Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

⊘
Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Pearl Harbor « laissé faire » : les historiens contre le complot

Debunk30 septembre 2026◈ 37 sources vérifiées
US National Archives / Wikimedia Commons
11 min de lecture37 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

Sur la fiche que le lieutenant-commander Edwin Layton, officier de renseignement de la flotte du Pacifique, remet à l’amiral Husband Kimmel le 2 décembre 1941, la ligne des porte-avions japonais tient en un mot, « inconnu », suivi d’une hypothèse assortie d’un point d’interrogation, les eaux métropolitaines. Le même jour, le résumé quotidien du renseignement radio de la 14ᵉ région navale, à Hawaï, signale un blanc presque complet sur ces navires. Kimmel demande alors à Layton s’ils pourraient doubler Diamond Head sans qu’il le sache, et Layton répond que oui, en ajoutant qu’il espère qu’on les aurait aperçus avant.

Cinq jours plus tard, les avions de six porte-avions japonais surgissent au-dessus d’Oahu.

Une brochure datée du 17 octobre 1944

De ce désastre est née une thèse que les documents ne soutiennent pas, selon laquelle Franklin D. Roosevelt aurait su que la flotte serait frappée à Hawaï et l’aurait laissé faire pour entraîner dans la guerre une opinion réticente. Les documents qu’elle invoque sont authentiques et leur sens a été retourné, ce qui la range parmi les faits vrais déformés ; son affirmation centrale, la connaissance préalable de la cible, n’a jamais reçu l’appui d’un document, et son argument radio se heurte aux archives japonaises.

Elle naît en pleine campagne électorale. Le 17 octobre 1944, alors que Roosevelt brigue un quatrième mandat, le journaliste John T. Flynn signe à New York The Truth about Pearl Harbor, une brochure qui accuse le président d’avoir conduit le pays vers la guerre pour assurer sa réélection. En 1945, The Final Secret of Pearl Harbor révèle au public que le code diplomatique japonais était lu avant l’attaque. Sous cette pression, parmi d’autres, le Congrès ouvre une commission conjointe dont les auditions remplissent trente-neuf volumes en 1946. La majorité y impute le désastre à des déficiences d’organisation et reproche à Kimmel et au général Walter Short de n’avoir pas défendu la place qu’ils commandaient ; la minorité républicaine, autour des sénateurs Homer Ferguson et Owen Brewster, charge les dirigeants de Washington.

La thèse change de rang en 1948, quand l’historien Charles A. Beard publie chez Yale University Press les 614 pages de President Roosevelt and the Coming of the War, 1941, l’année même de sa mort. Sa forme actuelle date de 2000 et de Day of Deceit, où l’ancien photographe de presse Robert B. Stinnett s’appuie sur un mémorandum de la Navy d’octobre 1940 et sur sa propre lecture des interceptions radio de l’automne 1941. En France, Claude Delmas consacrait déjà un chapitre à la question dans sa synthèse de 1990, et la revue L’Histoire constatait en décembre 2021 que huit commissions d’enquête l’avaient laissée intacte.

Tokyo fait quadriller la rade

Washington lisait bien les Japonais, mais une partie seulement de leurs messages. Les cryptanalystes de l’armée, sous la direction de William Friedman, avaient reconstruit la machine qui chiffrait la correspondance diplomatique, et ces déchiffrements, baptisés Magic, circulaient en janvier 1941 entre dix personnes, dont le président. Les commandants d’Hawaï n’y figuraient pas. Magic livrait les instructions de Tokyo à ses ambassades et à ses consulats, rien des ordres de la marine impériale. Pour Robert Butow, qui a repris ces télégrammes en 1996, le signal le plus net vient de cette correspondance consulaire. Le télégramme nᵒ 83, envoyé de Tokyo au consulat général de Honolulu le 24 septembre 1941 et traduit le 9 octobre, demande de découper les eaux de Pearl Harbor en cinq zones et d’y signaler les navires présents. Nous retenons le 24 septembre, donné par Butow d’après le texte imprimé par la commission du Congrès, plutôt que le 14 retenu par Erik Dahl en 2011, parce que le document publié fait foi. À Washington, le colonel Rufus Bratton et le commandant Laurance Safford s’en inquiètent ; on leur répond que les Japonais aiment le détail. L’explication n’avait rien d’absurde, car l’espionnage japonais visait aussi le canal de Panama, les Philippines, les ports de la côte Ouest, jusqu’aux navires américains mouillés à Guantánamo. Le 6 décembre, le consulat signale l’absence de ballons de barrage et, selon lui, de filets antitorpilles autour des cuirassés, message traduit le 8, au lendemain de l’attaque. Relus d’affilée après coup, ces télégrammes semblent désigner la cible, un effet que Butow attribue à la lumière crue de l’après-coup.

Car la guerre était attendue ailleurs. Le 27 novembre, le message de la Navy qui s’ouvre sur la mention « avertissement de guerre » évoque une expédition amphibie contre les Philippines, la Thaïlande, l’isthme de Kra ou peut-être Bornéo, et le mémorandum que George Marshall et Harold Stark adressent le même jour au président ne nomme pas Hawaï. En 1962, Roberta Wohlstetter a tiré de ce décalage l’explication que la plupart des spécialistes retenaient encore selon Dahl en 2011, celle de signaux pertinents perdus dans une masse d’indices qui pointaient vers l’Asie du Sud-Est.

« Sans trop de danger pour nous »

Le 25 novembre 1941, au retour d’une réunion à la Maison-Blanche avec le secrétaire d’État Cordell Hull, Marshall et Stark, le secrétaire à la Guerre Henry Stimson consigne que Roosevelt a évoqué une attaque probable, peut-être dès le lundi suivant, et que la question était de savoir comment amener les Japonais à tirer le premier coup de feu sans trop de danger pour les Américains. Rendue publique en 1946 devant la commission du Congrès, la phrase est de celles vers lesquelles se tournent depuis, note Butow, ceux qui défendent la thèse.

Un journal dicté n’a pas la valeur d’un procès-verbal. Stimson enregistrait ses journées au Dictaphone, le soir ou le lendemain matin, et ne semble pas avoir corrigé la frappe de sa secrétaire, d’où des temps qui changent en cours de phrase et des pronoms au référent flottant. Surtout, la cible attendue ce jour-là se trouve en Asie du Sud-Est, et de retour à son ministère Stimson apprend qu’une expédition japonaise a quitté Shanghai. Butow en tire une lecture plus plate, celle d’un gouvernement qui veut que la responsabilité du premier acte retombe sur le Japon tout en limitant le risque pour ses propres forces, et il admet que Stimson, dictant de mémoire, a pu prêter au président des mots qui étaient les siens.

La chronologie japonaise, elle, ne dépend d’aucun journal. Yamamoto a signé les ordres d’opération contre Pearl Harbor les 5 et 7 novembre. La force d’attaque appareille de la baie d’Hitokappu, aux Kouriles, le 26 novembre à 6 heures, soit le 25 à 16 heures à Washington, deux heures et demie après la fin de la réunion notée par Stimson et avant que Tokyo ait examiné la note remise par Hull le 26. Cette note posait des conditions que les dirigeants japonais refusèrent, mais sans délai de réponse, ce qui lui ôte, pour Butow, le caractère d’un ultimatum.

L’autre document fondateur date du 7 octobre 1940. Ce jour-là, le lieutenant-commander Arthur H. McCollum, chef de la section Extrême-Orient de l’Office of Naval Intelligence, adresse aux capitaines de vaisseau Dudley Knox et Walter Anderson un mémorandum de cinq pages qui recommande huit mesures pour contenir l’expansion japonaise en Asie du Sud-Est, dont le maintien du gros de la flotte près d’Hawaï, et qui observe que l’opinion américaine ne permettrait pas de déclarer la guerre au Japon sans autre motif. Stinnett y lit un plan de provocation, Conrad Crane, dans Parameters en 2001, des mesures de dissuasion et d’endiguement doublées d’une préparation à un futur conflit. Le 1ᵉʳ décembre 1941, le même McCollum juge que l’effort principal japonais vise la Thaïlande puis les possessions britanniques, demande à l’amiral Stark si les flottes ont été alertées et rédige un avertissement que ses supérieurs, jugeant suffisants ceux des jours précédents, n’envoient pas.

Des porte-avions muets et un code lu à 4 %

L’argument radio de 2000 suppose que la force d’attaque ait émis pendant sa traversée. En 2007, dans Cryptologia, Philip H. Jacobsen reprend tous les numéros de série des messages secrets du commandant en chef de la 1ʳᵉ flotte aérienne japonaise et conclut qu’aucun n’a été envoyé par radio pendant la formation de la force ou son trajet vers Hawaï, les transmissions ne reprenant qu’avec l’attaque. Le seul message identifié en mer, émis le 1ᵉʳ décembre par le pétrolier Shiriya à l’est de Yokosuka, n’a été déchiffré qu’en 1945. Robert Hanyok a passé en revue en 2008, dans la Naval War College Review, les interceptions invoquées, et la plupart des chercheurs concluent, selon Dahl, au silence de la flotte.

Le code naval posait un autre problème. Le JN-25B reposait sur un répertoire d’environ 27 500 entrées, chiffrées une seconde fois à l’aide d’un livre de 300 pages de nombres aléatoires, ce qu’on appelle un surchiffrement. Selon l’historique publié par la NSA, les cryptanalystes n’en avaient reconstitué qu’environ 2 000 groupes avant le changement de ce livre en août 1941, soit 4 % du répertoire ; un nouveau changement intervient le 4 décembre. Les cryptanalystes de la Navy se souvenaient après-guerre d’un code lu à 10 ou 15 % en novembre, un chiffre de mémoire. En mars 1999, Stephen Budiansky retrouve aux Archives nationales de College Park des documents déclassifiés mais non inventoriés sur ce travail, et en conclut qu’aucun code japonais de haut niveau n’était lu dans les mois précédant l’attaque. Frederick Parker, dans son histoire de 1994 publiée par la NSA, en donne la raison. Faute d’effectifs, l’effort de 1941 s’était déplacé des messages de la marine vers la correspondance diplomatique, que les dirigeants lisaient avec avidité.

L’information dormait pourtant dans les classeurs américains. Après la guerre, des analystes de Washington reprennent le stock d’interceptions d’avant l’attaque et déchiffrent 26 581 messages de la marine impériale émis entre le 5 septembre et le 4 décembre 1941 dans sept systèmes. Sur 2 413 traduits intégralement, 188 concernent l’attaque. L’un, daté du 4 novembre, parle de torpilles à tirer contre des bâtiments de ligne au mouillage ; un autre, intercepté le 2 décembre, fixe la date par l’ordre de gravir le mont Niitaka le 8, heure de Tokyo. Frederick Parker a conclu en 1991 que le raid aurait pu être prévu si ces messages avaient été lisibles en 1941. Ils ont été lus en 1945 et 1946.

Wohlstetter contre Kahn

Les historiens se disputent depuis plus de soixante ans sur une autre question, celle de savoir si les signaux existaient. Pour Wohlstetter, ils étaient là et on les a mal lus. Dès 1984, David Kahn soutient qu’aucune interception, aucune donnée du renseignement américain n’a jamais mentionné une attaque contre Pearl Harbor ou une autre possession des États-Unis. En 2011, Dahl combine deux manques, celui d’un avertissement tactique précis et celui de décideurs disposés à l’entendre, et il cite le capitaine Charles McMorris, officier des plans de Kimmel, qui jugeait le 27 novembre nulle, absolument nulle, la probabilité d’un raid aérien japonais.

Ceux qui défendent la thèse tiennent pourtant des faits que la correction courante esquive. Washington n’a pas transmis à Hawaï le télégramme du 15 novembre qui demandait au consulat deux rapports par semaine sur la rade, ce que Layton tenait après-guerre pour un aveuglement coupable, voire une négligence grave. La politique de Roosevelt a fait monter le risque de guerre, puisque le gel des avoirs japonais signé le 26 juillet 1941 s’est transformé dans les bureaux en embargo pétrolier total, et les historiens discutent encore de la part qu’y prit le président. Le Pentagone a réexaminé en 1995 et 1996 le rang posthume de Kimmel et de Short, retraités avec deux étoiles. En 2002, enfin, Timothy Wilford a montré à partir de la correspondance de l’époque que la Navy décodait partiellement et régulièrement le JN-25B depuis novembre 1941 et avait intercepté plusieurs messages évoquant une attaque transpacifique contre des navires de ligne au mouillage, la part exacte du texte lisible restant à mesurer.

La version inverse a ses raccourcis, elle aussi. L’attaque n’est pas tombée sans avertissement, puisque Washington avait expédié le 27 novembre un message qui se désignait lui-même comme un avertissement de guerre. Quant à la note japonaise en quatorze parties, remise à Hull après le début du bombardement, elle ne déclarait pas la guerre, et sa dernière partie se bornait à constater qu’aucun accord ne sortirait de nouvelles négociations, relations diplomatiques maintenues.

Plusieurs questions attendent encore leur document. On ignore quelle part du texte des messages JN-25B était lisible à la fin de 1941, et c’est désormais sur ce point, écrit Wilford, que la controverse doit porter. Roosevelt est mort au printemps 1945 sans avoir répondu à ses accusateurs, et l’on ne saura probablement jamais les mots exacts qu’il a prononcés le 25 novembre, ni ce que recouvrait le verbe de Stimson. Les témoignages recueillis en 1945 et 1946 ne permettent pas davantage de savoir si le télégramme nᵒ 83 est parvenu à la Maison-Blanche.

Deux cent dix boîtes à la Hoover Institution

Stinnett est mort en 2018 à San José. Pendant la guerre, il avait été photographe aérien sur le porte-avions San Jacinto, sous les ordres du lieutenant George H. W. Bush, à qui il consacra un livre en 1991. Ses papiers forment à la Hoover Institution, sur le campus de Stanford, la collection 63006, soit 210 boîtes de manuscrits. Dans ces boîtes se trouvent les photocopies faites aux Archives nationales, les dossiers du FBI obtenus au titre de la loi sur la liberté d’information, lourdement caviardés, et ses fiches de lecture sur cartons de 5 pouces sur 8. L’essentiel est ouvert aux chercheurs sur réservation, et l’inventaire précise que les dossiers, groupés par lettre, ont gardé l’ordre personnel que Stinnett leur avait donné.

Pour aller plus loin

Le même code JN-25, lu par la Navy à partir de février 1942, éclaire en creux l’automne 1941 à travers la bataille de Midway. Le télégramme Zimmermann de 1917 offre le cas inverse d’une interception qui précipite l’entrée en guerre des États-Unis, et l’incident du golfe du Tonkin, en 1964, repose la question du renseignement lu dans l’urgence au moment de décider d’une guerre.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. John T. Flynn, *The Truth about Pearl Harbor*, brochure signée à New York le 17 octobre 1944 et diffusée par l’auteur
  2. John T. Flynn, *The Final Secret of Pearl Harbor*, brochure, 1945
  3. Charles A. Beard, *President Roosevelt and the Coming of the War, 1941 : A Study in Appearances and Realities*, New Haven, 1948, vi + 614 p. Yale University Press
Voir les 34 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Robert B. Stinnett, *Day of Deceit : The Truth about FDR and Pearl Harbor*, New York, 2000, 386 p. Free Press
  2. Arthur H. McCollum, mémorandum aux capitaines de vaisseau Dudley Knox et Walter S. Anderson, 7 octobre 1940, cinq pages, huit recommandations, rendu public par Robert B. Stinnett en 2000 Office of Naval Intelligence
  3. Henry L. Stimson, journal, entrée du 25 novembre 1941, édition microfilm, bobine 7, vol. 36, p. 48-49 Yale University Library, Manuscripts and Archives, Henry Lewis Stimson Diaries
  4. Télégramme nᵒ 83, Tokyo au consulat général de Honolulu, 24 septembre 1941, traduit le 9 octobre 1941 ; télégramme nᵒ 111, 15 novembre 1941 ; télégramme nᵒ 253, Honolulu à Tokyo, 6 décembre 1941, traduit le 8 décembre, publiés dans *Hearings before the Joint Committee on the Investigation of the Pearl Harbor Attack*, part 12, p. 261-269 US Government Printing Office
  5. Joint Committee on the Investigation of the Pearl Harbor Attack, *Hearings*, 39 vol., et *Report*, 79ᵉ Congrès, Washington, 1946, conclusions de la majorité p. 238 et 253, vues de la minorité p. 493 US Government Printing Office
  6. Commandant, 14th Naval District, *Communications Intelligence Summaries, 1 November-6 December 1941*, résumé du 2 décembre 1941 National Security Agency, Special Research History SRH-147
  7. *Pre-Pearl Harbor Japanese Naval Despatches*, messages du 4 novembre et du 2 décembre 1941 déchiffrés en 1945-1946 National Security Agency, Special Research History SRH-406
  8. Edwin T. Layton, *Oral History of Rear Admiral Edwin T. Layton*, Annapolis, 1975, p. 88 U.S. Naval Institute
  9. Robert B. Stinnett papers, 1931-2019, collection 63006, 210 boîtes de manuscrits, 168,72 pieds linéaires Hoover Institution Library & Archives, Stanford University

Bibliographie

  1. Roberta Wohlstetter, *Pearl Harbor : Warning and Decision*, Stanford, 1962 Stanford University Press
  2. R. J. C. Butow, « How Roosevelt Attacked Japan at Pearl Harbor : Myth Masquerading as History », *Prologue* 28 (3), automne 1996 National Archives and Records Administration
  3. Frederick D. Parker, « The Unsolved Messages of Pearl Harbor », *Cryptologia* 15 (4), 1991, p. 295-313 Cryptologia
  4. Frederick D. Parker, *Pearl Harbor Revisited : United States Navy Communications Intelligence, 1924-1941*, Fort George G. Meade, 1994, rééd. 2013, United States Cryptologic History, série IV, vol. 6 Center for Cryptologic History, National Security Agency
  5. Stephen Budiansky, « Too Late for Pearl Harbor », *Proceedings*, décembre 1999, p. 47-51 U.S. Naval Institute
  6. Philip H. Jacobsen, « Radio Silence of the Pearl Harbor Strike Force Confirmed Again : The Saga of Secret Message Serial (SMS) Numbers », *Cryptologia* 31 (3), 2007, p. 223-232, DOI 10,1080/01611190701313940 Taylor & Francishttps://doi.org/10.1080/01611190701313940
  7. Robert J. Hanyok, « “Catching the Fox Unaware” : Japanese Radio Denial and Deception and the Attack on Pearl Harbor », *Naval War College Review* 61 (4), 2008, p. 99-124 Naval War College
  8. Timothy Wilford, « Decoding Pearl Harbor : USN Cryptanalysis and the Challenge of JN-25B in 1941 », *The Northern Mariner/Le marin du nord* XII (1), 2002, p. 17-37 The Northern Mariner
  9. Conrad Crane, compte rendu de Robert B. Stinnett, *Day of Deceit*, *Parameters* 31 (1), printemps 2001 US Army War College
  10. David Kahn, « The United States Views of Germany and Japan in 1941 », dans Ernest R. May (dir.), *Knowing One’s Enemies : Intelligence Assessment before the Two World Wars*, Princeton, 1984, p. 476-501 Princeton University Press
  11. Erik J. Dahl, « Reassessing the Intelligence Failure at Pearl Harbor », communication au congrès annuel de l’American Political Science Association, septembre 2011, version de travail Naval Postgraduate School
  12. Claude Delmas, *Pearl Harbor. La guerre devient mondiale*, Bruxelles, 1990, chapitre « Questions et controverses », p. 165 et suiv. Éditions Complexe

Sources en ligne

  1. « How Roosevelt Attacked Japan at Pearl Harbor » National Archives, Prologue Magazinehttps://www.archives.gov/publications/prologue/1996/fall/butow.html
  2. « Reassessing the Intelligence Failure at Pearl Harbor » Naval Postgraduate School, archive institutionnelle Calhounhttps://calhoun.nps.edu/server/api/core/bitstreams/c9895771-870e-4a9b-a5c4-6e266265462b/content
  3. « Radio Silence of the Pearl Harbor Strike Force Confirmed Again : The Saga of Secret Message Serial (SMS) Numbers » Cryptologia, Taylor & Francis Onlinehttps://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/01611190701313940
  4. « JN-25 » National Security Agency/Central Security Service, Historical Eventshttps://www.nsa.gov/History/Cryptologic-History/Historical-Events/Article-View/Article/2740680/jn-25/
  5. « Too Late for Pearl Harbor » U.S. Naval Institute, Proceedingshttps://www.usni.org/magazines/proceedings/1999/december/too-late-pearl-harbor
  6. « Part-1 », Pearl Harbor Revisited : USN Communications Intelligence Naval History and Heritage Commandhttps://www.history.navy.mil/research/library/online-reading-room/title-list-alphabetically/p/pearl-harbor-revisited-usn-communications-intelligence/part-1.html
  7. « Decoding Pearl Harbor : USN Cryptanalysis and the Challenge of JN-25B in 1941 » The Northern Mariner / Le marin du nordhttps://tnm.journals.yorku.ca/index.php/default/article/download/571/547/625
  8. « Stinnett (Robert B.) papers, 1931-2019 » Online Archive of California, Hoover Institutionhttps://oac.cdlib.org/findaid/ark:/13030/kt3c603258/
  9. « Book Reviews | Proceedings - April 1955 Vol. 81/4/626 » U.S. Naval Institutehttps://www.usni.org/magazines/proceedings/1955/april/book-reviews
  10. « Day of Deceit : The Truth About FDR and Pearl Harbor. », compte rendu de Conrad Crane pour Parameters Gale Academic OneFilehttps://go.gale.com/ps/i.do?id=GALE%7CA73000559&issn=00311723&it=r&linkaccess=abs&p=AONE&sid=googleScholar&sw=w&userGroupName=anon%7Ef59cb567&v=2.1
  11. « National Affairs : PEARL HARBOR : HENRY STIMSON’S VIEW » TIMEhttps://time.com/archive/6783570/national-affairs-pearl-harbor-henry-stimsons-view/
  12. « Pearl harbor, le traumatisme états-unien » L’Histoire, décembre 2021, Cairn.infohttps://shs.cairn.info/magazine-hist-histoire-2021-12-page-12
  13. « Questions et controverses », dans Claude Delmas, Pearl Harbor. La guerre devient mondiale Cairn.infohttps://www.cairn.info/pearl-harbor--9782870273319-page-165.htm
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.