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Popper contre la psychanalyse et le marxisme : la réfutabilité

ESO/Landessternwarte Heidelberg-Königstuhl/F. W. Dyson, A. S. Eddington, & C. Davidson / Wikimedia Commons
10 min de lecture26 sources vérifiées
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Karl Popper accorde beaucoup à Freud et à Adler, dans les pages mêmes où il les exclut de la science. Une bonne part de ce qu’ils disent a, selon lui, une importance considérable. Leurs théories contiennent des suggestions psychologiques du plus haut intérêt, sous une forme qu’aucun test ne peut atteindre, et elles décrivent certains faits à la manière des mythes. Ces lignes appartiennent au chapitre qui ouvre Conjectures and Refutations (Londres, 1963, p. 33-39), où Popper raconte comment, à Vienne, pendant l’été 1919, trois doctrines admirées autour de lui ont commencé à le mettre mal à l’aise, la théorie marxiste de l’histoire, la psychanalyse de Freud et la « psychologie individuelle » d’Alfred Adler, alors que la théorie de la gravitation d’Einstein ne lui en causait aucun.

Vienne, l’été 1919

Dans la notice qu’il consacre à Popper pour les Proceedings of the British Academy (vol. 94, 1997, p. 646-647), John Watkins rapporte qu’en 1919 le jeune homme vit tomber sous les balles, devant un commissariat, de jeunes socialistes désarmés, au cours d’une manifestation que les communistes avaient organisée. L’épisode le retourna, écrit Watkins, moins contre la police que contre le marxisme. La même année, l’éclipse de Soleil observée par l’expédition d’Eddington confirme la théorie einsteinienne de la gravitation, et Popper se souvient que son petit cercle en fut transporté. Il fut aussi l’assistant bénévole d’Adler auprès d’enfants délaissés, à une date que Watkins ne donne pas et que la notice de Stephen Thornton, dans la Stanford Encyclopedia of Philosophy, place dans les années 1920.

Les trois doctrines viennoises semblaient capables d’expliquer à peu près tout ce qui arrivait dans leur domaine, et leurs adeptes voyaient dans cette capacité la preuve de leur force. Le monde, écrit Popper, était plein de vérifications de la théorie, et un marxiste ne pouvait pas ouvrir un journal sans trouver à chaque page de quoi confirmer sa lecture de l’histoire (traduction de la rédaction, comme toutes les citations anglaises de l’article). Le recueil rassemble des textes écrits entre 1937 et 1960, traduits en 1985 chez Payot par Michelle-Irène et Marc B. de Launay.

« Mille et une fois »

La scène qui fixe le problème se passe chez Adler. Popper lui rapporte un cas, qu’Adler interprète aussitôt par sa théorie du sentiment d’infériorité, et quand l’assistant s’étonne d’une telle assurance, le maître invoque son expérience mille fois répétée. Avec ce cas-là, réplique Popper, elle l’est désormais mille et une fois.

La scène n’a pas d’autre témoin que le récit de Popper.

Il la prolonge par deux conduites opposées, que chacun peut se représenter. Un homme pousse un enfant dans l’eau avec l’intention de le noyer, un autre risque sa vie pour en sauver un. Freud expliquera le premier par un refoulement et le second par une sublimation, Adler rendra compte des deux par le sentiment d’infériorité, et Popper avoue ne pouvoir concevoir aucune conduite humaine qui ne s’interprète dans l’une ou l’autre théorie. L’exercice se refait sans peine, en cherchant une conduite, même extravagante, que les deux doctrines seraient obligées de déclarer impossible, et la difficulté qu’on éprouve à en trouver une constitue tout l’argument.

Reconstruit, cet argument avance en trois temps. Une théorie dit quelque chose du monde dans la mesure exacte où elle exclut certains états du monde, et Popper le résume en maxime, toute « bonne » théorie scientifique est une interdiction, elle interdit à certaines choses d’arriver. Une théorie compatible avec toutes les conduites possibles n’interdit donc rien, et ses confirmations, si nombreuses soient-elles, ne lui apportent rien, puisqu’elle les aurait obtenues quel que soit le cours des événements. L’irréfutabilité, conclut Popper, est un vice d’une théorie, alors qu’on la prend souvent pour une vertu. Einstein fournissait le contre-modèle, puisque sa théorie annonçait une déviation déterminée de la lumière des étoiles au voisinage du Soleil, et que l’absence de l’effet, si l’observation l’avait montrée, l’aurait tout simplement réfutée. Le risque pris par une telle prédiction est, pour Popper, la chose impressionnante. Le critère tient alors en une phrase du même chapitre, qui fait de la falsifiabilité, ou réfutabilité, ou testabilité, le critère du statut scientifique d’une théorie. On garde ici « réfutabilité » de préférence au calque « falsifiabilité », parce que le verbe français falsifier veut d’abord dire contrefaire. Popper avait posé le principe bien avant ses souvenirs viennois, dans Logik der Forschung, que Watkins date de 1934 et les deux notices de Stanford de 1935, à la section 6, qui fait de la réfutabilité le critère de démarcation (La Logique de la découverte scientifique, trad. Nicole Thyssen-Rutten et Philippe Devaux, Payot, 1973). Dès 1933, dans une note de trois pages de la revue Erkenntnis, il réclamait un critère pour distinguer les énoncés empiriques et scientifiques des énoncés métaphysiques. Le critère ne déclare pas absurde ce qu’il laisse dehors, et c’est ce qui permet à Popper de reconnaître aux mythes de Freud un contenu de vérité possible.

La haute marée de la prophétie

Le cas de Marx est construit autrement, et les résumés de seconde main le confondent volontiers avec celui de Freud. Les premières formulations de la théorie marxiste de l’histoire faisaient, selon Popper, des prédictions testables, et ces prédictions ont été en fait démenties. Ses partisans ont alors réinterprété à la fois la théorie et les faits pour les remettre d’accord. Popper nomme ce geste un tour conventionnaliste (conventionalist twist), parce qu’il maintient la théorie par décision au lieu de la soumettre à l’expérience, et il juge qu’il a détruit la prétention scientifique dont le marxisme faisait si grand cas. Le verdict est donc double. La psychanalyse n’aurait jamais été testable, le marxisme l’a été, puis a cessé de l’être par la main de ses défenseurs.

La doctrine elle-même est attaquée dans deux autres livres. The Poverty of Historicism, né d’une communication au séminaire de Hayek, paraît en articles dans la revue Economica en 1944-1945, puis en volume en 1957, et la traduction française d’Hervé Rousseau, Misère de l’historicisme (Plon, 1956), a précédé d’un an le livre anglais. The Open Society and Its Enemies, écrit en Nouvelle-Zélande où Popper enseigne depuis 1937, sort en deux volumes en 1945. Le second porte un sous-titre que l’édition française a laissé tomber, The High Tide of Prophecy (« la haute marée de la prophétie »), devenu Hegel et Marx dans la traduction de Jacqueline Bernard et Philippe Monod (Seuil, 1979). L’historicisme visé, tel que Thornton le résume, est la croyance que l’histoire se déroule inexorablement, selon des principes, vers une fin déterminée.

Imre Lakatos, ancien élève de Popper, a dressé en 1973 la liste la plus nette des prédictions en cause, dans une causerie radiophonique diffusée par la BBC le 30 juin pour un cours de philosophie de l’Open University. Le marxisme annonçait la paupérisation absolue de la classe ouvrière, une première révolution socialiste dans la société la plus industrialisée, des sociétés socialistes sans révolutions et l’absence de tout conflit d’intérêts entre pays socialistes. À la hausse du niveau de vie ouvrier, ses défenseurs ont répondu par une théorie de l’impérialisme, et Lakatos juge que leurs hypothèses auxiliaires ont toutes été fabriquées après coup, pour protéger la théorie des faits.

La riposte marxiste la plus directe porte sur la lecture de Marx. À la mort de Popper, Alex Callinicos qualifie dans la Socialist Review (n° 179, octobre 1994) le chapitre sur Marx de mélange de dogmatisme, de confusion et d’intuitions occasionnelles, et soutient qu’en pratique les marxistes se sont souciés plus que les sciences sociales ordinaires de confronter leurs théories aux données. Il crédite Lakatos d’une version plus satisfaisante des idées de Popper, ce qui conduit à l’objection la plus sérieuse.

« Les savants ont la peau dure »

Lakatos ne conteste pas que la réfutabilité compte. Il soutient que le critère de Popper méconnaît la ténacité remarquable des théories scientifiques, que les savants n’abandonnent pas parce qu’un fait les contredit. Son exemple tient en quelques lignes. Qu’une planète ne se déplace pas exactement comme elle le devrait, et le savant newtonien révise ses conjectures, ou va jusqu’à inventer une planète encore inconnue, dont il calcule la position, la masse et la vitesse pour expliquer l’anomalie. Le geste ressemble beaucoup à celui que Popper reproche aux disciples de Marx. Thornton rappelle que Lakatos raisonne aussi sur un cas réel, la découverte de Neptune par Galle, et soutient que si Galle n’avait rien trouvé, la théorie de Newton n’aurait pas été réfutée pour autant.

Popper avait prévu une partie de l’objection. Dans The Logic of Scientific Discovery (Londres, 1959, p. 82-83), il admet les hypothèses auxiliaires à une condition, que leur introduction ne diminue pas le degré de réfutabilité ou de testabilité du système. La planète supposée remplit probablement cette condition, puisqu’elle indique où pointer la lunette et qu’une observation peut la démentir, alors que la théorie de l’impérialisme, dans la lecture de Lakatos, ne servait qu’à couvrir une prédiction manquée. Lakatos en tire sa propre distinction. Dans un programme de recherche progressif, la théorie conduit à découvrir des faits jusque-là inconnus, et dans un programme dégénérescent, les théories sont fabriquées seulement pour accommoder des faits déjà connus. Le partage se fait désormais entre des suites de théories jugées dans la durée, et Lakatos range le marxisme et le freudisme parmi les programmes de recherche, chacun avec un noyau dur obstinément défendu.

La version imprimée de la causerie de Lakatos contient deux ajouts entre crochets, qui se répondent. Il est toujours intéressant, écrit-il, de demander à un marxiste quel événement concevable lui ferait abandonner son marxisme. Si Popper avait demandé à un savant newtonien dans quelles conditions expérimentales il abandonnerait la théorie de Newton, certains, ajoute Lakatos, auraient été aussi désemparés que certains marxistes.

Un cas de paranoïa contraire à la théorie

Adolf Grünbaum, philosophe des sciences à Pittsburgh, a porté la contestation sur le terrain même que Popper avait choisi. Son article de 1979 dans l’American Philosophical Quarterly (vol. 16, p. 131-141) demande dans son titre si la théorie freudienne est pseudo-scientifique selon le critère de Popper, et The Foundations of Psychoanalysis (University of California Press, 1984) y répond par la négative. Plusieurs hypothèses freudiennes sont réfutables, soutient Grünbaum, et Freud a lui-même renoncé à certaines devant les faits, à commencer par l’hypothèse de la séduction. En 1915, il publie l’observation d’un cas sous un titre sans ambiguïté, « Communication d’un cas de paranoïa contredisant la théorie psychanalytique » (Mitteilung eines der psychoanalytischen Theorie widersprechenden Falles von Paranoia, Standard Edition, vol. 14, p. 263-272). Sa théorie liait la paranoïa à un attachement homosexuel refoulé, et Grünbaum lit dans ce texte, selon le compte rendu qu’en donne Jonathan Lieberson dans la New York Review of Books du 31 janvier 1985, un auteur prêt à abandonner sa théorie si le cas l’exigeait.

Le reproche adressé à Popper est rude. Grünbaum parle d’un oubli des écrits réels de Freud (1984, p. 124, cité par Thornton) et juge artificiel l’exemple de l’enfant poussé dans l’eau. Sa conclusion ne rend pourtant aucun crédit scientifique à la psychanalyse. Les données cliniques, soutient-il, sont contaminées par la suggestion de l’analyste, de sorte qu’une guérison peut tenir à l’influence du thérapeute, et l’argument par lequel Freud tirait de la réussite des cures une confirmation de ses hypothèses ne tient pas. Sven Ove Hansson, dans la Stanford Encyclopedia of Philosophy, résume l’état du débat en remarquant que la principale menace sur le statut scientifique de la psychanalyse vient des tests qu’elle aurait échoué à passer.

Popper a entendu l’objection. En 1980, lors d’un colloque consacré à sa philosophie à la London School of Economics, après un exposé où Grünbaum présentait des contre-exemples à la thèse de l’irréfutabilité freudienne, il déclara, rapporte Watkins (p. 682), qu’il allait peut-être devoir faire amende honorable (I may have to eat humble pie). On ne sait pas mesurer exactement la portée de la concession, puisque la phrase est rapportée par un témoin et qu’elle porte au conditionnel, et Watkins renvoie en note à une addition de 1980 imprimée à la page 169 de Realism and the Aim of Science, sans en reproduire le contenu. Le livre de Grünbaum se lit en français depuis 1996 (Les Fondements de la psychanalyse, PUF).

Grünbaum, de son côté, tire de la théorie freudienne de la paranoïa une prédiction que des statistiques pourraient démentir. Si le délire de persécution masculin naît d’un désir homosexuel refoulé, il devrait se raréfier à mesure que recule le tabou social qui pèse sur l’homosexualité, et Lieberson souligne que la critique de Grünbaum, cantonnée aux données cliniques, laisse ouverte la voie des études épidémiologiques, qui pourraient corroborer la théorie de Freud ou la réfuter au sens exact où Popper entendait le mot.

Pour aller plus loin

Le principe de vérification du Cercle de Vienne donne l’autre grande réponse de l’entre-deux-guerres au problème de la démarcation, et le Tractatus de Wittgenstein en éclaire l’arrière-plan. Le problème de l’induction chez Hume, que Popper prétendait résoudre en même temps que celui de la démarcation, et l’argument de la plus-value dans Le Capital prolongent le débat de part et d’autre.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Karl R. Popper, *Conjectures and Refutations. The Growth of Scientific Knowledge*, Londres, Routledge and Kegan Paul, 1963 (une édition new-yorkaise, Basic Books, porte la date de 1962), chap. 1, « Science : Conjectures and Refutations », p. 33-39 ; l’été 1919, Einstein, Marx, Freud et Adler ; Eddington ; « the world was full of verifications of the theory » ; le journal du marxiste ; « thousandfold experience », « thousand-and-one-fold » ; l’enfant poussé dans l’eau et l’enfant sauvé ; « Every “good” scientific theory is a prohibition » ; « Irrefutability is not a virtue of a theory […] but a vice » ; « the risk involved in a prediction of this kind » ; « The criterion of the scientific status of a theory is its falsifiability, or refutability, or testability » ; prédictions marxistes « testable, and in fact falsified », « re-interpreted both the theory and the evidence », « conventionalist twist », « destroyed its much advertised claim to scientific status » ; « simply non-testable, irrefutable » (p. 37 selon la SEP), « of considerable importance », « in the manner of myths » ; texte anglais consulté dans une reproduction du chapitre (reprise dans Theodore Schick, éd., *Readings in the Philosophy of Science*, Mayfield, 2000, p. 9-13) ; traduction de la rédaction
  2. Karl R. Popper, *Conjectures et réfutations. La croissance du savoir scientifique*, trad. Michelle-Irène Brudny de Launay et Marc Buhot de Launay, Paris, Payot, 1985, « Bibliothèque scientifique », 610 p. (édition française de référence, non collationnée pour les citations)
  3. Karl R. Popper, *Logik der Forschung*, 1934 (millésime 1935), section 6, la réfutabilité comme critère de démarcation ; *The Logic of Scientific Discovery*, Londres, 1959, p. 82-83 (« only those are acceptable whose introduction does not diminish the degree of falsifiability or testability »), passage vérifié d’après l’article « Cosmology and convention » ; *La Logique de la découverte scientifique*, trad. Nicole Thyssen-Rutten et Philippe Devaux, Paris, Payot, 1973, « Bibliothèque scientifique Payot »
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Sources primaires (suite)

  1. Karl R. Popper, « Ein Kriterium des empirischen Charakters theoretischer Systeme », *Erkenntnis* 3, 1933, p. 426-428 (la demande d’un critère entre énoncés empirico-scientifiques et métaphysiques), cité d’après Sven Ove Hansson
  2. Karl R. Popper, *The Poverty of Historicism*, *Economica*, 1944-1945, puis Londres, 1957 ; *Misère de l’historicisme*, trad. Hervé Rousseau, Paris, Plon, 1956, « Recherches en sciences humaines », 197 p.
  3. Karl R. Popper, *The Open Society and Its Enemies*, vol. II, *The High Tide of Prophecy : Hegel, Marx, and the Aftermath*, Londres, Routledge, 1945 (5ᵉ éd., Routledge and Kegan Paul, 1974) ; *La Société ouverte et ses ennemis*, t. 2, *Hegel et Marx*, trad. Jacqueline Bernard et Philippe Monod, Paris, Seuil, 1979
  4. Karl R. Popper, *Realism and the Aim of Science*, 1983, p. 169 (addition de 1980 sur Grünbaum), référence donnée par John Watkins, note 122 ; passage non consulté
  5. Sigmund Freud, « Mitteilung eines der psychoanalytischen Theorie widersprechenden Falles von Paranoia », 1915 ; « A Case of Paranoia Running Counter to the Psycho-Analytical Theory of the Disease », *Standard Edition*, vol. 14, Londres, Hogarth Press, 1957, trad. Edward Glover et James Strachey, p. 263-272
  6. Imre Lakatos, « Science and Pseudoscience », causerie diffusée par la BBC le 30 juin 1973 (Open University, cours A303, « Problems of Philosophy », programme 11) ; les quatre prédictions marxistes, la théorie de l’impérialisme, « Scientists have thick skins », la ténacité des théories, la planète inventée, programmes progressifs et dégénérescents, le noyau dur du marxisme et du freudisme ; ajouts entre crochets de la version imprimée (« It is always interesting to ask a Marxist », « Had Popper ever asked a Newtonian scientist ») ; transcription de la London School of Economics ; traduction de la rédaction

Bibliographie

  1. John Watkins, « Karl Raimund Popper 1902-1994 », *Proceedings of the British Academy* 94, 1997, p. 645-684, ici p. 646-647 (la fusillade de 1919), p. 682 (« I may have to eat humble pie ») The British Academy
  2. Adolf Grünbaum, « Is Freudian Psychoanalytic Theory Pseudoscientific by Karl Popper’s Criterion of Demarcation ? », *American Philosophical Quarterly* 16, 1979, p. 131-141 American Philosophical Quarterly
  3. Adolf Grünbaum, *The Foundations of Psychoanalysis. A Philosophical Critique*, Berkeley, 1984, 310 p., p. 124 cité d’après la SEP University of California Press
  4. Adolf Grünbaum, *Les Fondements de la psychanalyse. Une critique philosophique*, trad. Jean-Claude Dumoncel, révision d’Élisabeth Pacherie, Paris, 1996, d’après la notice du Catalogue collectif de France Presses universitaires de France
  5. Imre Lakatos, *The Methodology of Scientific Research Programmes. Philosophical Papers*, vol. 1, Cambridge, 1978, introduction (reprise de la causerie de 1973 ; p. 4 sur la « ceinture protectrice », d’après la SEP) Cambridge University Press
  6. Jonathan Lieberson, « Putting Freud to the Test », *The New York Review of Books*, 31 janvier 1985 (compte rendu de Grünbaum 1984 ; le cas de 1915, la contamination par la suggestion, la paranoïa masculine et le recul du tabou, les études extra-cliniques) The New York Review of Books
  7. Alex Callinicos, « False consciousness », *Socialist Review* n° 179, octobre 1994 Socialist Review

Sources en ligne

  1. « Karl Popper (Stanford Encyclopedia of Philosophy) », notice de Stephen Thornton, première publication le 13 novembre 1997, révision substantielle du 31 juillet 2026 (1919, Adler, marxisme d’abord scientifique, historicisme, Lakatos et Neptune, Grünbaum) Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford Universityhttps://plato.stanford.edu/entries/popper/
  2. « Science and Pseudo-Science (Stanford Encyclopedia of Philosophy) », notice de Sven Ove Hansson, première publication le 3 septembre 2008, révision substantielle du 28 juillet 2025, section 4,3 « Popper’s falsificationism » (Erkenntnis 1933, Lakatos, menace pesant sur la psychanalyse) Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford Universityhttps://plato.stanford.edu/entries/pseudo-science/
  3. « Science and pseudoscience : overview and transcript » (Imre Lakatos, 1973) London School of Economics, Department of Philosophy, Logic and Scientific Methodhttps://lse.ac.uk/philosophy/science-and-pseudoscience-overview-and-transcript
  4. « Karl Raimund Popper 1902-1994 » (John Watkins) The British Academyhttps://www.thebritishacademy.ac.uk/documents/1391/94p645.pdf
  5. « Putting Freud to the Test » (Jonathan Lieberson) The New York Review of Bookshttps://www.nybooks.com/articles/1985/01/31/putting-freud-to-the-test/
  6. « False consciousness » (Alex Callinicos, 1994) Marxists Internet Archive, Encyclopedia of Trotskyism On-Linehttps://www.marxists.org/history/etol/writers/callinicos/1994/10/popper.htm
  7. « Comment défendre la psychanalyse ? » (Alexandre Abensour, 23 janvier 2008 ; Grünbaum à Pittsburgh, traduction PUF de 1996) La Vie des idées, Collège de Francehttps://laviedesidees.fr/Comment-defendre-la-psychanalyse
  8. « Science et pseudo-science » (Sylvie Chaput, *Nuit blanche* n° 23, mai-juin 1986, p. 52 ; édition Payot de 1985, recueil de textes de 1937 à 1960) Érudithttps://assets.erudit.tech/en/journals/nb/1986-n23-nb1093557/20504ac.pdf
  9. « A Case of Paranoia Running Counter to the Psycho-Analytical Theory of the Disease » (notice bibliographique, SE 14, p. 263-272) Freud-Editionhttps://www.freudedition.net/werke/case-paranoia-running-counter-psycho-analytical-theory-disease/druckschrift
  10. « Cosmology and Convention » (*Studies in History and Philosophy of Modern Physics*, 2017 ; citation de Popper 1959, p. 82-83) arXiv, Cornell Universityhttps://arxiv.org/pdf/1703.02389
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