Chen Yu commande plusieurs dizaines de milliers d’hommes au nord de Julu, et il ne bouge pas. Dans la ville assiégée, son ami Zhang Er, avec qui il avait juré de mourir s’il le fallait, n’a plus de grain et lui dépêche deux officiers, Zhang Yan et Chen Ze, pour lui rappeler ce serment. La réponse de Chen Yu est conservée au chapitre 89 du Shiji, les Mémoires historiques de Sima Qian. Attaquer l’armée de Qin, dit-il, reviendrait à jeter de la viande à un tigre affamé, et mieux vaut survivre pour venger un jour le roi de Zhao. Les émissaires insistent. Il leur confie finalement cinq mille hommes, qui partent en avant et disparaissent tous, pendant l’hiver 208-207 avant notre ère, sous les murs d’une ville de la plaine du Hebei.
Le couloir de Zhang Han
L’armée impériale qui tient Julu est faite de deux corps d’origine très différente. Le premier a été levé dans l’urgence en 209, quand l’administration de Qin, débordée par la révolte de Chen She, a libéré pour les armer les forçats du chantier de Lishan, où l’on bâtissait le tombeau du Premier Empereur ; le chapitre 48 du Shiji le rapporte en une phrase. Confiée à Zhang Han, cette troupe a écrasé Chen She, puis tué Xiang Liang, l’oncle de Xiang Yu, à Dingtao en 208. Le second corps descend des garnisons du nord sous Wang Li, petit-fils de Wang Jian, le général qui avait conquis Chu pour le Premier Empereur. Le chapitre 73 prête à un anonyme une prédiction sur son compte, trois générations de généraux ayant, selon lui, trop tué pour ne pas le payer un jour. Prédiction faite après coup, évidemment.
Chassés de Handan, dont Zhang Han a rasé les murs, le roi Xie de Zhao et son conseiller Zhang Er se sont enfermés dans Julu, que Wang Li encercle. Au sud, à Jiyuan, Zhang Han installe ses camps et fait construire un yongdao, un chemin protégé de part et d’autre par un mur de terre, qui relie ses positions au fleuve et achemine le grain jusqu’aux assiégeants. Selon le chapitre 89, les soldats de Wang Li mangent à leur faim et pressent l’assaut, tandis que la ville, qui manque de vivres et d’hommes, tient ainsi plusieurs mois.
Le site n’est pas celui du district qui porte aujourd’hui le nom de Julu. Au VIIIᵉ siècle déjà, Zhang Shoujie, dans son commentaire du Shiji, identifie la ville antique au chef-lieu du district de Pingxiang, et l’Institut de la culture chinoise de Hong Kong la place toujours au sud-ouest de Pingxiang. Des deux graphies du nom, le 鉅鹿 des éditions anciennes mérite d’être préféré au 巨鹿 moderne, précisément parce que le second désigne désormais une autre ville.
Quarante-six jours à Anyang
Après Dingtao, le roi Huai de Chu confie l’armée de secours à Song Yi. Xiang Yu n’est que second, Fan Zeng troisième. Arrivé à Anyang, Song Yi s’arrête et y reste quarante-six jours. Son raisonnement, rapporté au chapitre 7, se défend : que Qin s’use contre Zhao, on frappera ensuite une armée épuisée, car, dit-il, le taon qui s’attaque au bœuf ne vient pas à bout des poux. Il fait proclamer que quiconque se montrera féroce comme un tigre, buté comme un mouton ou avide comme un loup sera décapité, ce qui vise Xiang Yu sans le nommer. Il fait nommer son fils conseiller en Qi et festoie en l’accompagnant jusqu’à Wuyan. Il pleut et il fait froid, et les soldats mangent des taros et des fèves faute de grain. Où se trouvait cet Anyang, on ne sait pas trancher entre l’est de l’actuel district de Cao, dans le Shandong, que retient l’institut de Hong Kong, et la ville homonyme du Henan.
Un matin, à l’audience, Xiang Yu entre sous la tente de Song Yi et lui tranche la tête. Devant les troupes, il affirme que Song Yi complotait avec Qi et que le roi lui avait ordonné en secret de l’exécuter. Personne n’ose le contredire, on le proclame général par intérim, et des hommes rattrapent le fils de Song Yi en Qi pour le tuer.
Le roi Huai entérine le fait accompli et nomme Xiang Yu général en chef.
Sima Qian fait couler les barques
Le chapitre 7 raconte ensuite l’épisode qui a donné à la langue chinoise l’expression pofu chenzhou, briser les marmites et couler les barques. Xiang Yu envoie d’abord Ying Bu et le général Pu passer le fleuve avec vingt mille hommes. Le succès est mince, Chen Yu réclame davantage, et Xiang Yu fait alors traverser toute l’armée. Sur l’autre rive, il fait couler les bateaux, briser les marmites et les cuiseurs à vapeur, brûler les abris, et ne laisse à chaque homme que trois jours de vivres, pour que nul n’espère revenir. Les soldats de Chu encerclent Wang Li, livrent neuf combats et coupent le couloir de ravitaillement. Su Jiao est tué et Wang Li capturé, tandis que She Jian, qui refuse de se rendre, se donne la mort par le feu.
Plus de dix camps retranchés des autres royaumes entourent Julu, et aucun ne lance ses troupes. Le texte montre leurs généraux regardant le combat du haut de leurs remparts, image restée en chinois pour qui assiste à une lutte sans s’y mêler, pendant que chaque soldat de Chu en vaut dix et que les cris montent jusqu’au ciel. Convoqués après la victoire, les généraux coalisés franchissent à genoux la porte du camp de Xiang Yu, sans oser lever les yeux, et passent sous ses ordres.
Le texte dit que Xiang Yu franchit le he. Employé seul, ce mot désigne ordinairement le Fleuve Jaune, alors que la tradition fait passer à l’armée la rivière Zhang, et c’est encore la version que retient Chen Jiarong en 2024, en signalant l’autre hypothèse sans la trancher. Elle n’a rien d’absurde. Tan Qixiang a montré en 1981 qu’avant les Han occidentaux le cours inférieur du fleuve traversait la plaine du Hebei, bien plus au nord que son lit actuel, et le chapitre 89 dit justement que le couloir de Zhang Han rejoignait le he. Quant à la date, le calendrier de Qin faisait commencer l’année au dixième mois, si bien que le douzième mois de la troisième année du Second Empereur, où l’on place la traversée, tombe en janvier ou février 207 avant notre ère.
Une autre bataille dans la biographie de Zhang Er
Le chapitre 89, consacré à Zhang Er et Chen Yu, raconte la même victoire autrement. Xiang Yu y coupe à plusieurs reprises le couloir de Zhang Han, l’armée de Wang Li commence à manquer de grain, puis Xiang Yu traverse avec toutes ses forces et bat Zhang Han, qui se replie. C’est alors, et alors seulement, que les armées des autres royaumes osent attaquer les assiégeants, capturent Wang Li et poussent She Jian au suicide. Le chapitre 73 va dans le même sens, puisque l’armée de Wang Li s’y rend « aux seigneurs », et non au seul Xiang Yu.
En 1084, Sima Guang a recousu les deux fils dans son Miroir complet pour l’aide au gouvernement. Il garde les barques coulées et les neuf combats, fait reculer Zhang Han, puis lance les coalisés, à qui revient la mort de Su Jiao et la capture de Wang Li. Grant Hardy a consacré en 1999 un chapitre de son livre sur Sima Qian à ces narrations multiples, fréquentes dans le Shiji, où un même épisode change de relief selon le personnage dont le chapitre porte le nom.
Le récit du chapitre 7 garde pourtant des appuis solides. Il est le plus détaillé des trois. Le chapitre 89 lui-même attribue à Xiang Yu les deux actes décisifs, la coupure du ravitaillement et la défaite de Zhang Han, et ne laisse aux coalisés que la curée. Surtout, le résultat politique n’est contesté nulle part. Quand Liu Bang dresse, au chapitre 8, la liste des crimes de Xiang Yu, il lui reproche d’avoir, une fois Zhao secouru, entraîné de son propre chef les troupes des seigneurs vers le cœur de l’empire, au lieu de rentrer rendre compte au roi.
Les effectifs posent un problème d’une autre nature. Le chapitre 7 ne chiffre ni l’armée de Wang Li ni celle de Zhang Han au moment de la bataille, et ne donne pour les soldats de Chu que les vingt mille hommes de l’avant-garde. Au chapitre 89, on compte quelques dizaines de milliers d’hommes pour Chen Yu, un peu plus de dix mille pour ceux qu’amène du pays de Dai Zhang Ao, le fils de Zhang Er, et cinq mille pour le détachement sacrifié. Le couple de chiffres que répètent manuels et encyclopédies, cinquante mille soldats de Chu contre quatre cent mille de Qin, est attribué aux Annales des Han de Xun Yue, achevées en 200 de notre ère, soit quatre siècles après les faits. Le seul nombre que le Shiji associe ensuite à l’armée de Zhang Han est celui des deux cent mille prisonniers massacrés, et il est rond. Derk Bodde soupçonnait déjà, en 1986, que le chiffre de cent vingt mille familles aristocratiques déplacées en 221 avait été choisi comme multiple de six, le nombre que privilégiait le régime, et rien n’autorise à traiter les effectifs de 207 avec plus de confiance que ceux de 221. On ignore donc le rapport de forces réel. On sait seulement que les coalisés, nombreux, ont jugé l’armée impériale trop forte pour eux jusqu’à ce que les soldats de Chu l’aient entamée.
« Leur cœur ne se soumet pas »
Zhang Han tient encore plusieurs mois. Il campe à Jiyuan, Xiang Yu au sud de la Zhang, et les deux armées s’observent sans livrer bataille, tandis que les troupes de Qin reculent à plusieurs reprises. À Xianyang, Sima Xin, envoyé par Zhang Han, attend trois jours à la porte du palais sans que Zhao Gao consente à le recevoir, puis s’enfuit par une autre route et échappe de peu à ses poursuivants. Chen Yu écrit à Zhang Han pour lui rappeler le sort de Bai Qi et de Meng Tian, deux généraux victorieux que Qin a fait mourir. À l’été 207, Zhang Han se rend.
Xiang Yu garde les chefs et marche vers l’ouest avec les soldats qui ont déposé les armes. À Xin’an, selon le chapitre 7, il juge que les officiers et soldats de Qin sont encore nombreux et que leur cœur ne se soumet pas, et l’armée de Chu en fait périr de nuit plus de deux cent mille au sud de la ville. Le verbe employé, keng, qui désigne aussi la fosse, laisse entendre qu’on les enterra, sans préciser dans quel état. Liu Bang fera de ce massacre le sixième des crimes qu’il énumère contre Xiang Yu au chapitre 8. L’institut de Hong Kong range l’épisode parmi les points très disputés et tient le nombre pour douteux. Près de Yima, dans le Henan, un creux de terrain de 400 mètres sur 250, que la tradition locale nomme la fosse de Chu, aurait livré des ossements lors de la construction de la voie ferrée en 1912, selon des reportages de 2007 qui précisent aussi que le site n’apparaît sur aucune carte officielle des monuments de la province. Aucune publication scientifique connue ne décrit ces ossements, ne les date ou ne les rattache à l’armée de Zhang Han.
Pour Julu, le sol n’aide pas davantage : on ignore où se sont livrés les neuf combats, faute de distance ou de point de repère dans des textes qui ne nomment que la ville, le fleuve et le couloir de Zhang Han.
Du détachement de Chen Yu, le Hanshu de Ban Gu, qui reprend le récit à la fin du Iᵉʳ siècle de notre ère, dit qu’on l’envoya « goûter » l’armée de Qin. Yan Shigu, qui commente le Hanshu sous les Tang, glose le verbe par « essayer » et précise qu’il se dit comme on goûte un mets. Les cinq mille hommes que Zhang Yan et Chen Ze menèrent sous les murs de Julu sont entrés dans l’histoire avec un verbe de cuisine, quelques semaines avant que Xiang Yu fasse briser les marmites de toute son armée sur la rive du fleuve.
Pour aller plus loin
La bataille de Julu ouvre la guerre entre Chu et Han, qui oppose Xiang Yu à Liu Bang jusqu’en 202 avant notre ère. Elle éclaire aussi la méthode de Sima Qian et sa façon de raconter plusieurs fois un même événement, ainsi que l’empire du Premier Empereur, dont les forçats de Lishan formèrent la dernière grande armée.
On lit partout que Xiang Yu, un jeune général révolté contre l’empire de Qin, a écrasé presque seul la dernière grande armée impériale. Le combat se déroule au tournant de l’an 207 avant notre ère, devant Julu, une ville de la plaine du nord de la Chine. Presque tout ce qu’on en sait vient d’un seul livre, écrit par l’historien Sima Qian un siècle après les faits. Or ce livre raconte la bataille deux fois, et les deux récits divergent.
Une ville affamée et des alliés immobiles
L’empire de Qin affronte alors des révoltes de toutes parts. Des royaumes anciens renaissent un peu partout, et l’un d’eux, Zhao, a pour roi un homme enfermé dans Julu. Autour de la ville campe une armée impériale formée de deux troupes. La première rassemble d’anciens forçats, libérés pour combattre les révoltés. La seconde vient des garnisons de la frontière du nord.
Ces soldats ne manquent de rien. Un chemin bordé de murs de terre leur apporte le grain depuis le fleuve. Dans la ville, en revanche, il ne reste presque rien à manger.
Au nord de Julu, un allié du roi attend avec plusieurs dizaines de milliers d’hommes. Son ami, enfermé dans la ville, le supplie d’attaquer. L’allié refuse, car attaquer reviendrait selon lui à jeter de la viande à un tigre affamé. Il finit par céder cinq mille soldats. Aucun ne revient.
Un chef tué sous sa tente
Le royaume de Chu, au sud, envoie une armée de secours. Son chef, Song Yi, préfère attendre que les impériaux s’épuisent contre la ville. Il s’arrête donc et reste quarante-six jours sans avancer. Il pleut et il fait froid. Les soldats n’ont plus de grain et se nourrissent de fèves.
Xiang Yu sert sous ses ordres, au deuxième rang. Un matin, il entre dans la tente de son chef et le décapite. Il affirme ensuite avoir agi sur un ordre secret du roi. Personne n’ose le contredire, et le roi confirme le nouveau commandant.
Les barques au fond du fleuve
Xiang Yu fait passer toute son armée sur l’autre rive. Là, il ordonne de couler les bateaux et de casser les marmites. Chaque soldat n’emporte que trois jours de vivres. Aucun retour n’est donc possible, et chacun le sait.
Le livre décrit ensuite une série de combats. Les soldats de Chu coupent le chemin qui nourrissait l’ennemi. Le général impérial Wang Li est capturé. Les autres armées alliées regardent la lutte du haut de leurs remparts. Après la victoire, leurs généraux viennent saluer Xiang Yu à genoux, sans oser lever les yeux.
Un autre chapitre du même livre raconte la vie des deux amis de Zhao. Là, Xiang Yu coupe bien le chemin du grain et bat l’une des deux armées impériales. Cette armée battue se retire. Les alliés, enhardis, attaquent alors les troupes qui entouraient la ville et capturent eux-mêmes Wang Li.
Aucune des deux versions n’efface l’autre. Le récit héroïque est le plus détaillé, et même la seconde version laisse à Xiang Yu les coups décisifs. Le livre ne donne pourtant pas le nombre des soldats de chaque camp au moment du combat. Personne ne connaît donc le vrai rapport de forces.
Une fosse près de Yima
L’autre armée impériale tient encore quelques mois. Son chef, Zhang Han, envoie un messager à la capitale. Là-bas, un conseiller tout-puissant refuse même de le recevoir. À l’été 207, Zhang Han se rend avec ses hommes.
Xiang Yu emmène ces prisonniers vers l’ouest. Près d’une ville nommée Xin’an, il les juge trop nombreux et peu sûrs. Son armée en tue de nuit plus de deux cent mille, d’après le même livre. Ce nombre est jugé douteux, et l’épisode fait toujours débat.
Non loin de là, près de la ville de Yima, un grand creux de terre porte le nom de fosse de Chu. On dit que des ouvriers y ont trouvé des ossements en 1912, en posant une voie ferrée. Aucune étude scientifique connue ne décrit ces os.
Selon la presse chinoise, ce creux de terre n’est inscrit sur aucune liste officielle de monuments du Henan, et il garde ses os sans qu’on sache à qui ils appartenaient.
L’article complet examine le mot qui désigne le fleuve franchi par Xiang Yu, et la phrase d’un commentateur ancien sur les cinq mille soldats envoyés « goûter » l’ennemi.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Sima Qian, *Shiji*, chap. 7, « Xiang Yu benji » (Annales principales de Xiang Yu), traversée du fleuve, neuf combats, capture de Wang Li, soumission des généraux coalisés, massacre de Xin’an
- Sima Qian, *Shiji*, chap. 89, « Zhang Er Chen Yu liezhuan » (biographie de Zhang Er et Chen Yu), refus de Chen Yu, détachement de 5 000 hommes, version de la bataille où les coalisés capturent Wang Li
- Sima Qian, *Shiji*, chap. 73, « Bai Qi Wang Jian liezhuan », prédiction sur Wang Li et reddition de son armée « aux seigneurs », avec le commentaire *Shiji zhengyi* de Zhang Shoujie localisant Julu à Pingxiang
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Sources primaires (suite)
- Sima Qian, *Shiji*, chap. 8, « Gaozu benji », liste des crimes de Xiang Yu énoncée par Liu Bang
- Sima Qian, *Shiji*, chap. 48, « Chen She shijia », libération des forçats de Lishan confiés à Zhang Han
- Ban Gu, *Hanshu*, chap. 32, « Zhang Er Chen Yu zhuan », avec le commentaire de Yan Shigu (glose du verbe *chang*, « goûter »)
- Sima Guang, *Zizhi tongjian*, chap. 8, récit harmonisé de la bataille de Julu
Bibliographie
- Édouard Chavannes (trad. et annot.), *Les Mémoires historiques de Se-ma Ts’ien*, t. II, chap. VII « Hiang Yu », Paris, 1897 Ernest Leroux
- Marianne Bujard et Michèle Pirazzoli-t’Serstevens, *Les Dynasties Qin et Han. Histoire générale de la Chine (221 av. J.-C.-220 apr. J.-C.)*, dir. Damien Chaussende, Paris, 2017, 544 p. (chap. I, « Succession, usurpation et révoltes ») Les Belles Lettres
- Derk Bodde, « The State and Empire of Ch’in », dans Denis Twitchett et Michael Loewe (dir.), *The Cambridge History of China*, vol. 1, *The Ch’in and Han Empires, 221 B.C.-A.D. 220*, Cambridge, 1986, p. 20-102 Cambridge University Press
- Grant Hardy, *Worlds of Bronze and Bamboo. Sima Qian’s Conquest of History*, New York, 1999, 301 p. (chap. 3, « Multiple Narrations ») Columbia University Press
- Tan Qixiang, « Xi Han yiqian de Huanghe xiayou hedao » (Le cours inférieur du Fleuve Jaune avant les Han occidentaux), *Lishi dili*, n° 1, Shanghai, 1981 Shanghai renmin chubanshe
Sources en ligne
- « 奠定秦朝覆亡的「破釜沉舟」之役 – – 鉅鹿之戰 », Chen Jiarong Institut de la culture chinoise (Academy of Chinese Studies), Hong Konghttps://chiculture.org.hk/tc/china-five-thousand-years/3977
- « 史記 : 本紀 : 項羽本紀 » Chinese Text Projecthttps://ctext.org/shiji/xiang-yu-ben-ji/zh
- « 史記 : 列傳 : 張耳陳餘列傳 » Chinese Text Projecthttps://ctext.org/shiji/zhang-er-chen-yu-lie-zhuan/zh
- « Les mémoires historiques. Tome 2 / de Se-ma Ts’ien ; traduits et annotés par Édouard Chavannes » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57395372
- « 1 - The state and empire of Ch’in », Derk Bodde Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/cambridge-history-of-china/state-and-empire-of-chin/B12C4AA8DC66CA957F529B999E8C67A4
- « 谭其骧对黄河历史地理研究的杰出贡献 » 中国社会科学网 (Chinese Social Sciences Net)https://www.cssn.cn/lsx/lsx_zgs/202505/t20250526_5875606.shtml
- « 河南楚坑之谜:史上流传项羽坑杀20万秦国降兵 » Sinahttps://news.sina.cn/sa/2007-04-10/detail-ikftpnny3850471.d.html



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