Cinq lettres minuscules, de a à e, légendent la figure 30 d’un article que Max Uhle donne à l’American Anthropologist à la fin de 1902. Le croquis résume ce qu’il a vu en creusant au pied du temple de Pachacamac, au sud de Lima. La lettre a désigne un premier sanctuaire de surface modeste, la lettre b le temple agrandi qui lui a succédé. À la base du premier s’étendait un cimetière, marqué c, que recouvre une masse de gravats tombés des murs, marquée d. Devant les terrasses du temple neuf, enfin, la lettre e signale quelques tombes au mobilier purement inca. Uhle nomme cette disposition une « stratification géologique » et la décrit aux pages 754 et 755 du quatrième volume de la nouvelle série de la revue.
La collection Centeno arrive à Berlin
Avant d’ouvrir une seule tombe au Pérou, Uhle sait déjà classer. Né à Dresde en 1856, docteur de l’université de Leipzig en 1880 avec une thèse sur un point de grammaire chinoise médiévale, il devient assistant au musée d’ethnographie de Dresde, puis, en 1888, au musée ethnographique de Berlin. Cette année-là, Berlin achète la collection Centeno, l’une des meilleures de Cuzco, faite pour l’essentiel d’objets incas, et Uhle apprend sur elle à reconnaître le style inca au premier coup d’œil. Son ami dresdois Alphons Stübel, géologue spécialiste des volcans, avait passé quelques jours à Tiahuanaco, en Bolivie, en 1876-1877, et en avait rapporté photographies, moulages et mesures. Le livre qu’ils signent ensemble en 1892 pose un fait de style, les sculptures de Tiahuanaco ne ressemblent pas à l’art inca, et un fait de texte. En 1549, Pedro de Cieza de León avait demandé aux habitants si les Incas avaient bâti ces édifices, et ceux-ci avaient ri de la question en assurant qu’ils existaient avant le règne des Incas (Crónica del Perú, première partie, chapitre CV). Tiahuanaco est donc plus ancien que l’Inca. Uhle croit en retrouver l’écho dans quelques objets trouvés au Pérou, dont une tunique tissée sortie de la nécropole d’Ancón.
Le terrain bolivien, lui, se ferme. Le 20 avril 1894, en visite à Tiahuanaco, Uhle découvre que le régiment cantonné sur place prend les sculptures pour cibles d’exercice. Sa lettre de protestation au ministre, reproduite le 7 mai par El Comercio de La Paz, fait cesser les tirs ; quand il revient travailler sur le site en 1895, cette fois pour l’université de Pennsylvanie, le gouvernement y a interdit toute fouille, et l’interdiction vaut pour lui aussi. Il quitte La Paz le 14 janvier 1896, las de la Bolivie, et atteint Lima huit jours plus tard.
Pachacamac, 1896
La date même du chantier varie selon les documents. La notice des archives du Penn Museum situe la fouille en 1897-1898, ce que contredisent toutes les autres sources. Rowe, qui a dépouillé les registres de Philadelphie, fait travailler Uhle à Pachacamac une année entière, jusqu’en février 1897 ; les carnets du fouilleur, conservés à l’Ibero-Amerikanisches Institut de Berlin et transcrits en partie, placent l’essentiel du travail entre mars et décembre 1896. Les carnets ont ici la préférence, parce qu’ils ont été tenus sur le chantier même. Le terrain est immense. Entre l’entrée du temple de Pachacamac et le mur nord de sa cour intérieure, quelque 16 000 mètres carrés de sol sont encombrés des restes de milliers de tombes détruites, génération après génération, pour en loger de nouvelles. Plus bas, à environ trois mètres sous une terrasse, des tombes de pierre et de brique crue ont mieux résisté. L’une d’elles a livré, sous le numéro de trouvaille 1044, le ballot funéraire d’un enfant d’une douzaine d’années, haut de 94 centimètres, conservé au Penn Museum sous le numéro 26626.
Au pied du vieux temple, Uhle fait un pas de plus que la simple lecture des couches. Pour chaque tombe, il note depuis quelle couche on l’a creusée. Les sépultures du cimetière ancien ont été ouvertes dans le sol d’origine, celles à céramique peinte en rouge et noir sur engobe blanc l’ont été dans les gravats, et les tombes incas se rattachent aux nouvelles terrasses, construites par-dessus ces gravats. Trois styles se suivent ainsi sans discussion possible, le « Tiahuanaco » et ses dérivés, qu’Uhle appelle « épigonaux », puis le blanc-rouge-noir, puis l’inca. Le blanc-rouge-noir lui paraît dériver à son tour du style épigonal, une opinion probablement juste selon Rowe. Sur le détail du mobilier, l’argument est plus fragile. Les deux seuls vases de style Tiahuanaco reproduits dans le rapport de 1903 sortent de la même tombe que quatre vases épigonaux, et Uhle en conclut que les premiers étaient déjà anciens au moment de l’enterrement, en vertu d’une règle qu’il formule page 22 selon laquelle la date d’une tombe est celle des objets les plus récents qu’elle contient. La règle est juste, reconnaît Rowe en 1998, mais la conclusion ne suit pas, car un atelier peut produire un style dérivé dans les mêmes années que le style d’origine. Uhle va ensuite au-delà de ce que montre son sol. Dans d’autres cimetières du site, il trouve une céramique noire modelée associée à des objets incas, la suppose locale et antérieure à l’arrivée des Incas sans aucune trace archéologique de cette antériorité, et parle désormais de cinq périodes à Pachacamac.
Le « Tiahuanaco » côtier d’Uhle s’appelle aujourd’hui Wari, d’après un site andin étudié pour la première fois en 1931.
Au pied de la Huaca de la Luna
Quand son mécène William Pepper meurt, le 29 juillet 1898, Uhle passe sous le patronage de Phoebe Apperson Hearst et de l’université de Californie. Il arrive à Trujillo, sur la côte nord, à la fin d’août 1899. On attribuait alors aux Chimú, maîtres de Chan Chan, la céramique modelée que les collectionneurs prisaient pour son réalisme ; à Chan Chan, Uhle ne trouve qu’une céramique noire très différente. Le style recherché apparaît dans les cimetières qui entourent les deux grandes huacas de Moche, sans trace d’influence inca ni tiahuanaco. Au pied ouest de la Huaca de la Luna, Uhle ouvre un cimetière intact, son site F, et catalogue le mobilier tombe par tombe. Le nombre des tombes varie selon les documents, trente-deux d’après le catalogue que Rowe a dépouillé à Berkeley, une quarantaine d’après le manuscrit de 1903 que Peter Kaulicke a traduit et édité en 2014.
Sur la Huaca del Sol, la séquence se lit mieux. Sur la plateforme sud, Uhle recueille des offrandes brisées du même « style de Tiahuanaco » qu’à Pachacamac, et le manuscrit de 1903 décrit au même endroit une séquence mochica, puis tiahuanaco, puis locale plus tardive, sans rien de chimú ni d’inca. Au pied de la pyramide, deux tombes contenant trois vases d’un style géométrique blanc, rouge et noir ont été creusées dans une terre qui renferme des tessons mochicas. Ces tessons sont forcément plus anciens que les tombes qui les traversent, et c’est le deuxième principe de séquence qu’Uhle applique après la superposition.
L’étape suivante ne repose plus sur le sol. Uhle tient le blanc-rouge-noir de Moche pour un lointain dérivé du Tiahuanaco, comme celui de Pachacamac, et ne voit pas de place, dans cette filiation, pour un style aussi différent que le mochica. Il le met donc avant Tiahuanaco, sans aucune preuve positive de séquence, note Rowe en 1998. L’ordre était le bon, et la stratigraphie l’a confirmé bien plus tard. Le jugement de style flanche pourtant dans le détail. Uhle avait désigné un grand lot funéraire du site F comme le plus « archaïque » du cimetière, et la sériation moderne le range dans la phase Moche III, au milieu de la séquence.
À Nievería, dans la vallée de Lima, où il fouille à la fin de 1905 puis en 1908-1909, des tombes à cadavre allongé et céramique de style Lima ont été entamées par des tombes à cadavre accroupi qui contiennent parfois des vases tiahuanacos ; une sépulture qui en abîme une autre lui est postérieure, et c’est le troisième principe. À Ancón, en 1904, puis à Supe, Uhle fouille des amas de coquillages dont la céramique incisée ne ressemble à rien de connu, et la met au tout début de la séquence parce qu’il la juge primitive. Rowe dira qu’il avait trouvé la bonne place par un mauvais argument. Quand une spécialiste des textiles analysa enfin, une quarantaine d’années plus tard, les vingt-cinq fragments de tissu de Supe qu’il décrivait comme des essais sans métier, elle y reconnut des tissages à trames discontinues et des toiles tissées au métier, en coton et en fibre de camélidé, et Julio C. Tello identifia dans les céramiques publiées le style de Chavín. Une seule erreur sérieuse de séquence subsiste dans l’œuvre péruvienne d’Uhle, selon Rowe, à Chancay, où une fouille stratigraphique de 1941-1942 a inversé l’ordre qu’il avait donné à deux styles.
« Un seul cas net de stratigraphie »
La formule est de Rowe, en 1954, dans le mémoire qu’il consacre à Uhle, et elle a fixé pour un demi-siècle la manière de lire son œuvre. Uhle connaissait et défendait le principe des paléontologues selon lequel la couche du dessus est la plus récente ; mais il préférait fouiller des cimetières, et il n’y a rencontré, selon Rowe, qu’un seul cas net, la superposition de tombes de Pachacamac, qui ne faisait que confirmer des conclusions tirées par ailleurs. Sa méthode, pendant toute son œuvre péruvienne, était une sériation des styles, commencée avant même qu’il quitte l’Allemagne. Rowe a lui-même précisé en 1962 la portée de cet outil. Les objets d’une tombe attestent qu’ils ont servi ensemble, à peu près dans les mêmes années, mais un lot funéraire ne fournit par lui-même aucune preuve de succession. Le camp adverse a des arguments sérieux. En 1998, Rowe reconnaît à Uhle trois principes de séquence, la superposition, le matériel pris dans la terre où l’on a creusé une tombe, la tombe qui en recoupe une autre, et il qualifie sa chronologie d’« exploit intellectuel de premier ordre ». En 2014, Peter Kaulicke, qui a lu le rapport inédit sur Moche rédigé à Berkeley en 1903 et resté dans les papiers d’Uhle à Berlin, y trouve des profils et des superpositions observés sur la Huaca del Sol, que ni les critiques des années 1910 ni Kroeber n’avaient pu connaître ; l’ordonnancement de Kroeber, juge-t-il, est plus stylistique que stratigraphique faute de ces documents. La notice que Berthold Riese consacre à Uhle en 2016 le décrit comme presque le seul, à son époque, à mener des fouilles stratigraphiques dans les centres cérémoniels, les habitats et les cimetières de l’Amérique du Sud andine.
Sur le terrain, les faiblesses se mesurent mieux. Dans le catalogue du site F, deux tombes seulement sur trente-deux ont un plan, et une seule photographie montre une sépulture ouverte avant l’enlèvement du mobilier. Le rapport de 1903 sur Pachacamac ne distingue pas les ensembles clos qu’Uhle avait pourtant enregistrés sur place. Les sept rapports achevés le 7 octobre 1903 pour l’université de Californie ne parurent pas du vivant d’Uhle, celui sur Moche attendant 2014, et Rowe estimait que ce silence avait retardé l’archéologie péruvienne d’au moins dix ans. À Pachacamac même, Lawrence Owens et Peter Eeckhout rappellent en 2015 que le secteur avait été pillé avant et après Uhle, que beaucoup de ses propositions reposaient sur des indices lacunaires, et que sa définition du cimetière par le grand mur de l’enceinte sacrée a été reprise par la plupart de ses successeurs.
Uhle tenait à ses tombes. En 1937, il reprochait à Kroeber, qui avait publié ses collections de Berkeley à partir de 1924 avec ses élèves, de ne pas avoir mis en valeur les associations d’objets dans chaque tombe, et ajoutait que son catalogue « était très exact à cet égard ». Rowe tient pourtant ces publications de Berkeley pour le vrai début de l’archéologie moderne des Andes.
Le mot « premier » devant Gamio et Mercer
Pour Rowe, aucune chronologie archéologique n’existait dans l’hémisphère occidental avant 1892, et la première fut construite au Pérou et en Bolivie entre cette date et 1908. Les concurrents viennent après. Manuel Gamio relève en 1911 une séquence de trois phases à San Miguel Amantla, dans la vallée de Mexico, sur un site stratifié dont il note les couches mais qu’il enregistre par niveaux arbitraires ; plus au nord, les fouilles d’A. V. Kidder à Pecos, en 1915 et 1916, font figure de point de départ. Fouiller couche par couche, en revanche, se pratiquait déjà. David Browman en signale l’usage en Amérique du Nord dès 1895, dans les travaux de Henry Chapman Mercer, un an avant Pachacamac. Uhle l’a fait lui-même en Californie. De février au 1ᵉʳ mai 1902, il ouvre avec John C. Merriam le grand amas coquillier d’Emeryville, sur la baie de San Francisco, retire la terre strate par strate, numérote les couches de I à X en choisissant leurs limites parmi les lignes visibles, et tamise environ 200 mètres cubes qui livrent 600 objets. Il y voit une culture qui change ; Kroeber, pour qui la préhistoire californienne était restée à peu près immobile, ne le suit pas, et Uhle quitte bientôt Berkeley.
De toute cette méthode, un mot a traversé le siècle. En 1913, dans un article sur la chronologie d’Ica publié par le Journal de la Société des Américanistes à Paris, Uhle appelle « horizons chronologiques » les périodes des deux styles répandus sur une grande partie du pays, celui de Tiahuanaco et celui des Incas ; l’étude de Pachacamac, écrit-il, ne lui en avait donné que deux, entre lesquels se rangeaient toutes les autres cultures. Ce schéma, selon Rowe, n’a jamais eu besoin d’être corrigé dans sa succession générale. Dans le tableau que Peter Eeckhout publie en 2014 pour présenter ses fouilles de Pachacamac, la culture Wari occupe l’« Horizon moyen », de 650 à 900 de notre ère, et les Incas l’« Horizon récent », de 1470 à 1533, les deux horizons qu’Uhle avait reconnus sur le même site.
Pour aller plus loin
La querelle d’Uhle avec Julio C. Tello sur l’origine des civilisations andines est traitée dans l’article consacré à Tello. Le sujet croise aussi le sanctuaire oraculaire de Pachacamac, l’empire Wari, dont le style fut longtemps confondu avec celui de Tiahuanaco, et la culture mochica des Huacas del Sol y de la Luna.
Quand on creuse le sol, on traverse des couches de terre posées les unes sur les autres. Les archéologues les appellent des strates. La couche du dessus s’est en général déposée la dernière, et ce qu’elle contient est donc plus récent. À la fin du XIXᵉ siècle, au Pérou, l’Allemand Max Uhle a voulu ranger dans l’ordre des cultures que personne ne savait dater. On dit souvent qu’il y est parvenu en lisant les couches. Les spécialistes discutent depuis longtemps de la part réelle de cette méthode dans son travail.
Un classement commencé dans les musées
Max Uhle n’a pas débuté sur un chantier. Formé à l’étude des langues, il travaille d’abord dans des musées allemands, à Dresde puis à Berlin. Son musée berlinois achète un jour une grande collection d’objets incas venue de Cuzco. Uhle l’étudie de près et finit par reconnaître l’art inca d’un seul regard.
Un ami géologue lui confie ensuite ses photos et ses moulages de Tiahuanaco, de grandes ruines de Bolivie. Ces sculptures ne ressemblent en rien à l’art inca. Au XVIᵉ siècle, un voyageur espagnol avait demandé aux habitants si les Incas avaient construit ces monuments. Les gens du pays avaient ri de la question. Pour Uhle, Tiahuanaco est donc plus vieux que les Incas.
Cette façon de raisonner porte un nom. Comparer les styles des objets, puis les ranger du plus ancien au plus récent, s’appelle la sériation. Uhle la pratique avant même de poser le pied au Pérou.
Un empilement au pied d’un temple
En 1896, Uhle s’installe à Pachacamac, un grand sanctuaire de la côte, près de Lima. Le sol y est rempli de tombes, souvent détruites. Au pied du plus vieux temple, il repère des niveaux bien distincts.
Tout en bas s’étend un cimetière ancien, dont les tombes renferment des vases proches du style de Tiahuanaco. Une épaisse couche de gravats, tombés des murs du temple, le recouvre. D’autres tombes ont été creusées dans ces gravats, avec des poteries peintes en blanc, rouge et noir. Devant des terrasses bâties plus tard reposent enfin des tombes incas.
Cette superposition donne un ordre sûr pour trois styles. Uhle y ajoute une règle simple et juste. Une tombe a l’âge de l’objet le plus jeune qu’on y a déposé. Il publie l’ensemble dans un rapport paru en 1903.
Une seule coupe et beaucoup de déductions
Plus tard, à Moche, sur la côte nord, Uhle met au jour une poterie très réaliste, celle des Mochicas. Rien dans la terre ne lui indique sa place. Il la met pourtant au début de la série, parce qu’il ne lui trouve aucune parenté avec Tiahuanaco. Il avait vu juste, et d’autres fouilles l’ont confirmé bien plus tard.
Près de Lima, il agit de même avec une poterie gravée trouvée dans des tas de coquillages. Il la croit primitive et la range tout au début. Il tombe juste, mais pour une mauvaise raison. On a reconnu plus tard dans ces tessons un style bien connu des Andes, celui de Chavín.
En 1954, l’archéologue américain John Rowe fait le compte. Selon lui, Uhle n’a observé qu’une seule superposition nette, celle de Pachacamac. Tout le reste découle de la comparaison des styles, car il préférait fouiller les cimetières.
Bien plus tard, Peter Kaulicke publie un rapport d’Uhle sur Moche, resté dans ses papiers. Il y trouve des relevés de couches que les premiers critiques d’Uhle n’avaient jamais pu lire. Les deux lectures se font face, et chacune garde ses arguments.
Les défauts du travail ne font pas débat. Uhle décrivait mal ses tombes une à une. Ses rapports complets n’ont pas paru de son vivant. À Pachacamac, enfin, le terrain avait été pillé avant comme après son passage.
Un mot qui sert toujours
Uhle remarque que deux styles s’étendent sur une bonne part du territoire, l’un venu de Tiahuanaco, l’autre des Incas. Toutes les autres cultures se rangent entre ces deux repères. En 1913, il leur donne un nom, les horizons. Un tableau récent consacré aux fouilles de Pachacamac parle encore d’un Horizon moyen et d’un Horizon récent.
Au Penn Museum de Philadelphie, on peut voir un paquet funéraire d’enfant sorti par Uhle des cimetières de Pachacamac, haut de près d’un mètre.
La version complète raconte l’erreur de Chancay, corrigée par une fouille stratigraphique, et ce qu’une spécialiste des tissus a trouvé dans les fragments de Supe qu’Uhle croyait grossiers.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Pedro de Cieza de León, *Crónica del Perú*, première partie, chap. CV, témoignage des habitants de Tiahuanaco recueilli en 1549 édition Lima, Pontificia Universidad Católica del Perú et Academia Nacional de Historia, 1984
- Alphons Stübel et Max Uhle, *Die Ruinenstätte von Tiahuanaco im Hochlande des alten Peru. Eine kulturgeschichtliche Studie auf Grund selbständiger Aufnahmen*, Leipzig, 1892, 42 pl. et carte en portefeuille Karl W. Hiersemann
- Max Uhle, « Types of Culture in Peru », *American Anthropologist* n.s. 4 (4), octobre-décembre 1902, p. 753-759, fig. 30 American Anthropological Association
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Sources primaires (suite)
- Max Uhle, *Pachacamac. Report of the William Pepper, M.D., LL.D., Peruvian Expedition of 1896*, Philadelphie, 1903, xii-104 p., 21 pl., carte, 122 fig. (règle de datation des tombes, p. 22) Department of Archaeology, University of Pennsylvania
- [Ballot funéraire d’enfant à armature de vannerie, Pachacamac, trouvaille Uhle n° 1044, h. 0,94 m]( Penn Museum, Philadelphie, 26626http://collections.penn.museum/collections/object/300446
- [Max Uhle, *The Emeryville Shellmound*, University of California Publications in American Archaeology and Ethnology 7 (1), juin 1907, p. 1-106, pl. 1-12]( University of California Presshttps://digitalassets.lib.berkeley.edu/anthpubs/ucb/text/ucp007-001.pdf
- Max Uhle, « Zur Chronologie der alten Culturen von Ica », *Journal de la Société des Américanistes* n.s. 10 (2), 1913, p. 341-367 ; [traduction espagnole « Acerca de la cronología de las antiguas culturas de Ica », dans P. Kaulicke (dir.), *Max Uhle y el Perú antiguo*, Lima, 1998, p. 256-281]( Société des Américanistes, Paris ; Pontificia Universidad Católica del Perúhttps://repositorio.pucp.edu.pe/index/handle/123456789/190832
Bibliographie
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- [John H. Rowe, « Max Uhle y la idea del tiempo en la arqueología americana », *Indiana* 15, 1998, p. 257-267, DOI 10,18441/ind.v15i0 257-267]( Ibero-Amerikanisches Institut, Berlinhttps://journals.iai.spk-berlin.de/index.php/indiana/article/view/1844
- John H. Rowe, « Worsaae’s Law and the Use of Grave Lots for Archaeological Dating », *American Antiquity* 28 (2), 1962, p. 129-137 Society for American Archaeology
- [Peter Kaulicke, « Las ruinas de Moche. Origen, relevancia y vigencia », dans Max Uhle, *Las ruinas de Moche*, éd. Peter Kaulicke, Lima, 2014, ISBN 978-612-4146-61-9]( Fondo Editorial de la Pontificia Universidad Católica del Perúhttps://repositorio.pucp.edu.pe/bitstreams/74d4e85b-fbf8-4a65-8682-b2a7092a78fd/download
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- [Lawrence S. Owens et Peter Eeckhout, chapitre sur le cimetière fouillé par le projet Ychsma au contact de l’enceinte sacrée [titre exact À VÉRIFIER], dans Peter Eeckhout et Lawrence S. Owens (dir.), *Funerary Practices and Models in the Ancient Andes. The Return of the Living Dead*, New York, 2015, p. 158-185]( Cambridge University Presshttps://difusion.ulb.ac.be/vufind/Record/ULB-DIPOT:oai:dipot.ulb.ac.be:2013/185569/TOC
Sources en ligne
- [« Le projet Ychsma. Recherches archéologiques à Pachacamac, Pérou », dossier présenté par Peter Eeckhout, 2014]( Cliohttps://www.clio.fr/securefilesystem/Eeckhout-Clio%202014-light.pdf
- [« The Mummies of Pachacamac. An Exceptional Legacy from Uhle’s 1896 Excavations », Stuart Fleming, *Expedition* 28 (3), 1986]( Penn Museumhttps://www.penn.museum/sites/expedition/the-mummies-of-pachacamac/
- [« Max Uhle Papers »]( Penn Museum, Archiveshttps://www.penn.museum/collections/archives/findingaid/879848
- [« Uhle, Max (1856-1944) »]( Ibero-Amerikanisches Institut, Berlinhttps://www.iai.spk-berlin.de/en/collections/about-the-special-collections/papers-and-manuscripts/estate/uhle-max-1856-1944.html
- [« Uhle, Friedrich Max », Berthold Riese, *Neue Deutsche Biographie* 26, 2016]( Deutsche Biographiehttps://www.deutsche-biographie.de/pnd117268607.html
- [« In Appreciation of Claude Warren and Susan Rose’s *William Pengelly’s Techniques of Archaeological Excavation* », David L. Browman, *Bulletin of the History of Archaeology*, DOI 10,5334/bha.07204]( Ubiquity Presshttps://refworks.reference-global.com/article/10.5334/bha.07204
- [« Archaeological History », rapport d’information publique sur l’amas coquillier d’Emeryville]( City of Emeryville, Californiehttps://www.emeryville.org/Government/About-Emeryville/History/Indigenous-People/Shellmound-Introduction/Public-Information-Report/Archaeological-History


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