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East Smithfield : fouiller le cimetière de peste noire de Londres

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Plus de deux cents corps par jour. Le chiffre vient de Robert d’Avesbury, greffier de la cour de Canterbury, qui décrit les semaines allant de la Chandeleur à Pâques 1349 et place ces inhumations dans un cimetière neuf qu’il situe « près de Smithfield ». Entre 1986 et 1988, les fouilleurs du Royal Mint ont relevé 762 individus pour deux années d’épidémie. Les deux nombres ne se recouvrent pas. Le chroniqueur ne précise jamais lequel des deux cimetières ouverts cette année-là il a sous les yeux, et les archéologues n’ont dégagé qu’une fraction du terrain concédé.

John Corey fait consacrer un terrain

L’acte de naissance du cimetière se lit dans un registre conservé à Glasgow. Le cartulaire du prieuré augustin de Holy Trinity Aldgate, coté Sp Coll MS Hunter 215 (U.2,6) à la bibliothèque de l’université, a été compilé entre 1425 et 1427 par un frère nommé Thomas d’Axbridge, qui y recopie plus de mille actes sur quelque 205 feuillets. Au folio 166, dans la liste des locataires d’une parcelle de la paroisse St Botolph without Aldgate, une ligne porte le nom de John Cory pour la vingt-troisième année d’Édouard III, l’année, précise le scribe, où la peste a commencé. Cette vingt-troisième année du règne court du 25 janvier 1349 au 24 janvier 1350. La notice suivante raconte la fondation. John Corey, poussé par des hommes importants de la Cité et avec l’accord du prieur Nicolas, demande à l’évêque de Londres de consacrer en cimetière un toft situé à l’arrière de cette terre, et le champ prend le nom de cimetière de Holy Trinity. Le cartulaire nomme l’évêque, Michael Northburgh, et il se trompe. Northburgh a été élu le 22 avril 1354, puis consacré le 12 juillet 1355 ; en 1348, le siège de Londres appartenait à Ralph Stratford, mort à Stepney le 7 avril 1354. Dans la même notice encore, la fondation de l’abbaye par Édouard III est datée de 1359, que l’éditeur du cartulaire corrige en 1349.

Soixante-quinze ans séparent les faits de leur copie. Cela se voit.

La même série d’actes mesure le terrain. Une composition de 1364 entre le prieuré et l’abbaye voisine décrit un toft bordé au nord par la rue dite Hoggestrete, aujourd’hui Royal Mint Street, long de 147 aunes à l’est et large de 93 aunes au nord, 65 au sud. L’aune anglaise valant quarante-cinq pouces, on obtient un quadrilatère irrégulier de quelque cent soixante-dix mètres sur quatre-vingts, ordre de grandeur plus que mesure. Le même accord fixe à cent shillings par an la compensation due au prieuré pour les offrandes perdues, prélevée sur la ferme de Londres et du Middlesex par une charte royale du 1er décembre 1356.

Des Londoniens ont demandé à y être enterrés. Johanna, veuve de John de Colcestre, poissonnier, lègue le 22 avril 1349 un demi-marc à l’église St Botolph près de Billingsgate, deux lits de plume à la fille d’un confrère de son mari, et veut reposer dans le nouveau cimetière de la Trinité près de la Tour. Son testament n’est enrôlé au Husting que deux ans plus tard, au rouleau 79. Un autre poissonnier, Andrew Cros, formule la même demande dans un acte enrôlé en 1354 ou 1355. L’écart entre la rédaction et l’enrôlement interdit d’en conclure que l’on enterrait encore là après 1350. En Angleterre, jusqu’en 1752, l’année commence au 25 mars, de sorte qu’une consécration de février tombe en 1348 pour les contemporains et en 1349 pour nous.

Quinze rangées et trois tranchées

La fouille a lieu entre 1986 et 1988, sur les deux hectares du site du Royal Mint, sous le code MIN86. Deux secteurs funéraires apparaissent, séparés par un espace vide. Trois tranchées de sépultures multiples, deux à l’ouest et une à l’est, reçoivent des corps empilés jusqu’à cinq niveaux. Autour, des rangées de tombes individuelles, une quinzaine selon un décompte et quatorze selon un autre. Presque tous les défunts sont étendus sur le dos, la tête à l’ouest, selon l’usage chrétien. Une proportion élevée a été inhumée en cercueil, ce qui a surpris les fouilleurs : on n’attend pas des planches de chêne dans une ville qui enterre deux cents personnes par jour. Du charbon de bois accompagne certains corps, peut-être pour absorber les liquides de décomposition.

Les totaux ne concordent pas d’une publication à l’autre. La monographie de 2008 annonce environ 759 sépultures et ne livre de données ostéologiques que pour 634 squelettes ; un article de 2005 écrit 761, la carte publiée par Nature en 2011 indique 762, et Sharon DeWitte et James Wood parlent la même année de plus d’un millier de squelettes fouillés dont beaucoup trop dégradés pour être étudiés. Ces chiffres mesurent des choses différentes, individus relevés sur le terrain et individus enregistrés puis analysables, et l’on ferait bien de préciser lequel on emploie. Le total que le cimetière aurait reçu, environ 2 400, repose sur une extrapolation. Les fouilleurs ont constaté qu’une petite partie seulement du terrain consacré avait servi, signe que l’épidémie a reflué avant qu’il faille tout utiliser.

C’est ici que l’image populaire s’effondre. La fosse où l’on jette les pestiférés pêle-mêle, à la chaux, de nuit, doit beaucoup à la peur de la contagion et à des sources textuelles et iconographiques rares, comme l’ont montré les travaux de Dominique Castex et Sacha Kacki sur les ensembles funéraires français de la peste noire. Les tranchées d’East Smithfield sont denses et elles sont rangées. Le constat vaut pour une épidémie qui arrive dans une ville prévenue, avec un clergé en place et un terrain consacré d’avance ; il ne vaudrait pas forcément pour un village surpris en pleine moisson.

Édouard III fonde sur le terrain, en 1350, l’abbaye cistercienne de St Mary Graces, seule implantation urbaine de l’ordre dans le royaume, rendue à la couronne en 1539. Le Royal Mint s’y installe en 1806 et y restera jusqu’à la fermeture de ses ateliers, ce qui pèsera lourd sur l’état des ossements.

Trier les morts par fragilité

Les os posent une question d’apparence simple. Si la peste a tué au hasard, l’assemblée des morts ressemble à la population vivante, avec beaucoup d’enfants et beaucoup de vieillards ; si elle a trié comme trie la mort ordinaire, le profil ressemble à celui d’un cimetière paroissial banal.

Le premier examen, publié par Tony Waldron en 2001, emploie les méthodes classiques d’estimation de l’âge et obtient un pic marqué entre 25 et 45 ans, ce qui le conduit à douter de l’intérêt des fosses de peste pour la paléoépidémiologie. Beverley Margerison et Christopher Knüsel reprennent ces données en 2002 et y comptent plus de jeunes adultes qu’un modèle catastrophique n’en prévoit. En 2005, Rebecca Gowland et Andrew Chamberlain appliquent aux mêmes squelettes une estimation bayésienne de l’âge, sur la surface auriculaire de l’ilium pour 132 adultes et la symphyse pubienne pour 70 d’entre eux, avec un cimetière de comparaison à Newcastle. Le pic disparaît. Il était, écrivent-ils, un artefact des méthodes classiques d’estimation de l’âge, qui ramènent les adultes vers les décennies moyennes de la vie.

Trois ans plus tard, Sharon DeWitte et James Wood retournent le problème. Ils mesurent la fragilité préexistante, repérée sur cinq marqueurs osseux et dentaires, hyperostose poreuse, cribra orbitalia, hypoplasies linéaires de l’émail, lésions périostées du tibia, longueur du fémur. Ils comparent 490 squelettes d’East Smithfield à 291 squelettes danois antérieurs à la peste, exhumés des paroisses urbaines de St Albani à Odense et de St Mikkel à Viborg. Chaque marqueur s’accompagne, dans les deux séries, d’un risque de mort accru, toujours moins accru à Londres qu’au Danemark. Pour les lésions du tibia, le surrisque atteint environ 50 % à East Smithfield quand il dépasse cinq fois au Danemark. La peste a donc trié ses victimes, moins durement que ne le fait la mort ordinaire. DeWitte a prolongé en 2010 en montrant que le risque augmentait avec l’âge adulte, puis en 2012 que la petite taille l’augmentait aussi.

Le point faible de cette démonstration est connu de ses auteurs, qui le disent eux-mêmes. Le témoin est danois, faute de cimetière de la Cité antérieur à 1348 qui soit fouillé, daté et publié dans les mêmes conditions, et une comparaison entre deux populations séparées par la mer du Nord ne mesure pas seulement l’effet de la peste. Les auteurs de 2008 restent d’ailleurs les plus convaincants des trois équipes sur un point mineur, celui de la statistique, puisqu’ils refusent de publier des seuils de signification que les erreurs d’estimation de l’âge rendent trompeurs.

Sous les bureaux, le quart fouillé

Ce qui manque ici manque pour des raisons précises. Dans le secteur est, les squelettes ont été gravement contaminés par les produits chimiques du Royal Mint, qui a occupé le terrain de 1806 à 1967, et les analyses chimiques comme une part des observations pathologiques sont perdues, définitivement. Une partie du cimetière n’a jamais été ouverte et dort sous les fondations. En janvier 2026, le gouvernement britannique a accordé le permis de construire d’une ambassade sur le site, assorti d’un centre d’interprétation patrimoniale consacré aux vestiges de l’abbaye ; un recours des riverains a été rejeté en première instance et un appel a été annoncé.

Un squelette de pestiféré ne porte aucune marque de peste. L’infection tue trop vite pour laisser une trace osseuse, et l’attribution du cimetière a longtemps reposé sur les seuls documents, sur la céramique et sur les monnaies trouvées dans les tombes. Les noms viennent uniquement des testaments. Nous connaissons Johanna de Colcestre, nous ignorons quel squelette elle est.

Sur l’identité des inhumés, une étude de 2019 a appliqué à 41 adultes d’East Smithfield une estimation d’ascendance fondée sur la morphologie cranio-faciale. Près d’un tiers d’entre eux présentaient une ascendance africaine ou mixte, et aucun n’avait reçu un traitement funéraire différent des autres. Quarante et un individus sur plusieurs centaines, c’est un sondage, et les auteurs le présentent comme tel.

Un génome tiré de quatre dents

En 2004, une équipe conduite par Thomas Gilbert cherche l’ADN de Yersinia pestis dans 108 dents appartenant à 61 individus, prélevés sur cinq sites européens de présumés pestiférés, East Smithfield compris. Elle ne trouve rien. Le résultat négatif est solide, parce que les auteurs mettent au point une technique d’inclusion qui limite la contamination et montrent que les méthodes antérieures laissaient entrer massivement de l’ADN bactérien environnemental. Pendant quelques années, ce travail a servi d’appui à ceux qui attribuaient la peste noire à un autre agent, charbon ou fièvre hémorragique.

L’argument a cédé en 2011.

Verena Schuenemann et ses coauteurs criblent 46 dents et 53 os de la collection d’East Smithfield, puis récupèrent par capture ciblée le plasmide pPCP1, propre à Y. pestis. Kirsten Bos et ses coauteurs publient dans la foulée un génome à trente fois de couverture moyenne, reconstruit à partir de quatre individus numérotés 8291, 8124, 11972 et 6330. Le génome ancien ne porte aucune position dérivée unique, et rien dans sa séquence n’explique la virulence du XIVᵉ siècle. L’individu 6330 en portait trois de plus que les autres, ce qui signale soit plusieurs souches en circulation à Londres, soit une évolution de la bactérie pendant l’épidémie elle-même.

Une autre question a suivi. La peste a-t-elle sélectionné des gènes chez les survivants ? En 2022, une équipe internationale publie dans Nature une analyse de variants immunitaires sur des échantillons londoniens et danois antérieurs, contemporains et postérieurs à 1348, les contemporains venant des tranchées d’East Smithfield. Elle identifie quatre variants sous sélection, dont un lié au gène ERAP2, avec un coefficient de 0,39, et montre expérimentalement que ce variant modifie la réponse des macrophages à la bactérie. Les mêmes allèles sont aujourd’hui associés à la maladie de Crohn et à la polyarthrite rhumatoïde.

La critique est arrivée en février 2025, dans la même revue. Alison Barton, Cindy Santander, Pontus Skoglund, Ida Moltke, David Reich et Iain Mathieson soutiennent que l’enrichissement en variations de fréquence disparaît dès qu’on applique un test de randomisation approprié, la valeur p gagnant dix ordres de grandeur ; qu’une erreur technique dans l’estimation des fréquences alléliques fait que pas un des quatre loci ne franchit les seuils annoncés ; que ces seuils ne corrigent pas les tests multiples ; et que les couvertures de séquençage, de 6,8 fois avant la peste à 7,5 pendant et 6,0 après, suffisent à fabriquer des écarts apparents.

Barton et ses coauteurs écrivent qu’il demeure plausible que des gènes immunitaires aient subi une sélection, mais que son ampleur et les gènes concernés échappent encore. Tauras Vilgalys et Jennifer Klunk répondent, quelques pages plus loin, que leurs données cellulaires sur la réponse à Y. pestis sont rarissimes en ADN ancien et qu’elles tiennent toujours. Les deux textes occupent le même numéro de la même revue, aux pages E19 et E23.

Pour aller plus loin

Ce sujet croise la chronologie de la peste noire en Occident, de son entrée par les ports méditerranéens à l’automne 1347 jusqu’aux vagues de 1361 et 1369, et les réactions collectives qu’elle a déclenchées, flagellants et pogroms de 1348-1349 en Rhénanie. Il rejoint aussi l’abbaye de St Mary Graces, fouillée entre 1983 et 1988 sur le même terrain, et l’archéologie urbaine de Londres, où les chantiers de réaménagement ont livré depuis quarante ans l’essentiel de la documentation disponible.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Cartulaire du prieuré de Holy Trinity Aldgate, compilé entre 1425 et 1427 par Thomas d’Axbridge, environ 205 feuillets, plus de mille actes transcrits Université de Glasgow, bibliothèque, Sp Coll MS Hunter 215 (U.2,6)
  2. Cartulaire de Holy Trinity Aldgate, notices 951 et 952, f. 166 : liste de loyers mentionnant John Cory en la 23ᵉ année d’Édouard III, « l’année où la peste a commencé », et consécration du toft en cimetière de la Trinité éd. G. A. J. Hodgett, Londres, 1971
  3. Cartulaire de Holy Trinity Aldgate, notice 958, ff. 169-170 : composition du 20 mars 1364 entre Holy Trinity et St Mary Graces, avec les dimensions du toft en aunes et la mention de la consécration d’un cimetière neuf près de la Tour
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Sources primaires (suite)

  1. Cartulaire de Holy Trinity Aldgate, notice 959, ff. 170v-171 : charte d’Édouard III du 1er décembre 1356 accordant cent shillings par an au prieuré sur la ferme de Londres et du Middlesex
  2. Testament de Johanna, veuve de John de Colcestre, poissonnier, daté du 22 avril 1349, demandant la sépulture dans le nouveau cimetière de la Trinité près de la Tour, enrôlé en 1351 Court of Husting, Londres, rouleau 79 (35)
  3. Testament d’Andrew Cros, poissonnier, demandant la sépulture au cimetière de la Trinité près de la Tour, enrôlé en la 28ᵉ année d’Édouard III (1354-1355) Court of Husting, Londres
  4. Robert d’Avesbury, *De gestis mirabilibus regis Edwardi tertii*, récit de l’arrivée de la peste à Londres et des inhumations quotidiennes dans le cimetière neuf « près de Smithfield », de la Chandeleur à Pâques 1349 éd. Edward Maunde Thompson, Londres, 1889, avec la chronique d’Adam Murimuth
  5. Cimetière de peste d’East Smithfield, Londres, code de site MIN86, fouille de 1986-1988 : trois tranchées de sépultures multiples et rangées de tombes individuelles sur environ deux hectares archives de fouille du Museum of London
  6. Dents et ossements des individus 8291, 8124, 11972 et 6330, cimetière d’East Smithfield, échantillonnés pour la reconstruction du génome de *Yersinia pestis* collection ostéologique du Museum of London

Bibliographie

  1. Ian Grainger, Duncan Hawkins, Lynne Cowal et Richard Mikulski, *The Black Death Cemetery, East Smithfield, London*, MoLAS Monograph 43, Londres, 2008, xi + 63 p., ISBN 978-1-901992-82-3 Museum of London Archaeology Service et English Heritage
  2. Ian Grainger et Christopher Phillpotts, *The Cistercian Abbey of St Mary Graces, East Smithfield, London*, MOLA Monograph 44, Londres, 2011 Museum of London Archaeology
  3. Duncan Hawkins, « The Black Death and the New London Cemeteries of 1348 », *Antiquity* 64, 1990, p. 637-642 Antiquity Publications
  4. Ian Grainger et Duncan Hawkins, « Excavations at the Royal Mint site 1986-1988 », *The London Archaeologist* 5, 1988, p. 429-436 London Archaeologist Association
  5. G. A. J. Hodgett (éd.), *The Cartulary of Holy Trinity, Aldgate*, London Record Society 7, Londres, 1971 London Record Society
  6. Reginald R. Sharpe (éd.), *Calendar of Wills Proved and Enrolled in the Court of Husting, London, Part 1, 1258-1358*, Londres, 1889 Her Majesty’s Stationery Office
  7. Sacha Kacki et Dominique Castex, « Réflexions sur la variété des modalités funéraires en temps d’épidémie. L’exemple de la Peste noire en contextes urbain et rural », *Archéologie médiévale* 42, 2012, p. 1-21 CNRS Éditions
  8. Dominique Castex et Sacha Kacki, « Funérailles en temps d’épidémie », *Les Nouvelles de l’archéologie* 132, 2013, p. 23-29, DOI 10,4000/nda.2069 Éditions de la Maison des sciences de l’hommehttps://doi.org/10.4000/nda.2069
  9. H. A. Waldron, « Are plague pits of particular use to palaeoepidemiologists ? », *International Journal of Epidemiology* 30 (1), 2001, p. 104-108, DOI 10,1093/ije/30,1.104 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/ije/30.1.104
  10. Beverley J. Margerison et Christopher J. Knüsel, « Paleodemographic comparison of a catastrophic and an attritional death assemblage », *American Journal of Physical Anthropology* 119 (2), 2002, p. 134-143, DOI 10,1002/ajpa.10082 Wileyhttps://doi.org/10.1002/ajpa.10082
  11. Rebecca L. Gowland et Andrew T. Chamberlain, « Detecting plague : palaeodemographic characterisation of a catastrophic death assemblage », *Antiquity* 79 (303), 2005, p. 146-157 Antiquity Publications
  12. Sharon N. DeWitte et James W. Wood, « Selectivity of Black Death mortality with respect to preexisting health », *Proceedings of the National Academy of Sciences* 105 (5), 2008, p. 1436-1441, DOI 10,1073/pnas.0705460105 PNAShttps://doi.org/10.1073/pnas.0705460105
  13. Sharon N. DeWitte, « Age patterns of mortality during the Black Death in London, A.D. 1349-1350 », *Journal of Archaeological Science* 37 (12), 2010, p. 3394-3400, DOI 10,1016/j.jas.2010,08 006 Elsevierhttps://doi.org/10.1016/j.jas.2010.08
  14. Sharon N. DeWitte et Gail Hughes-Morey, « Stature and frailty during the Black Death : the effect of stature on risks of epidemic mortality in London, A.D. 1348-1350 », *Journal of Archaeological Science* 39 (5), 2012, p. 1412-1419 Elsevier
  15. M. Thomas P. Gilbert, Jon Cuccui, William White, Niels Lynnerup, Richard W. Titball, Alan Cooper et Michael B. Prentice, « Absence of *Yersinia pestis*-specific DNA in human teeth from five European excavations of putative plague victims », *Microbiology* 150 (2), 2004, p. 341-354 Society for General Microbiology
  16. Verena J. Schuenemann et alii, « Targeted enrichment of ancient pathogens yielding the pPCP1 plasmid of *Yersinia pestis* from victims of the Black Death », *Proceedings of the National Academy of Sciences* 108 (38), 2011, p. E746-E752, DOI 10,1073/pnas.1105107108 PNAShttps://doi.org/10.1073/pnas.1105107108
  17. Kirsten I. Bos et alii, « A draft genome of *Yersinia pestis* from victims of the Black Death », *Nature* 478 (7370), 2011, p. 506-510, DOI 10,1038/nature10549 Springer Naturehttps://doi.org/10.1038/nature10549
  18. Ewen Callaway, « The Black Death decoded », *Nature* 478, 2011, p. 444-446 Springer Nature
  19. Jennifer Klunk, Tauras P. Vilgalys et alii, « Evolution of immune genes is associated with the Black Death », *Nature* 611 (7935), 2022, DOI 10,1038/s41586-022-05349-x Springer Naturehttps://doi.org/10.1038/s41586-022-05349-x
  20. Alison R. Barton, Cindy G. Santander, Pontus Skoglund, Ida Moltke, David Reich et Iain Mathieson, « Insufficient evidence for natural selection associated with the Black Death », *Nature* 638 (8051), 2025, p. E19-E22, DOI 10,1038/s41586-024-08496-5 Springer Naturehttps://doi.org/10.1038/s41586-024-08496-5
  21. Tauras P. Vilgalys, Jennifer Klunk et alii, « Reply to : Insufficient evidence for natural selection associated with the Black Death », *Nature* 638 (8051), 2025, p. E23-E29, DOI 10,1038/s41586-024-08497-4 Springer Naturehttps://doi.org/10.1038/s41586-024-08497-4
  22. Rebecca Redfern et Joseph T. Hefner, « “Officially absent but actually present” : Bioarchaeological evidence for population diversity in London during the Black Death, AD 1348-50 », dans *Bioarchaeology of Marginalized People*, 2019 Academic Press

Sources en ligne

  1. « Parishes : St Botolph Aldgate » dans *The Cartulary of Holy Trinity, Aldgate* British History Online, Institute of Historical Researchhttps://www.british-history.ac.uk/london-record-soc/vol7/pp167-192
  2. « Wills : 25 Edward III (1351-2) » dans *Calendar of Wills Proved and Enrolled in the Court of Husting, London : Part 1, 1258-1358* British History Online, Institute of Historical Researchhttps://www.british-history.ac.uk/court-husting-wills/vol1/pp645-656
  3. « Aldgate Cartulary. Sp Coll MS Hunter 215 (U.2,6) » University of Glasgow, Special Collections, Book of the Monthhttps://www.gla.ac.uk/myglasgow/library/files/special/exhibns/month/aug2002.html
  4. « The Black Death cemetery, East Smithfield, London » MOLA, dépôt institutionnel de la British Libraryhttps://mola.iro.bl.uk/work/3523ab58-1feb-4a4f-a893-8634fca8b32e
  5. « Detecting plague : palaeodemographic characterisation of a catastrophic death assemblage » Durham Research Online, université de Durhamhttps://durham-repository.worktribe.com/OutputFile/1553435
  6. « Selectivity of Black Death mortality with respect to preexisting health » PubMed Central, National Library of Medicinehttps://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2234162
  7. « Age Patterns of Mortality During the Black Death in London, A.D. 1349-1350 » PubMed Central, National Library of Medicinehttps://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3094018
  8. « A draft genome of Yersinia pestis from victims of the Black Death » PubMed Central, National Library of Medicinehttps://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3690193
  9. « Absence of Yersinia pestis-specific DNA in human teeth from five European excavations of putative plague victims » LSHTM Research Online, London School of Hygiene and Tropical Medicinehttps://researchonline.lshtm.ac.uk/id/eprint/9134
  10. « Insufficient evidence for natural selection associated with the Black Death » Naturehttps://www.nature.com/articles/s41586-024-08496-5
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