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L’incendie du Reichstag de 1933 : une question ouverte, et ses abus

Debunk11 octobre 2026◈ 39 sources vérifiées
Unknown authorUnknown author / Wikimedia Commons
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Dans le recueil de documents que l’historien suisse Walther Hofer publie en août 1957 chez Fischer, un livre de poche vendu 3,30 marks, le passage sur l’incendie du Reichstag a changé trois fois de position. L’ouvrage s’écoule à 100 000 exemplaires avant la fin de l’année et dépasse depuis le million. En 1957, page 43, Hofer tient pour historiquement prouvé que les nazis ont organisé le feu, sur la foi d’un mémorandum que la recherche considère aujourd’hui comme un faux grossier. L’édition de 1963 recule et concède qu’aucun document ne tranche. Celle de 1982 proclame de nouveau la preuve faite, avec en annexe des textes qui se révéleront fabriqués à leur tour.

Peu après 21 heures, un bruit de verre brisé

Ce lundi 27 février 1933, des passants entendent du verre se briser sur la façade du Reichstag, puis voient des flammes éclairer l’intérieur. Les pompiers maîtrisent l’incendie, trop tard pour la salle des séances. Dans le bâtiment, la police arrête un jeune Néerlandais, Marinus van der Lubbe, né à Leyde en 1909, qui porte des allume-feu. La notice du Bundestag le présente comme anarchiste déclaré et communiste de conseils ; il n’est membre ni du KPD ni d’aucune organisation communiste. Le Bundesarchiv conserve le procès-verbal de son premier interrogatoire, mené dans la nuit, sous la cote R 3003/20162.

Hitler, Göring, Goebbels et le ministre de l’Intérieur Wilhelm Frick arrivent sur place. Ils parlent aussitôt d’un complot communiste destiné à donner le signal d’une insurrection. Cette accusation a été lancée sans aucune preuve, et aucune des deux écoles qui s’affrontent depuis les années 1960 ne la reprend. Elle ouvre la série des trois degrés de fausseté que croise cette affaire, une accusation fausse, puis des documents fabriqués, enfin un débat réel que plusieurs camps ont déclaré clos. Dans la nuit, les SA, enrôlés depuis peu comme police auxiliaire, raflent des militants communistes à travers Berlin.

Le lendemain matin, un cabinet où les nazis sont encore minoritaires rédige un décret que Hindenburg signe le jour même. Pris en vertu de l’article 48 de la Constitution, il suspend « jusqu’à nouvel ordre » les articles 114, 115, 117, 118, 123, 124 et 153, c’est-à-dire la liberté individuelle, les libertés d’expression, de presse, de réunion et d’association, le secret des correspondances et du téléphone, la protection du domicile et de la propriété. Le texte paraît au Reichsgesetzblatt le 28 février 1933. Il n’a jamais été abrogé avant 1945. Dès le 9 mars, un courrier du ministre de l’Intérieur traite de l’emploi des biens saisis aux organisations communistes pour réparer les dégâts. À la fin de mars, une loi rend la peine de mort applicable, rétroactivement, aux actes commis entre le 30 janvier et le 28 février, et elle ne vise qu’un homme.

Quatre acquittements à Leipzig

Le procès s’ouvre le 21 septembre 1933 devant le quatrième sénat pénal du Reichsgericht, la cour suprême du Reich. Van der Lubbe y comparaît comme auteur ; Ernst Torgler, président du groupe communiste au Reichstag, et trois communistes bulgares, Georgi Dimitrov, Blagoï Popov et Vassil Tanev, comme instigateurs d’un incendie censé lancer un soulèvement. Le 4 novembre, Göring vient témoigner. Dimitrov le pousse à bout ; le Bundesarchiv conserve vingt et une minutes de cet échange sur bande sonore.

Le 23 décembre 1933, le tribunal présidé par Wilhelm Bünger, ancien ministre-président de Saxe, conservateur et non nazi, condamne van der Lubbe à mort et acquitte les quatre autres faute de preuves, tout en maintenant que les communistes avaient préparé l’incendie. Van der Lubbe est guillotiné à Leipzig le 10 janvier 1934. Les trois Bulgares quittent l’Allemagne en février, après des interventions soviétiques ; Dimitrov dirigera la Bulgarie communiste après la guerre.

Le régime n’a pas obtenu de son propre tribunal la condamnation des communistes.

Hitler, selon l’historien britannique Richard Evans, en conçoit une telle fureur qu’il fait bâtir un système de tribunaux d’exception, dont le Tribunal du peuple, pour ne plus dépendre des juges ordinaires.

Willi Münzenberg

La contre-version naît avant même le procès. Willi Münzenberg, cadre du KPD, pilote pour le Komintern un comité d’aide aux victimes du fascisme hitlérien. Une petite équipe rédige en deux mois le Braunbuch über Reichstagsbrand und Hitlerterror, paru en allemand à Paris le 1er août 1933 aux Éditions du Carrefour, puis en français sous le titre Livre brun sur l’incendie du Reichstag et la terreur hitlérienne. Miguel Chueca, dans un livre de 2024, le dit traduit en vingt-quatre langues et diffusé à un demi-million d’exemplaires dès 1935.

Le livre mêle des témoignages authentiques sur les violences nazies et quatre-vingt-dix pages de « documentation » attribuant le feu à un commando SA passé par un souterrain depuis la résidence de Göring, un scénario qu’aucune enquête n’a confirmé depuis. Son document maître est un mémorandum prêté à Ernst Oberfohren, chef du groupe parlementaire nationaliste allié aux nazis, qui n’en était pas l’auteur. Du 14 au 18 septembre 1933, un contre-procès réuni à Londres sous la présidence du député et avocat britannique Denis Nowell Pritt innocente les communistes et désigne les nazis, van der Lubbe devenant leur instrument.

Pourquoi cette version a-t-elle été crue si longtemps ? Elle répondait à une accusation fausse, celle du régime, et la question de savoir à qui profitait le crime avait une réponse évidente. En RDA, le Livre brun garde valeur d’évangile, écrit Evans. En RFA, la culpabilité nazie fait consensus jusqu’à la fin des années 1950, constate Clemens Vollnhals en 2008, et c’est ce consensus qu’enregistre la page 43 de Hofer. En France, l’historien Gilbert Badia sous-titre encore en 1983 son livre sur l’affaire « l’acte de naissance du régime nazi ».

Un fonctionnaire de Basse-Saxe relit l’enquête

En 1959 et 1960, Der Spiegel publie une série d’articles de Fritz Tobias, fonctionnaire du service de protection de la Constitution de Basse-Saxe. Le livre paraît en 1962, chez Grote, à Rastatt, plus de sept cents pages. Tobias montre que des documents contemporains excluent qu’Oberfohren ait écrit le mémorandum, qu’aucune trace de liquide inflammable ni de récipient n’a été relevée sur les lieux, que van der Lubbe a toujours nié avoir eu des complices et a accueilli avec amusement les affirmations contraires de Dimitrov. Les experts de 1933 avaient conclu à plusieurs foyers allumés au liquide ; Tobias rappelle qu’une autre conclusion les aurait exposés à de graves ennuis. L’Institut für Zeitgeschichte de Munich charge alors un jeune historien, Hans Mommsen, de vérifier. Son article de 1964, dans les Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, conforte Tobias ; une version en paraît le 11 novembre de la même année dans le supplément Aus Politik und Zeitgeschichte, diffusé par l’office fédéral d’éducation civique.

Le récit qui s’en dégage est plus simple, et il a ses propres raisons. Van der Lubbe, ancien anarcho-syndicaliste, avait déjà tenté d’incendier des bâtiments publics pour protester contre un système qu’il tenait pour responsable d’un chômage proche de 40 %. Selon les enquêteurs de 1933, il entre en brisant une vitre, traverse le bâtiment en courant et met le feu aux rideaux de la salle des séances, où l’incendie s’emballe. Le régime, lui, saisit une occasion qu’il n’a pas créée. Mommsen en tire une lecture plus large du nazisme, gouvernement d’opportunistes qui exploitent le hasard. Miguel Chueca préfère parler d’incendie « au » Reichstag, puisque seule la salle lambrissée a brûlé et non l’édifice de pierre, et la remarque est juste ; nous gardons pourtant la formule d’usage, parce que c’est sous ce nom que la Bibliothèque nationale de France et les catalogues allemands classent l’événement.

La riposte vient d’Edouard Calic, journaliste croate né en 1910, interné à Sachsenhausen pendant la guerre. En 1968, il publie des entretiens que Hitler aurait accordés en 1931 au rédacteur en chef Richard Breiting, où le futur chancelier évoquerait l’incendie du Reichstag deux ans à l’avance ; plusieurs historiens les dénoncent comme un faux dès leur parution, et Evans juge le livre fabriqué pour l’essentiel par Calic lui-même. Calic fonde ensuite, avec l’historien bernois Walther Hofer à sa présidence, un Comité international pour la recherche scientifique sur les causes et les conséquences de la Seconde Guerre mondiale, dit Comité de Luxembourg, qui publie à Berlin, chez Arani, Der Reichstagsbrand. Eine wissenschaftliche Dokumentation, deux volumes de 293 pages en 1972 et de 487 pages en 1978, où Tobias et Mommsen sont accusés d’avoir falsifié les expertises. La contre-expertise démolit l’ensemble, d’abord dans la presse en 1979, puis en 1986 dans un volume collectif signé par Uwe Backes, Karl-Heinz Janßen, Eckhard Jesse, Henning Köhler, Mommsen et Tobias, dont le chapitre de Köhler s’intitule « Des faux à la chaîne ». Le Bundesarchiv est associé, au milieu des années 1980, à l’examen de certains documents, comme l’a raconté l’archiviste Josef Henke en 1990. Un tribunal admet en 1982 qu’on peut qualifier Calic de personnage douteux, et l’on apprend qu’il a menti sur la date de son internement. Hofer, de son côté, est condamné en 1986 pour atteinte à l’honneur, au terme d’un procès intenté par les descendants de Wilhelm Frick. En voulant démolir la thèse de l’auteur unique, Calic a fini par convaincre la plupart des historiens qu’elle était juste.

L’objection des treize minutes

L’ouverture des archives de l’Est, après 1990, a relancé le débat. Alexander Bahar et Wilfried Kugel exploitent les quelque 50 000 pages de l’enquête et du procès conservées à Moscou et à Berlin-Est, et concluent en 2000, dans un livre de 862 pages, à la responsabilité nazie ; les recensions, même les plus mesurées, jugent la preuve insuffisante. Leur argument le plus fort tient au chronomètre, puisque van der Lubbe aurait disposé de treize minutes au plus. Benjamin Carter Hett, dans un livre de 413 pages paru en 2014 chez Oxford University Press, reprend l’objection en s’appuyant sur les experts de 1933 et sur ceux qu’il a lui-même consultés, qui jugent très difficile, voire impossible, qu’un homme seul, muni d’allumettes et d’allume-feu, embrase la salle en un quart d’heure. Il soutient aussi que la version de l’auteur unique, après 1945, servait de défense à trois anciens enquêteurs, Helmut Heisig, Rudolf Braschwitz et Walter Zirpins, compromis dans des crimes de guerre, et reproche à Tobias d’avoir gardé par-devers lui une lettre de l’ancien chef de la Gestapo Rudolf Diels désignant un SA, Hans Georg Gewehr.

Evans a répondu point par point dans la London Review of Books. Une expertise rédigée quatre-vingts ans après les faits ne remplace pas les constatations faites sur place, et aucune trace d’accélérant n’a été relevée. Gewehr, désigné par un autre ancien de la Gestapo qui le croyait mort, a gagné son procès en diffamation ; selon Sven Felix Kellerhoff, il n’avait aucun lien démontrable avec l’incendie, et un autre SA mis en cause se trouvait alors en détention préventive. Le journal de Goebbels, qui consigne des crimes bien plus lourds, se tait sur le sujet. Quant au décret préparé d’avance, Evans y voit la trace de plans d’exception rédigés par de hauts fonctionnaires bien avant l’incendie, sans lien démontré avec le feu. Les dirigeants nazis, décrits en pleine confusion par le journaliste Sefton Delmer, n’ont laissé sur place aucune fausse preuve communiste, alors qu’ils sauront en fabriquer en 1939 à Gleiwitz pour maquiller une agression.

En juillet 2019, un document inédit sort des archives de l’Amtsgericht de Hanovre. En novembre 1955, un ancien SA, Hans-Martin Lennings, avait fait enregistrer chez un notaire une déclaration sous serment, destinée à un éventuel procès en révision. Il y affirme avoir conduit van der Lubbe au Reichstag avec deux camarades et avoir senti, en arrivant, une odeur de brûlé. Le tribunal a confirmé l’authenticité de l’acte. Dans sa réponse de septembre 2019 à une question parlementaire, le gouvernement fédéral le qualifie de source historique à vérifier selon les règles du métier. Un acte notarié authentique garantit qui a parlé, et quand ; il ne garantit pas l’exactitude d’un souvenir consigné vingt-deux ans après les faits.

En janvier 2023, la dépouille de van der Lubbe est exhumée au Südfriedhof de Leipzig, à la demande de la société Paul-Benndorf. Les légistes ont analysé cheveux, dent, os, tissus et terre pendant six mois. L’identité est confirmée par comparaison génétique en lignée masculine, l’examen ne relève aucune trace de mauvais traitements grossiers, et la rumeur d’un enterrement à double profondeur tombe, puisque le corps reposait à deux mètres. Sur l’hypothèse d’une drogue administrée pendant le procès, le rapport conclut que la décomposition interdit de la confirmer comme de l’écarter. Depuis le 10 janvier 2024, une tombe nommée marque l’emplacement réel, groupe VIII, rangée E, tombe 30.

Sous la cote ZSG 163

On ne sait pas si van der Lubbe a agi seul. Ses aveux constants sont l’argument le plus solide de la thèse majoritaire, et ils ne prouvent pas l’absence d’autres incendiaires ; la fenêtre de treize à quinze minutes reste un problème de physique du feu sur lequel les experts consultés par chaque camp divergent ; aucun document de l’époque ne désigne un commando nazi qui ait résisté à l’examen. L’annulation du jugement n’a rien tranché non plus. Fin 2007, le parquet fédéral a constaté que la condamnation de 1933 tombait sous le coup de la loi du 25 août 1998 sur les jugements iniques du nazisme, parce qu’elle reposait sur le décret de février et sur la loi rétroactive de mars, sans nouvel examen des preuves. Kellerhoff a rappelé en janvier 2008 que cette annulation ne valait pas acquittement.

Le débat sur l’auteur a été présenté comme clos dans les deux sens, par Hofer en 1957 et en 1982, par Kellerhoff en 2008 quand il écrit que la solution va de soi pour la plupart des historiens, et chaque camp a soupçonné l’autre d’arrière-pensées : Hett lit dans la thèse de l’auteur unique une manière d’alléger la culpabilité nazie, tandis que Mommsen et Kellerhoff voient dans la thèse du complot une façon de faire des Allemands les victimes passives d’une machination. Evans ouvrait sa recension de 2014 en rangeant l’incendie dans la même famille que l’assassinat de Kennedy et la destruction des tours jumelles, ces événements trop brutaux pour qu’on accepte qu’un individu isolé les ait causés.

Parmi les feuillets de la collection Tobias, que le Bundesarchiv a en grande partie numérisée sous la cote ZSG 163 en rappelant que toutes les questions ne sont pas réglées entre historiens, figure sous le numéro ZSG 163/724 une seconde édition, légèrement modifiée, du quotidien social-démocrate Vorwärts, apparemment tirée dans la nuit du 27 au 28 février 1933 ; les archivistes ne savent pas encore s’il s’agit d’un exemplaire authentique ou d’une fabrication postérieure, ce que seule une expertise matérielle de la feuille pourra trancher.

Pour aller plus loin

L’incendie du Reichstag se lit utilement à côté de l’incident de Gleiwitz, en 1939, où le régime a cette fois fabriqué lui-même les preuves d’une agression ennemie. Sur un autre complot d’État « laissé faire », voir Pearl Harbor. Pour la mécanique du faux document et de la légende qui s’installe, on peut croiser les fausses décrétales et comment naît une légende urbaine. Les Gespräche mit Hitler de Hermann Rauschning et la légende du coup de poignard dans le dos restent, eux, des dossiers encore à ouvrir ici.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Verordnung des Reichspräsidenten zum Schutz von Volk und Staat, 28 février 1933, signée Hindenburg et Frick, Reichsgesetzblatt 1933, I, n° 17, p. 83 Reichsgesetzblatt
  2. Procès-verbal de l’interrogatoire de Marinus van der Lubbe dans la nuit de l’incendie, 28 février 1933 Bundesarchiv, R 3003/20162, fol. 46
  3. Lettre du ministre de l’Intérieur du Reich sur l’emploi des biens communistes saisis pour réparer les dégâts de l’incendie, 9 mars 1933 Bundesarchiv, R 2/4469, fol. 22
Voir les 36 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Jugement du quatrième sénat pénal du Reichsgericht dans le procès de l’incendie du Reichstag, 23 décembre 1933 Bundesarchiv, R 3003/20190
  2. Enregistrement sonore de l’échange entre Georgi Dimitrov et Hermann Göring, 31e jour d’audience, 4 novembre 1933, environ 21 minutes Bundesarchiv, TONY 1/1616
  3. Braunbuch über Reichstagsbrand und Hitlerterror, Paris, 1er août 1933 ; édition française, Livre brun sur l’incendie du Reichstag et la terreur hitlérienne, 1933 Éditions du Carrefour
  4. Walther Hofer (éd.), Der Nationalsozialismus. Dokumente 1933-1945, Francfort-sur-le-Main, 1957, p. 43 ; éd. de 1963 ; nouvelle éd. revue, 1982, p. 43 Fischer Bücherei
  5. Walther Hofer et alii (dir.), Der Reichstagsbrand. Eine wissenschaftliche Dokumentation, 2 vol., Berlin, 1972 (293 p.) et 1978 (487 p.) ; le second volume est aussi catalogué chez K. G. Saur, Munich Arani Verlag
  6. Déclaration sous serment de Hans-Martin Lennings, acte notarié, Hanovre, novembre 1955 archives de l’Amtsgericht Hannover
  7. Edouard Calic, Le Reichstag brûle !, 1969, version française de ses thèses ; et les entretiens attribués à Richard Breiting, publiés par Calic en 1968 édition française recensée par la BnF

Bibliographie

  1. Fritz Tobias, Der Reichstagsbrand. Legende und Wirklichkeit, Rastatt, 1962 Grote
  2. Hans Mommsen, « Der Reichstagsbrand und seine politischen Folgen », Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte 12 (1964), cahier 4, p. 351-413 ; repris dans Aus Politik und Zeitgeschichte, B 46/64, 11 novembre 1964 Institut für Zeitgeschichte
  3. Uwe Backes, Karl-Heinz Janßen, Eckhard Jesse, Henning Köhler, Hans Mommsen et Fritz Tobias, Reichstagsbrand. Aufklärung einer historischen Legende, Munich et Zurich, 1986, dont Henning Köhler, « Der « dokumentarische Teil » der « Dokumentation ». Fälschungen am laufenden Band », p. 167-216 Piper
  4. Josef Henke, « Archivfachliche Bemerkungen zur Kontroverse um den Reichstagsbrand », Geschichte und Gesellschaft 16 (1990), p. 212-232 Vandenhoeck & Ruprecht
  5. Alexander Bahar et Wilfried Kugel, Der Reichstagsbrand. Wie Geschichte gemacht wird, Berlin, 2000, 862 p. edition q im Quintessenz Verlag
  6. Sven Felix Kellerhoff, Der Reichstagsbrand. Die Karriere eines Kriminalfalls, préface de Hans Mommsen, Berlin, 2008, 160 p. be.bra verlag
  7. Clemens Vollnhals, « Solider Klassiker mit einem Makel. Walther Hofers Dokumentensammlung », Zeithistorische Forschungen / Studies in Contemporary History 5 (2008), p. 463-468 Vandenhoeck & Ruprecht
  8. Benjamin Carter Hett, Burning the Reichstag. An Investigation into the Third Reich’s Enduring Mystery, Oxford et New York, 2014, 413 p. Oxford University Press
  9. Richard J. Evans, « The Conspiracists », London Review of Books 36 (9), 8 mai 2014 ; lettres de Benjamin Carter Hett et réponse d’Evans, 36 (11), 5 juin 2014 ; lettre d’Alexander Bahar et Wilfried Kugel, 36 (12), 19 juin 2014 London Review of Books
  10. Richard J. Evans, The Hitler Conspiracies. The Protocols, the Stab in the Back, the Reichstag Fire, Rudolf Hess, the Escape from the Bunker, Londres, 2020 Penguin
  11. Gilbert Badia, Feu au Reichstag. L’acte de naissance du régime nazi, Paris, 1983 Éditions sociales
  12. Miguel Chueca, La Fabrique du complot. De l’usage de l’incendie du Reichstag par les propagandes nazie et communiste, Paris, 2024, 316 p. L’échappée

Sources en ligne

  1. « 23. Dezember 1933 : Urteil des Reichsgerichts im Reichstagsbrandprozess » Bundesarchivhttps://www.bundesarchiv.de/themen-entdecken/online-entdecken/geschichtsgalerien/23-dezember-1933-urteil-des-reichsgerichts-im-reichstagsbrandprozess/
  2. « Digitalisierung der « Sammlung Fritz Tobias » » Bundesarchivhttps://www.bundesarchiv.de/das-bundesarchiv/aus-unserer-archivarbeit/digitalisierung-der-sammlung-fritz-tobias/
  3. « Verordnung des Reichspräsidenten zum Schutz von Volk und Staat (« Reichstagbrandverordnung ») (28. Februar 1933) » German History in Documents and Images, German Historical Institutehttps://germanhistorydocs.org/de/deutschland-nationalsozialismus-1933-1945/verordnung-des-reichspraesidenten-zum-schutz-von-volk-und-staat-reichstagbrandverordnung-28-februar-1933
  4. « 27. Februar 1933 : Reichstagsbrand in Berlin » Deutscher Bundestag, Kalenderblatthttps://www.bundestag.de/dokumente/textarchiv/2023/kw09-kalenderblatt-reichstagsbrand-934664
  5. « Reichstagsbrand von 1933 », hib 1065/2019, réponse du gouvernement fédéral (Drucksache 19/13006) Deutscher Bundestaghttps://www.bundestag.de/webarchiv/presse/hib/2019_09/659772-659772
  6. « The Conspiracists », Richard J. Evans, 8 mai 2014, avec les lettres de Benjamin Carter Hett, Alexander Bahar et Wilfried Kugel London Review of Bookshttps://lrb.co.uk/v36/n09/richard-j-evans/the-conspiracists
  7. « Der Reichstagsbrand und seine politischen Folgen », Hans Mommsen, Aus Politik und Zeitgeschichte, B 46/64 Bundeszentrale für politische Bildunghttps://www.bpb.de/system/files/apuz_files/1964-46/APuZ_1964_46.pdf
  8. « Solider Klassiker mit einem Makel. Walther Hofers Dokumentensammlung », Clemens Vollnhals Zeithistorische Forschungenhttps://doks.zeitgeschichte-digital.de/doks/files/1847/ZF_3_2008_463_468_Vollnhals.pdf
  9. « Reichstag, Rauch und Revision », Sven Felix Kellerhoff, 17 janvier 2008 Jüdische Allgemeinehttps://www.juedische-allgemeine.de/allgemein/reichstag-rauch-und-revision/
  10. « Erklärung von SA-Mann legt NS-Beteiligung an Reichstagsbrand nahe », dépêche dpa, 26 juillet 2019 Jüdische Allgemeinehttps://www.juedische-allgemeine.de/politik/erklaerung-von-sa-mann-legt-ns-beteiligung-an-reichstagsbrand-nahe
  11. « Ergebnis der forensischen Untersuchung : Identität des Leichnams von Marinus van der Lubbe zweifelsfrei geklärt » Stadt Leipzighttps://www.leipzig.de/newsarchiv/news/ergebnis-der-forensischen-untersuchung-identitaet-des-leichnams-van-marinus-van-der-lubbe-zweifelsfrei-geklaert
  12. « Südfriedhof : Identität des Leichnams Marinus van der Lubbe geklärt », juin 2023 Leipziger Internet Zeitunghttps://www.l-iz.de/bildung/zeitreise/2023/06/sudfriedhof-identitat-des-leichnams-marinus-van-der-lubbe-geklart-540131
  13. « 90 Jahre nach seiner Hinrichtung : Marinus van der Lubbe erhält Grabanlage auf dem Südfriedhof », janvier 2024 Leipziger Internet Zeitunghttps://www.l-iz.de/bildung/zeitreise/2024/01/90-jahre-nach-seiner-hinrichtung-marinus-van-der-lubbe-grabanlage-sudfriedhof-572226
  14. « Hofer, Walther », Peter Stettler Historisches Lexikon der Schweizhttps://hls-dhs-dss.ch/de/articles/006380
  15. « Au-delà du mensonge propagandiste », recension de Miguel Chueca, La Fabrique du complot, par Charles Jacquier, juillet 2024 À contretempshttps://acontretemps.org/IMG/pdf/au-dela_du_mensonge_propagandiste_jacquier_.pdf
  16. « Incendie du Reichstag (Berlin, Allemagne ; 1933) », notice d’autorité RAMEAU Bibliothèque nationale de Francehttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12005132j
  17. « Der Reichstagsbrand. Wie Geschichte gemacht wird », notices et recensions Perlentaucherhttps://www.perlentaucher.de/buch/alexander-bahar-wilfried-kugel/der-reichstagsbrand.html
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