Posez sur une table deux petites voitures et une figurine, et disposez-les comme vous pensez que l’accident s’est produit. Personne n’a prononcé un mot, et la table affirme déjà quelque chose qui peut être faux. Un engagé volontaire de l’armée austro-hongroise, affecté à une canonnière de la Vistule, a lu le compte rendu d’un procès parisien où l’on reconstituait ainsi une collision avec des poupées, et il l’a noté le 29 septembre 1914 dans le carnet que le catalogue de Georg Henrik von Wright cote MS 101.
La question du faux
Le problème que cette image va résoudre précède la guerre. Au début des années 1910, Ludwig Wittgenstein travaille à Cambridge avec Bertrand Russell sur les fondements de la logique ; au printemps 1914, en Norvège, il dicte à G. E. Moore des notes qui distinguent déjà ce qu’une proposition dit et ce qu’elle montre. Si comprendre une phrase revenait à saisir ce qu’elle désigne, une phrase fausse serait incompréhensible. Or chacun comprend « il pleut sur Cracovie » un jour de grand soleil.
Ses deux maîtres avaient chacun leur solution, que le Tractatus récuse. Gottlob Frege faisait de la proposition un nom composé dénotant « le vrai » ou « le faux », et le livre objecte en 4 431 que le sens de la négation ne serait alors plus déterminé (traduction de Gilles Gaston Granger, Gallimard, 1993, pour toutes les citations du Tractatus). Russell, dans son manuscrit de 1913 longtemps resté inédit, Theory of Knowledge, cherchait des objets proprement logiques ; 4,0312 lui oppose la « pensée fondamentale » de Wittgenstein, que les « constantes logiques » ne sont les représentants de rien.
Engagé volontaire le 7 août 1914, Wittgenstein sert jusqu’en décembre sur la Goplana, un vapeur armé de la Vistule, puis dans un atelier d’artillerie à Cracovie. Dès le 22 août, il ouvre un carnet de remarques de logique, publiées en 1961 sous le titre Notebooks 1914-1916, en français en 1971 comme Carnets 1914-1916.
Des poupées au palais de justice
La remarque du 29 septembre assemble dans la proposition un monde probeweise, à titre d’essai, comme lorsqu’au tribunal de Paris on représente un accident d’automobile avec des poupées. Le mot repasse en 4 031, où Granger rend les éléments « pour ainsi dire rassemblés à titre d’essai ». Susan Sterrett, qui a retrouvé un croquis parisien de 1914 montrant un avocat et un autobus miniature, sans savoir si Wittgenstein l’a vu, rattache sa notion de modèle aux maquettes des ingénieurs, quand la plupart des commentateurs la font remonter à la Mécanique de Heinrich Hertz, citée en 4,04.
L’argument tient dans les propositions 2,1 à 2 225. Une image se compose d’éléments qui tiennent lieu d’objets (2 131), et leur disposition présente ceci, que les choses sont disposées de même (2,15). Elle figure donc une situation possible avant toute comparaison, et « ce que l’image figure est son sens » (2 221). Appliqué au langage, cela donne 4,01, « la proposition est une image de la réalité », et 4 024, « comprendre une proposition, c’est savoir ce qui a lieu quand elle est vraie ». Une phrase fausse est une maquette bien construite d’une situation qui n’a pas lieu, comme les voitures disposées selon la version d’un conducteur que le témoin contredira.
Le mot Bild est rendu ici par « image », avec Granger, plutôt que par « tableau », parce que l’exemple fondateur est une maquette en volume. En 3,1431, Wittgenstein imagine d’ailleurs un signe propositionnel fait d’objets, « tels des tables, des chaises, des livres ».
Il faut revenir à la table pour éprouver la théorie. La maquette peut se tromper sur la vitesse, et l’erreur se corrige en déplaçant un jouet. Elle ne peut pas représenter, avec un jouet de plus, la règle qui fait de tel jouet telle automobile, car ce jouet exigerait à son tour une règle, et le suivant aussi. Le livre en conclut en 2 172 que l’image ne peut représenter sa forme de représentation, « elle la montre », et généralise en 4,1212, « ce qui peut être montré ne peut être dit ».
Pages de droite, pages de gauche
Sur les pages de gauche, l’écriture change. À partir du 15 août 1914, au milieu d’une phrase, Wittgenstein passe à un chiffre élémentaire qui inverse l’alphabet, le z valant a et le y valant b, et il le gardera jusqu’au 19 août 1916 pour ses notes personnelles ; Ilse Somavilla, qui a édité un autre de ses journaux, suppose que ce code venait d’un jeu d’enfance entre frères et sœurs, ce qui expliquerait l’aisance avec laquelle il s’en sert dès les premiers jours. Longtemps masquées sur les microfilms par décision des exécuteurs testamentaires, ces pages n’ont paru en allemand qu’en 1990, dans l’édition de Wilhelm Baum, en français en 2001, traduites par Jean-Pierre Cometti, et en anglais en 2022 par Marjorie Perloff. On y lit les prières d’un soldat malmené par ses camarades et des phrases de l’abrégé des Évangiles composé par Tolstoï, recopiées dès septembre 1914. On y suit aussi un itinéraire que le mot « tranchées », repris par la plupart des récits, résume mal, avec ses étapes successives, la Vistule, l’atelier de Cracovie, la Galicie et la Bucovine après le transfert du 21 mars 1916, le front italien en 1918. En juin 1916, face à l’offensive Broussilov, il tient sous le feu un poste d’observation exposé, ce qui lui vaut une médaille de bravoure en bronze.
La philosophie des pages de droite bascule au même moment. Le 11 juin 1916, une entrée demande ce qu’il sait de Dieu et du but de la vie, et place le sens du monde hors du monde, comme le fera 6,41. Le 2 août, Wittgenstein constate que son travail s’est étendu des fondements de la logique à l’essence du monde. Pour Perloff, le front de l’Est a fait d’un traité de logique un autre livre ; Peter Hacker rappelle que la distinction entre dire et montrer date des notes de 1913 et 1914, si bien que la guerre a probablement élargi son domaine sans la faire naître.
Plusieurs points résistent à l’enquête. Personne ne sait pourquoi Wittgenstein chiffrait, et Somavilla constate l’absence de consensus, d’autant qu’il notait parfois de la philosophie en code avec un chiffre qu’il savait facile à percer. Le Prototractatus, retrouvé à Vienne en 1965 et publié en 1971, donne une version presque complète du livre, que von Wright date d’un peu avant la mise au net de l’été 1918.
« Wovon man nicht sprechen kann »
Sept propositions principales, numérotées de 1 à 7, portent l’édifice. Les dernières pages recueillent ce que les carnets de 1916 avaient fait entrer, le sens du monde situé hors de lui (6,41) et l’inexprimable, qui se montre et que le livre appelle le mystique (6 522). En 6,54, le verdict se retourne contre le livre. Celui qui comprend l’auteur reconnaît finalement ses propositions comme dépourvues de sens, après s’en être servi comme d’échelons, et doit die Leiter wegwerfen, jeter l’échelle. La proposition 7 reprend l’avant-propos, que Granger traduit « sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence ».
La proposition 7 est la seule des sept à ne recevoir aucun commentaire numéroté.
L’auteur a commenté ce dispositif deux fois en 1919. Le manuscrit, achevé en août 1918, l’a suivi en captivité, et c’est d’un camp de prisonniers proche du Mont-Cassin qu’il le fait porter à Russell par courrier diplomatique, grâce à John Maynard Keynes. Il lui écrit le 19 août que le point principal du livre est la théorie de ce qui peut être dit par des propositions et de ce qui peut seulement être montré, le problème cardinal de la philosophie. À l’automne, il écrit à Ludwig von Ficker, directeur de la revue Der Brenner, que le sens du livre est éthique et que son travail a deux parties, celle qu’il présente et tout ce qu’il n’a pas écrit, la seconde étant la plus importante. Le texte paraît en 1921 dans les Annalen der Naturphilosophie de Wilhelm Ostwald, si fautif que l’auteur parle d’édition pirate, de Raubdruck, puis en 1922 à Londres, en version bilingue traduite par C. K. Ogden et Frank Ramsey, avec une introduction de Russell que Wittgenstein jugeait pleine de contresens et avait d’abord refusé de laisser imprimer.
Une nuance de vocabulaire décide de beaucoup. Les tautologies sont sinnlos, « vides de sens » (4 461), et 4,4611 précise qu’elles ne sont pas pour autant unsinnig, « dépourvues de sens ». Ce second mot qualifie en 4 003 les phrases des philosophes, et 6,54 l’applique au Tractatus lui-même, en compagnie de l’éthique.
Ramsey refuse de siffler
Les premiers lecteurs ont buté sur cette conséquence. Russell note dans son introduction que Wittgenstein réussit à dire beaucoup sur ce qui ne peut être dit, et Ray Monk rapporte qu’en décembre 1919, après une semaine de travail à La Haye, il l’avait décrit à Ottoline Morrell comme un parfait mystique. Otto Neurath objecte qu’il faut bien se taire, mais qu’il n’y a rien à taire. Frank Ramsey, qui avait relu le texte avec l’auteur en 1923, condense l’objection en 1929 dans « General Propositions and Causality » : what we can’t say, we can’t say, and we can’t whistle it either (ce qu’on ne peut pas dire, on ne peut pas le dire, ni le siffler, traduction de la rédaction). Selon Hacker, la pointe visait aussi le talent de siffleur de Wittgenstein.
Une première lecture prend Ramsey au sérieux sans lui donner raison. Pour Elizabeth Anscombe dès 1959, puis Peter Hacker à partir de 1972, le livre enfreint délibérément la syntaxe logique pour faire saisir, par des non-sens éclairants, des vérités nécessaires que le langage montre sans pouvoir les énoncer.
Dans les essais réunis en 1991 sous le titre The Realistic Spirit, Cora Diamond retourne l’argument et ouvre la lecture dite « résolue », avec James Conant, auteur en 1993 d’un essai sur le non-sens (référence en sources). Si une proposition n’a pas de sens, ce ne peut être, selon 5,4733, « que parce que l’on n’a pas donné de signification à certains de ses éléments », ce qui ne laisse qu’une espèce de non-sens, le simple charabia. Garder après coup des traits de la réalité qui se montreraient sans se dire reviendrait à feindre de jeter l’échelle en restant dessus, ce que Diamond appelle chickening out, se dérober. Elle souligne que 6,54 parle de celui qui comprend l’auteur et non ses propositions, et lit le livre comme une thérapie au but éthique, celui de la lettre à Ficker, qui défait en nous l’illusion qu’il y aurait là quelque chose à dire.
Hacker répond en 2000 par un mouvement en tenaille. Dans le texte, les lecteurs résolus exemptent selon lui du non-sens les propositions qui portent leur argument, 4 126 à 4,1272 et 5,4733, et doivent tenir pour ironique l’avant-propos, qui juge la vérité des pensées « intangible et définitive ». Hors du texte, il cite la lettre du 9 avril 1917 à son ami Paul Engelmann, où Wittgenstein écrit, à propos d’un poème d’Uhland, que rien ne se perd si l’on ne cherche pas à dire l’indicible, alors indiciblement contenu dans ce qui est dit.
Les lecteurs résolus répondent surtout en séparant ce que le texte accomplit de ce que l’auteur a pu en dire, et aucun camp n’a convaincu l’autre. Tous deux s’appuient pourtant sur les carnets de 1914-1916, qui n’existent que par accident. En 1950, à Vienne, Wittgenstein fait détruire la plupart de ses carnets préparatoires, dont beaucoup datent de la genèse du Tractatus, et trois seulement échappent à l’ordre, laissés à Gmunden chez sa plus jeune sœur, Margarete Stonborough.
Combien d’autres ont disparu, nul ne le sait, et la préface des éditeurs de 1961 se borne à indiquer qu’ils étaient nombreux.
Pour aller plus loin
Sur les fondements que le Tractatus hérite et conteste, Frege et la logique moderne, le paradoxe de Russell et la théorie des descriptions. Pour la réception qui lit le silence comme un programme, le Cercle de Vienne.
On raconte souvent que Wittgenstein a écrit son grand livre dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. Ce livre s’appelle le Tractatus. C’est un traité de logique très court, qui se termine par une phrase sur le silence. Les carnets que l’auteur a tenus comme soldat ont en partie survécu, et ils permettent de vérifier l’histoire.
Un soldat qui fait de la logique
Avant la guerre, Wittgenstein étudie la logique à Cambridge, en Angleterre. Il y travaille avec le philosophe Bertrand Russell. Une question l’occupe depuis longtemps. Comment une phrase fausse peut-elle avoir un sens, puisqu’elle décrit quelque chose qui n’existe pas ? Chacun comprend pourtant la phrase « il pleut » un jour de soleil.
En août 1914, il s’engage dans l’armée austro-hongroise. Il sert d’abord sur un bateau armé qui patrouille sur la Vistule, puis dans un atelier d’artillerie. Au printemps 1916 seulement, il part pour le front russe, où il tient un poste d’observation sous le feu. Il combat ensuite sur le front italien. Les tranchées ne sont donc qu’une étape de ce long parcours.
Une maquette au tribunal
Un jour de septembre 1914, le soldat lit le récit d’un procès à Paris. Pour expliquer un accident de voiture aux juges, on l’y reconstitue avec des jouets et des poupées. Wittgenstein note l’idée dans son carnet. Pour lui, une phrase fonctionne comme cette maquette.
Chaque jouet tient la place d’une chose réelle. La façon dont on les dispose affirme que les choses se sont passées ainsi. On comprend donc la maquette avant de savoir si elle est juste. Une phrase fausse ressemble à une maquette bien faite d’un accident qui n’a jamais eu lieu.
La maquette a pourtant une limite. Elle ne peut pas montrer, avec un jouet de plus, la règle qui relie chaque jouet à une vraie voiture. Ce jouet supplémentaire aurait besoin de sa propre règle, et ainsi de suite. Wittgenstein en tire l’idée qui portera tout son livre. Certaines choses se montrent sans pouvoir se dire.
Des pages en code
Ses carnets de guerre ont une particularité. Sur les pages de droite, Wittgenstein écrit sa logique en clair. Sur les pages de gauche, il note sa vie personnelle dans un code très simple, où le z remplace le a et le y remplace le b. Ce code venait peut-être d’un jeu d’enfance. On ignore toujours pourquoi il cachait ainsi ces pages.
On y trouve des prières et des phrases recopiées chez Tolstoï. Pendant les combats contre les Russes, le ton change aussi à droite. Le soldat s’interroge sur Dieu et sur le but de sa vie. Plus tard, il écrit que son travail est passé de la logique à la nature du monde. Le front a probablement élargi cette réflexion, mais l’idée des choses qui se montrent existait déjà avant la guerre.
Jeter l’échelle
Wittgenstein termine son livre à l’été 1918. Fait prisonnier par les Italiens à la fin de la guerre, il envoie le manuscrit à Russell depuis son camp. Au directeur d’une revue, il explique que son livre compte deux parties. Il y a la partie écrite, et celle qu’il n’a jamais écrite, qui compte davantage.
La fin du livre surprend encore aujourd’hui ses lecteurs. Wittgenstein y déclare que ses propres phrases n’ont pas de sens. Le lecteur doit s’en servir comme des barreaux d’une échelle, puis jeter l’échelle une fois en haut. La dernière phrase demande de garder le silence sur ce dont on ne peut pas parler.
Les spécialistes se disputent sur ce passage depuis les années 1990. Pour Peter Hacker, le livre essaie de faire voir des vérités impossibles à dire. Pour Cora Diamond, il faut prendre l’auteur au mot et ne garder aucune vérité cachée. Hacker cite surtout une lettre et Diamond le texte du livre, mais tous deux lisent les mêmes carnets de guerre.
En 1950, Wittgenstein a fait détruire la plupart de ses carnets. Trois seulement ont survécu, parce qu’ils avaient été laissés chez sa plus jeune sœur, à Gmunden.
La version complète cite la lettre sur un poème d’Uhland que Hacker oppose à ses adversaires, et la plaisanterie de Ramsey sur ce qu’on ne peut même pas siffler.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Ludwig Wittgenstein, « Logisch-philosophische Abhandlung », *Annalen der Naturphilosophie*, vol. 14, cahiers 3-4, 1921, dir. Wilhelm Ostwald première édition allemande, dite *Raubdruck* par l’auteur
- Ludwig Wittgenstein, *Tractatus Logico-Philosophicus*, édition bilingue, trad. C. K. Ogden et F. P. Ramsey, introduction de Bertrand Russell, Londres, 1922 Kegan Paul
- Ludwig Wittgenstein, *Tractatus logico-philosophicus*, traduction, préambule et notes de Gilles Gaston Granger, Paris, 1993, coll. « Bibliothèque de philosophie » ; avant-propos, propositions 2 131, 2,15, 2 172, 2 221, 3,1431, 4 003, 4,01, 4 024, 4 031, 4,0312, 4,04, 4,1212, 4 126-4,1272, 4 431, 4 461, 4,4611, 5,4733, 6,41, 6 522, 6,54, 7 Gallimard
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Sources primaires (suite)
- Ludwig Wittgenstein, *Notebooks 1914-1916*, éd. G. H. von Wright et G. E. M. Anscombe, trad. G. E. M. Anscombe, Oxford, 1961 ; pages de droite des manuscrits MS 101, 102 et 103, entrées du 29 septembre 1914, du 11 juin et du 2 août 1916 ; préface des éditeurs sur la destruction de 1950 et les trois carnets de Gmunden Basil Blackwell
- Ludwig Wittgenstein, *Carnets 1914-1916*, traduction, introduction et notes de G. G. Granger, Paris, 1971, coll. « Les Essais » Gallimard
- Ludwig Wittgenstein, *Geheime Tagebücher 1914-1916*, éd. Wilhelm Baum, Vienne, 1990 – pages de gauche chiffrées des manuscrits MS 101 à 103 Turia & Kant
- Ludwig Wittgenstein, *Carnets secrets 1914-1916*, traduit de l’allemand par Jean-Pierre Cometti, 2001, 128 p. Farrago
- Ludwig Wittgenstein, *Private Notebooks 1914-1916*, éd. et trad. Marjorie Perloff, New York, 2022, xiv-218 p. Liveright
- Ludwig Wittgenstein, *Prototractatus. An Early Version of Tractatus Logico-Philosophicus*, éd. B. F. McGuinness, T. Nyberg et G. H. von Wright, trad. D. F. Pears et B. F. McGuinness, introduction historique de G. H. von Wright, Londres, 1971 (manuscrit MS 104) Routledge & Kegan Paul
- Ludwig Wittgenstein, lettre à Bertrand Russell, Cassino, 19 août 1919, lettre autographe de cinq feuillets, publiée dans Brian McGuinness (éd.), *Wittgenstein in Cambridge*, lettre n° 63 Bertrand Russell Archives, McMaster University, RA1 710,057786
- Ludwig Wittgenstein, lettre à Ludwig von Ficker, automne 1919, sur le sens éthique du livre et sa partie non écrite ; texte cité d’après les travaux consultés, édition de la correspondance non vérifiée directement
- Ludwig Wittgenstein, lettre à Paul Engelmann du 9 avril 1917, dans Paul Engelmann, *Letters from Ludwig Wittgenstein with a Memoir*, trad. L. Furtmüller, Oxford, 1967, p. 7 Basil Blackwell
- Bertrand Russell, *Theory of Knowledge. The 1913 Manuscript*, *The Collected Papers of Bertrand Russell*, vol. 7, Londres, 1984, p. 97 et suiv. Allen and Unwin
- Frank P. Ramsey, « General Propositions and Causality » (1929), dans R. B. Braithwaite (éd.), *The Foundations of Mathematics*, Londres, 1931, p. 238 Kegan Paul
- Otto Neurath, article paru dans *Erkenntnis*, vol. 2, 1931-1932, p. 393-431, traduit sous le titre « Sociology and Physicalism » dans A. J. Ayer (éd.), *Logical Positivism*, Glencoe, 1959, p. 284 Free Press
Bibliographie
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- P. M. S. Hacker, *Insight and Illusion*, Oxford, 1972 Clarendon Press
- G. E. M. Anscombe, *An Introduction to Wittgenstein’s Tractatus*, Londres, 1959 Hutchinson
- Cora Diamond, « Throwing Away the Ladder : How to Read the Tractatus », dans *The Realistic Spirit*, Cambridge (Mass.), 1991 MIT Press
- Cora Diamond, « Ethics, Imagination and the Method of Wittgenstein’s Tractatus », dans Alice Crary et Rupert Read (dir.), *The New Wittgenstein*, New York, 2000, p. 149-173 Routledge
- James Conant, « Kierkegaard, Wittgenstein and Nonsense », dans T. Cohen, P. Guyer et H. Putnam (dir.), *Pursuits of Reason*, Lubbock, 1993 Texas Tech University Press
- Ilse Somavilla, « Wittgenstein’s Notebooks, Diaries and Diaristic Remarks », *Wittgenstein-Studien*, 2023, DOI 10,1515/witt-2023-0010 De Gruyterhttps://doi.org/10.1515/witt-2023-0010
- Susan G. Sterrett, « Pictures, Models, and Measures », *Belgrade Philosophical Annual* 30, 2017, p. 99-137, DOI 10,5937/bpa1730099s Institut de philosophie, Université de Belgradehttps://doi.org/10.5937/bpa1730099s
- Ray Monk, *Wittgenstein. Le devoir de génie*, trad. Abel Gerschenfeld, Paris, 1993 (éd. originale : *Ludwig Wittgenstein. The Duty of Genius*, Londres, 1990, p. 183 et suiv.) Odile Jacob
Sources en ligne
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- « Wittgenstein’s Notebooks, Diaries and Diaristic Remarks » Wittgenstein-Studien, De Gruyter Brillhttps://www.degruyterbrill.com/document/doi/10.1515/witt-2023-0010/html
- « WAS HE TRYING TO WHISTLE IT ? » site de P. M. S. Hackerhttps://pmshacker.co.uk/_files/ugd/ff19f1_25a3b0b81d8f43e78fdb63af5dbf02f9.pdf
- « BRACERS Record Detail for 58635 » Bertrand Russell Archives, McMaster Universityhttps://bracers.mcmaster.ca/58635
- « Physical Pictures : Engineering Models circa 1914 and in Wittgenstein’s Tractatus » PhilSci Archive, University of Pittsburghhttps://philsci-archive.pitt.edu/661/
- « Pictures, models, and measures » Belgrade Philosophical Annual, DOAJhttps://doaj.org/article/884d1ec49b30431d92a4e97ab8215349
- « Ludwig Wittgenstein during the Brusilov offensive in the Bukovina » Wittgenstein Initiativehttps://wittgenstein-initiative.com/wp-content/uploads/2023/08/Pilch_Ludwig-Wittgenstein-during-the-Brusilov-offensive-in-the-Bukovina.pdf
- « Wittgenstein’s war » Christian History Institutehttps://christianhistoryinstitute.org/magazine/article/wittgensteins-war-a-philosopher-finds-god-in-the-trenches
- « Wittgenstein, Ludwig Josef Johann (1889–1951) » Encyclopedia of Philosophy, Encyclopedia.comhttps://encyclopedia.com/humanities/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/wittgenstein-ludwig-josef-johann-1889-1951
- « Prototractatus [Book Review] » PhilPapershttps://api.philpapers.org/rec/AP-11
- « Nonsense and the Ineffable : Re-reading the Ethical Standpoint in Wittgenstein’s Tractatus » Nordic Wittgenstein Reviewhttps://wab.uib.no/ojs/index.php/nwr/article/view/NWR-1_2012-Kallay/html
- « Carnets 1914-1916 / par Ludwig Wittgenstein ; traduction, introduction et notes de G. G. Granger » Catalogue général de la Bibliothèque nationale de Francehttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb35188519m
- « La souillure de l’esprit / Carnets secrets, 1914-1916 de Ludwig Wittgenstein » Spirale, Érudithttps://www.erudit.org/fr/revues/spirale/2009-n228-spirale1061123/1942ac.pdf


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