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Les conques gravées de Chavín et l’acoustique de ses galeries

PsamatheM / Wikimedia Commons
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Trente-trois centimètres sur quarante à une extrémité, douze sur huit et demi à l’autre. Entre les deux, quatre mètres cinquante de conduit horizontal percé dans la maçonnerie de Chavín de Huántar, dans les Andes du nord du Pérou. Les dizaines d’autres percements du site se rétrécissent eux aussi vers l’extérieur, de façon bien moins marquée. Celui-là divise sa section par 3,6 environ. Il part du couloir où se dresse le Lanzón et débouche sur l’escalier de la Plaza Circular.

La galerie nommée d’après des débris

En juillet 2001, le programme dirigé par John Rick fouille un espace exigu bordant la Plaza Circular, que les archéologues appelaient déjà la galerie des Caracolas, du nom des fragments de Strombus repérés dans ses couches supérieures. Vingt conques entières en sortent, gravées, polies par l’usage, jouables. Des traces de textiles décomposés indiquent qu’elles avaient été enveloppées avant d’être déposées. Une vingt-et-unième a été dégagée en 2018, ce qui porte à vingt-et-un le nombre d’instruments entiers connus pour l’ensemble du complexe.

L’espèce est identifiée. Titanostrombus galeatus, longtemps classée Strombus galeatus, vit sur les fonds sableux du Pacifique oriental, du golfe de Californie au Pérou. Chavín se tient à 3 180 mètres, au confluent du Mosna et du Wacheqsa ; Miriam Kolar compte au moins douze jours de marche jusqu’à l’océan, et Daniel Contreras a modélisé en 2011 les distances qu’impliquent l’obsidienne, le cinabre et les coquillages du site. Une pièce échappe à ce raisonnement, la cuillère bimétallique de Dumbarton Oaks, onze centimètres d’or et d’argent figurant un joueur de pututu assis, de provenance inconnue.

Les vingt-et-une conques portent toutes la même intervention.

Le sommet de la spire a été scié, puis l’ouverture usée et polie jusqu’à former une embouchure. La lèvre extérieure porte une encoche en V. Parker VanValkenburgh a montré en 2003 que cette encoche est postérieure à la gravure, puisque plusieurs décors y sont tranchés en plein motif. Quatre fonctions lui ont été prêtées, une prise pour le pouce, un dégagement de la ligne de vue, une marque d’appartenance à Chavín, et la place nécessaire au nez du joueur. Je retiens la dernière, parce que Perry Cook a buté dessus en fabriquant ses propres répliques.

Deux cent soixante-douze hertz

En septembre 2008, dans une salle du Museo Nacional Chavín, Perry Cook, Miriam Kolar, Patty Huang et Jyri Huopaniemi mesurent dix-neuf des vingt conques alors exposées. Quatre microphones sont placés en série sur chaque instrument, dans la bouche du souffleur, dans l’embouchure, à l’intérieur de la spire et à la sortie du pavillon, de sorte que chaque son est saisi à quatre moments de son trajet. Les fondamentales soufflées s’étagent de 272 à 340 hertz. La troisième harmonique, relevée par un autre procédé, va de 826 à 1 046 hertz. Ce second procédé consiste à claquer la paume ouverte contre l’embouchure et à l’y maintenir pendant la décroissance, ce qui excite la colonne d’air sans faire intervenir les lèvres. Les valeurs ainsi obtenues sont un peu plus hautes que les notes soufflées, différence que les mesureurs attribuent à la masse de la lèvre, qui abaisse la résonance lorsqu’elle vibre au contact de l’instrument. Le diagramme de rayonnement a été relevé avec six microphones disposés en sphère d’un mètre autour du joueur, et l’essentiel de l’énergie sort par le pavillon. Plusieurs coquilles, enfin, sont percées de trous. Mesurées trous ouverts, elles deviennent nettement plus difficiles à faire sonner, ce qui plaide pour une altération tardive de la paroi.

La puissance avait été chiffrée plus tôt. John Rick et l’acousticien David Lubman relèvent vers 111 dBA à un mètre et estiment une portée supérieure à quatre kilomètres, sans tenir compte du relief. Kolar a ensuite mesuré un écho réel. Le 12 septembre 2011, depuis le sommet du bâtiment B, le retour arrive 1 234 seconde après le pic, ce qui place la paroi de Shallapa à 210 mètres.

À l’intérieur, le comportement change. Les temps de réverbération relevés dans les galeries restent inférieurs à une seconde pour presque toutes les fréquences, ce qui autorise un jeu articulé, presque percussif. Les couloirs, larges d’un mètre environ, renforcent en revanche une résonance vers 170 hertz, et des joueurs d’aujourd’hui rapportent que leur note se fait tirer vers celle du couloir. Les expériences de localisation menées par Kolar indiquent que l’architecture y brouille probablement les indices de direction.

Lumbreras verse deux barils dans le canal

Le premier à poser la question est Luis Guillermo Lumbreras, dans son rapport de fouille de 1974, puis dans un article de 1976 cosigné avec Chacho González et Bernard Lietaer. Sous l’escalier principal de la Plaza Circular court un canal au sol en gradins, incliné à 45 degrés. Les auteurs y versent deux cylindres de 200 litres d’eau. Les témoins décrivent un bruit de foule qui applaudit, qui n’évoque en rien un torrent. De là leur proposition, lire l’intérieur du monument comme un réseau de chambres de résonance reliées par des tubes sonores, actionné par l’eau. Leur raisonnement s’appuyait aussi sur des textes, car des relations européennes des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles présentent Chavín comme un lieu d’oracle ; un document de 1691 parle d’un édifice très craint, appelé maison des huacas, où celles-ci parlaient et répondaient aux hommes. Un bâtiment tonnant, écrivent Lumbreras et ses coauteurs, impressionne davantage les pèlerins qu’un oracle silencieux, et la cause cachée du bruit, connue des seuls prêtres, fait partie du mystère nécessaire. Leur article ne contient aucune mesure acoustique, et l’essai n’a jamais été repris.

Le conduit central et la bouche du Lanzón

Le Lanzón mesure 4,5 mètres. Ce monolithe de granite, gravé d’une figure à crocs aux yeux révulsés et coiffée de serpents, occupe une salle cruciforme. Sa bouche sculptée est centrée sur un couloir d’une douzaine de mètres qui file vers l’est. Au bout, trois conduits horizontaux traversent le mur et ressortent sur la Plaza Circular, place encaissée de 21 mètres de diamètre.

La méthode employée est ordinaire en acoustique architecturale et n’avait jamais été appliquée ici. Un balayage sinusoïdal exponentiel est diffusé par un haut-parleur calibré placé à l’ouverture intérieure, quatre microphones omnidirectionnels sont répartis le long du conduit, et l’opération est répétée trois fois. Les trois conduits relèvent la bande 100 à 400 hertz de 10 à 20 décibels au-dessus du reste du spectre. La deuxième harmonique des conques tombe d’une quarantaine de décibels à toutes les sorties. Les conduits latéraux abattent en plus la troisième harmonique de 45 à 55 décibels, alors que le conduit central lui rend un pic d’une vingtaine de décibels autour de 800 à 900 hertz. Or cette troisième harmonique porte l’attaque et le grain de l’instrument. La parole, définie par ses composantes aiguës, ressort déformée. Une conque ressort reconnaissable.

Kolar et Jonathan Abel en tirent une conséquence perceptive. Le conduit central offre le trajet le plus court entre la galerie et le monde extérieur ; par effet de précédence, un auditeur placé dans la place attribue la source à son ouverture sur l’escalier, laquelle est alignée sur la bouche du monolithe. Ils parlent d’un oracle sonore. D’autres éléments convergent vers ce point du site. Sur les dalles de parement de la place, des personnages sculptés tiennent un pututu levé comme s’ils soufflaient. Deux escargots marins fossiles sont sertis dans le dallage. La galerie nord a livré une concentration de Spondylus, la galerie sud des Strombus, puis les vingt conques entières.

Toute pierre a une signature acoustique

L’objection a été formulée avant Chavín et vaut pour toute l’archéoacoustique. Chris Scarre et Graeme Lawson rappellent que tout lieu possède une signature acoustique, ce qui n’implique pas qu’il ait été conçu pour elle. À Chavín, l’argument mord d’autant mieux que le monument est criblé de percements horizontaux servant aussi à l’air, à la lumière et à la fumée, et que Rick lui-même les lit comme des conduits d’aération. Isoler trois percements parmi des dizaines demande donc une démonstration tirée de leur forme.

S’ajoute un problème de reconstitution. Les hauts murs anciens de la Plaza Circular ont disparu, les conduits latéraux s’arrêtent aujourd’hui sur des parois incomplètes, et l’environnement sonore ancien de la place ne peut être que modélisé. Ce que l’on mesure aujourd’hui sur le terrain est l’acoustique d’un monument amputé de ses hauts murs depuis des siècles.

La chronologie est elle-même disputée. Silvia Rodríguez Kembel et Herbert Haas ont daté 32 charbons prélevés dans les mortiers et situent les phases de construction entre 1 100 et 550 environ avant notre ère, avec une longue stagnation après 800. Richard Burger, datant par AMS le collagène de faune issue de ses fouilles de 1975, place la phase Janabarriu entre 700 et 400 et y voit l’apogée du temple. Le dépôt de conques se rattache à des contextes du milieu du millénaire.

Faut-il pour autant renvoyer l’hypothèse acoustique aux effets de séance ?

Le filtrage des conduits est mesuré, publié avec ses courbes, reproductible par quiconque retourne sur place avec un haut-parleur. L’alignement entre le conduit central et la bouche sculptée relève de la géométrie. Les seuls instruments sonores attestés du site, fouillés comme figurés, sont ces conques, sculptées sur le mur de la place à quelques mètres des sorties de conduits. En mai 2025, Rick, Contreras et leurs collègues ont publié l’analyse chimique et microbotanique de vingt-trois objets provenant d’une galerie scellée : six tubes en os portent de la nicotine et des résidus de vilca, un hallucinogène proche de la DMT, dans des salles qui ne recevaient que quelques personnes. Le lien entre ces substances et la perception auditive, en revanche, n’a jamais été testé à Chavín, et Kolar le dit sans détour.

Quant au grondement de 1976, il n’a pas été remesuré. Le projet de Stanford mène des expériences sur le canal et en a présenté un état au congrès national d’archéologie du Pérou en 2020, mais sa liste de publications ne comporte aucun article qui en donne la courbe. Le seul témoignage de ce bruit de foule tient donc, un demi-siècle plus tard, dans quelques lignes écrites par trois hommes munis de deux cylindres d’eau et d’aucun appareil de mesure.

Pour aller plus loin

Le sujet croise l’iconographie composite de Chavín, ces êtres mêlant félin, rapace et crocodilien dont le Lanzón est l’exemple le plus complet. Il rejoint la circulation du Spondylus vers les hautes terres andines, et l’archéoacoustique des grottes ornées du Paléolithique, où se pose la même difficulté.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Vingt et une conques gravées de *Titanostrombus galeatus* (pututus), sommet scié, embouchure polie, encoche en V, fouilles de 2001 et 2018, galerie des Caracolas et Plaza Circular, Chavín de Huántar Museo Nacional Chavín, Ancash
  2. Lanzón (« Grande Image »), monolithe de granite gravé, h. env. 4,5 m, salle cruciforme de la galerie du Lanzón Monumento Nacional Chavín de Huántar
  3. Conduit central de la galerie du Lanzón, long. env. 4,5 m, ouverture intérieure 33 × 40 cm, ouverture extérieure 12 × 8,5 cm, débouchant sur l’escalier principal relevés in situ, Chavín de Huántar
Voir les 29 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Dalles de parement de la Plaza Circular figurant deux joueurs de pututu en procession, place encaissée de 21 m de diamètre in situ, Monumento Nacional Chavín de Huántar
  2. Cuillère-hochet bimétallique PC.B.400, or et argent, 11,1 cm, personnage assis jouant du pututu, provenance incertaine Dumbarton Oaks, Pre-Columbian Collection, Washington
  3. Céramique Sp.487 de la galerie des Ofrendas, pututus et mullus séparés par des structures évoquant des galeries Museo de Arqueología y Antropología, Universidad Nacional Mayor de San Marcos, Lima
  4. Vingt-trois objets en os et en coquille d’une galerie scellée, dont six tubes inhalateurs porteurs de nicotine et de résidus de vilca Programa de Investigación Arqueológica y Conservación Chavín de Huántar

Bibliographie

  1. Miriam A. Kolar, avec John W. Rick, Perry R. Cook et Jonathan S. Abel, « Ancient Pututus Contextualized : Integrative Archaeoacoustics at Chavín de Huántar, Peru », dans Matthias Stöckli et Arnd Adje Both (dir.), *Flower World. Music Archaeology of the Americas*, vol. 1, Berlin, 2012, p. 23-54 Ekho Verlag
  2. Miriam A. Kolar, « Conch Calls into the Anthropocene : Pututus as Instruments of Human-Environmental Relations at Monumental Chavín », *Yale Journal of Music & Religion* 5 (2), 2019, art. 4, DOI 10,17132/2377-231X.1151 Yale Institute of Sacred Musichttps://doi.org/10.17132/2377-231X.1151
  3. Miriam A. Kolar, « Sensing Sonically at Andean Formative Chavín de Huántar, Perú », *Time and Mind* 10 (1), 2017, p. 39-59, DOI 10,1080/1751696X.2016,1272257 Taylor & Francishttps://doi.org/10.1080/1751696X.2016.1272257
  4. Perry R. Cook, Jonathan S. Abel, Miriam A. Kolar, Patty Huang, Jyri Huopaniemi, John W. Rick, Chris Chafe et John M. Chowning, « Acoustic Analysis of the Chavín Pututus (Strombus galeatus Marine Shell Trumpets) », 2nd Pan American/Iberian Meeting on Acoustics, Cancún, 2010 Acoustical Society of America
  5. Jonathan S. Abel, John W. Rick, Patty Huang, Miriam A. Kolar, Julius O. Smith et John Chowning, « On the Acoustics of the Underground Galleries of Ancient Chavín de Huántar, Peru », Acoustics’08, Paris, 2008 Société française d’acoustique
  6. John W. Rick et David Lubman, « Characteristics and Speculations on the Uses of Strombus Trumpets Found at the Ancient Peruvian Center Chavín de Huántar », *Journal of the Acoustical Society of America* 112 (5), 2002, p. 2366 Acoustical Society of America
  7. Luis Guillermo Lumbreras, Chacho González et Bernard Lietaer, *Acerca de la función del sistema hidráulico de Chavín*, Serie Investigaciones de Campo 2, Lima, 1976 Museo Nacional de Antropología y Arqueología
  8. Luis Guillermo Lumbreras, *Chavín de Huántar. Excavaciones en la Galería de las Ofrendas*, Mayence, 1993 Philipp von Zabern
  9. Silvia Rodríguez Kembel et Herbert Haas, « Radiocarbon Dates from the Monumental Architecture at Chavín de Huántar, Perú », *Journal of Archaeological Method and Theory* 22 (2), 2015, p. 345-427 Springer
  10. Richard L. Burger, « Understanding the Socioeconomic Trajectory of Chavín de Huántar : A New Radiocarbon Sequence and Its Wider Implications », *Latin American Antiquity* 30 (2), 2019, p. 373-392 Cambridge University Press
  11. Silvia Rodríguez Kembel et John W. Rick, « Building Authority at Chavín de Huántar : Models of Social Organization and Development in the Initial Period and Early Horizon », dans Helaine Silverman (dir.), *Andean Archaeology*, Malden, 2004, p. 51-76 Blackwell
  12. John W. Rick, Verónica S. Lema, Javier Echeverría et alii, « Pre-Hispanic Ritual Use of Psychoactive Plants at Chavín de Huántar, Peru », *Proceedings of the National Academy of Sciences* 122 (19), 2025, e2425125122, DOI 10,1073/pnas.2425125122 National Academy of Scienceshttps://doi.org/10.1073/pnas.2425125122
  13. Daniel A. Contreras, « How Far to Conchucos ? A GIS Approach to Assessing the Implications of Exotic Materials at Chavín de Huántar », *World Archaeology* 43 (3), 2011, p. 380-397 Taylor & Francis
  14. Nathaniel Parker VanValkenburgh, *The Sound of Interregionalism in the Late Initial Period and Early Horizon. Twenty Strombus galeatus Trumpets from Chavín de Huántar, Peru*, mémoire de fin d’études, 2003 Stanford University, Department of Anthropological Sciences
  15. Chris Scarre et Graeme Lawson (dir.), *Archaeoacoustics*, Cambridge, 2006 McDonald Institute for Archaeological Research
  16. Danièle Lavallée et Luis Guillermo Lumbreras, *Les Andes de la préhistoire aux Incas*, coll. « L’Univers des formes », Paris, 1985, 455 p. Gallimard
  17. Danièle Lavallée, *Promesse d’Amérique. La préhistoire de l’Amérique du Sud*, Paris, 1995 Hachette
  18. Roberto Cipriani, Héctor M. Guzmán, Ángel J. Vega et Melina López, « Population Assessment of the Conch *Strombus galeatus* (Gastropoda, Strombidae) in Pacific Panama », *Journal of Shellfish Research*, 2008 Smithsonian Tropical Research Institute

Sources en ligne

  1. « Site archéologique de Chavin » Centre du patrimoine mondial de l’UNESCOhttps://whc.unesco.org/en/list/330/
  2. « Les pututu de Chavín de Huántar », Mélanie Ferras 124-Sorbonne, Carnet de l’École doctorale d’histoire de l’art et archéologie, Sorbonne Universitéhttps://124revue.hypotheses.org/2449
  3. « Chavín de Huántar Archaeological Acoustics Project : Archaeoacoustics Publications » Stanford University, Center for Computer Research in Music and Acousticshttps://ccrma.stanford.edu/groups/chavin/publications.html
  4. « Listening to the Gods of Ancient Peru », Julian Smith *Archaeology*, Archaeological Institute of Americahttps://archive.archaeology.org/1107/trenches/chavin_de_huantar_caves_acoustics.html
  5. « Pre-Hispanic ritual use of psychoactive plants at Chavín de Huántar, Peru » Proceedings of the National Academy of Scienceshttps://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2425125122
  6. « El Pututu », Sadie Weber ReVista, David Rockefeller Center for Latin American Studies, Harvard Universityhttps://revista.drclas.harvard.edu/el-pututu/
  7. « Archaeoacoustics » (page de projet de recherche) Durham University, Department of Archaeologyhttps://www.durham.ac.uk/departments/academic/archaeology/research/archaeology-research-projects/archaeoacoustics/
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