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Le Cercle de Vienne : quand la métaphysique fut déclarée sans sens

Herzi Pinki / Wikimedia Commons
10 min de lecture37 sources vérifiées
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Quelqu’un affirme qu’il existe une entéléchie, principe directeur de l’organisme vivant. La réponse ordinaire consiste à le contredire. Une brochure viennoise de 1929 en propose une autre et la présente comme une règle de travail. Ne pas répondre que c’est faux. Demander ce que cela signifie. Trente ans de philosophie sont sortis de ce déplacement d’une phrase à l’autre.

La brochure de septembre 1929

Le groupe s’était constitué autour de Moritz Schlick, appelé de Kiel à Vienne en 1922 sur la chaire de philosophie des sciences inductives qui avait été celle d’Ernst Mach, et il se réunissait le jeudi soir. Au début de 1929, Schlick reçoit une offre de Bonn, hésite, reste. Ses collègues font imprimer pour l’occasion Wissenschaftliche Weltauffassung. Der Wiener Kreis, chez l’éditeur viennois Artur Wolf, sous la responsabilité du Verein Ernst Mach, l’association de diffusion scientifique dont Schlick présidait le comité depuis novembre 1928. La préface, datée d’août 1929, porte trois noms, Hans Hahn, Otto Neurath, Rudolf Carnap. D’après la note de Marie Neurath à l’édition anglaise de 1973, Neurath a tenu la plume et les deux autres ont revu le texte avec lui, et Thomas Uebel a repris en 2008 l’histoire de cette rédaction à partir de documents jusque-là peu consultés. La brochure est remise à Schlick en octobre, au retour de son semestre à Stanford. L’expression « Cercle de Vienne » est une trouvaille de Neurath.

L’appendice donne quatorze membres et dix sympathisants, avec trois noms mis à part, Einstein, Russell et Wittgenstein. Aucun des quatorze n’est philosophe de métier, la brochure y insiste, tous ont d’abord travaillé dans une science particulière. Une seule femme y figure, la mathématicienne Olga Hahn-Neurath, sœur de Hans Hahn et femme d’Otto Neurath, qui quittera Vienne après la défaite de février 1934 et mourra à La Haye en 1937.

La conception défendue par le texte tient en deux traits. Elle est empiriste, il n’y a de connaissance que par l’expérience, et elle emploie une méthode, l’analyse logique, qui la sépare des empirismes antérieurs. De là une conséquence que la brochure assume tranquillement. Les problèmes traditionnels se répartissent en faux problèmes à démasquer et en problèmes empiriques que les sciences prendront en charge, la philosophie ne gardant aucune assertion propre. Des deux étiquettes courantes, « empirisme logique » vaut mieux que « positivisme logique », parce que la seconde suggère une doctrine commune que ce groupe n’a jamais professée.

Deux façons de ne rien dire

Carnap livre la machine en 1931-1932, dans un article d’Erkenntnis intitulé Überwindung der Metaphysik durch logische Analyse der Sprache. Le raisonnement part du mot. Un mot n’a de signification que si l’on sait à quelles conditions serait vrai l’énoncé élémentaire où il figure. Carnap forge le mot « babig » et demande à quoi l’on reconnaît qu’une chose est babig. Si l’interlocuteur répond qu’aucune marque empirique ne le permet, tout en assurant qu’il veut bien dire quelque chose, on apprend seulement qu’il associe au mot des images, et le mot reste vide.

La seconde espèce est plus retorse. Tous les mots peuvent avoir une signification et la suite n’en avoir aucune, parce qu’elle viole la syntaxe logique. « César est un nombre premier » est grammaticalement correct en français comme en allemand. Le prédicat « nombre premier » ne s’applique qu’à des nombres, et l’énoncé ne devient ni vrai ni faux, il ne dit rien. La grammaire ordinaire masque la faute, traitant de la même façon les substantifs qui désignent des choses et ceux qui désignent des relations.

Appliqué à la métaphysique, le tri est brutal. Prenons le mot « principe », au sens où l’on dit que x est le principe de y. Si l’énoncé signifie que y provient régulièrement de x, il est empirique, et le métaphysicien refuse justement cette réduction. S’il maintient qu’il subsiste là quelque chose que l’expérience ne saurait saisir, il ne fournit aucun autre critère d’application, et les énoncés du type « l’eau est le principe du monde » tombent avec le mot.

Le verdict n’a rien d’un mépris, et le lire ainsi fait manquer l’argument. Carnap soutient que les énoncés métaphysiques ont un contenu qui n’est pas théorique, qu’ils expriment un sentiment de la vie, un Lebensgefühl, et que l’art est l’instrument adéquat pour cela. Il termine en écrivant que le sentiment harmonieux coulé dans un système moniste s’exprime plus clairement dans la musique de Mozart, et que les métaphysiciens sont des musiciens dépourvus de don musical. Nietzsche échappe à la critique, parce que Zarathoustra choisit ouvertement la forme du poème.

« Le rien néantit », mot à mot

La conférence visée par Carnap date de 1929. Heidegger l’a prononcée à Fribourg comme leçon inaugurale, sous le titre Was ist Metaphysik ? Elle part d’un constat sur les sciences, qui ne veulent connaître que l’étant, et prend au sérieux un mot de leurs propres formules, le rien. Elle le définit comme la négation intégrale de la totalité de l’étant, soutient que l’angoisse le manifeste, et aboutit à la phrase que Carnap découpera, « Le rien lui-même néantit », dans la traduction de Roger Munier.

Reprenons une phrase ordinaire. « Il n’y a rien dehors » se réécrit sans le mot « rien », sous la forme « il n’existe pas de x tel que x soit dehors ». Le mot a disparu, ce qui montre qu’il ne nommait aucun objet et marquait une opération, la négation d’une existence. Essayez maintenant la même réécriture sur « le rien néantit ». Elle ne marche pas, parce que la phrase traite le mot comme le nom d’une chose et lui attribue un verbe forgé sur lui. Le reproche de Carnap porte sur ce point de syntaxe.

La traduction française a compliqué l’affaire, et pour la raison même que Carnap dénonçait.

Henry Corbin, qui donne en 1938 chez Gallimard la première version française du texte, rend das Nichts par « le Néant », avec une majuscule qui achève d’en faire un nom. Roger Munier, dont la traduction paraît dans le Cahier de L’Herne, choisit « le rien » et s’en explique, le français « rien » venant de rem, la chose, il garde l’ambiguïté de l’allemand. Deux traducteurs, deux degrés de substantivation, et leur désaccord porte sur le fait grammatical même que l’analyse logique attaquait.

Heidegger avait vu venir l’objection. Dans la conférence même, il met en cause l’autorité de la logique à l’intérieur de la philosophie, il refuse à l’entendement la souveraineté sur cette question et il soutient que la négation dérive du rien plutôt que l’inverse. On peut tenir la réponse pour insuffisante, elle n’est pas une échappatoire, puisque la thèse attaquée affirme explicitement l’incompétence du tribunal qu’on invoque contre elle.

Descartes tombe sous la même règle

Le même article s’en prend au cogito, et l’exemple montre où va la machine une fois lancée. Carnap relève deux fautes dans « je pense, donc je suis ». La première tient au verbe exister, qui ne fonctionne pas comme un prédicat ordinaire, un énoncé d’existence ayant la forme « il existe quelque chose de telle ou telle sorte », alors que « je suis » installe un sujet là où la logique attend une variable.

La seconde tient à la conclusion. De « je pense » on peut tirer qu’il existe quelque chose qui pense, on ne peut pas en tirer un moi.

L’outil ne vise donc pas seulement un adversaire contemporain, il mord aussi sur le texte fondateur de la philosophie moderne. Un lecteur qui veut éprouver l’argument le fera sans appareil, en cherchant ce que le « donc » ajoute au « je pense », puis en vérifiant si ce qu’on obtient au bout est bien un moi.

Le critère qui ne tenait pas en place

Tout repose sur un critère, et le critère a bougé sans arrêt. Waismann rapporte au Cercle, à partir des entretiens que Wittgenstein a eus avec lui et Schlick les 22 décembre 1929 et 2 janvier 1930, la formule selon laquelle le sens d’une proposition est sa méthode de vérification, entendue comme vérification concluante. La conséquence saute aux yeux du groupe. Un énoncé universel, donc toute loi de la nature, ne peut jamais être vérifié de façon concluante, et le critère condamnerait la science même au nom de laquelle il a été forgé. Vers 1931 commence ce que Carnap appellera la libéralisation de l’empirisme, et c’est à cette occasion que l’aile gauche du Cercle, Carnap, Hahn, Frank et Neurath, se distingue de l’aile plus conservatrice formée autour de Schlick. Hahn propose en 1933 de compter les hypothèses comme pourvues de sens et d’affaiblir l’exigence. Schlick reste attaché à la possibilité logique et à la langue ordinaire, Carnap s’installe dans la possibilité conforme aux lois de la nature et dans les langues construites. Dans Testability and Meaning, en 1936 et 1937, il remplace enfin la vérification par la confirmabilité, une testabilité seulement partielle, ce qui sauve les lois et sauve aussi des termes comme « soluble », qu’aucune observation ne définit complètement.

Chaque desserrage se paie du côté de la métaphysique. Alonzo Church montre en 1949, dans un compte rendu de deux pages au Journal of Symbolic Logic, que le critère révisé par Ayer en 1946 rend signifiant n’importe quel énoncé. Carl Hempel, proche du programme, concède en 1950 qu’il devient inutile de chercher un critère de testabilité défini par des relations déductives à des énoncés d’observation, et montre l’année suivante qu’un critère assez libéral pour accueillir les théories abstraites laisse rentrer avec elles des propositions métaphysiques sans aucune interprétation empirique.

Une objection plus simple circule depuis le début. Le critère lui-même n’est pas analytique et n’est pas vérifiable, donc il se condamne.

Carnap répond que le critère est une recommandation, la proposition d’adopter un langage empiriste, et qu’une recommandation n’a pas à s’appliquer à elle-même. Hilary Putnam a jugé cette défense circulaire. Jonathan Surovell l’a reconstruite récemment pour montrer qu’elle tient, dès lors qu’on renonce à voir dans le critère une analyse du concept ordinaire de signification.

Karl Popper en a tiré une autre conclusion, et son livre a paru dans la collection du Cercle, Logik der Forschung ayant été accepté par Schlick et Frank pour les « Schriften zur wissenschaftlichen Weltauffassung ». Popper y sépare deux questions que le critère confondait, la démarcation d’un côté, la signification de l’autre. Une théorie est scientifique si elle interdit quelque chose, donc si une observation peut la réfuter. La métaphysique échappe alors au verdict d’absurdité et se retrouve hors du champ de la science, sanction d’une tout autre nature.

Sur le pont d’un bateau qu’on répare en mer

Le Cercle s’est divisé sur ses propres fondations. Si les énoncés de la science se confrontent à l’expérience, il faut dire quelle forme ont les énoncés de base, ceux que Neurath appelle énoncés protocolaires. Schlick, dans Über das Fundament der Erkenntnis, en 1934, soutient qu’il existe des constatations, formulées au moment même de l’observation, qui jouent le rôle d’un fondement. Neurath refuse toute table rase et propose l’image restée célèbre des marins obligés de refaire leur bateau en pleine mer, sans pouvoir jamais le démonter dans une cale sèche. Carnap, dans le même volume, y voit deux méthodes de construction de la langue de la science, l’une et l’autre légitimes, plutôt que deux thèses en conflit.

Ensuite, les dates se resserrent. Le Verein Ernst Mach est dissous au début de 1934 pour raisons politiques, Hahn meurt la même année, Neurath gagne les Pays-Bas, Carnap part pour les États-Unis en 1935. Le 22 juin 1936, vers neuf heures vingt, Schlick monte l’escalier des philosophes de l’université de Vienne pour aller faire cours. Johann Nelböck, qui avait soutenu sa thèse sous sa direction en 1931 et l’avait déjà menacé de mort à deux reprises, l’abat de quatre balles. Condamné à dix ans, le meurtrier est libéré sur parole en octobre 1938, après l’Anschluss. Quelques semaines après les faits, un article signé « Prof. Dr. Austriacus » dans l’hebdomadaire catholique Schönere Zukunft impute au mort la responsabilité de sa propre fin, au motif qu’il avait séparé la science, la métaphysique et la foi, et le service d’histoire de l’université de Vienne identifie aujourd’hui l’auteur de cet article comme le juriste Johannes Sauter, qui enseignait dans la même maison. Depuis 1993, une inscription scellée dans le sol du palier rappelle l’assassinat à l’endroit où il a eu lieu.

L’image reçue du Cercle a beaucoup changé. Depuis quarante ans, les travaux de Michael Friedman, de Thomas Uebel et de George Reisch ont montré que la version scolaire du positivisme logique devait autant à sa réception américaine d’après-guerre qu’aux textes viennois, et que les doctrines les plus attaquées avaient déjà été contestées à l’intérieur du groupe. Le bilan, lui, n’est pas rendu. John Passmore a écrit que ces philosophies sont aussi mortes qu’une philosophie peut l’être. Carl Hempel soutenait en 1991 qu’on oublie ainsi l’existence de deux empirismes logiques, celui de Schlick et de Carnap d’un côté, celui de Neurath de l’autre, entièrement pragmatique, et que les objections de fond n’atteignent pas le second. Choisir entre ces deux verdicts suppose qu’on ait d’abord décidé ce qu’on appelle le Cercle de Vienne, et aucun document viennois ne fixe cette décision-là.

Pour aller plus loin

L’enquête croise l’histoire du cogito, dont Carnap conteste la forme logique, et celle du Tractatus de Wittgenstein, dont le groupe a tiré sa conception des vérités logiques comme tautologies. Elle rejoint la falsifiabilité de Popper et le jugement synthétique a priori, que Kant croyait avoir établi et que les Viennois tiennent pour réfuté par la physique du XXᵉ siècle.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Hans Hahn, Otto Neurath et Rudolf Carnap, *Wissenschaftliche Weltauffassung. Der Wiener Kreis*, Vienne, Artur Wolf Verlag, 1929, publié par le Verein Ernst Mach ; préface datée d’août 1929, appendice donnant les listes de membres et de sympathisants trad. angl. « The Scientific Conception of the World : The Vienna Circle », dans *Empiricism and Sociology*, éd. Marie Neurath et Robert S. Cohen, Dordrecht, 1973, p. 298-318
  2. Marie Neurath, note bibliographique à l’édition de 1973, p. 318 attribution de la rédaction à Neurath, de la révision à Hahn et Carnap, et de l’expression « Wiener Kreis » à Neurath
  3. Hans Hahn, Otto Neurath et Rudolf Carnap, « La Conception scientifique du monde. Le Cercle de Vienne », trad. Antonia Soulez et collaborateurs, dans *Manifeste du Cercle de Vienne et autres écrits*, 2ᵉ éd. revue, Paris, 2010 Vrin
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Sources primaires (suite)

  1. Rudolf Carnap, « Überwindung der Metaphysik durch logische Analyse der Sprache », *Erkenntnis*, 2, 1931-1932, p. 219-241 le mot forgé « babig », « César est un nombre premier », le mot « principe », l’analyse de « das Nichts nichtet », la critique du cogito, la métaphysique comme expression d’un Lebensgefühl, Mozart et les musiciens sans don musical
  2. Rudolf Carnap, « The Elimination of Metaphysics through Logical Analysis of Language », trad. Arthur Pap, dans A. J. Ayer (éd.), *Logical Positivism*, New York, 1959, p. 60-81 traduction de référence de l’article précédent
  3. Martin Heidegger, *Was ist Metaphysik ?*, leçon inaugurale de Fribourg, 1929 trad. Roger Munier, « Qu’est-ce que la métaphysique ? », Cahier de L’Herne « Martin Heidegger », Paris, 1983, p. 47-58 : « Le rien lui-même néantit », définition du rien comme négation intégrale de la totalité de l’étant, mise en cause de la souveraineté de la logique, avertissement du traducteur sur le choix de « rien » contre « néant »
  4. Martin Heidegger, *Qu’est-ce que la métaphysique ?*, trad. Henry Corbin, Paris, 1938, 254 p., « Les Essais » 7 Gallimard ; première traduction française, qui rend das Nichts par « le Néant »
  5. Otto Neurath, « Protokollsätze », *Erkenntnis*, 3, 1932-1933, p. 204-214, ici p. 206 refus de la table rase et image des marins qui refont leur bateau en pleine mer
  6. Rudolf Carnap, « Über Protokollsätze », *Erkenntnis*, 3, 1932-1933, p. 215-228 les deux méthodes de construction de la langue de la science, présentées comme également légitimes
  7. Moritz Schlick, « Über das Fundament der Erkenntnis », *Erkenntnis*, 4, 1934, p. 79-99 – les constatations comme fondement ; version française *Sur le fondement de la connaissance*, Paris, 1935, « Actualités scientifiques et industrielles » 289 Hermann
  8. Rudolf Carnap, « Testability and Meaning », *Philosophy of Science*, 3, 1936, p. 419-471, et 4, 1937, p. 1-40 remplacement de la vérification par la confirmabilité, et traitement des termes dispositionnels
  9. Ludwig Wittgenstein, entretiens avec Moritz Schlick et Friedrich Waismann des 22 décembre 1929 et 2 janvier 1930, dans Brian McGuinness (éd.), *Wittgenstein und der Wiener Kreis*, 1967 ; trad. angl. *Wittgenstein and the Vienna Circle*, Oxford, 1979, p. 47 et 79 formulation du sens comme méthode de vérification
  10. Karl Popper, *Logik der Forschung. Zur Erkenntnistheorie der modernen Naturwissenschaft*, Vienne, Julius Springer, achevé en novembre 1934, millésime 1935, vi + 248 p., collection « Schriften zur wissenschaftlichen Weltauffassung » dirigée par Schlick et Frank
  11. A. J. Ayer, *Language, Truth and Logic*, Londres, 1936, 254 p. Gollancz ; seconde édition révisée, 1946, 160 p.
  12. Alonzo Church, compte rendu de A. J. Ayer, *Language, Truth and Logic*, seconde édition, *The Journal of Symbolic Logic*, 14 (1), mars 1949, p. 52-53
  13. Carl G. Hempel, « Problems and Changes in the Empiricist Criterion of Meaning », *Revue internationale de philosophie*, 11, 1950, p. 41-63, repris dans A. J. Ayer (éd.), *Logical Positivism*, 1959, p. 108-129, ici p. 116 abandon de la recherche d’un critère de testabilité défini par des relations déductives

Bibliographie

  1. Thomas Uebel, « Vienna Circle », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, première publication 2006, révision substantielle du 7 mai 2024 Stanford University
  2. Thomas Uebel, « Writing a Revolution. On the Production and Early Reception of the Vienna Circle’s Manifesto », *Perspectives on Science*, 16, 2008, p. 70-102 MIT Press
  3. Thomas Uebel, *Empiricism at the Crossroads. The Vienna Circle’s Protocol-Sentence Debate*, Chicago, 2007, xviii + 518 p. Open Court
  4. Christian Bonnet et Pierre Wagner (dir.), *L’Âge d’or de l’empirisme logique. Vienne, Berlin, Prague, 1929-1936. Textes de philosophie des sciences*, Paris, 2006, 704 p., « Bibliothèque de philosophie » Gallimard
  5. François Schmitz, *Le Cercle de Vienne*, Paris, 2009, « Analyse et philosophie » Vrin
  6. Friedrich Stadler, *The Vienna Circle. Studies in the Origins, Development, and Influence of Logical Empiricism*, 1997, éd. augmentée 2015 Springer ; reproduit l’article de « Prof. Dr. Austriacus » paru dans *Schönere Zukunft* en juillet 1936, p. 924-929
  7. Michael Friedman, *Reconsidering Logical Positivism*, Cambridge, 1999 Cambridge University Press
  8. George A. Reisch, *How the Cold War Transformed Philosophy of Science. To the Icy Slopes of Logic*, Cambridge, 2005 Cambridge University Press
  9. David Edmonds, *The Murder of Professor Schlick. The Rise and Fall of the Vienna Circle*, Princeton, 2020 Princeton University Press

Sources en ligne

  1. « Vienna Circle » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/vienna-circle/
  2. « The Scientific Conception of the World : The Vienna Circle » (traduction anglaise de 1973, mise en ligne pour un cours de philosophie des sciences) University of Pittsburghhttps://sites.pitt.edu/~jdnorton/teaching/Phil_Sci_Core/Phil_Sci_Core_2022/docs/Vienna_Circle_manifesto_JDN.pdf
  3. « Der Mord an Prof. Moritz Schlick » 650 plus, Geschichte der Universität Wienhttps://geschichte.univie.ac.at/de/artikel/der-mord-prof-moritz-schlick
  4. « Olga Hahn-Neurath, Dr. » 650 plus, Geschichte der Universität Wienhttps://geschichte.univie.ac.at/en/node/34478
  5. « Über Protokollsätze » (texte allemand de Carnap, 1932), édition en ligne des Carnap Papers Carnegie Mellon Universityhttps://www.phil.cmu.edu/projects/carnap/editorial/latex_pdf/1932-7.pdf
  6. « Carnap’s Response to the Charge that Verificationism is Self-Undermining » PhilSci-Archive, University of Pittsburghhttps://philsci-archive.pitt.edu/9629/2/Surovell_-_Carnap's_Response_to_the_Charge_that_Verificationism_is_Self-Undermining.pdf
  7. « Metaphysics and Music » Royal Institute of Philosophy Supplements, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/royal-institute-of-philosophy-supplements/article/abs/metaphysics-and-music/1F5EEF4E90B8CAC5A4B7E035A5D2C113
  8. « Review : Alfred Jules Ayer, Language, Truth and Logic » (Alonzo Church, 1949) PhilPapershttps://philpapers.org/rec/CHUAAJ-2
  9. « Martin Heidegger, Qu’est-ce que la métaphysique ? Traduit de l’allemand avec avant-propos et notes par H. Corbin » (compte rendu d’Alphonse De Waelhens, 1938) Perséehttps://www.persee.fr/doc/phlou_0776-555x_1938_num_41_59_3913_t1_0469_0000_3
  10. « Manifeste du Cercle de Vienne et autres écrits » Librairie philosophique J. Vrinhttps://www.vrin.fr/livre/9782711622719/manifeste-du-cercle-de-vienne-et-autres-ecrits
  11. « L’âge d’or de l’empirisme logique » Gallimardhttps://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-Philosophie/L-age-d-or-de-l-empirisme-logique
  12. « Karl Popper : Logik der Forschung » (notice sur l’édition de 1934-1935 et sa place dans la collection du Cercle) Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/rwe/10.1007/978-3-476-05728-0_14850-1
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