Charles Sanders Peirce a écrit deux fois la même règle, et les deux textes ne disent pas exactement la même chose. L’anglais de janvier 1878 enchaîne conceivably, conceive, conception. Le français de janvier 1879 se contente d’« effets pratiques » que nous pensons pouvoir être produits par l’objet de notre conception. Peirce tenait pourtant la version française pour la meilleure des deux, et il aurait rédigé celle-ci directement en français, avant de la mettre en anglais pour la revue américaine.
Rien de neuf ne sort d’une définition
La règle se trouve dans le deuxième des six articles réunis sous le titre « Illustrations of the Logic of Science », que Peirce signe comme assistant au Coast Survey, le service géodésique fédéral. Ses phrases anglaises sont traduites ici par la rédaction, sauf mention contraire. Depuis près de deux siècles, écrit-il, les traités de logique distinguent les idées claires et les idées distinctes, héritage de Descartes et de la distinction leibnizienne entre idées claires et distinctes. Une idée claire se reconnaît partout où on la rencontre, c’est le premier degré. Une idée distincte se laisse définir en termes abstraits, c’est le second. Peirce garde les deux degrés et leur reproche de ne rien apprendre, car rien de neuf, selon sa formule, ne sort jamais de l’analyse des définitions.
Le premier article de la série, « The Fixation of Belief », paru en novembre 1877, a fourni les prémisses. La pensée y est mise en mouvement par l’irritation du doute et s’arrête quand une croyance est atteinte, croyance qui installe en nous une règle d’action, un habit. On rend ici le mot par « habitude », le plus plat des équivalents, parce que Peirce pense à l’automatisme d’un geste appris. Peirce cherche donc la clarté dans ce que l’idée fait faire, et ces deux articles prolongent des discussions tenues vers 1870 à Harvard, dans un petit cercle que ses membres appelaient le Metaphysical Club.
Revues par Léo Seguin, ancien communard devenu professeur de français à New York, les versions françaises de 1878 et 1879 devaient leur mérite, selon Peirce, à un homme qui ne savait pas un mot d’anglais en quittant la France et ne l’apprit qu’après son arrivée aux États-Unis.
« Senseless jargon »
L’argument se refait sans Peirce, en trois pas. D’abord, la pensée n’a d’autre fonction que de produire des croyances. Ensuite, l’essence d’une croyance est l’habitude qu’elle établit, et deux croyances qui apaisent le même doute en produisant la même règle d’action ne sont pas deux croyances, quelles que soient les nuances de conscience qui les accompagnent. Il suit qu’aucune distinction de pensée, si subtile soit-elle, ne peut consister en autre chose qu’en une différence possible de pratique. La maxime tire de là une méthode pour le sens des mots. Pour savoir ce qu’on veut dire par « dur », on se demande quels effets on attend d’une chose dure, et Peirce répond qu’elle ne sera pas rayée par beaucoup d’autres substances, l’idée de dureté se réduisant à cette attente. Pour le poids, même exercice, et dire qu’un corps est lourd signifie simplement qu’en l’absence de force contraire il tombera. Le lecteur peut refaire l’essai avec « fragile » ou avec « soluble » et regarder la forme de ce qu’il obtient, qui ressemble chaque fois à une promesse conditionnelle, si l’on fait ceci, il arrivera cela.
Peirce passe ensuite à un exemple théologique. On ne peut rien vouloir dire par « vin », objecte-t-il, sinon ce qui produit certains effets sur les sens, de sorte que parler d’une chose ayant tous les caractères sensibles du vin tout en étant réellement du sang, comme le veut la doctrine catholique de l’eucharistie, relève du senseless jargon, du jargon dépourvu de sens. Catherine Legg et Christopher Hookway rangent cet exemple dans l’usage négatif de la maxime, qui sert à déclarer vides certaines disputes de métaphysique a priori.
Un diamant brûlé dans son coton
L’expérience de pensée suit de près l’exemple de la dureté. Qu’on suppose un diamant cristallisé au milieu d’un coussin de coton moelleux et resté là jusqu’à ce qu’il finisse brûlé. Serait-il faux, demande Peirce, de dire que ce diamant était mou ? La question paraît absurde, concède-t-il, sauf en logique. Sa réponse de 1878 est nette. Rien ne serait faux dans une manière de parler qui ferait rester mous tous les corps durs tant qu’on ne les touche pas, et la proposition sur le diamant concerne l’arrangement de notre langage bien plus que le sens de nos idées, comme celles qui portent sur les gemmes du fond de la mer.
L’objection se forme d’elle-même, et c’est Peirce qui l’a formulée le plus nettement. Si le sens de « dur » s’épuise dans des effets observés, une propriété jamais mise à l’épreuve cesse d’être un fait et devient une affaire de vocabulaire, ce qui vaut pour le diamant du coton comme pour tout ce qu’aucun essai n’a encore touché, c’est-à-dire pour une bonne part de ce qu’affirme une science. En 1905, dans un brouillon de lettre à l’Italien Mario Calderoni, Peirce écrit qu’il est allé trop loin dans le sens du nominalisme, doctrine pour laquelle seuls existent les individus et les événements effectifs, les lois générales n’étant que des noms commodes. Il ajoute que l’expérience prouvera que le diamant est dur, comme un fait positif, parce qu’il est réellement vrai qu’il résisterait à la pression, ce qui revient, dit-il, à un réalisme scolastique extrême. Le mot décisif est un temps de verbe, le conditionnel. Peirce tient ce conditionnel pour aussi réel que l’indicatif des essais réussis. La même lettre nie que la maxime ait jamais placé le sens des symboles dans notre conduite effective, et Peirce dit l’avoir situé dans notre concept de ce que serait cette conduite en des occasions concevables. Le texte est un brouillon de trente-neuf pages conservé à la Houghton Library de Harvard, dont seules les dix-sept premières ont été imprimées dans les Collected Papers (8 205-213), et ce document ne permet pas de savoir sous quelle forme la lettre est parvenue à son destinataire.
En octobre 1905, dans « Issues of Pragmaticism », Peirce réécrit la maxime à l’indicatif, et la portée intellectuelle d’un symbole y devient la totalité des modes généraux de conduite rationnelle qui, selon les circonstances et les désirs possibles, s’ensuivraient de son acceptation. Un manuscrit de la même période, placé par les éditeurs des Collected Papers en note sous la maxime de 1878 (5 402, n. 3), justifie les cinq dérivés de concipere, qui devaient interdire qu’on explique un concept par des percepts ou des images. L’action y devient le finale d’une symphonie, la croyance une demi-cadence. La même note déclare tout à fait erroné le soupçon que Peirce avait lui-même formulé en 1902, après une relecture trop rapide, selon lequel l’article de 1878 trahissait une pensée nominaliste et matérialiste.
Deux jugements de Peirce sur le même article, et ils s’accordent mal.
Paul Forster, dans Peirce and the Threat of Nominalism (2011), donne la forme logique de la lecture réaliste. « Le Koh-i-Noor est dur » y signifie que si l’on soumettait ce diamant à un essai de rayure, il resterait intact dans tous les cas. La difficulté se déplace aussitôt, remarque Forster, puisque tout compte rendu d’un essai passé implique à son tour une loi de même forme, qu’il faudrait elle aussi mettre à l’épreuve.
L’écureuil de William James
Le mot « pragmatisme » ne figure pas dans l’article de 1878. En 1898, à Berkeley, une conférence de William James, « Philosophical Conceptions and Practical Results », le fait entrer dans le débat public et nomme ainsi ce que Peirce avait formulé vingt ans plus tôt. Les leçons de Pragmatism, en 1907, en donnent l’illustration la plus connue. Un homme tourne autour d’un arbre pour apercevoir un écureuil accroché au tronc, et l’écureuil tourne aussi vite que lui en gardant le tronc entre eux. L’homme tourne-t-il autour de l’écureuil ? Oui, répond James, si l’on entend par là passer au nord, à l’est, au sud puis à l’ouest de l’animal ; non, si l’on entend se trouver devant lui, puis sur ses flancs et derrière lui, et la dispute s’éteint dès que le sens pratique des mots est fixé.
James va plus loin que Peirce et fait de la méthode une théorie de la vérité. La sixième leçon ramène le vrai à l’avantageux (expedient) dans l’ordre de la pensée, à la longue et dans l’ensemble. Bertrand Russell attaque dès janvier 1908 dans l’Albany Review, sous le titre « Transatlantic “Truth” », repris en 1910 dans ses Philosophical Essays. Croire que les autres existent rend heureux et fonctionne toujours, la croyance est donc vraie au sens pragmatiste, mais celui que le solipsisme tourmente désire que les autres existent réellement, et l’utilité de sa croyance ne lui apporte rien sur ce point. En 1946, dans son History of Western Philosophy, Russell reprend l’attaque avec le Père Noël, dont l’hypothèse fonctionne de façon satisfaisante.
James a répondu en 1909, dans The Meaning of Truth, au chapitre « Two English Critics ». Les concepts signifient des conséquences, rappelle-t-il, et tenir une opinion pour vraie emporte au moins celle-ci, qu’un objet s’accordant avec elle doit pouvoir être trouvé. Legg et Hookway jugent l’objection du Père Noël injuste, James ne tenant une croyance utile pour entièrement vraie que si elle ne heurte pas d’autres avantages vitaux. Peirce, dès avril 1905, avait abandonné « pragmatism » à l’usage large dans The Monist et forgé pour sa propre doctrine « pragmaticism », un mot, écrit-il, assez laid pour être à l’abri des kidnappeurs.
Neuf mois de brouillons pour une preuve
Rebaptiser la règle ne la démontrait pas, et Peirce le savait. Ses conférences de Harvard de 1903 cherchaient à montrer que les clarifications pragmatistes livrent tout ce que requièrent l’abduction, la déduction et l’induction, les trois formes de raisonnement qu’il reconnaît. Le troisième article promis au Monist devait donner la démonstration complète ; les versions de « The Basis of Pragmaticism » s’étalent sur neuf mois à partir d’août 1905, jusqu’à ce que Peirce juge que son meilleur argument passait par ses graphes existentiels, une logique écrite en diagrammes. Ce qui paraît en octobre 1906 s’intitule « Prolegomena to an Apology for Pragmaticism », des préliminaires à une apologie. Selon Legg et Hookway, aucune de ces tentatives ne l’a pleinement satisfait, et leur mise au point a occupé ses dix dernières années. Le brouillon à Calderoni contient l’aveu le plus franc, puisque l’argument qu’il y esquisse montre que les conséquences pratiques comptent pour beaucoup dans le sens d’un concept, sans montrer qu’elles en sont tout. Forster en tire qu’invoquer la maxime contre le nominaliste, faute de preuve contraignante, revient à supposer ce qui est en question ; Legg et Hookway la traitent en outil de clarification, la théorie du sens se trouvant selon eux dans la sémiotique de Peirce, et chacune des deux lectures trouve des appuis dans ses textes.
Peirce, en attendant, se servait de sa règle. Dans le même brouillon, il l’applique à la probabilité en partant de l’usage qu’on en fait, les calculs des assureurs, où elle est le rapport connu entre la fréquence d’un événement futur précis et celle d’un genre d’événements qui l’inclut. Il se tourne ensuite vers une formule classique, selon laquelle un phénomène observé m jours de suite a une probabilité de (m + 1)/(m + 2) de se reproduire le lendemain, et demande si elle décrit le résultat moyen d’un tirage au hasard d’univers mis dans un sac et bien secoués, avant de conclure que la formule, manifestement, ne veut rien dire qui ait la moindre conséquence.
Pour aller plus loin
L’anticartésianisme de Peirce prolonge la discussion du « je pense, donc je suis » et du doute méthodique. Le réalisme scolastique revendiqué en 1905 renvoie à la querelle des universaux et à Duns Scot, et le caractère vérificationniste que Legg et Hookway reconnaissent à la maxime la rapproche des débats sur le critère de signification en philosophie des sciences.
Un diamant que rien n’a jamais rayé est-il dur ? La question paraît absurde. Un logicien américain, Charles Sanders Peirce, l’a pourtant posée très sérieusement à la fin du XIXᵉ siècle. Il cherchait un moyen de savoir si un mot veut vraiment dire quelque chose. Sa réponse a donné naissance à un courant de pensée que l’on appelle le pragmatisme.
Une règle pour tester les mots
Peirce publie sa règle en 1878 dans une revue américaine de vulgarisation scientifique. Elle tient en deux phrases. Pour comprendre un mot, il faut se demander quels effets on attend de la chose qu’il désigne. L’idée de ces effets forme alors l’idée entière de la chose.
Son premier exemple est la dureté. Un objet dur est un objet que la plupart des autres matières ne parviennent pas à rayer. Le poids se traite de la même façon. Un corps lourd est un corps qui tombe dès que rien ne le retient.
Derrière cette règle se cache une idée simple sur la croyance. Croire quelque chose, pour Peirce, revient à prendre l’habitude d’agir d’une certaine manière. Deux croyances qui feraient agir exactement pareil ne forment donc qu’une seule croyance. Une nuance de pensée qui ne change rien à nos actes possibles n’est pas une vraie différence.
Un an plus tard, Peirce publie lui-même une version française de son texte. Les mots n’y sont pas tout à fait les mêmes, et il la jugeait meilleure que la version anglaise.
La pierre que personne n’a touchée
Peirce met aussitôt sa règle à l’épreuve avec un cas extrême. Il imagine un diamant né au milieu d’un coussin de coton. La pierre reste là jusqu’au jour où elle brûle. Personne ne l’a jamais pressée, personne n’a tenté de la rayer.
Ce diamant était-il dur ? Sa première réponse surprend. Puisque aucun essai n’a eu lieu, dire que la pierre était molle ne serait pas faux. Selon lui, la question touche notre façon de parler plus que nos idées. Les pierres précieuses au fond des océans posent le même problème.
Cette réponse a un prix. Si une propriété jamais testée devient une affaire de mots, une grande part de ce que disent les savants le devient aussi. Peirce finit par le reconnaître. En 1905, dans le brouillon d’une lettre à un correspondant italien, il écrit qu’il était allé trop loin.
Sa nouvelle réponse tient dans un temps de verbe. La pierre est dure parce qu’elle résisterait si on la pressait. Pour Peirce, ce qui se produirait dans telle situation est aussi réel que ce qu’on observe. Il donne à cette position le nom de réalisme, emprunté aux philosophes des écoles médiévales.
Le mot lancé à Berkeley
Le mot pragmatisme devient célèbre grâce au philosophe William James. En 1898, lors d’une conférence donnée à Berkeley, il le lance dans le débat public.
James aime les exemples frappants. Un écureuil s’agrippe à un tronc d’arbre. Un homme fait le tour de l’arbre pour l’apercevoir, mais l’animal se déplace en même temps et reste caché. Qui tourne autour de qui ? Pour James, la réponse change selon le sens concret qu’on donne à ces mots.
James va ensuite plus loin que Peirce. Il fait de la règle une définition de la vérité. Est vrai, selon lui, ce qui se révèle avantageux pour la pensée. Le philosophe Bertrand Russell proteste. Celui qui doute de l’existence des autres ne cherche pas une croyance commode. Il veut savoir si les autres existent vraiment.
Peirce, lui, prend ses distances avec James. Il rebaptise sa propre doctrine d’un mot volontairement disgracieux, le pragmaticisme. Ce mot lui paraît assez laid pour que personne ne songe à le lui voler.
Une preuve toujours attendue
Changer de nom ne prouvait rien, et Peirce le savait. Il a cherché jusqu’à la fin de sa vie une démonstration de sa règle qui le satisfasse. Pendant neuf mois, il en a rédigé version après version.
Les spécialistes lisent ce manque de deux façons. Pour les uns, la règle reste un simple outil qui aide à clarifier les idées. Pour les autres, elle affirme quelque chose sur le sens des mots et réclame une vraie preuve. Les deux camps s’appuient sur ses écrits.
La lettre de 1905 existe toujours dans une bibliothèque de l’université Harvard. Ce brouillon compte trente-neuf pages, et les éditeurs n’en ont imprimé qu’une partie.
La version complète donne mot pour mot les deux formulations de la règle, l’anglaise et la française, et montre comment Peirce l’applique en 1905 aux calculs des compagnies d’assurance.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Charles S. Peirce, « How to Make Our Ideas Clear », *Popular Science Monthly*, vol. 12, janvier 1878, p. 286-302, deuxième des « Illustrations of the Logic of Science » ; les trois degrés de clarté, la maxime, la dureté, le poids, la transsubstantiation, le diamant dans le coton ; rééd. *Collected Papers* 5 388-410 et *The Essential Peirce*, vol. 1, Indiana University Press, 1992, p. 124 et suiv.
- Charles S. Peirce, « La logique de la science. Deuxième partie : Comment rendre nos idées claires », *Revue philosophique de la France et de l’étranger*, t. 7, janvier 1879, p. 39-57, version française de l’auteur revue par Léo Seguin ; texte de la maxime dans *Writings of Charles S. Peirce*, vol. 3, p. 365, repris dans *Œuvres I. Pragmatisme et pragmaticisme*, éd. Claudine Tiercelin et Pierre Thibaud, trad. Claudine Tiercelin, Paris, 2002, p. 248 Éditions du Cerf
- Charles S. Peirce, « The Fixation of Belief », *Popular Science Monthly*, vol. 12, novembre 1877, p. 1-15 ; version française « Comment se fixe la croyance », *Revue philosophique*, t. 6, décembre 1878, p. 553-569 doute, croyance, habitude
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Sources primaires (suite)
- Charles S. Peirce, « What Pragmatism Is », *The Monist*, vol. 15, avril 1905, *Collected Papers* 5 414 création du mot « pragmaticism »
- Charles S. Peirce, « Issues of Pragmaticism », *The Monist*, vol. 15, n° 4, octobre 1905, p. 481-499, *Collected Papers* 5 438, *The Essential Peirce*, vol. 2, p. 346 – reformulation de la maxime à l’indicatif Oxford Academic
- Charles S. Peirce, manuscrit R 290 (1905), extrait publié en note sous la maxime, *Collected Papers* 5 402, n. 3 les cinq dérivés de *concipere*, la symphonie et la demi-cadence, retour sur l’article « Pragmatism » du *Dictionary of Philosophy and Psychology* de Baldwin (1902)
- Charles S. Peirce, brouillon de lettre à Mario Calderoni, 1905, L 67, 39 p., Houghton Library, Harvard University ; p. 1-17 publiées dans *Collected Papers* 8 205-213 correction de l’exemple du diamant, réalisme scolastique, application à la probabilité
- Charles S. Peirce, conférences sur le pragmatisme, Harvard, 1903, *The Essential Peirce*, vol. 2, p. 225-241 Indiana University Press
- Charles S. Peirce, « The Basis of Pragmaticism », manuscrits d’août 1905 au printemps 1906, dont MS R 908 et R 282, *The Essential Peirce*, vol. 2 Indiana University Press
- Charles S. Peirce, « Prolegomena to an Apology for Pragmaticism », *The Monist*, vol. 16, n° 4, octobre 1906, p. 492-546 préliminaires à la preuve annoncée
- William James, « Philosophical Conceptions and Practical Results », conférence de Berkeley, 1898, rééd. dans *Pragmatism*, Cambridge (Mass.), 1975, p. 255-274 Harvard University Press
- William James, *Pragmatism : A New Name for Some Old Ways of Thinking*, 1907, leçon II (l’écureuil, p. 27-29 de l’éd. de 1975) et leçon VI (le vrai comme avantageux, p. 106) ; trad. Nathalie Ferron, *Le Pragmatisme. Un nouveau nom pour d’anciennes manières de penser*, prés. Stéphane Madelrieux, Paris, 2007 Flammarion, « Champs »
- William James, *The Meaning of Truth*, 1909, chap. XIV, « Two English Critics » Longmans, Green and Co.
- Bertrand Russell, « Transatlantic “Truth” », *Albany Review*, janvier 1908, repris sous le titre « William James’s Conception of Truth » dans *Philosophical Essays*, Londres, 1910 l’objection du solipsisme
- Bertrand Russell, *History of Western Philosophy*, Londres, 1946, p. 772 George Allen and Unwin
Bibliographie
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- Paul Forster, *Peirce and the Threat of Nominalism*, Cambridge, 2011, chap. 5 et 6 Cambridge University Press
- Jean-Marie Chevalier, « La réception de Charles S. Peirce en France (1870-1914) », *Revue philosophique de la France et de l’étranger*, t. 135, 2010/2, p. 179-205, DOI 10,3917/rphi.102,0179 Presses universitaires de Francehttps://doi.org/10.3917/rphi.102.0179
- Mathias Girel, « “Éclaircir les conceptions” : Peirce et Whewell, 1869 », *Cahiers philosophiques*, n° 150, 2017/3, p. 35-44, DOI 10,3917/caph1 150,0035 Cahiers philosophiqueshttps://doi.org/10.3917/caph1
- Gérard Deledalle, « English and French Versions of C. S. Peirce’s “The Fixation of Belief” and “How to Make Our Ideas Clear” », *Transactions of the Charles S. Peirce Society*, vol. 17, n° 2, 1981, p. 141-152 Transactions of the Charles S. Peirce Society
Sources en ligne
- « How to Make Our Ideas Clear » peirce.orghttps://www.peirce.org/writings/p119.html
- « The Popular Science Monthly » (sommaire commenté du numéro de janvier 1878) PubMed Central, National Library of Medicinehttps://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9451268/
- « LA LOGIQUE DE LA SCIENCE : DEUXIÈME PARTIE : Comment rendre nos idées claires » JSTORhttps://www.jstor.org/stable/41071784
- « English and French Versions of C. S. Peirce’s “The Fixation of Belief” and “How to Make Our Ideas Clear” » Grupo de Estudios Peirceanos, Universidad de Navarrahttps://www.unav.es/gep/FixationOfBeliefFrench.pdf
- « La réception de Charles S. Peirce en France (1870-1914) » Cairn.infohttps://www.cairn.info/revue-philosophique-2010-2-page-179.htm
- « « Éclaircir les conceptions » : Peirce et Whewell, 1869 » Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-cahiers-philosophiques-2017-3-page-35?lang=fr
- « Pragmatism (Stanford Encyclopedia of Philosophy/Fall 2020 Edition) » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/archives/fall2020/entries/pragmatism/
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- « Peirce, Charles S. (1905 [c.]). The Basis of Pragmaticism. MS [R] 908 ; MS [R] 282(a) | Commens » Commens, Digital Companion to C. S. Peircehttp://www.commens.org/bibliography/manuscript/peirce-charles-s-1905-c-basis-pragmaticism-ms-r-908-ms-r-282a
- « C. S. Peirce : “Letter to Signor Calderoni” » Grupo de Estudios Peirceanos, Universidad de Navarrahttps://www.unav.es/gep/LetterCalderoniEn.html
- « Issues of Pragmaticism. | The Monist | Oxford Academic » Oxford Academichttps://academic.oup.com/monist/article-abstract/15/4/481/2271887
- « Charles S. Peirce, The Issues of Pragmaticism » (notice avec renvoi aux « Prolegomena to an Apology for Pragmaticism ») PhilPapershttps://philpapers.org/rec/PEITIO
- « Experience and its role in inquiry » (Paul Forster, *Peirce and the Threat of Nominalism*, chap. 6) Cambridge Core, Cambridge University Presshttps://www.cambridge.org/core/books/peirce-and-the-threat-of-nominalism/experience-and-its-role-in-inquiry/D38CF8868481D150656BED1E15E25A2C
- « Logical foundations of Peirce’s pragmatic maxim » (Paul Forster, chap. 5) Cambridge Core, Cambridge University Presshttps://www.cambridge.org/core/books/peirce-and-the-threat-of-nominalism/logical-foundations-of-peirces-pragmatic-maxim/B199ABC911B17E16658D5ED9177A4B70
- « William James : The Meaning of Truth : Chapter 14 : Two English Critics » The Mead Project, Brock Universityhttps://brocku.ca/MeadProject/James/James_1911/James_1911_14.html
- « Bertrand Russell, William James’s conception of truth » PhilPapershttps://philpapers.org/rec/RUSWJC
- « Notice bibliographique Le pragmatisme : un nouveau nom pour d’anciennes manières de penser » Catalogue général, Bibliothèque nationale de Francehttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb47149563w
- « Pragmatisme et pragmaticisme de Charles Sanders Peirce » Éditions du Cerfhttps://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/7848/pragmatisme-et-pragmaticisme









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