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Le ren, cœur du confucianisme : une seule question, six réponses

anonymous / Wikimedia Commons
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« Le Maître parlait rarement du profit, du destin et du ren. » Huit caractères, au seuil du neuvième livre des Entretiens, dans un recueil qui emploie ce mot plus de cent fois. Le chinois ancien ne ponctue pas, et la phrase a reçu au moins trois découpages. Xing Bing, lettré mort en 1010, glose la particule par « atteindre » et comprend que ces trois choses sont rarement à la portée du commun. Deux siècles après lui, Wang Ruoxu puis Shi Shengzu coupent après « profit » et lisent ensuite un verbe d’approbation. Les frères Cheng, que Zhu Xi recopie dans son commentaire, gardent « rarement » et invoquent le poids d’une matière trop lourde pour la conversation ordinaire.

Six disciples posent la même question

Yan Yuan demande ce qu’est le ren et s’entend répondre qu’il faut se contraindre soi-même et revenir aux rites, avec quatre consignes portant sur le regard, l’ouïe, la parole et le geste. Au paragraphe suivant, Zhonggong pose la même question et reçoit autre chose, sortir de chez soi comme si l’on recevait un hôte de marque, employer le peuple comme si l’on célébrait un grand sacrifice, ne pas imposer à autrui ce qu’on ne veut pas pour soi. Sima Niu apprend que l’homme de ren est lent à parler, et quand il s’étonne qu’une chose si grande tienne dans si peu, le Maître lui fait observer qu’une chose difficile à faire est difficile à dire légèrement. Fan Chi obtient trois réponses en trois occasions, dont la plus brève du livre, deux caractères qui se traduisent par « aimer les hommes ». Zizhang s’entend énumérer cinq pratiques, la déférence, la largeur, la parole tenue, la diligence et la générosité. Zigong reçoit une méthode dont il sera question plus bas. Le recueil rapporte des conversations, où l’on parle toujours à quelqu’un, et l’entrée « Chinese Ethics » de la Stanford Encyclopedia of Philosophy retient cette hypothèse parmi les issues possibles, chaque réponse étant réglée sur ce que l’élève a besoin d’entendre plutôt que sur la chose en général. Six interlocuteurs, six réponses taillées à la mesure de chacun.

Le paradoxe s’aggrave quand on regarde à qui la qualité est accordée. Interrogé sur trois de ses disciples, Confucius détaille leurs compétences administratives et conclut chaque fois qu’il ignore ce qu’il en est de leur ren. De Yan Hui, son élève préféré, il dit seulement que son cœur s’y maintient trois mois durant, les autres y atteignant un jour ou un mois.

Il affirme pourtant que le ren se tient à portée, et que si on le veut, il est là. Une qualité exigée de tous, presque jamais certifiée, et disponible à l’instant où on la veut : le texte donne les trois énoncés sur le même plan.

Le caractère promet deux hommes, le bambou dit autre chose

Le caractère 仁 se décompose en « homme » et « deux », d’où l’idée courante qu’il désigne la façon dont deux personnes doivent se traiter. Peter Boodberg en a tiré en 1953 le néologisme anglais co-humanity, qui a fait carrière, et l’Internet Encyclopedia of Philosophy juge encore les deux éléments graphiques instructifs, tout en prévenant que ce genre d’étymologie est plus divertissant que sûr.

Les manuscrits contredisent la lecture. Exhumées en 1993 à Guodian, près de Jingmen dans le Hubei, dans une tombe scellée vers 300 avant notre ère, des lattes de bambou écrivent le mot autrement, le signe du corps au-dessus de celui du cœur, ou celui de mille au-dessus du même cœur. Selon Paul Goldin, qui suit l’état des lieux dressé par Wolfgang Behr en 2015, ces graphies valaient pour leur commodité phonétique, et le mot n’a probablement rien à voir avec le corps, avec mille ou avec la co-humanité. Tu Weiming préfère malgré tout la graphie de Guodian, dont il tire l’inséparabilité du corps et du cœur, et dit laisser la philologie à d’autres.

Wing-tsit Chan avait recensé les rendus anglais du mot, et la liste donne la mesure du problème, bienveillance, amour, altruisme, bonté, charité, compassion, magnanimité, vertu parfaite, humanité.

Aucun n’est faux, aucun ne tient seul.

Les rendus français proposés ici suivent le chinois au plus près et n’engagent pas les traducteurs publiés, dont les choix divergent précisément sur ce mot. On gardera la forme chinoise dans tout l’article, parce qu’un mot français fixe d’avance ce que le texte laisse ouvert.

Le recueil lui-même vient de plusieurs mains. Fixé au IIᵉ siècle avant notre ère, il a vu son statut de strate la plus ancienne contesté par Zhu Weizheng en 1986, et la version exhumée en 1973 à Dingzhou, dans une tombe de 55 avant notre ère, a depuis été rejointe par celle du marquis de Haihun, dont deux chapitres inconnus attendent encore leur édition.

Le jour où l’écurie a brûlé

L’écurie brûle. Le Maître rentre de la cour, demande si quelqu’un est blessé, et ne demande pas les chevaux.

Au dixième livre, l’anecdote voisine avec un manuel de maintien où l’on apprend comment se tenir à la cour, quelles couleurs éviter pour une doublure, et ce qu’il faut refuser de manger.

Elle y détonne.

La tradition philologique chinoise lui connaît au moins trois découpages, et la question de savoir si Confucius méprisait les bêtes se posait déjà sous les Han, dans les Discours sur le sel et le fer ; l’un d’eux fait porter la négation sur la réponse d’un tiers et laisse le Maître s’enquérir des chevaux.

Deux caractères, donc, pour la réponse faite à Fan Chi, aimer les hommes. La formule est trompeuse de simplicité, puisque le même livre affirme ailleurs que seul celui qui possède le ren est capable d’aimer les hommes et de les détester, ce qui loge le discernement à l’intérieur de l’affection. Le disciple Zai Wo propose de ramener à un an le deuil de trois ans ; le Maître lui demande s’il s’y sentirait à l’aise, l’autre répond que oui, et une fois seul, Confucius déclare que Zai Wo manque de ren, avant d’en donner la raison, qui relève du constat ordinaire, un enfant demeure trois ans dans les bras de ses parents.

Se servir de soi comme d’un point de comparaison

Zigong pose la question autrement. Que dire de quelqu’un qui répandrait ses bienfaits sur tout le peuple, serait-ce du ren ? La réponse écarte l’hypothèse par le haut, ce serait de la sainteté, et les souverains Yao et Shun eux-mêmes en auraient éprouvé la difficulté. La formule qui suit est la plus opératoire du recueil. Celui qui a le ren, voulant lui-même tenir debout, fait tenir debout autrui ; voulant lui-même parvenir, fait parvenir autrui ; savoir prendre tout près de soi ce qui sert de comparaison, voilà la méthode du ren.

La version négative circule davantage. Zigong demande un mot unique dont on puisse faire sa règle toute la vie, et reçoit celui de réciprocité, glosé aussitôt par une consigne, ne pas imposer à autrui ce qu’on ne veut pas pour soi. L’argument se reformule en trois phrases. On n’a aucun accès direct à ce que veut autrui ; on a un accès immédiat à ce qu’on veut et refuse pour soi ; on s’en sert comme d’un instrument de mesure, et on obtient une règle d’action utilisable sans théorie préalable de la nature humaine. Quand le Maître déclare que sa voie est traversée par un seul fil, c’est Zengzi qui, une fois le Maître sorti, explique aux autres que ce fil est la loyauté et la réciprocité. La glose la plus célèbre du confucianisme est donc d’un élève, et Bruce Brooks tient les passages voisins de la règle d’or pour des interpolations.

La tradition a produit elle-même de quoi éprouver le dispositif, au deuxième livre du Mencius. Un homme aperçoit soudain un enfant sur le point de tomber dans un puits. Il éprouve alarme et commisération, et Mencius énumère ce que ce mouvement ne vise pas, ni se concilier les parents, ni gagner une réputation dans le voisinage, ni éviter d’entendre crier. Ce cœur qui ne supporte pas la souffrance d’autrui devient chez lui le germe du ren, fondé en nature humaine, ce que Confucius s’était gardé de faire. L’expérience vaut à la condition que la réaction précède le calcul, et le lecteur peut le vérifier sur lui-même.

Pourquoi le moïsme juge cet amour trop étroit

Mozi et ses disciples professent l’amour inclusif, couplé au bénéfice réciproque, s’aimer inclusivement et se profiter mutuellement. Les grands maux du monde, guerres entre États et pillages entre familles, viennent de ce que chacun réserve sa sollicitude aux siens, et si la partialité est la cause, l’inclusion est le remède.

Les confucéens ont un flanc découvert.

Devant Confucius, le duc de She se vante d’un homme si droit qu’il a témoigné contre son père voleur de mouton, et la réponse tient en une phrase, chez nous le père couvre le fils et le fils couvre le père, la droiture est là-dedans.

Un moïste nommé Yi Zhi obtient une entrevue avec Mencius et résume sa position, l’amour est sans degrés, mais son exercice commence par les proches. Mencius réplique que le Ciel donne aux êtres une seule racine et que Yi Zhi leur en donne deux ; ailleurs il durcit, l’amour inclusif revient à n’avoir pas de père, la doctrine de Yang Zhu à n’avoir pas de prince. Kwong-loi Shun a consacré une analyse à ce passage en 1991, et Wai Wai Chiu fait valoir que le terme moïste signifie « inclusif » plutôt qu'« impartial », auquel cas l’opposition scolaire entre amour universel et amour gradué demande à être révisée.

Un cas du recueil montre que la mesure est publique. Zilu et Zigong reprochent tous deux à Guan Zhong de n’être pas mort avec le prince qu’il servait et d’avoir ensuite servi son vainqueur. Le Maître ne discute pas les faits. Il rappelle que le duc Huan a réuni neuf fois les seigneurs sans recourir aux chars de guerre, que ce fut l’œuvre de Guan Zhong, et lâche la formule, tel fut son ren ; sans cet homme, ajoute-t-il, nous porterions les cheveux défaits et croiserions nos robes à gauche. À cette réussite il oppose la fidélité étroite d’un quidam qui va se pendre dans un fossé.

Sous les Song, le mot devient un principe

Zhu Xi commente le deuxième paragraphe du premier livre et écrit que le ren est le principe de l’amour et la vertu du cœur.

Une qualité qui se manifestait dans des gestes situés devient un principe logé dans le cœur, articulé à la cosmologie du principe céleste et du désir humain, et passé dans les Quatre Livres, donc dans le programme des examens impériaux, en Chine comme en Corée et au Japon.

Elle date du XIIᵉ siècle, et c’est elle que la plupart des lecteurs ont héritée.

En 1972, le livre d’Herbert Fingarette a rouvert le débat contemporain en lisant les Entretiens sans intériorité psychique, le rite étant le lieu même de l’humain plutôt que l’expression d’un état privé. Edward Slingerland et d’autres lui ont objecté les passages d’examen de soi, où le texte regarde bel et bien au-dedans.

Le point de friction porte sur la réponse faite à Yan Yuan. Selon la lecture instrumentale, les rites servent à cultiver ou à exprimer une qualité qui existe indépendamment d’eux. Kwong-loi Shun a opposé à cela en 1993 une lecture qu’il nomme définitionnelle, où les rites constituent le ren comme une cérémonie de mariage constitue le fait d’être marié. Chenyang Li a proposé en 2007 une troisième voie, les rites comme grammaire d’une culture et le ren comme maîtrise de cette culture. Le recueil fournit des armes aux deux camps, puisqu’il demande ailleurs ce qu’un homme dépourvu de ren peut bien faire des rites, et se moque de ceux qui réduisent le rite au jade et à la soie.

Le désaccord repose sur un verbe. La phrase faite à Yan Yuan s’articule sur un mot que les traducteurs rendent par « constitue », et Bryan Van Norden rappelle qu’il peut être une simple copule, mais aussi signifier « devenir », ce qui change entièrement le rapport entre les rites et la qualité qu’ils sont censés produire ; Chenyang Li en propose d’ailleurs un autre rendu. Tant que ce point de grammaire sera tranché sur la foi des thèses qu’il sert à départager, la lecture définitionnelle de Shun et la lecture instrumentale garderont l’une et l’autre leur texte.

Pour aller plus loin

Les rites, le li, occupent ici une place que leur seul statut suffit à changer, et la querelle sur la nature humaine qui opposera Mencius à Xunzi au siècle suivant en dépend. Le moïsme, longtemps le rival le plus sérieux du confucianisme, appartient aux cent écoles de la Chine ancienne. Le néoconfucianisme des Song, enfin, a transformé ce vocabulaire de conduite en métaphysique du principe.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Entretiens (*Lunyu* 論語), IX, 1 子罕言利,與命,與仁, phrase d’ouverture du neuvième livre
  2. Entretiens, XII, 1 (Yan Yuan, 克己復禮為仁 et les quatre consignes) ; XII, 2 (Zhonggong, 己所不欲,勿施於人) ; XII, 3 (Sima Niu, 仁者其言也訒)
  3. Entretiens, VI, 22 (先難而後獲) ; XII, 22 (樊遲問仁。子曰:愛人) ; XIII, 19 les trois questions de Fan Chi
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Sources primaires (suite)

  1. Entretiens, XVII, 6 (Zizhang, 恭、寬、信、敏、惠)
  2. Entretiens, VI, 30 (己欲立而立人,己欲達而達人。能近取譬,可謂仁之方也已)
  3. Entretiens, XV, 24 (其恕乎!己所不欲,勿施於人)
  4. Entretiens, IV, 15 (一以貫之, glose de Zengzi par 忠恕) et XV, 3 (même déclaration à Zigong, sans glose)
  5. Entretiens, V, 8 et V, 19 (不知其仁也 ; 未知,焉得仁) refus d’attribuer la qualité
  6. Entretiens, VI, 7 (Yan Hui, 三月不違仁) ; VII, 30 (我欲仁,斯仁至矣) ; IV, 3 (唯仁者能好人,能惡人)
  7. Entretiens, X, 17 (廄焚。子退朝,曰:傷人乎?不問馬) et X, 6 et X, 8 (vêtements et nourriture, livre du maintien)
  8. Entretiens, XVII, 21 (三年之喪 ; 予之不仁也 ; 子生三年,然後免於父母之懷)
  9. Entretiens, XIII, 18 (le duc de She et le mouton volé ; 父為子隱,子為父隱)
  10. Entretiens, XIV, 16 et XIV, 17 (Guan Zhong, 如其仁 ; 微管仲,吾其被髮左衽矣)
  11. Entretiens, III, 3 (人而不仁,如禮何) et XVII, 11 (禮云禮云,玉帛云乎哉)
  12. Mencius (*Mengzi* 孟子), II A, 6 l’enfant au bord du puits, 惻隱之心
  13. Mencius, III A, 5 (Yi Zhi, 愛無差等,施由親始 ; 天之生物也,使之一本,而夷子二本故也) et III B, 9 (無父無君)
  14. *Mozi* 墨子, chapitre « Jian ai » 兼愛 兼相愛,交相利
  15. Zhu Xi, *Lunyu jizhu* 論語集注, commentaire de I, 2 仁者,愛之理,心之德, dans *Sishu zhangju jizhu*, Zhonghua shuju, 1983, vol. 1, p. 48
  16. Zhu Xi, *Lunyu jizhu*, commentaire de IX, 1, citant les frères Cheng (罕,少也) même édition, p. 109
  17. He Yan (annot.) et Xing Bing (comm.), *Lunyu zhushu* 論語注疏, ad IX, 1, dans *Shisan jing zhushu*, éd. Ruan Yuan, Shanghai guji chubanshe, 1997, p. 2489
  18. Wang Ruoxu, *Wumiu zabian* 誤謬雜辨, et Shi Shengzu, *Xuezhai zhanbi* 學齋占畢 reponctuation 子罕言利,與命,與仁, cités par Yang Bojun, *Lunyu yizhu*, p. 99
  19. Lattes de bambou de Guodian (Jingmen, Hubei), fouille d’octobre 1993, tombe scellée vers 300 av. notre ère graphies du mot *ren* par 身 sur 心 et par 千 sur 心
  20. Entretiens de Dingzhou (fouille de 1973, tombe de 55 av. notre ère), version partielle de Pyongyang (entre 62 et 45 av. notre ère), manuscrits de la tombe du marquis de Haihun (59 av. notre ère, non publiés)
  21. *Yantie lun* 鹽鐵論 (Discours sur le sel et le fer), Iᵉʳ siècle av. notre ère première discussion connue du passage de l’écurie, sur le point de savoir si le Maître « méprisait les bêtes et faisait grand cas des hommes »

Bibliographie

  1. Anne Cheng, *Histoire de la pensée chinoise*, Paris, 1997, 650 p. Seuil
  2. Anne Cheng (trad.), *Entretiens de Confucius*, traduction intégrale avec introduction, notes, cartes et chronologie, Paris, 1981, 180 p., « Points Sagesses » Seuil
  3. Pierre Ryckmans (trad.), *Les Entretiens de Confucius*, Paris, 1987, « Connaissance de l’Orient » Gallimard
  4. Herbert Fingarette, *Confucius : The Secular as Sacred*, New York, 1972 Harper & Row
  5. Kwong-loi Shun, « Jen and Li in the Analects », *Philosophy East and West* 43 (3), 1993, p. 457-479 University of Hawai’i Press
  6. Kwong-loi Shun, « Mencius’s Criticism of Mohism : An Analysis of Meng Tzu 3A:5 », *Philosophy East and West* 41 (2), 1991, p. 203-214 University of Hawai’i Press
  7. Chenyang Li, « Li as Cultural Grammar : On the Relation between Li and Ren in Confucius' Analects », *Philosophy East and West* 57 (3), 2007, p. 311-329, DOI 10,1353/pew.2007,0033 University of Hawai’i Presshttps://doi.org/10.1353/pew.2007.0033
  8. Peter A. Boodberg, « The Semasiology of Some Primary Confucian Concepts », *Philosophy East and West* 2 (4), 1953, p. 317-332 University of Hawai’i Press
  9. Wing-tsit Chan, « The Evolution of the Confucian Concept Jen », *Philosophy East and West* 4, 1955, p. 295-319 University of Hawai’i Press
  10. Wolfgang Behr, « Der gegenwärtige Forschungsstand zur Etymologie von rén 仁 im Überblick », *Bochumer Jahrbuch zur Ostasienforschung* 38, 2015, p. 199-224
  11. Bryan W. Van Norden, *Virtue Ethics and Consequentialism in Early Chinese Philosophy*, Cambridge, 2007, DOI 10,1017/CBO9780511497995 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/CBO9780511497995
  12. E. Bruce Brooks et A. Taeko Brooks, *The Original Analects : Sayings of Confucius and his Successors*, New York, 1998 Columbia University Press
  13. Fang Xudong, « Consequentialism and the Possibility of a Confucian-Mohist Encounter », *Journal of Chinese Humanities* 7 (1-2), 2021, p. 4-22, DOI 10,1163/23521341-12340111 Brillhttps://doi.org/10.1163/23521341-12340111
  14. Xiaodong Xie, « One or Two Roots ? Yi Zhi and the Dilemma of Practical Reason », *Religions* 13 (10), 2022, article 885, DOI 10,3390/rel13100885 MDPIhttps://doi.org/10.3390/rel13100885
  15. Wai Wai Chiu, « Jian ai and the Mohist attack of Early Confucianism », *Philosophy Compass*, 2013, DOI 10,1111/phc3,12031 Wileyhttps://doi.org/10.1111/phc3.12031
  16. Huang Chun-chieh, « Discourse on « Humanity » in East Asian Confucianisms : Zhu Xi’s « Treatise on Humanity » and its Reverberations in Tokugawa Japan », *Journal of Cultural Interaction in East Asia* 10, 2019
  17. Tu Weiming, « Spiritual Humanism : Self, Community, Earth, and Heaven », *Diogenes* Cambridge University Press
  18. Zhu Weizheng, « Lunyu jieji cuoshuo » 論語結集脞說, *Kongzi yanjiu*, 1986 (1), p. 40-52
  19. Michael J. Hunter, *Confucius beyond the Analects*, Leyde, 2017, « Studies in the History of Chinese Texts » 7 Brill
  20. Edward Slingerland (trad. et comm.), *Confucius : Analects, with Selections from Traditional Commentaries*, Indianapolis, 2003 Hackett

Sources en ligne

  1. « Confucius » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/confucius/
  2. « Chinese Ethics » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/archives/fall2024/entries/ethics-chinese/
  3. « Confucius » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/confucius/
  4. « Mozi (Mo-tzu) » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/mozi/
  5. « Full Text | The Analects of Confucius » analects.net, texte chinois intégral des vingt livreshttps://www.analects.net/analects/
  6. « 5 THE LINGUISTICS OF CHINESE PHILOSOPHICAL KEYWORDS », Paul R. Goldin Department of East Asian Languages and Civilizations, University of Pennsylvaniahttps://ealc.sas.upenn.edu/sites/default/files/prg@upenn.edu/The%20Linguistics%20of%20Chinese%20Philosophical%20Keywords.pdf
  7. « Consequentialism and the Possibility of a Confucian-Mohist Encounter » Journal of Chinese Humanities, ScienceDirecthttps://www.sciencedirect.com/org/science/article/pii/S2352133323000468
  8. « One or Two Roots ? Yi Zhi and the Dilemma of Practical Reason » Religions, MDPIhttps://www.mdpi.com/2077-1444/13/10/885
  9. « Discourse on « Humanity » in East Asian Confucianisms : Zhu Xi’s « Treatise on Humanity » and its Reverberations in Tokugawa Japan » Society for Cultural Interaction in East Asiahttps://www.sciea.org/wp-content/uploads/2019/05/03_Articles2_HUANG-Chun-chieh.pdf
  10. « A Root Split in Two : Mengzi 3a5 Reconsidered » Institute of History and Philology, Academia Sinicahttps://www11.ihp.sinica.edu.tw/storage/w2_file/2251xTCmKLS.pdf
  11. « 失火的馬廄-《論語》「廄焚子退朝曰傷人乎不問馬」再探 » Airiti Libraryhttps://www.airitilibrary.com/Article/Detail/18194427-201906-201909190009-201909190009-41-43+45-61
  12. « Li as Cultural Grammar : On the Relation between Li and Ren in Confucius' Analects » Philosophy East and West, Project MUSEhttps://muse.jhu.edu/article/217395
  13. « Jian ai and the Mohist attack of Early Confucianism » Philosophy Compass, Wiley Online Libraryhttps://compass.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/phc3.12031
  14. « Spiritual Humanism : Self, Community, Earth, and Heaven » Diogenes, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/diogenes/article/spiritual-humanism-self-community-earth-and-heaven/4B7931227D474C0025FC5A7441AE2375
  15. « Translation of Ren and Li in Lunyu » International Journal of English Linguistics 6 (1), 2016, relevé de 109 occurrences du caractère 仁 dans le *Lunyu*https://ccsenet.org/journal/index.php/ijel/article/download/56989/30584
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