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Winnemucca : les pétroglyphes les plus anciens d’Amérique du Nord ?

Larry V. Benson, USGS / Wikimedia Commons
9 min de lecture32 sources vérifiées
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Une gravure ne se date pas. L’entaille n’a pas d’âge propre, le geste ne laisse pas de charbon, et les rives du Grand Bassin n’offrent presque jamais de couche sédimentaire venue sceller un panneau. Quand une équipe américaine a annoncé en 2013 les plus anciens pétroglyphes datés d’Amérique du Nord, sur la rive ouest du lac Winnemucca, elle n’avait daté aucun pétroglyphe. Elle avait daté du carbonate de calcium et un niveau d’eau.

Un monticule de tuf effondré, sur une rive sans eau

Le lac Winnemucca est un lac sec. Il occupait une cuvette allongée à l’est de Pyramid Lake, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Reno, et son alimentation venait du Truckee. Le barrage de dérivation de Derby détourne la rivière vers le bassin de la Carson depuis 1906, et Pyramid Lake a cessé de déborder vers Winnemucca en 1917. La cuvette se trouvait à sec vers 1939, trois ans après que Franklin Roosevelt en eut fait un refuge national pour la faune sauvage. Le statut a été retiré en 1962.

Sur le bord ouest de cette cuvette, à l’intérieur de la réserve indienne de Pyramid Lake, un monticule de tuf s’est effondré. Le tuf est un calcaire que l’eau du lac précipite, et celui-ci a poussé en formes ramifiées, comme un corail. Les blocs détachés portent des panneaux gravés. Les sillons entrent d’un à deux centimètres dans la roche, certains motifs atteignent le mètre, et des cupules, de petites cuvettes piquetées, occupent les surfaces verticales. Une forme arborescente mesure soixante-dix centimètres de haut. On reconnaît aussi des chaînes verticales d’éléments ovales et losangiques, des faisceaux de lignes courtes empilées en quatre rangées, un motif rayonnant.

Ce qui manque compte autant. Aucun quadrupède, aucune silhouette humaine, aucune empreinte de main, alors que ces trois motifs saturent l’art rupestre plus récent du Grand Bassin. Robert et Frances Connick l’ont signalé en 1992, en proposant d’y voir des symboles météorologiques, nuages et éclairs, apparentés à des répertoires du Sud-Ouest américain.

Rien de tout cela n’était inconnu. Le site figurait sous le matricule NV-Wa-29 dans les fichiers archéologiques de l’université de Californie, et Robert Heizer et Martin Baumhoff avaient inventorié l’art rupestre du Nevada dès 1962. Les panneaux passaient pour très anciens, sans qu’on sache le dire autrement que par le style et par l’usure.

1 207 mètres au col d’Emerson

Le raisonnement de Larry Benson tient à une cote. Au nord, le col d’Emerson sépare le bassin de Winnemucca de celui du Smoke Creek et du Black Rock Desert, et son seuil se trouve à 1 207 mètres. Tant que le lac déborde par là, sa surface reste bloquée à cette altitude, et tout ce qui se trouve dessous est sous l’eau. Le pied du monticule gravé se situe entre 1 202 et 1 206 mètres.

Deux carbonates encadrent les gravures basses. Celui dans lequel elles sont taillées, le tuf ramifié, s’est déposé entre 16 200 et 14 800 ans avant le présent. Celui qui les recouvre, une croûte blanche mince qui s’arrête vers 1 206 mètres, s’est formé entre 10 200 et 9 800 ans. Les gravures situées sous cette ligne sont donc postérieures à 14 800 et antérieures à 10 200.

Restait à savoir quand le lac était descendu sous ce seuil. Benson a daté deux tufs algaires formés en eau peu profonde vers 1 205 mètres, sur la rive est du bassin, puis a mesuré le carbone inorganique total dans une carotte prélevée par 94 mètres de fond dans Pyramid Lake, la carotte PLC97-3. Quand cette valeur tombe près de zéro, le lac est bas. Deux fenêtres sortent de là : de 14 800 à 13 200 ans, puis de 11 300 à 10 500, ou de 11 500 à 11 100 selon le modèle d’âge retenu.

La fourchette que le carbonate laisse ouverte

Quatre mille six cents ans séparent les deux extrémités, à peu près l’écart entre les pyramides de Gizeh et aujourd’hui. Benson n’a jamais tranché, et il répondait en 2013 que les gravures avaient au moins 10 500 ans, peut-être 14 800, et que dans les deux cas elles restaient les plus anciennes datées du continent. Sur la durée de l’exécution, il était plus net encore, disant ignorer si tout avait été gravé en quelques semaines ou sur plusieurs siècles.

La contrainte ne vaut que pour la partie basse du monticule. La croûte s’arrête à la limite de la zone de précipitation, vers 1 206 mètres, et au-dessus les gravures ne sont recouvertes par rien. Elles sont taillées dans le même tuf, donc postérieures à 14 800 ans, et c’est tout ce qu’on en sait. L’article de 2013 le dit sans détour ; les reprises de presse ont retenu la borne haute.

Aucune des deux fenêtres n’a été écartée depuis.

Sur le sens, le vide est complet. Benson a déclaré en 2013 que personne ne savait ce que ces motifs représentent. L’hypothèse météorologique des Connick n’a pas été reprise, et l’équipe a préféré rapprocher les panneaux de ceux de Long Lake, en Oregon, sur des critères de technique et de répertoire.

Des deux formules qui circulent, « les plus anciens pétroglyphes datés d’Amérique du Nord » vaut mieux que « les plus anciens pétroglyphes », parce que la seconde suppose résolu ce que l’encadrement géologique laisse ouvert.

Phil Orr avait rapporté mille criquets de Crypt Cave

Le camp des dates hautes a reçu un appui en 2022, et il vient d’une grotte située de l’autre côté du même bassin. En 1952 et 1953, Phil Orr, du Nevada State Museum, avait fouillé des cavités d’abrasion marine sur la terrasse nord-est de Winnemucca. À Crypt Cave, enregistrée 26Pe3a, il avait dégagé une fosse ovale d’environ 90 centimètres de large et 70 de profondeur, rebouchée puis coiffée d’une couche de sable blanc qui servait peut-être de repère. Le remplissage contenait des criquets.

Les sachets sont restés au musée de Carson City sans être analysés jusqu’en 2015. Evan Pellegrini, Eugene Hattori et leurs collègues y ont identifié environ un millier d’individus de Melanoplus spretus, le criquet des montagnes Rocheuses, seul vrai criquet migrateur qu’ait connu l’Amérique du Nord. Quatre datations sur la cuticule des fémurs postérieurs donnent 12 238 ± 18 ans radiocarbone, soit un intervalle calibré de 14 305 à 14 067 ans avant le présent. C’est la plus ancienne preuve directe d’occupation humaine du bassin du lac Lahontan, dans un Ouest que la route côtière du varech place sur l’un des axes possibles du peuplement, et elle tombe dans la fenêtre haute de Benson.

La même grotte a livré autre chose. Dans les sables de plage de son niveau basal, archéologiquement stériles, Orr avait recueilli l’holotype du guépard américain, Miracinonyx trumani, daté autour de 22 000 ans.

Deux autres pièces soutiennent l’ancienneté. Emily Middleton, Geoffrey Smith, William Cannon et Mary Ricks ont comparé en 2014 les pointes de projectile ramassées sur 55 sites portant le style dit Great Basin Carved Abstract, celui de Winnemucca et de Long Lake ; les pointes paléoindiennes y sont significativement surreprésentées par rapport au reste du paysage. Les textiles des grottes de Falcon Hill, dans le même sous-bassin, remontent à 10 680 ans, ce qui place des gens sur la rive pendant la fenêtre basse.

Les patines du Mojave et l’affaire de 1998

Avant 2013, le record appartenait à l’Oregon. Sur une falaise de basalte de Long Lake, signalée par William Cannon et Mary Ricks en 1986, un panneau de gravures géométriques serrées a été partiellement enseveli par la cendre du mont Mazama, dont l’éruption est datée de 7 630 ans. Le tephra donne un âge minimum indiscutable, parce qu’une couche volcanique se date et qu’elle scelle ce qu’elle recouvre.

Une autre revendication circule depuis plus longtemps, et elle est d’une autre nature. David Whitley et Ronald Dorn ont publié une série de 67 gravures datées du désert Mojave, en Californie, dont plusieurs de la Coso Range, à partir de 106 analyses indépendantes. Les deux méthodes employées, microlamination des patines et proportion de cations, mesurent la pellicule sombre dite vernis du désert, qui se reforme dans le sillon après la gravure. Ils tiennent 60 des 67 âges pour fiables, donnent à la séquence une amplitude de 11 110 à 250 ans avant le présent, et signalent un motif, le R96ST13, dont l’âge par proportion de cations est de 13 400 ± 2 000 ans et l’âge par microlamination de 17 150, ce qui en ferait une gravure antérieure au faciès à pointes cannelées longtemps tenu pour le premier peuplement. Ils écrivent eux-mêmes que ce motif demanderait à être ré-échantillonné. Le problème dépasse ce cas. En 1998, dans Science, Warren Beck, Douglas Donahue, Timothy Jull, Wallace Broecker, Ekkehart Malotki et leurs collègues ont montré que des échantillons prétraités dans le laboratoire de Dorn avant mesure au spectromètre contenaient en quantité notable deux classes de matière carbonée, l’une semblable à du charbon bitumineux, l’autre à du charbon de bois pyrolysé. Séparées puis datées à part, les deux fractions donnaient des âges radiocarbone très différents, de sorte que mesurer l’échantillon entier ne pouvait produire qu’un résultat ambigu. La démonstration portait sur deux cas d’étude, elle a fait le tour de la discipline, et elle a durablement abîmé la confiance accordée aux âges obtenus sur les vernis. Dorn a publié sa réponse dans le même numéro, et les deux auteurs défendaient encore ces approches dans la revue Arts en janvier 2026.

L’intérêt de Winnemucca tient là. La chronologie repose sur la géologie d’un lac, sur des dépôts carbonatés qu’on sait dater depuis quarante ans et sur une carotte sédimentaire. Aucune chimie de surface n’y intervient. Le carbonate se dépose en masse, s’analyse au radiocarbone comme n’importe quel dépôt lacustre, et son altitude de formation est contrainte par un seuil qu’on peut aller mesurer au GPS.

Le superlatif survit donc, à condition de le formuler étroitement. Même en retenant la borne la plus basse, 10 200 ans, les panneaux de Winnemucca ont un âge minimum antérieur de plus de deux mille cinq cents ans à celui de Long Lake, qui demeure le point de comparaison le plus solide. En Amérique du Sud, les motifs de la Cueva Huenul 1, en Patagonie argentine, datés directement en 2024 sur leur pigment végétal, commencent à 8 200 ans. Le titre de plus ancienne expression symbolique d’Amérique du Nord, lui, est revendiqué au Zacatecas mexicain, pour des os modifiés provenant de couches antérieures à 16 000 ans, dans un contexte que la communauté discute depuis la publication de la grotte de Chiquihuite.

Rétrécir la fourchette demanderait de revenir sur place, de prélever la croûte sur davantage de motifs et à plusieurs altitudes, et d’accepter d’entamer une surface gravée. Le monticule se trouve sur les terres de la tribu paiute de Pyramid Lake, qui a fourni un co-auteur à l’étude, Benjamin Aleck, alors responsable des collections du musée de Nixon, et dont le conseil avait autorisé l’accès. Depuis les dégradations répétées des années 2000, la route qui dessert la zone est fermée. Savoir quand ces sillons ont été taillés dépend donc d’une décision qui n’appartient pas aux archéologues.

Pour aller plus loin

Le sujet croise le peuplement initial des Amériques, dont la route côtière du varech, les grottes de Paisley en Oregon et le site de Cooper’s Ferry en Idaho fournissent les jalons les plus discutés au-delà de 14 000 ans. Il rejoint la question des cupules, ces cuvettes piquetées qu’on retrouve d’un continent à l’autre sans qu’aucune chronologie commune les relie, et l’histoire des datations sur art rupestre, de la grotte Chauvet aux vernis du désert.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Site à pétroglyphes 26Wa3329 (anciennement NV-Wa-29, localité WDL12), panneaux gravés sur monticule de tuf effondré, rive ouest du sous-bassin de Winnemucca, réserve indienne de Pyramid Lake, Nevada
  2. Cache de criquets des montagnes Rocheuses (*Melanoplus spretus*), fosse de Crypt Cave (26Pe3a), spécimen n° 26Pe3a/123, fouille Phil Orr 1952 Nevada State Museum, Carson City
  3. Holotype du guépard américain *Miracinonyx trumani*, niveau basal de Crypt Cave, sous-bassin de Winnemucca Nevada State Museum, Carson City
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Sources primaires (suite)

  1. Carotte sédimentaire PLC97-3, prélevée par 94 m de fond dans Pyramid Lake, enregistrement du carbone inorganique total pour la période 17 000-9 500 ans cal BP
  2. Datations radiocarbone et âges calibrés des carbonates du bassin de Winnemucca utilisés pour l’étude des pétroglyphes, jeu de données USGS (fichier « 14C and calibrated ages for WDL carbonates used in petroglyph study ») [digitalcommons.unl.edu/usgsdata/6](https://digitalcommons.unl.edu/usgsdata/6
  3. Textiles des grottes de Falcon Hill, sous-bassin de Winnemucca, âge le plus ancien 10 680 ans cal BP Nevada State Museum, Carson City

Bibliographie

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  2. Emily S. Middleton, Geoffrey M. Smith, William J. Cannon et Mary F. Ricks, « Paleoindian rock art : establishing the antiquity of Great Basin Carved Abstract petroglyphs in the northern Great Basin », *Journal of Archaeological Science* 43, 2014, p. 21-30, DOI [10,1016/j.jas.2013,12 006]( Elsevierhttps://doi.org/10.1016/j.jas.2013.12.006
  3. Evan J. Pellegrini, Eugene M. Hattori, Larry V. Benson, John Southon, Hojun Song et Derek A. Woller, « A 14 100 cal B.P. Rocky Mountain locust cache from Winnemucca Lake, Pershing County, Nevada », *Journal of Archaeological Science : Reports* 46, 2022, art. 103704, DOI [10,1016/j.jasrep.2022,103704]( Elsevierhttps://doi.org/10.1016/j.jasrep.2022.103704
  4. W. Beck, D. J. Donahue, A. J. T. Jull, G. Burr, W. S. Broecker, G. Bonani, I. Hajdas et E. Malotki, « Ambiguities in Direct Dating of Rock Surfaces Using Radiocarbon Measurements », *Science* 280 (5372), 1998, p. 2132-2135, avec la réponse de R. I. Dorn, p. 2135-2139, DOI [10,1126/science.280,5372,2132]( American Association for the Advancement of Sciencehttps://doi.org/10.1126/science.280.5372.2132
  5. David S. Whitley et Ronald I. Dorn, « Le plus vieil art rupestre dans l’extrême ouest de l’Amérique du Nord », dans Jean Clottes (dir.), *L’art pléistocène dans le monde*, actes du congrès IFRAO, Tarascon-sur-Ariège, 2010, *P@lethnologie* 5, 2013, p. 121-122 et 585-590 Société préhistorique Ariège-Pyrénées
  6. Marvin W. Rowe, « Datations des peintures rupestres dans les Amériques : mise en garde », dans Jean Clottes (dir.), *L’art pléistocène dans le monde*, *P@lethnologie* 5, 2013 Société préhistorique Ariège-Pyrénées
  7. David S. Whitley et Ronald I. Dorn, « Rock Varnish Dating, Surface Features and Archaeological Controversies in the North American Desert West », *Arts* 15 (1), 2026, art. 6, DOI [10,3390/arts15010006]( MDPIhttps://doi.org/10.3390/arts15010006
  8. Ciprian F. Ardelean, Joaquin Arroyo-Cabrales, Irán Rivera-González *et alii*, « Art ou plus anciennes expressions symboliques d’Amérique du Nord ? Os modifié et reste humain dans la grotte Sima de las Golondrinas, Zacatecas, Mexique », *L’Anthropologie* 127 (2), 2023, art. 103135, DOI [10,1016/j.anthro.2023,103135]( Elsevier Massonhttps://doi.org/10.1016/j.anthro.2023.103135
  9. Guadalupe Romero Villanueva, Ramiro Barberena *et alii*, « Earliest directly dated rock art from Patagonia reveals socioecological resilience to mid-Holocene climate », *Science Advances* 10 (7), 2024, art. eadk4415, DOI [10,1126/sciadv.adk4415]( American Association for the Advancement of Sciencehttps://doi.org/10.1126/sciadv.adk4415
  10. Eugene M. Hattori, *The Archaeology of Falcon Hill, Winnemucca Lake, Washoe County, Nevada*, Nevada State Museum Anthropological Papers n° 18, Carson City, 1982 Nevada State Museum
  11. Robert F. Heizer et Martin A. Baumhoff, *Prehistoric Rock Art of Nevada and Eastern California*, Berkeley, 1962 University of California Press
  12. Larry V. Benson, « Carbonate deposition, Pyramid Lake subbasin, Nevada : 1. Sequence of formation and elevational distribution of carbonate deposits (tufas) », *Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology*, 1994 Elsevier
  13. Larry V. Benson *et alii*, « Holocene multidecadal and multicentennial droughts affecting Northern California and Nevada », *Quaternary Science Reviews*, 2002 Elsevier

Sources en ligne

  1. « Dating North America’s oldest petroglyphs, Winnemucca Lake subbasin, Nevada » (notice de publication et résumé) U.S. Geological Survey : [pubs.usgs.gov/publication/70118061](https://pubs.usgs.gov/publication/70118061
  2. « Dating North America’s oldest petroglyphs, Winnemucca Lake subbasin, Nevada » (résumé, introduction et extraits de sections) ScienceDirect : [sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0305440313002288](https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0305440313002288
  3. « Paleoindian rock art : establishing the antiquity of Great Basin Carved Abstract petroglyphs in the northern Great Basin » ScienceDirect : [sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0305440313004366](https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0305440313004366
  4. « A 14 100 cal B. P. Rocky Mountain locust cache from Winnemucca Lake, Pershing County, Nevada » ScienceDirect : [sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2352409X22003674](https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2352409X22003674
  5. « Le plus vieil art rupestre dans l’extrême ouest de l’Amérique du Nord » (texte intégral en PDF) *P@lethnologie*, université Toulouse-Jean-Jaurès : [blogs.univ-tlse2.fr/palethnologie/…AMN02_Whitley-Dorn.pdf](https://blogs.univ-tlse2.fr/palethnologie/wp-content/files/2013/fr-FR/Palethnologie-2013-FR-AMN02_Whitley-Dorn.pdf
  6. « 2013-Symposium-03 : l’art pléistocène des Amériques » (sommaire du symposium) *P@lethnologie* : [blogs.univ-tlse2.fr/palethnologie/2013-symposium-03](https://blogs.univ-tlse2.fr/palethnologie/2013-symposium-03/
  7. « Ambiguities in Direct Dating of Rock Surfaces Using Radiocarbon Measurements » *Science* : [science.org/doi/10,1126/science.280,5372,2132](https://www.science.org/doi/10.1126/science.280.5372.2132
  8. « Earliest directly dated rock art from Patagonia reveals socioecological resilience to mid-Holocene climate » *Science Advances* : [science.org/doi/10,1126/sciadv.adk4415](https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.adk4415
  9. « Rock Varnish Dating, Surface Features and Archaeological Controversies in the North American Desert West » *Arts*, MDPI : [mdpi.com/2076-0752/15/1/6](https://www.mdpi.com/2076-0752/15/1/6
  10. « ArTrail : Winnemucca Dry Lake » (notice du belvédère du lac Winnemucca) comté de Washoe, Nevada : [artrail.washoecounty.us/sites/winnemucca-lake-overlook.php](https://artrail.washoecounty.us/sites/winnemucca-lake-overlook.php
  11. « North America’s Oldest Petroglyphs » (Top 10 Discoveries of 2013) *Archaeology Magazine* : [archaeology.org/issues/january-february-2014/digs-discoveries/nevada-winnemucca-lame-rock-carvings](https://archaeology.org/issues/january-february-2014/digs-discoveries/nevada-winnemucca-lame-rock-carvings/
  12. « Vandals hit Pyramid Lake historic sites » (fermeture de la route et des sites sacrés, propos d’Elwood Lowery, Eugene Hattori et Ben Aleck) *Nevada Appeal*, Carson City : [nevadaappeal.com/news/2013/oct/11/vandals-hit-pyramid-lake-historic-sites](https://www.nevadaappeal.com/news/2013/oct/11/vandals-hit-pyramid-lake-historic-sites/
  13. « Nevada petroglyphs the oldest in North America » (déclarations de Larry Benson, Eugene Hattori et Ben Aleck) CBS News : [cbsnews.com/news/nevada-petroglyphs-the-oldest-in-north-america](https://www.cbsnews.com/news/nevada-petroglyphs-the-oldest-in-north-america/
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