Trente-deux ans durant, un employé du service des côtes et de la géodésie des États-Unis a mesuré la pesanteur avec des pendules, en Amérique et en Europe. Le seul livre qu’il ait publié de son vivant traite de l’éclat des étoiles et de la forme de l’amas stellaire où loge le Soleil, Photometric Researches, sorti des presses de Wilhelm Engelmann à Leipzig en 1878. La même année, dans un mensuel de vulgarisation new-yorkais, il donne les deux articles dont sortira le pragmatisme.
Le doute que Descartes n’a pas eu
Le premier de ces articles, « The Fixation of Belief », paraît en novembre 1877. Peirce y part d’un fait ordinaire. Le doute est un état désagréable qui pousse à faire quelque chose, la croyance un état calme qui installe une habitude, et l’enquête n’est que le passage de l’un à l’autre. Il recense quatre manières de fixer une croyance, s’accrocher à celle qu’on a, s’en remettre à une autorité, adopter ce qui paraît conforme à la raison et suivre la méthode expérimentale. Une seule des quatre donne un résultat qui ne dépend pas de celui qui l’applique.
Contre Descartes, l’attaque est frontale. Dans la première partie de « How to Make Our Ideas Clear », Peirce s’en prend au couple des manuels, idée claire et idée distincte, qu’il appelle un ornement de la logique et un antique bijou bon pour le cabinet de curiosités. Descartes s’est fié à l’introspection sans se demander comment une idée peut sembler claire sans l’être, et un doute qu’on se donne par décision ne trouble aucune habitude, donc n’en est pas un. La formule dont tout dérive vient d’ailleurs. Au Metaphysical Club de Cambridge, vers 1871, le juriste Nicholas St. John Green répétait la définition de la croyance par Alexander Bain, ce sur quoi un homme est prêt à agir ; Peirce, en 1906, le nommera le grand-père du pragmatisme.
Un exemple minuscule montre l’habitude à l’œuvre. Dans un tramway à chevaux, page 288 de l’article de 1878, Peirce sort sa bourse, y trouve une pièce de cinq cents et cinq sous de cuivre, et décide en un instant comment il paiera sa place. Les mots doute et croyance sont trop lourds pour l’occasion, il le concède aussitôt, mais une habitude s’y forme, celle qui fera qu’à la prochaine course la main ira d’elle-même vers la bonne monnaie.
Un troisième degré de clarté
Les manuels s’arrêtent à deux degrés. Une idée est claire quand on la reconnaît partout où on la rencontre, distincte quand on peut en donner une définition abstraite. Peirce objecte qu’on n’apprend jamais rien de neuf en analysant une définition, et il en ajoute un troisième. La règle tient en deux phrases, que voici dans la version française qu’il a rédigée lui-même. « Considérer quels sont les effets pratiques que nous pensons pouvoir être produits par l’objet de notre conception. La conception de tous ces effets est la conception complète de l’objet. » Elle figure page 48 de la deuxième livraison parue dans la Revue philosophique.
À quoi cela sert-il ? Prenez le mot lourd. Dire qu’un corps est lourd, écrit Peirce, c’est dire qu’en l’absence de force contraire il tombera, et cette attente conditionnelle épuise la conception. Prenez la querelle sur les espèces du sacrement, qu’il choisit comme exemple de logique avant de la laisser aux théologiens. Si les deux partis s’accordent sur la totalité des effets sensibles, ils manient la même idée et leur désaccord est verbal. Le lecteur peut maintenant reformuler l’argument. Le sens d’un concept, c’est la liste des attentes conditionnelles qu’il autorise ; deux idées qui produisent la même liste sont une seule idée ; une idée qui n’en produit aucune ne dit rien. Appliquée à la réalité, la règle donne la formule de 1879 où le vrai devient l’opinion prédestinée à réunir finalement tous les chercheurs. Peirce y voit une règle de logique, et il la reprendra mot pour mot en 1902 dans le dictionnaire de James Mark Baldwin, à l’entrée « pragmatism », version dont on part le plus commodément puisqu’elle donne le nom en même temps que la règle.
Entre Hoboken et Plymouth
Les deux articles traversent l’Atlantique dès l’année suivante. « Comment se fixe la croyance » paraît dans la Revue philosophique en décembre 1878, tome VI, pages 553 à 569 ; « Comment rendre nos idées claires » en janvier 1879, tome VII, pages 39 à 57. Peirce a traduit le premier. Le second, il l’a écrit directement en français pendant la traversée entre Hoboken et Plymouth, pour s’exercer avant de parler français devant l’association géodésique réunie à Paris, ce qu’il raconte en 1904 dans une lettre à Christine Ladd-Franklin publiée douze ans plus tard.
Le correcteur était un communard.
Léo Séguin, banni de France après 1871, réfugié en Angleterre puis à New York où il enseignait le français, rentra grâce à l’amnistie de 1879 et suivit l’armée en Afrique du Nord comme correspondant militaire ; blessé à Sfax le 29 mai 1881, il mourut le lendemain à Tunis. Dans une note glissée à l’intérieur du volume « Papers in Logic » qu’il légua à la bibliothèque de la Johns Hopkins, Peirce écrit qu’il préfère les deux versions françaises à l’anglais des mêmes textes, et que leur mérite vient de l’habileté de Séguin. Le 26 mars 1903, ouvrant à Harvard sa première conférence sur le pragmatisme, c’est encore la maxime française qu’il cite. Gérard Deledalle a comparé les deux états ligne à ligne en 1981 et conclut à l’inverse sur le point décisif. L’anglais parle d’effets qui pourraient concevablement avoir une portée pratique, le français seulement d’effets pratiques, et le concevable n’est pas un ornement, puisque la maxime porte sur ce qui arriverait. La part exacte de Séguin demeure indécidable, son anglais étant faible et ses interventions difficiles à isoler. Les paginations données ici renvoient à la Revue philosophique elle-même.
Le diamant dans le coton
Reprenons la maxime sur un cas que Peirce construit lui-même. Qu’est-ce qu’un corps dur ? Qu’il ne sera pas rayé par beaucoup d’autres substances, répond la section III de l’article de 1878. Toute la conception de cette qualité tient dans ses effets concevables, et entre un corps dur et un corps mou qu’on ne soumet jamais à l’épreuve, aucune différence ne se laisse saisir. Supposons donc, écrit Peirce, qu’un diamant cristallise au milieu d’un coussin de coton, y demeure jusqu’à ce que le feu le consume, et n’ait jamais été touché. Serait-il faux de dire que ce diamant était mou ? La question paraît sotte, il l’admet, et elle ne l’est que hors de la logique. Sa réponse de 1878 surprend encore. Il n’y aurait aucune fausseté à parler ainsi. On pourrait décider que tous les corps durs restent parfaitement mous jusqu’au contact, leur dureté croissant avec la pression jusqu’à la rayure, et cela modifierait l’usage des mots dur et mou sans toucher à leur signification, puisque aucun fait ne serait représenté autrement qu’il n’est. Seulement, l’arrangement des faits serait extrêmement maladroit. L’objection que le lecteur formera tout seul se pose ici comme une question ouverte. Si la dureté du diamant enfoui dépend de la manière dont nous rangeons notre langage, que reste-t-il à la maxime pour séparer une propriété d’une convention ?
Vingt-sept ans plus tard, il se contredit et le dit. Dans un brouillon de lettre au philosophe italien Mario Calderoni, en 1905, Peirce écrit qu’il était allé trop loin du côté du nominalisme en tenant pour une simple commodité de langage le fait de dire qu’un diamant est dur avant qu’on n’appuie dessus. Il soutient désormais que l’expérience prouvera la dureté du diamant comme un fait positif, parce que c’est un fait réel qu’il résisterait à la pression, et il ajoute que cela revient à un réalisme scolastique extrême. La maxime ne porte plus sur une collection d’événements observés mais sur une disposition générale, ce qu’il appelle un would-be, un « ce qui serait ». La correction engage son auteur dans la querelle des universaux du côté des réalistes, et si loin de ce côté qu’il juge Duns Scot lui-même encore trop nominaliste.
Pragmaticisme
Le 26 août 1898, devant la Philosophical Union de l’université de Californie à Berkeley, William James prononce « Philosophical Conceptions and Practical Results ». Le mot pragmatisme y sert pour la première fois par écrit à désigner une doctrine philosophique, et James en attribue aussitôt l’invention à Peirce, en renvoyant à l’article de 1878. Peirce, de fait, l’employait dans la conversation au Metaphysical Club près de trente ans plus tôt, sans jamais l’imprimer.
Sept ans passent, le mot fait carrière dans les revues littéraires et change de sens en chemin. Dans le numéro d’avril 1905 du Monist, Peirce propose alors de laisser « pragmatisme » à Schiller, James, Dewey, Royce et aux autres, et d’appeler sa propre doctrine « pragmaticisme », mot qu’il déclare assez laid pour être à l’abri des kidnappeurs. La syllabe supplémentaire marque le sens plus étroit.
Le désaccord ne porte pas sur la propriété d’un vocable. Chez Peirce, la maxime relève de la logique, s’applique à des habitudes générales de conduite et finit par exiger la réalité des généraux ; chez James, elle s’étend au concept de vérité et à ce qu’une croyance apporte à celui qui la tient.
Cent mille pages, huit volumes sur trente
Les chiffres sont connus et rarement rapprochés. Peirce a publié de son vivant quelque douze mille pages imprimées, articles, comptes rendus, notices de dictionnaire, un livre d’astronomie et un recueil de logique dirigé en 1883. Les papiers que sa veuve vendit au département de philosophie de Harvard l’hiver suivant sa mort, en 1914, sont estimés par la bibliothèque à cent mille pages. Les administrateurs de la Johns Hopkins l’avaient renvoyé en 1884, et il a passé ses vingt-sept dernières années à Arisbe, sa maison de Milford, en Pennsylvanie.
Ces papiers ont d’abord été édités par thèmes. Les Collected Papers paraissent chez Harvard University Press entre 1931 et 1958, six volumes établis par Charles Hartshorne et Paul Weiss, deux par Arthur Burks, chaque volume rassemblant des textes de dates très différentes sous une rubrique doctrinale. Un exemple minuscule montre ce que coûte ce classement. Au paragraphe 5 393, Peirce évoque un homme qui a donné sa vie à une idée évanouie comme la belle Mélusine, et les éditeurs ajoutent entre crochets un « [French !] » indigné, croyant l’auteur en faute sur l’origine du conte. La version française dit autre chose. Deledalle a identifié cet homme sans peine, c’était Peirce, et la fée disparue était sa première femme, Harriet Melusina Fay, partie en 1876.
Depuis, l’édition avance. Le catalogue annoté publié par Richard Robin en 1967 reste la clé d’accès aux manuscrits, et l’édition chronologique lancée en 1982 à l’université d’Indiana en a publié, selon la page que la bibliothèque de Harvard consacre au fonds, huit volumes sur trente prévus, qui s’arrêtent à 1892, tandis qu’environ cinquante mille pages de la période mature demeurent inédites, sur un papier cassant, accessibles surtout par un microfilm vieux de soixante ans qui perd les couleurs dont Peirce se servait. Pour la France, Mathias Girel écrivait en 2014 que la réception de Peirce commence à peine.
Une dernière lacune touche la maxime elle-même. Peirce n’a jamais tenu la formule pour évidente et a cherché trente ans à la prouver, d’abord par les habitudes de croyance, puis par la logique de l’inférence dans les conférences de Harvard de 1903, puis par la théorie des signes en 1907, dans un manuscrit resté inédit. Christopher Hookway, qui a reconstitué ces tentatives successives dans The Pragmatic Maxim en 2012, juge qu’aucune n’aboutit. Le fondateur n’a donc pas démontré sa propre règle, ce qui ne la rend pas fausse et laisse ouverte la question de ce qui la démontrerait.
La phrase où il désavoue le diamant n’a pas paru de son vivant non plus. Elle se trouve dans un brouillon de lettre de trente-neuf pages adressé à Calderoni, dont les éditeurs des Collected Papers ont imprimé les dix-sept premières. Le reste a été transcrit sur le manuscrit conservé à la Houghton Library en 2002, quatre-vingt-dix-sept ans après avoir été écrit.
Pour aller plus loin
Ce parcours croise le pragmatisme de William James, dont la version de la maxime a provoqué la rupture terminologique de 1905. Il rejoint la querelle médiévale des universaux, puisque le réalisme scolastique que Peirce revendique contre lui-même vient de Duns Scot, et la philosophie des sciences de Popper et de Kuhn, qui reprend la question du critère par lequel une méthode d’enquête vaut mieux qu’une autre.
Dans la langue courante, être pragmatique veut dire aller au résultat sans se perdre en principes. Le mot vient d’une doctrine philosophique née aux États-Unis, et l’homme qui l’a inventé voulait dire tout autre chose. Il s’appelait Charles Sanders Peirce. Il n’a jamais gardé longtemps un poste dans une université, et il a passé la fin de sa vie à essayer de reprendre son mot.
Une règle pour tester une idée
En 1878, un magazine de vulgarisation new-yorkais publie un de ses articles. Peirce y propose une méthode pour savoir de quoi l’on parle. Demandez-vous quels effets observables une idée vous fait attendre. La liste de ces effets, dit-il, est tout le contenu de l’idée.
Un exemple montre comment cela marche. Dire qu’un objet est lourd revient à dire qu’il tombera si rien ne le retient. Il n’y a rien d’autre dans le mot lourd. Deux idées qui font attendre les mêmes choses sont donc une seule idée.
Sa cible, c’étaient les disputes vides. Quand deux camps attendent exactement la même chose du monde, la règle montre qu’ils se querellent sur des mots. Peirce prenait pour exemple une vieille dispute entre chrétiens sur le pain et le vin de la messe, puis laissait le sujet aux théologiens.
Le diamant que personne n’a touché
Pour éprouver sa méthode, Peirce imagine une pierre. Un diamant se forme au milieu d’un coussin de coton. Il y reste jusqu’à ce que le feu le détruise, et personne ne le touche jamais.
Peut-on dire qu’il était dur ? Être dur veut dire qu’on ne sera pas rayé facilement. Si l’épreuve n’a jamais lieu, il n’y a aucun effet observable à énumérer.
Sa réponse de l’époque étonne. Rien n’empêcherait de dire que cette pierre était molle, écrit-il. Ce serait seulement une façon très maladroite de ranger les faits.
Bien plus tard, il se corrige. Dans une lettre à un jeune philosophe italien, il déclare qu’il était allé trop loin. C’est un fait réel, dit-il alors, que ce diamant aurait résisté à la pression, même si personne n’a essayé. Sa règle porte donc aussi sur ce qui arriverait, dans des circonstances qui ne se présentent peut-être jamais.
Le nom lui échappe
Peirce parlait de sa règle à quelques amis, à Cambridge, dans un petit club de discussion. Il l’appelait entre eux le pragmatisme, sans jamais imprimer ce nom. Son ami William James le prononce en public en 1898, devant un auditoire californien, en attribuant l’invention à Peirce.
Le mot fait alors carrière et change de sens en chemin. James l’étend à la vérité et à ce qu’une croyance apporte à celui qui la porte. Peirce voulait une règle de logique, portant sur des manières générales de se conduire.
Il finit par fabriquer un mot de remplacement, le pragmaticisme, qu’il déclare assez laid pour n’être volé par personne. La syllabe en trop devait protéger le sens étroit.
Les papiers de Milford
Peirce a publié environ douze mille pages de son vivant, des articles pour l’essentiel. Un seul livre, et il portait sur l’éclat des étoiles. Renvoyé de l’université, il a fini ses jours dans une maison de campagne de Pennsylvanie.
À sa mort, en 1914, sa veuve vend ses papiers à Harvard. La bibliothèque les estime aujourd’hui à cent mille pages, des brouillons pour la plupart.
La première édition, parue entre les deux guerres, les a rangés par sujets, ce qui met côte à côte des textes écrits à trente ans d’écart. Une édition dans l’ordre des dates est en cours. Elle en est à huit volumes sur les trente prévus, et s’arrête pour l’instant avant les travaux de la maturité.
Les manuscrits de la fin sont sur un papier devenu cassant. On les consulte surtout sur un microfilm en noir et blanc tourné il y a soixante ans, qui ne garde rien des couleurs dont Peirce se servait pour dessiner ses raisonnements.
La version complète donne la formule exacte de 1878, l’histoire du texte que Peirce a écrit en français à bord d’un bateau, et la phrase où il retire son diamant.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Charles S. Peirce, « The Fixation of Belief », Popular Science Monthly, vol. 12, novembre 1877, p. 1-15 les quatre méthodes de fixation de la croyance ; Collected Papers 5 358-387
- Charles S. Peirce, « How to Make Our Ideas Clear », Popular Science Monthly, vol. 12, janvier 1878, p. 286-302 critique de Descartes et de Leibniz et « cabinet of curiosities » p. 288, la monnaie dans le tramway p. 288, énoncé de la maxime p. 293, le diamant et la dureté section III, la définition du vrai section IV ; Collected Papers 5 388-410, maxime 5 402
- Charles S. Peirce, « La logique de la science. Première partie : Comment se fixe la croyance », Revue philosophique de la France et de l’étranger, t. VI, décembre 1878, p. 553-569 version française traduite par Peirce lui-même
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Sources primaires (suite)
- Charles S. Peirce, « La logique de la science. Deuxième partie : Comment rendre nos idées claires », Revue philosophique de la France et de l’étranger, t. VII, janvier 1879, p. 39-57 texte écrit directement en français ; l’antique bijou p. 41, l’emplette et la pièce d’argent p. 43, la transsubstantiation p. 47, la maxime p. 48, l’opinion prédestinée p. 56
- Charles S. Peirce, note manuscrite insérée dans le volume « Papers in Logic » légué à la bibliothèque de la Johns Hopkins University préférence pour les versions françaises, mérite attribué à Léo Séguin ; transcrite par Gérard Deledalle en 1981
- Charles S. Peirce, lettre à Christine Ladd-Franklin, 1904, publiée dans The Journal of Philosophy en 1916 rédaction de l’article français pendant la traversée entre Hoboken et Plymouth
- Charles S. Peirce, première conférence de Harvard sur le pragmatisme, 26 mars 1903 citation de la maxime dans sa version française de la Revue philosophique ; Collected Papers 5,18
- Charles S. Peirce, « What Pragmatism Is », The Monist, vol. 15, n° 2, avril 1905 proposition du mot « pragmaticism » ; Collected Papers 5 414
- Charles S. Peirce, « Issues of Pragmaticism », The Monist, vol. 15, n° 4, octobre 1905, p. 481-499 Collected Papers 5 438-463
- Charles S. Peirce, brouillon de lettre à Mario Calderoni, manuscrit L 67, 1905, 39 pages, dont p. 1-17 publiées comme Collected Papers 8 205-213 désaveu de l’exemple du diamant, « réalisme scolastique extrême », Duns Scot jugé trop nominaliste
- Charles S. Peirce, souvenirs du Metaphysical Club, Collected Papers 5,11-13, 1906 Nicholas St. John Green, la définition de la croyance par Alexander Bain, le « grand-père du pragmatisme »
- Charles S. Peirce, « Pragmatic and Pragmatism », dans James Mark Baldwin (dir.), Dictionary of Philosophy and Psychology, 1902 reprise littérale de la maxime de 1878 comme définition du pragmatisme ; Collected Papers 5,2
- Charles S. Peirce, Photometric Researches : Made in the Years 1872-1875, Annals of the Astronomical Observatory of Harvard College, vol. IX, Leipzig, Wilhelm Engelmann, 1878 le seul livre publié de son vivant
- Charles S. Peirce (dir.), Studies in Logic, by Members of the Johns Hopkins University, Boston, Little, Brown and Company, 1883 le recueil dirigé pendant ses années d’enseignement
- William James, « Philosophical Conceptions and Practical Results », conférence devant la Philosophical Union de l’université de Californie à Berkeley, 26 août 1898, publiée la même année dans The University Chronicle
- Charles S. Peirce Papers, 1787-1951, MS Am 1632, Houghton Library, Harvard University environ cent mille pages de notes et de brouillons
Bibliographie
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- Claudine Tiercelin et Pierre Thibaud (éd.), Charles S. Peirce, Œuvres philosophiques, t. I, Pragmatisme et pragmaticisme, Paris, 2002 Les Éditions du Cerf
- Claudine Tiercelin, C. S. Peirce et le pragmatisme, Paris, 1993, rééd. en ligne 2013, DOI 10,4000/books.cdf.1985 Presses universitaires de France, puis Collège de Francehttps://doi.org/10.4000/books.cdf.1985
- Gérard Deledalle (éd. et trad.), Charles S. Peirce, Écrits sur le signe, Paris, 1978 Éditions du Seuil
- Joseph Chenu (présentation et trad.), Charles S. Peirce, Textes anticartésiens, Paris, 1984, coll. « Philosophie de l’esprit » Aubier-Montaigne
- Christopher Hookway, The Pragmatic Maxim : Essays on Peirce and Pragmatism, Oxford, 2012, chap. 11, « How Peirce Argued for his Pragmatist Maxim » Oxford University Press
- Elizabeth F. Cooke, compte rendu de Christopher Hookway, The Pragmatic Maxim, Analysis, vol. 74, n° 1, janvier 2014, p. 170-171, DOI 10,1093/analys/ant103 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/analys/ant103
- Mathias Girel, « Peirce’s Reception in France : Just a Beginning », European Journal of Pragmatism and American Philosophy, VI-1, 2014, p. 15-23, DOI 10,4000/ejpap.485 Associazione Pragmahttps://doi.org/10.4000/ejpap.485
- Richard S. Robin, Annotated Catalogue of the Papers of Charles S. Peirce, Amherst, 1967 University of Massachusetts Press
- Charles Hartshorne, Paul Weiss et Arthur W. Burks (éd.), Collected Papers of Charles Sanders Peirce, 8 vol., Cambridge (Massachusetts), 1931-1958 Harvard University Press
- Nathan Houser et Christian Kloesel (éd.), The Essential Peirce. Selected Philosophical Writings, vol. 1, Bloomington, 1992, p. 124 Indiana University Press
Sources en ligne
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- « Pragmatism » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/pragmatism/
- « Peirce, Charles Sanders : Pragmatism » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/peircepr/
- « Charles S. Peirce Papers » Harvard Libraryhttps://library.harvard.edu/collections/charles-s-peirce-papers
- « How to Make Our Ideas Clear » (texte intégral de l’article de 1878) MIT Media Labhttps://courses.media.mit.edu/2004spring/mas966/Peirce%201878%20Make%20Ideas%20Clear.pdf
- « La logique de la science » (texte français intégral, Revue philosophique, 1878-1879) Les Classiques des sciences sociales, UQAMhttps://classiques.uqam.ca/classiques/Peirce_Charles_Sanders/logique_de_la_science/Peirce_la_logique_de_la_science.doc
- « English and French Versions of C. S. Peirce’s « The Fixation of Belief » and « How to Make Our Ideas Clear » » Grupo de Estudios Peirceanos, Universidad de Navarrahttps://www.unav.es/gep/FixationOfBeliefFrench.pdf
- « Letter of Charles S. Peirce to Mario Calderoni on Pragmaticism (L 67, 1905) » Grupo de Estudios Peirceanos, Universidad de Navarrahttps://www.unav.es/gep/LetterCalderoniEn.html








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