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La Dame de Cao, gouvernante mochica tatouée de Huaca Cao Viejo ?

Yamilé Escobar Padilla / Wikimedia Commons
12 min de lecture32 sources vérifiées
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Mille sept cents ans, répètent le Museo de Cao, le site du complexe d’El Brujo et, depuis 2006, la plupart des articles consacrés à la Dame de Cao. Environ mille cinq cents, répond le titre de l’étude génétique parue le 23 décembre 2024 dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, qui la place vers 500 de notre ère. Deux siècles d’écart entourent ainsi une femme dont on connaît la taille au centimètre près, 1,48 mètre, et le nombre exact d’ornements de nez déposés contre son corps, quarante-quatre.

Sous le patio nord-ouest de Huaca Cao Viejo

Huaca Cao Viejo est une pyramide tronquée en briques crues, haute d’une trentaine de mètres, dressée près du Pacifique dans le bas de la vallée de Chicama, à une soixantaine de kilomètres au nord de Trujillo. Les Mochicas l’ont rebâtie plusieurs fois, en ensevelissant chaque édifice sous le suivant. En 2005, l’équipe du Programa Arqueológico Complejo El Brujo, dirigée par Régulo Franco Jordán, dégage à environ 2,5 mètres sous le sol du patio nord-ouest une enceinte aux murs peints de poissons stylisés et de félins dressés, ceux que les archéologues appellent « animaux lunaires ». Au pied de ces murs s’alignent des tombes, quatre selon l’étude de 2024, cinq dans la numérotation du site, la cinquième ne contenant que des ossements mêlés. La tombe 3 renferme un fardo, ballot funéraire long de 181 centimètres et lourd d’environ 120 kilos. Annoncée en 2006 seulement, la découverte est encore datée de cette année-là dans beaucoup de sources.

Quand le fardo a quitté la huaca, Franco Jordán a demandé à un curandero, un guérisseur de la région, de conduire la procession et un rituel d’accueil pour la défunte.

Le démaillotage a compté vingt-deux couches réparties en trois étapes, si bien que le ballot se compose en réalité de trois fardos emboîtés. Les dépêches parlent aussi de vingt, de vingt-cinq ou de vingt-six couches ; le chiffre de vingt-deux, publié par le complexe d’El Brujo, mérite la préférence parce qu’il vient de l’équipe qui a défait le paquet et qu’il est détaillé couche par couche. Une natte de fibres végétales tenait l’ensemble. Le premier linceul portait un visage humain brodé, couvert de cinabre, ce sulfure de mercure rouge dont tout le fardo est saturé et qui a beaucoup aidé à la conservation du corps. Sous la cinquième couche, faite de toiles carrées cousues de plaquettes de cuivre doré, apparaissent à hauteur de la tête deux massues et quatre couronnes avec leurs diadèmes en V. Le fardo intermédiaire porte un second visage brodé, à l’allure de singe, flanqué de pendants d’oreilles à motifs de félins. Au centre, le plus ancien contient quatre robes de coton, une cape garnie d’outils de tissage (Arabel Fernández López, qui a dirigé le démaillotage, y a compté six aiguilles d’or, une de cuivre et soixante-quatre fuseaux de bois), puis une toile cousue de trente et une plaques de cuivre doré. Nu et allongé, le corps repose sur vingt-trois propulseurs de javelot en bois gainés de cuivre doré et sur quarante-six petits cylindres. Un plat de cuivre doré lui couvre le visage, et quinze colliers d’or, d’argent et de pierres semi-précieuses entourent son cou.

Les quarante-quatre ornements de nez forment l’ensemble le plus parlant de la tombe. Chacun porte une composition symétrique où reviennent araignées, serpents, scorpions, raies, crabes, guerriers dos à dos armés de massues, captifs nus la corde au cou, et le Décapiteur, figure du sacrifice dont le torse se hérisse de pattes d’araignée. En analysant par fluorescence X une centaine d’objets métalliques de la tombe, sans aucun prélèvement, l’équipe de Roberto Cesareo a mesuré dans l’or des ornements environ 79,5 % d’or, 16 % d’argent et 4,5 % de cuivre. Sur la pièce inventoriée PACEB-F4-00006, des éléments d’argent ont été collés sur un corps d’or ; ailleurs, les feuilles des deux métaux sont brasées ou jointes au mercure.

Elle avait déjà accouché au moins une fois

John Verano, anthropologue de l’université Tulane, a étudié le corps au moment du démaillotage. D’après ses radiographies et son examen, la femme est morte dans la seconde moitié de la vingtaine, vers vingt-cinq ans selon le musée, qui lui donne 1,48 mètre. Son squelette ne porte aucune trace de blessure ni de malnutrition. Seule une dent de sagesse cariée, compliquée d’un abcès selon le musée, trahit une souffrance. Un léger aplatissement de l’arrière du crâne indique qu’elle a été portée, enfant, sur une planchette de berceau. De petites dépressions sur les os du pubis signalent une naissance antérieure, et aucun reste de fœtus n’a été trouvé dans le bassin. Verano conclut à une mort liée à un accouchement, avec un enfant qui aurait survécu ; le site du complexe avance une éclampsie, une complication grave de la grossesse, en écrivant « apparemment ». L’analyse de ses cheveux indique une alimentation fondée sur le maïs et les produits de la mer, et son corps aurait été lavé à l’eau de mer avant l’enveloppement.

Sous le cinabre, la peau a gardé ses tatouages, sur les avant-bras, les mains et les pieds. Araignées, serpents, oiseaux, animaux lunaires, motifs géométriques s’y mêlent à des figures que personne n’a encore su identifier. Les animaux lunaires et les raies se retrouvent à la fois sur sa peau, sur ses ornements de nez et sur les murs peints du temple. En 2013, une équipe péruvienne et espagnole a examiné au microscope électronique à balayage, au Museo de Ciencias Naturales de Madrid, un fragment de peau tatouée et un fragment de peau nue. La sonde a détecté de l’oxyde de fer dans la zone tatouée, et les auteurs évoquent le fruit du jagua comme origine possible du pigment. Chez les Mochicas, la pratique n’avait rien d’exceptionnel. Une femme de haut rang d’environ dix-huit ans, exhumée à Pacatnamú, portait des tatouages sur l’avant-bras et la main droits, et des spatules d’os sculptées en forme d’avant-bras reproduisent des motifs très proches.

Un visage modelé d’après les femmes du village

Le 4 juillet 2017, à Lima, le ministre péruvien de la Culture, Salvador del Solar, dévoile un buste de la Dame de Cao et une réplique de sa momie. Le crâne a d’abord été numérisé en trois dimensions ; muscles, paupières, nez et bouche ont ensuite été modelés selon les protocoles de la reconstruction faciale médico-légale, puis le buste a été imprimé. Dix mois de travail. Consulté par le projet, Verano a revu le modèle à chaque étape, du crâne aux traits définitifs.

Pour la couleur de la peau, les sourcils, les cils et la chevelure, que l’os ne livre pas, l’artiste chargé des finitions s’est servi de documents ethnologiques et d’un grand nombre de photographies de femmes qui vivent aujourd’hui autour d’El Brujo, à Magdalena de Cao. Le visage exposé combine donc une ossature vieille de quinze à dix-sept siècles et une carnation empruntée au village voisin. Les bijoux de la tombe ont voyagé plus loin, jusqu’à l’exposition « Le Pérou avant les Incas » du musée du quai Branly, à Paris, de novembre 2017 à avril 2018.

La momie est restée sur place, au Museo de Cao, ouvert en avril 2009 près de la huaca.

Mille sept cents ans, ou deux siècles de moins

Selon ce qu’on date, les chiffres publiés divergent. Le site du complexe parle d’environ 1 700 ans. Dans leur article de 2016, Roberto Cesareo et ses collègues situent la tombe entre le IIIᵉ et le IVᵉ siècle de notre ère. Aimé Cichero retient la même année la date de 450 environ, tout en plaçant la sépulture dans le deuxième des édifices superposés du temple, daté vers 350. En 2024, l’étude génétique a daté au radiocarbone les os eux-mêmes ; cinq des six individus de l’enceinte sont morts à peu près en même temps, vers 500 de notre ère, et le sixième plusieurs décennies plus tôt.

Une date tirée de la position d’une tombe dans la séquence d’un monument donne l’âge du sol où l’on a creusé, alors qu’une date obtenue sur l’os donne l’âge de la mort, qui est la question posée, et c’est pourquoi on tiendra ici la seconde pour la meilleure, même si elle laisse entier un problème que le résumé de l’étude de 2024 n’aborde pas, celui de la séquence architecturale. Si la Dame est morte vers 500, faut-il rajeunir le deuxième édifice, ou admettre que la tombe a été creusée dans un niveau nettement plus ancien que les funérailles, ce qui changerait l’histoire de tout le temple ?

La nièce étranglée

Contre le fardo gisait le squelette d’une adolescente étranglée avec une corde de fibres végétales. Dans la tombe 1, un homme surnommé le « prêtre principal », à cause des ornements de son propre fardo, était accompagné d’un adolescent tué de la même façon. Les tombes 2 et 4 abritaient chacune un homme adulte au mobilier modeste. On ignorait alors si ces morts étaient des captifs venus d’ailleurs, des serviteurs ou des membres de la famille. En 2016, une équipe liée à l’université Harvard prélève l’ADN des six individus pour trancher.

Les résultats, publiés en décembre 2024 par une équipe réunie autour de Jeffrey Quilter, du Peabody Museum de Harvard, et du généticien Lars Fehren-Schmitz, de l’université de Californie à Santa Cruz, montrent que les six sont apparentés sur au moins quatre générations. L’adolescente sacrifiée était probablement la nièce de la Dame. Deux des hommes étaient sans doute ses frères, et l’un d’eux le père de la jeune fille. Le garçon étranglé de la tombe 1 a été sacrifié à son propre père, l’un de ces frères. Le sixième individu, mort quelques décennies plus tôt, pourrait être le père ou le grand-père des trois adultes. Quant à la nièce, les isotopes de ses os montrent qu’elle avait grandi loin de là, avec une autre alimentation.

Le résultat appuie une hypothèse ancienne, celle d’une autorité mochica transmise dans la famille, et en ouvre une autre que personne n’attendait. Fehren-Schmitz indique qu’aucune observation comparable de sacrifice d’adolescents apparentés aux défunts n’a été publiée, et voit dans l’étranglement une mise à mort plus privée, probablement réservée à des personnes de statut élevé, à l’écart des sacrifices publics et sanglants que montrent la céramique et les fosses de victimes découvertes sous les places des temples. Quilter rappelle que ceux qui ont organisé ces funérailles n’étaient pas ceux qu’on a enterrés, et envisage une intrigue de cour. La raison de ces sacrifices, les auteurs disent l’ignorer, et ils en font le prochain objet de leurs recherches.

Des insignes d’homme sur un corps de femme

La thèse de la gouvernante repose d’abord sur les objets. Jusqu’en 2005, aucune tombe de femme mochica n’avait livré un mobilier aussi riche, comparable à celui du Seigneur de Sipán, et Franco Jordán lit dans les massues, les couronnes et les propulseurs les insignes d’un pouvoir politique. Jeffrey Quilter, dans un manuel de 2014, rappelle que les ornements de nez sont un marqueur de statut nettement masculin et que les propulseurs renvoient à la chasse et à la guerre. L’argument iconographique va dans le même sens. Dès 1977, Christopher Donnan a analysé la « cérémonie du sacrifice », scène centrale de l’art mochica où quatre officiants, que l’on désigne par des lettres, se passent une coupe remplie du sang des captifs. Le personnage A a été reconnu dans le Seigneur de Sipán, et la prêtresse C a été retrouvée au début des années 1990 à San​ José de Moro par Donnan et Luis Jaime Castillo. Le site du complexe rapproche les insignes de la Dame de ceux du personnage D, comme ceux du Seigneur d’Úcupe, dans la vallée voisine du Jequetepeque. À ce rang, Franco Jordán ajoute des pouvoirs de devineresse et de guérisseuse. Dans son livre de 2009, il associe les araignées tatouées à l’appel de la pluie et les serpents à la fertilité de la terre, et il reconnaît l’image de son office dans un petit vase de kaolin déposé dans la chambre, où une guérisseuse pose la main sur un nourrisson que sa mère allaite. En décembre 2023, devant l’agence Andina, il est allé plus loin, en affirmant qu’une rangée d’au moins cent taches sombres, laissées sur le sol de la tombe par de l’encens brûlé dans des céramiques, prouve un culte rendu à la défunte pendant environ un siècle. L’entretien ne précise pas comment cette durée a été mesurée.

En 2016, Aimé Cichero a repris ces arguments un à un dans un travail rédigé pour un cours de l’université Brown et primé par son département d’archéologie. Le texte n’a pas été soumis à une revue, mais chacun de ses arguments se vérifie sur les objets publiés. Les serpents tatoués figurent sur bien des personnages de la céramique mochica qui n’ont rien de guérisseurs. Sur le vase du musée Cassinelli où Franco Jordán reconnaît une guérisseuse au bras orné de serpents, les motifs sont peints, alors que les tatouages sont rendus ailleurs par incision, ce qui désignerait une peinture corporelle. La guérisseuse du vase de kaolin a le bras droit anormalement grêle, trait que Franco Jordán tient pour une marque d’office, et le corps de la Dame ne montre rien de semblable. D’après la monographie du site publiée en 2007, ce vase porte en outre des traces d’usage et semble bien antérieur à la mort de sa propriétaire. Cichero propose une autre lecture, fondée sur les ornements de nez où défilent guerriers, captifs et Décapiteur ; la Dame aurait tenu un rôle dans les rituels de guerre et de sacrifice, et ses araignées tatouées renverraient aux pattes du Décapiteur plutôt qu’à la pluie. Faute de certitude, l’auteur juge seulement cette piste plus plausible que celle du chamanisme, et appelle de nouvelles recherches pour identifier le rôle de cette femme.

Le mot « gouvernante » suppose un gouvernement. Jeffrey Quilter a contesté en 2010, dans le Bulletin de l’Institut français d’études andines, l’image d’un État mochica unique et conquérant, et suggéré que la culture mochica a pu tenir surtout d’un système religieux organisé autour de centres de pèlerinage. Dans cette lecture, une souveraine de la vallée de Chicama, au sens où l’entendent les dépêches, suppose une structure politique que les fouilles ne décrivent pas. Les tombes de prêtresses de San​ José de Moro ne règlent pas la question pour Cao. Castillo affirme que ces femmes gouvernaient, mais la huitième, découverte en 2013, date des environs de 750, deux siècles et demi au moins après la Dame. L’étude de 2024 la tient pour la sépulture d’élite la mieux conservée trouvée au Pérou à ce jour, et constate qu’elle occupait le rang le plus élevé de son groupe funéraire, sans lui attribuer de fonction. Sans écriture mochica, aucun titre ne se lit sur un objet, et Verano l’a dit simplement en 2017 : il est difficile de savoir qui était cette femme sans archives écrites.

Le petit vase de kaolin résume le désaccord. Franco Jordán y voit la Dame dans l’exercice de son office de guérisseuse ; Cichero, constatant que le vase était déjà vieux et usé quand on l’a déposé dans la tombe, se demande s’il ne montre pas plutôt la Dame nourrisson, allaitée par sa mère pendant qu’une guérisseuse pose la main sur elle.

Pour aller plus loin

Le Seigneur de Sipán fournit le point de comparaison masculin le plus proche. Sur la côte nord, Huaca Prieta et Caral inscrivent El Brujo dans la longue durée ; Chavín de Huántar et Julio C. Tello cadrent l’archéologie andine, tandis que Max Uhle a posé la chronologie stratigraphique des Andes. Plus au sud, la céramique Nazca montre une autre tradition côtière. La cérémonie du sacrifice et les prêtresses de San​ José de Moro prolongent la question du pouvoir féminin jusqu’à la fin de la période mochica.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. [Fardo funéraire et momie de la Señora de Cao, 22 couches en trois étapes, 181 × 75 × 42 cm, env. 120 kg, tombe 3 de l’enceinte du patio nord-ouest, Huaca Cao Viejo]( Museo de Cao, Magdalena de Cao (La Libertad, Pérou)https://www.elbrujo.pe/en/students/unwrapped
  2. [Ornement de nez en or et argent, inv. PACEB-F4-00006, l’un des 44 ornements de nez du fardo]( Programa Arqueológico Complejo El Brujo, Museo de Caohttps://imeko.org/publications/tc4-Archaeo-2017/IMEKO-TC4-ARCHAEO-2017-046.pdf
  3. [Fragment de peau tatouée de la Señora de Cao, analysé au MEB-EDS (oxyde de fer)]( Museo de Ciencias Naturales, Madridhttps://www.proquest.com/docview/1917648813
Voir les 29 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. [Vase de kaolin mochica ancien, guérisseuse posant la main sur un nourrisson allaité, mobilier de la tombe 3]( Huaca Cao Viejo, Complejo Arqueológico El Brujohttps://archaeology.brown.edu/sites/default/files/papers/Cichero2016.pdf
  2. [Adolescente étranglée de la tombe 3 ; tombe 1 dite du « prêtre principal », avec adolescent étranglé ; tombes 2, 4 et 5]( Huaca Cao Viejo, Complejo Arqueológico El Brujohttps://www.elbrujo.pe/en/lady-of-cao-history
  3. [Peintures murales de l’enceinte funéraire, poissons stylisés (mur sud) et animaux lunaires (mur ouest de l’enclos d’angle)]( Huaca Cao Viejo, in situhttps://www.elbrujo.pe/en/lady-of-cao-history

Bibliographie

  1. Jeffrey Quilter, Régulo Franco Jordán, Kelly Harkins, Erik Marsh, Gabriel Prieto, John Verano, Steven LeBlanc, Nasreen Broomandkhoshbacht, John Krigbaum et Lars Fehren-Schmitz, « Family relations of Moche elite burials on the North Coast of Peru (~500 CE) : Analyses of the Señora de Cao and relatives », *Proceedings of the National Academy of Sciences* 122 (1), 2025, mis en ligne le 23 décembre 2024, [DOI 10,1073/pnas.2416321121]( National Academy of Scienceshttps://doi.org/10.1073/pnas.2416321121
  2. Régulo Franco Jordán, *Mochica. Los secretos de Huaca Cao Viejo*, Lima, 2009 Fundación Augusto N. Wiese
  3. Elías Mujica Barreda (dir.), *El Brujo : Huaca Cao, a Moche Ceremonial Center in the Chicama Valley*, Trujillo, 2007 Fundación Wiese
  4. Arabel Fernández López, « Una aproximación a los textiles Moche procedentes de dos tumbas de élite de Huaca Cao Viejo (valle de Chicama) », dans *Jornadas internacionales sobre conservación de tejidos procedentes de contextos funerarios*, Madrid, 2010, p. 41-54 Ministerio de Educación, Cultura y Deporte
  5. Víctor F. Vásquez Sánchez, Régulo Franco Jordán, Teresa Rosales Tham, Isabel Rey Fraile, Laura Tormo Cifuentes et Beatriz Álvarez Dorda, [« Estudio microquímico mediante MEB-EDS (análisis de energía dispersiva por rayos X) del pigmento utilizado en el tatuaje de la Señora de Cao »]( *Archaeobios* 1 (7), 2013, p. 5-21 Archaeobios, Trujillohttps://www.proquest.com/docview/1917648813
  6. Roberto Cesareo, Régulo Franco Jordán, Arabel Fernández López et al., « Analysis of the spectacular gold and silver from the Moche tomb “Señora de Cao” », *X-Ray Spectrometry* 45, 2016, p. 138-154, [DOI 10,1002/xrs.2680]( Wileyhttps://doi.org/10.1002/xrs.2680
  7. Roberto Cesareo, Angel Bustamante, Régulo Franco Jordán et al., [« Welding, Brazing and Soldering of Gold and Silver by the Moche Tombs “Señor de Sipán” and “Señora de Cao” »]( *IMEKO TC4 International Conference on Metrology for Archaeology and Cultural Heritage*, Lecce, 2017 IMEKOhttps://imeko.org/publications/tc4-Archaeo-2017/IMEKO-TC4-ARCHAEO-2017-046.pdf
  8. Aimé Cichero, [« Tattooing in Moche Culture : Reconsidering the Identity of the Lady of Cao »]( travail lauréat de l’Archaeology Paper Prize, Providence, 2016 Brown Universityhttps://archaeology.brown.edu/sites/default/files/papers/Cichero2016.pdf
  9. Jeffrey Quilter, [« Moche : Archaeology, Ethnicity, Identity »]( *Bulletin de l’Institut français d’études andines* 39 (2), 2010, p. 225-241, avec résumé en français Institut français d’études andines, Limahttps://www.redalyc.org/pdf/126/12618862002.pdf
  10. Jeffrey Quilter, *The Ancient Central Andes*, New York, 2014 Routledge
  11. Christopher B. Donnan, « The Thematic Approach to Iconography », dans Alana Cordy-Collins et Jean Stern (dir.), *Pre-Columbian Art History. Selected Readings*, Palo Alto, 1977, p. 407-420 Peek Publications
  12. Christopher B. Donnan et Luis Jaime Castillo, « Finding the Tomb of a Moche Priestess », *Archaeology* 45 (6), 1992, p. 38-42 Archaeological Institute of America
  13. *Le Pérou avant les Incas*, catalogue de l’exposition du musée du quai Branly - Jacques Chirac (commissaire Santiago Uceda), Paris, 2017, 224 p., ISBN 978-2-08-137705-9 Flammarion

Sources en ligne

  1. [« The Lady of Cao – History & Discovery »]( Complejo Arqueológico El Brujohttps://www.elbrujo.pe/en/lady-of-cao-history
  2. [« Mummy Unwrapping Process »]( Complejo Arqueológico El Brujohttps://www.elbrujo.pe/en/students/unwrapped
  3. [« Archaeological Reconstruction » (Reconstruction of The face)]( Complejo Arqueológico El Brujohttps://www.elbrujo.pe/en/students/reconstruction
  4. [« 1 500-year-old tomb in Peru holds human sacrifices, including strangled son next to father’s remains, genetic analysis reveals », Kristina Killgrove]( Live Sciencehttps://www.livescience.com/archaeology/1-500-year-old-tomb-in-peru-holds-human-sacrifices-including-strangled-son-next-to-fathers-remains-genetic-analysis-reveals
  5. [« Analizarán ADN de autoridad de la cultura Mochica »]( Agencia Andinahttps://andina.pe/agencia/noticia-analizaran-adn-autoridad-de-cultura-mochica-613672.aspx
  6. [« Experts rebuild face of ancient Moche ’Lady of Cao’ »]( Agencia Andinahttps://andina.pe/ingles/noticia-experts-rebuild-face-of-ancient-moche-lady-of-cao-673529.aspx
  7. [« 1 700-year-old mummy faces future with new look »]( Tulane Universityhttps://news.tulane.edu/node/1615726
  8. [« Investigación arqueológica : Señora de Cao fue venerada como deidad por antiguos mochicas »]( Agencia Andinahttps://andina.pe/agencia/galeria-investigacion-arqueologica-senora-cao-fue-venerada-como-deidad-antiguos-mochicas-20880.aspx
  9. [« Tomb of a Powerful Moche Priestess-Queen Found in Peru », A. R. Williams]( National Geographichttps://www.nationalgeographic.com/adventure/article/130808-moche-priestess-queen-tomb-discovery-peru-archaeology-science
  10. [« Tomb find confirms powerful women ruled Peru long ago »]( Phys.org (dépêche AFP)https://phys.org/news/2013-08-tomb-powerful-women-peru.html
  11. [« Dama de Cao, the woman who changed the history of Peru »]( Università della Svizzera italianahttps://www.usi.ch/en/feeds/31328
  12. [« Before the Incas. Gods and Kings in Ancient Peru »]( musée du quai Branly - Jacques Chirachttps://quaibranly.fr/en/exhibitions-and-events/at-the-museum/exhibitions/event-details/e/before-the-incas
  13. [« Peru before the Incas » (compte rendu de l’exposition)]( Tribal Art Magazinehttps://mag.tribalartmagazine.com/T86EN/page_75.html
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