserrée, au moment même où l’effondrement maya du IXᵉ siècle vide une partie des basses terres. Beniamino Volta et Geoffrey Braswell ont recalibré en 2014 les datations de Chichén Itzá par modélisation bayésienne, en les croisant avec des inscriptions en écriture maya concentrées entre 870 et 897. Keith Jordan a montré deux ans plus tard que des reliefs de figures allongées, de style toltèque caractérisé, existent à Tula Chico dans des contextes antérieurs à leur apparition à Chichén. Quinze cents kilomètres séparent les deux villes, et dans quel sens l’emprunt s’est fait, personne ne le dit aujourd’hui avec certitude.

Le saccage aztèque n’a pas eu lieu

Acosta a écrit en 1956-1957 que Tula avait été rasée par un grand incendie puis livrée à un pillage effréné, qu’on trouvait partout du charbon, de la cendre et du bois à demi brûlé, et que la destruction avait été intentionnelle, œuvre des gens qui fabriquaient la céramique dite Azteca II. La formule a fait le tour des manuels. Ses sondages, pourtant, ne sortaient guère des abords immédiats de Tula Grande. Deux relevés de surface indépendants menés depuis donnent à la céramique Azteca II moins de 1 % du matériel préhispanique identifiable. Hors de l’enceinte monumentale, une seule localité fouillée montre des traces d’incendie. Dans l’Edificio K, le seul bâtiment où une occupation Azteca II soit attestée à l’intérieur, les gravats brûlés avaient été déblayés avant qu’on s’y installe. Sur l’adoratorio du milieu de la place, une cache de neuf vases était posée dans les décombres, donc après l’effondrement. Les auteurs de 2021 en concluent que l’incendie a suivi de près l’abandon de la ville et que rien ne le rattache aux Aztèques. Qui l’a allumé, on l’ignore.

Les fouilles montrent autre chose, et de mieux attesté. Les Aztèques ont fréquenté ces ruines avec obstination. Des sépultures sont déposées un peu partout dans les structures de la phase Tollan ; dans un seul patio, vingt et un corps et dix-neuf jarres. À Tenochtitlan, la Casa de las Águilas reprend une partie de l’Edificio 4 d’assez près pour qu’on y reconnaisse une copie délibérée, ce que López Luján et López Austin appellent un néo-toltéquisme. Devant ce matériel, écrivent les archéologues de Tula, il est difficile de croire que les ruines dont parlaient les Aztèques en disant Tollan se trouvaient ailleurs.

Dans l’enceinte sacrée de Tenochtitlan, les fouilles ont dégagé un chacmool complet, mais privé de sa tête, que López Luján et López Austin tiennent pour une sculpture apportée de Tula. L’objet qui atteste le mieux que les Aztèques traitaient Tula comme leur Tollan a donc été trouvé dans le sous-sol de Mexico, et il lui manque le visage.

Pour aller plus loin

Ce sujet touche au puits sacré de Chichén Itzá, dont la chronologie interne commande une partie du débat, et à l’effondrement maya du IXᵉ siècle, contemporain de la montée de Tula Grande. Il rejoint le Templo Mayor de Tenochtitlan, où les offrandes contiennent des objets venus de Tula, et l’écriture maya, par où passent les dates qui resserrent le dossier yucatèque. Les codex mésoaméricains du fonds mexicain de la Bibliothèque nationale de France portent une part des sources écrites de la Mésoamérique.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Codex Chimalpopoca, contenant les Anales de Cuauhtitlán (p. 1-68) et la Leyenda de los Soles, copie attribuée à Fernando de Alva Ixtlilxóchitl vers 1630, manuscrit disparu dans les années 1940 ; connu par le fac-similé photographique de Primo Feliciano Velázquez (1945) et par une copie de la fin du XVIIIᵉ siècle due à Antonio de León y Gama, conservée à la Bibliothèque nationale de France Archivo Histórico del Museo Nacional de Antropología, Mexico, Colección Antigua n° 159
  2. Historia Tolteca-Chichimeca, Cuauhtinchan, milieu du XVIᵉ siècle, papier européen, cinquante feuillets et une carte peinte, 30 × 22 cm, ex-collections Boturini, Aubin et Goupil Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Mexicain 46-58
  3. Codex de Florence, Historia general de las cosas de Nueva España, Bernardino de Sahagún et ses collaborateurs nahuas, 1575-1577, trois volumes, 1 223 feuillets, texte sur deux colonnes en nahuatl et en espagnol ; le livre X traite des Toltèques Biblioteca Medicea Laurenziana, Florence, Med. Palat. 218-220
Voir les 31 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Atlantes de la pyramide B, basalte, quatre statues de 4,60 m et d’environ 8,5 tonnes, quatre sections assemblées par caja y espiga, restes de polychromie jaune, bleu, blanc et rouge zone archéologique de Tula, Tula de Allende, Hidalgo, INAH, in situ
  2. Edificio 3 de Tula Grande, dit Palacio Quemado : stucs et adobes brûlés prélevés pour datation archéomagnétique zone archéologique de Tula, INAH
  3. Désiré Charnay, Les anciennes villes du Nouveau monde. Voyages d’explorations au Mexique et dans l’Amérique centrale, 1857-1882, Paris, Hachette, 1885, xii-469 p., 214 gravures, 19 cartes ou plans, dont la planche « Carte des migrations toltèques » Bibliothèque nationale de France, exemplaire numérisé sur Gallica
  4. Barranca de Amealco, Querétaro : soixante-quatorze carottes prélevées sur trente ahuehuetes (Taxodium mucronatum), chronologie de 1 238 années série ITRDB MEXI047, NOAA World Data Service for Paleoclimatology

Bibliographie

  1. Dan M. Healan, Robert H. Cobean et Robert T. Bowsher, « Revised Chronology and Settlement History of Tula and the Tula Region », Ancient Mesoamerica 32 (1), 2021, p. 165-186, DOI 10,1017/S095653612000022X Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S095653612000022X
  2. Robert H. Cobean, Dan M. Healan et María Elena Suárez, « Recent Investigations at Tula Chico, Tula, Hidalgo », Ancient Mesoamerica 32 (1), 2021, p. 41-55 Cambridge University Press
  3. Luís Gamboa Cabezas et Dan M. Healan, « Salvage and Rescue Archaeology inside Ancient Tula : Recent Discoveries and Revelations », Ancient Mesoamerica 32 (1), 2021, p. 56-83 Cambridge University Press
  4. Blanca Paredes Gudiño et Dan M. Healan, « Systematic Investigations in the Core and Periphery of Ancient Tula », Ancient Mesoamerica 32 (1), 2021, p. 100-117 Cambridge University Press
  5. Alba Guadalupe Mastache, Robert H. Cobean et Dan M. Healan, Ancient Tollan : Tula and the Toltec Heartland, Boulder, 2002 University Press of Colorado
  6. Wigberto Jiménez Moreno, « Tula y los toltecas según las fuentes históricas », Revista Mexicana de Estudios Antropológicos V (2-3), 1941, p. 79-83 Sociedad Mexicana de Antropología
  7. Jorge R. Acosta, « Interpretación de algunos de los datos obtenidos en Tula relativos a la época tolteca », Revista Mexicana de Estudios Antropológicos 14, 1956-1957, p. 75-110 Sociedad Mexicana de Antropología
  8. Susan D. Gillespie, The Aztec Kings : The Construction of Rulership in Mexica History, Tucson, 1989 University of Arizona Press
  9. Susan D. Gillespie, « Toltecs, Tula, and Chichén Itzá : The Development of an Archaeological Myth », dans Jeff Karl Kowalski et Cynthia Kristan-Graham (dir.), Twin Tollans : Chichén Itzá, Tula, and the Epiclassic to Early Postclassic Mesoamerican World, Washington, 2007, p. 84-127 Dumbarton Oaks
  10. Michael E. Smith, « Tula and Chichén Itzá : Are We Asking the Right Questions ? », dans le même volume, p. 578-617 Dumbarton Oaks
  11. Keith Jordan, « From Tula Chico to Chichén Itzá : Implications of the Epiclassic Sculpture of Tula for the Nature and Timing of Tula-Chichén Contact », Latin American Antiquity 27 (4), 2016, p. 462-478, DOI 10,7183/1045-6635,27,4.462 Society for American Archaeologyhttps://doi.org/10.7183/1045-6635.27.4.462
  12. Beniamino Volta et Geoffrey E. Braswell, « Alternative Narratives and Missing Data : Refining the Chronology of Chichen Itza », dans Geoffrey E. Braswell (dir.), The Maya and Their Central American Neighbors, Londres, 2014, p. 356-402 Routledge
  13. Michel Graulich, « Los reyes de Tollan », Revista Española de Antropología Americana 32, 2002, p. 87-114 Universidad Complutense de Madrid
  14. Alfredo López Austin et Leonardo López Luján, Mito y realidad de Zuyuá. Serpiente Emplumada y las transformaciones mesoamericanas del Clásico al Posclásico, Mexico, 1999, 168 p. El Colegio de México, Fideicomiso Historia de las Américas et Fondo de Cultura Económica
  15. Leonardo López Luján et Alfredo López Austin, « The Mexica in Tula and Tula in Mexico-Tenochtitlan », dans William L. Fash et Leonardo López Luján (dir.), The Art of Urbanism : How Mesoamerican Kingdoms Represented Themselves in Architecture and Imagery, Washington, 2009, p. 384-422 Dumbarton Oaks
  16. David W. Stahle, José Villanueva Díaz, Dorian J. Burnette et alii, « Major Mesoamerican droughts of the past millennium », Geophysical Research Letters 38 (5), 2011, L05703, DOI 10,1029/2010GL046472 American Geophysical Unionhttps://doi.org/10.1029/2010GL046472

Sources en ligne

  1. « Atlantes de Tula : entre el cielo y la memoria tolteca » Instituto Nacional de Antropología e Historiahttps://www.inah.gob.mx/foto-del-dia/atlantes-de-tula-entre-el-cielo-y-la-memoria-tolteca
  2. « Historia Tolteca-Chichimeca » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84559448.image
  3. « Les anciennes villes du Nouveau monde : voyages d’explorations au Mexique et dans l’Amérique centrale / par Désiré Charnay... » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10733803.image
  4. « Il Codice Fiorentino della Biblioteca Medicea Laurenziana » Biblioteca Medicea Laurenzianahttps://www.bmlonline.it/en/il-codice-fiorentino-della-biblioteca-medicea-laurenziana/
  5. « Revised Chronology and Settlement History of Tula and the Tula Region » Ancient Mesoamerica, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/ancient-mesoamerica/article/revised-chronology-and-settlement-history-of-tula-and-the-tula-region/B82102468C38BAF62DB2E2FE72D72D9D
  6. « From Tula Chico to Chichén Itzá : Implications of the Epiclassic Sculpture of Tula for the Nature and Timing of Tula-Chichén Contact » Latin American Antiquity, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/latin-american-antiquity/article/abs/from-tula-chico-to-chichen-itza-implications-of-the-epiclassic-sculpture-of-tula-for-the-nature-and-timing-of-tulachichen-contact/B3DD643B5243372A9D2DC96646D1B8E8
  7. « Los reyes de Tollan » Revista Española de Antropología Americana, Universidad Complutense de Madridhttps://revistas.ucm.es/index.php/REAA/article/view/REAA0202110087A
  8. « Lopez Austin, A. & L. López Luján – Mito y realidad de Zuyua », compte rendu de Marie-Charlotte Arnauld, Journal de la Société des Américanistes 85, 1999, p. 449-452 Perséehttps://www.persee.fr/doc/jsa_0037-9174_1999_num_85_1_1754
  9. « VIe Mesa Redonda de la Sociedad Mexicana de Antropología » Journal de la Société des Américanistes 44, 1955, p. 258-261, Perséehttps://www.persee.fr/doc/jsa_0037-9174_1955_num_44_1_2602_t1_0258_0000_4
  10. « Major Mesoamerican droughts of the past millennium » Geophysical Research Letters, American Geophysical Unionhttps://doi.org/10.1029/2010GL046472
  11. « Anales de Cuauhtitlan » Relaciones. Estudios de historia y sociedad, SciELO Méxicohttps://www.scielo.org.mx/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0185-39292014000400012
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