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Mégafaune américaine : l’overkill à l’épreuve des sites d’abattage

Gary Todd / Wikimedia Commons
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Entre 83 et 88 % de la nourriture des premiers grands groupes humains des Amériques provenait d’herbivores de plus d’une tonne, mammouths au nord, paresseux géants et gomphothères au sud. Le chiffre est tiré de cinquante sites archéologiques répartis entre l’Alaska et le sud de l’Amérique du Sud, et Ben Potter le publie avec sept coauteurs le 1er juillet 2026 dans Science Advances. Le même jour, dans l’édition Reports du Journal of Archaeological Science, Metin Eren, David Meltzer et trois collègues reprennent les quinze sites nord-américains où des pointes Clovis gisent parmi des os de mammouths, de mastodontes ou de gomphothères, et concluent qu’aucun ne permet aujourd’hui de distinguer une bête abattue d’une carcasse découpée par des charognards humains.

Blitzkrieg

Paul S. Martin n’est pas archéologue. Écologue, il entre en 1957 au laboratoire de géochronologie de l’université d’Arizona, à Tucson, et publie sur la disparition des grands mammifères américains dès 1958. Son chapitre de 1967, « Prehistoric overkill », paru chez Yale dans un volume qu’il codirige avec H. E. Wright, donne son nom à la thèse. En mars 1973, dans Science, il en tire un scénario chiffré dont le sous-titre dit l’ambition, puisque les premiers Américains y balaient l’hémisphère occidental et déciment sa faune en moins de mille ans. Une population fondatrice venue de Béringie descend vers le sud, se multiplie, et sa prédation vide chaque région en quelques siècles avant de gagner la suivante. Martin parle de blitzkrieg. En 2005, dans Twilight of the Mammoths, il ira jusqu’à proposer dans le sous-titre même de son livre de réensauvager l’Amérique.

La thèse s’appuie d’abord sur l’ampleur de la perte. David Meltzer recense en 2020 trente-huit genres de mammifères disparus en Amérique du Nord à la fin du Pléistocène, pour la plupart au-dessus de 45 kilos, dont trois proboscidiens, le mammouth, le mastodonte et le gomphothère, qui dépassaient 4 500 kilos. Sa synthèse de 2015 en comptait trente-sept, comme l’étude démographique publiée en 2018 par Jack Broughton et Elic Weitzel, pour qui la perte représente plus de 70 % de la mégafaune du continent. On retiendra ici le chiffre de trente-huit, parce que la liste est publiée genre par genre, avec ses noms vernaculaires, et qu’elle intègre un cheval de petite taille, Haringtonhippus, reconnu comme genre distinct par l’ADN ancien en 2017, ce qui explique probablement l’écart d’une unité.

Les partisans de Martin posent alors une question que leurs adversaires tiennent eux-mêmes pour légitime. Si le climat suffisait, pourquoi ces animaux ont-ils traversé les glaciations précédentes pour s’éteindre à la seule transition où des chasseurs les attendaient ?

Quatorze sites sur soixante-seize

En 2002, Donald Grayson et David Meltzer passent en revue dans le Journal of World Prehistory tous les sites nord-américains où des restes de grands mammifères éteints avaient été signalés avec des objets Clovis. Sur soixante-seize, quatorze seulement apportent à leurs yeux une preuve solide de chasse, dont douze concernent le mammouth et deux le mastodonte. Les deux auteurs ont repris l’inventaire en 2015, et Meltzer compte en 2020 seize occurrences d’animaux tués ou dépecés. Cinq genres y figurent, mammouth, mastodonte, gomphothère, cheval, chameau. Pour les trente-trois autres, aucune trace archéologique de prédation n’est connue. Pendant la même période, environ quatre-vingt-dix occurrences de chasse ou de charognage visent six grands herbivores qui existent toujours, dont le bison, le wapiti, l’élan et le cerf. Le bison, chassé dès l’époque Clovis, a été abattu par centaines et parfois par milliers sur un même site pendant douze mille ans, puis par millions par les chasseurs de peaux euro-américains de la fin du XIXᵉ siècle, et le bison survit. La vague emporte en revanche des êtres vivants que la chasse explique mal, une vingtaine de genres d’oiseaux, plusieurs tortues, un serpent et une espèce d’épicéa.

L’argument le plus lourd est chronologique. Sur les trente-huit genres, dix-huit seulement sont datés jusqu’à l’arrivée des groupes Clovis ; quinze ont disparu avant et cinq n’ont livré aucune date. Plusieurs de ces animaux sont rares dans les gisements, si bien que de nouvelles datations pourraient rapprocher leur dernière apparition de l’époque Clovis, ou ne rien changer du tout. Surtout, des humains sont présents bien plus tôt. À White Sands, au Nouveau-Mexique, des empreintes de pieds humains ont été datées en 2021 entre 23 000 et 21 000 ans grâce aux graines d’une plante aquatique, Ruppia cirrhosa, prises dans les mêmes couches, et deux méthodes indépendantes ont confirmé cette fourchette en 2023. Malgré cette cohabitation de plusieurs millénaires, Meltzer ne retient aucun site d’abattage antérieur à Clovis. Michael Waters et ses collègues ont pourtant publié en 2011 une côte de mastodonte du site de Manis, dans l’État de Washington, datée d’environ 13 800 ans et portant l’extrémité d’une pointe en os ; Grayson et Meltzer avaient écarté ce site dès 2002, et le désaccord n’est pas réglé.

La réponse de Laramie

Le camp de la chasse a répondu en changeant d’échelle. En 2005, Todd Surovell et Nicole Waguespack, de l’université du Wyoming à Laramie, publient avec Jeffrey Brantingham dans les PNAS l’inventaire mondial des sites où des proboscidiens ont été tués ou dépecés par des humains. Ils en retiennent quarante et un, étalés entre 1,8 million et 10 000 ans. Douze datent du Paléolithique inférieur, quatre du Paléolithique moyen, sept du Paléolithique supérieur et de son équivalent africain, et dix-huit de la seule période paléoindienne du Nouveau Monde. Vingt-trois sites pour près de deux millions d’années d’un côté, dix-huit pour la seule fin du Pléistocène américain de l’autre. En 2008, un second article, dont le titre demande combien valent quatorze éléphants abattus, applique le calcul à Clovis, rappelle que des restes de proboscidiens figurent dans 79 % des sites de cette culture, et juge le nombre très élevé.

Le deuxième argument tient aux dates, et c’est le plus difficile à écarter. En 2016, Surovell et trois coauteurs rassemblent dans les PNAS les datations au radiocarbone obtenues directement sur des ossements de genres éteints, en partant d’une idée déjà formulée par Martin en 1973 : si une petite population humaine a fait chuter les effectifs, le déclin doit commencer avec l’arrivée des hommes et progresser du nord vers le sud. Leurs courbes vont dans ce sens. Le déclin s’amorce vers 14 700 ans en Béringie orientale, vers 13 600 ans dans les États-Unis contigus, entre 13 900 et 12 600 ans en Amérique du Sud, où l’abondance de dates holocènes suggère un processus plus étiré (tous les âges cités ici sont des âges calibrés, en années avant le présent). Dix ans plus tard, l’article de Potter, que cosigne Surovell, ajoute le régime alimentaire. Pour trois ensembles successifs, les premiers occupants de la Béringie orientale entre 14 000 et 13 300 ans, Clovis en Amérique du Nord, puis les groupes à pointes en queue de poisson d’Amérique du Sud entre 12 900 et 11 600 ans, les herbivores géants fournissent l’essentiel de la viande disponible, même lorsque les auteurs gonflent artificiellement le nombre de petits animaux dans leurs modèles. Les analyses isotopiques d’Anzick-1, un enfant inhumé dans le Montana et retrouvé en 1968, vont dans le même sens, ce que les auteurs eux-mêmes présentent comme le témoignage d’un seul individu. Ils en concluent à une spécialisation dans le gros gibier, qui expliquerait aussi la ressemblance des outillages entre la Californie et le Maine.

Au sud, le site de Campo Laborde, dans la Pampa argentine, apporte une preuve directe. Gustavo Politis et ses collègues y ont daté en 2019, après purification du collagène sur résine, un squelette de Megatherium americanum, un paresseux terrestre géant, à environ 12 600 ans, avec des traces d’outils de pierre sur une côte. Les dates plus récentes obtenues auparavant laissaient croire que ces animaux avaient survécu dans la Pampa jusqu’à l’Holocène, et cette lecture tombe.

Le déclin commence dans l’Indiana

À Appleman Lake, dans l’Indiana, Jacquelyn Gill et ses coauteurs ont compté en 2009 les spores de Sporormiella, un champignon qui se développe sur les bouses des grands herbivores, dans les sédiments du lac, à côté des pollens et des charbons de bois. Les spores s’effondrent entre 14 800 et 13 700 ans, pendant une phase de réchauffement, bien avant les dernières disparitions. Ensuite seulement s’installent des incendies plus fréquents et des associations végétales sans équivalent actuel. Pour les auteurs, l’impact humain demeure plausible, mais si des humains ont joué un rôle à Appleman Lake, ce ne sont pas les groupes Clovis, apparus après la chute des spores. Comme la séquence repose sur un lac de l’Indiana et quelques sites de l’État de New York, d’autres carottes devront vérifier ce calendrier ailleurs sur le continent.

Meltzer a répondu en 2020 à la question du Pléistocène répété, celle qui embarrasse le camp climatique, en montrant qu’elle suppose deux choses invérifiées, que toutes les transitions entre glaciaire et interglaciaire se ressemblaient, alors que leur rapidité, leurs pics de gaz à effet de serre et leurs températures ont varié d’un cycle à l’autre, et que les trente-huit genres les ont traversées sans changer, alors que six d’entre eux n’apparaissent en Amérique du Nord qu’au cours du dernier grand cycle et que les genres les plus anciens ont souvent changé d’espèce en chemin, ce que l’on ne voit plus dès qu’on raisonne au niveau du genre. La question est légitime, conclut-il, et l’objection qu’on en tire ne prouve rien.

Le Nord fournit un autre indice. En Alaska arctique, la disparition régionale de la mégafaune glaciaire est achevée avant 12 000 ans, et le caribou et le bœuf musqué y survivent, l’ours brun aussi. Pour la Béringie orientale, le musée royal de la Colombie-Britannique résume l’état de la recherche en rappelant que les humains et la mégafaune y ont coexisté plusieurs milliers d’années. Une cohabitation aussi longue cadre mal avec un blitzkrieg de quelques siècles. En 2011 déjà, plusieurs contributions du volume collectif dirigé par Denis Vialou, issu d’un symposium tenu à Québec en 2008, mettaient en garde contre toute corrélation directe entre le peuplement humain et l’extinction.

L’hypothèse d’une comète vers 12 900 ans fait l’objet depuis 2023 d’une réfutation détaillée que ses défenseurs contestent.

Greenbush Draw

Le désaccord porte au fond sur ce qu’on peut lire dans un os. Une pointe Clovis posée contre une côte de mammouth peut provenir d’une chasse, ou du dépeçage d’une bête morte de faim, de maladie ou sous les crocs d’un autre prédateur. Eren, Meltzer et leurs coauteurs jugent que les groupes Clovis ont probablement fait les deux, et que l’archéologie ne sait pas encore distinguer l’un de l’autre sur le terrain. Il serait étrange, écrivent-ils, que ces groupes soient les seuls parmi les sociétés humaines décrites par l’ethnographie, et presque les seuls parmi les carnivores, à ne jamais exploiter une carcasse. Ils relèvent aussi qu’aucun site Clovis ne livre de pointe fichée dans l’os aussi probante que certains gisements de l’Ancien Monde. On ignore donc combien d’animaux les premiers Américains ont réellement tués, parce que deux comportements différents laissent sur le squelette des traces que personne ne sait encore séparer.

En septembre 1951, Marc Navarrete signale à l’Arizona State Museum que son père, Fred, a trouvé deux pointes Clovis en dégageant des os de mammouth dans les berges de Greenbush Draw, près de Naco. Emil Haury, alors directeur du musée, fouille le site en avril 1952 et dégage le squelette d’un mammouth de Colomb parmi lequel gisent huit pointes, dont cinq dans la cage thoracique selon la présentation actuelle du musée. Une seconde campagne, restée inédite, a eu lieu en 1953. Parmi les datations publiées en 2022 par Bruce Huckell et ses collègues, trois donnent une moyenne située entre 13 067 et 12 767 ans, et deux autres sont plus récentes. Haury estimait que l’une des lances avait peut-être immobilisé l’animal. Le musée évoque aujourd’hui des os de mammouth dépecés, tandis que la presse locale, rendant compte de l’exposition, décrit une bête qui aurait échappé à ses chasseurs avant de mourir un peu plus loin. À l’Arizona State Museum de Tucson, un bloc de sédiment d’environ quatre-vingt-dix centimètres de côté, découpé sur le site, présente encore les pointes Clovis parmi les os du mammouth, telles que Haury les a trouvées.

Pour aller plus loin

Ce sujet croise le peuplement des Amériques, que les empreintes de White Sands obligent à faire remonter avant le dernier maximum glaciaire, et l’histoire de la Béringie, ce pont terrestre entre la Sibérie et l’Alaska. Il rejoint aussi les extinctions de grands animaux en Australie et en Nouvelle-Guinée, plus anciennes que celles des Amériques et tout aussi disputées.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. [Mammouth de Naco (*Mammuthus columbi*), squelette et huit pointes Clovis, site AZ FF:9:1 (ASM), Greenbush Draw, comté de Cochise, Arizona, fouilles d’avril 1952 et de 1953]( Arizona State Museum, Tucsonhttps://statemuseum.arizona.edu/online-exhibit/culture-history-southern-arizona/paleo-indian-archaic
  2. [Site de Lehner, deux foyers, treize pointes Clovis, os de mammouth, de cheval et de bison, fouilles d’Emil Haury, 1955-1956]( Arizona State Museum, Tucsonhttps://www.archaeologysouthwest.org/exhibit/online-exhibits/peo/100-1/
  3. [Côte de mastodonte (*Mammut americanum*) portant l’extrémité d’une pointe en os, env. 13 800 ans, site de Manis]( État de Washington, édition Waters et al., 2011https://www.science.org/doi/10.1126/science.1207663
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Sources primaires (suite)

  1. [Squelette de *Megatherium americanum*, côte à traces d’outils lithiques (spécimen FCS.CLA.9), env. 12 600 ans, site de Campo Laborde, partido d’Olavarría]( province de Buenos Aires, Argentine, édition Politis et al., 2019https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.aau4546
  2. [Empreintes humaines fossiles de White Sands, couches datées par graines de *Ruppia cirrhosa*, 23 000-21 000 ans]( White Sands National Park, Nouveau-Mexiquehttps://www.usgs.gov/news/national-news-release/study-confirms-age-oldest-fossil-human-footprints-north-america
  3. [Carotte sédimentaire d’Appleman Lake, pollens, charbons et spores de *Sporormiella*, déclin daté entre 14 800 et 13 700 ans]( Indiana, édition Gill et al., 2009https://www.science.org/doi/10.1126/science.1179504

Bibliographie

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  14. Ben A. Potter, James C. Chatters, Luciano Prates, S. Ivan Perez, Todd Surovell, Gustavo Politis, Matthew J. Wooller et Robert L. Kelly, « Hemisphere-wide evidence of Early Paleoindian megaherbivore specialization », *Science Advances* 12 (27), eaef9628, 2026, [DOI 10,1126/sciadv.aef9628]( American Association for the Advancement of Sciencehttps://www.science.org/doi/full/10.1126/sciadv.aef9628
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  18. Michael R. Waters et al., « Pre-Clovis Mastodon Hunting 13 800 Years Ago at the Manis Site, Washington », *Science* 334 (6054), 2011, p. 351-353, [DOI 10,1126/science.1207663]( American Association for the Advancement of Sciencehttps://www.science.org/doi/10.1126/science.1207663
  19. Jacquelyn L. Gill, John W. Williams, Stephen T. Jackson, Katherine B. Lininger et Guy S. Robinson, « Pleistocene Megafaunal Collapse, Novel Plant Communities, and Enhanced Fire Regimes in North America », *Science* 326 (5956), 2009, p. 1100-1103, [DOI 10,1126/science.1179504]( American Association for the Advancement of Sciencehttps://www.science.org/doi/10.1126/science.1179504
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  22. Metin I. Eren, David J. Meltzer, James F. O’Connell, Briana Pobiner et John D. Speth, « Did Clovis foragers hunt megafauna, scavenge their carrion, or both – And can we tell the difference ? », *Journal of Archaeological Science : Reports* 74, 105896, 2026, [DOI 10,1016/j.jasrep.2026,105896]( Elsevierhttps://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352409X26003317
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  25. Denis Vialou (dir.), *Peuplements et préhistoire en Amériques*, actes du 133ᵉ Congrès national des sociétés historiques et scientifiques (Québec, 2008), préface de Danièle Lavallée, Paris, 2011, 492 p., coll. « Documents préhistoriques » 28, [notice de l’éditeur]( Éditions du CTHShttp://cths.fr/ed/edition.php?id=5068

Sources en ligne

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  3. [« In UA exhibit, early man takes on mammoth »]( Arizona Daily Starhttps://tucson.com/news/local/in-ua-exhibit-early-man-takes-on-mammoth/article_44ad1162-9f23-58fe-92e9-3bc18a6f0996.html
  4. [« Tucson in 100 Objects – Clovis spear points »]( Arizona Daily Starhttps://tucson.com/news/local/tucson-in-objects-clovis-spear-points/article_ebce2810-042d-52d7-bce5-1a0cdb826562.html
  5. [« Study confirms age of oldest fossil human footprints in North America »]( U.S. Geological Surveyhttps://www.usgs.gov/news/national-news-release/study-confirms-age-oldest-fossil-human-footprints-north-america
  6. [« Qu’est-il arrivé à la mégafaune ? »]( Royal BC Museum, Victoriahttps://learning.royalbcmuseum.bc.ca/wp-content/uploads/2018/11/Final_What-Happened-to-the-Megafauna_FR.pdf
  7. [« Vialou D., dir. (2011) – Peuplements et Préhistoire en Amériques », compte rendu]( Bulletin de la Société préhistorique française, Perséehttps://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_2012_num_109_3_14186
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