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La ceinture de chasteté, un objet de musée fabriqué au XIXᵉ siècle

Debunk25 septembre 2026◈ 32 sources vérifiées
Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons
9 min de lecture32 sources vérifiées
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Au British Museum, la pièce M.574 porte deux étiquettes d’objet. La première dit « ceinture de chasteté ». La seconde dit « faux ». Au registre figurent une longueur de vingt-trois pouces, une date de production « XVIIIᵉ-XIXᵉ siècle ( ?) » assortie de son point d’interrogation, et le nom du donateur, Sir Henry Ellis, bibliothécaire principal de l’établissement, qui l’a remise avant 1846 après l’avoir soumise au président de la Society of Antiquaries.

Une plaisanterie d’ingénieur glissée dans un traité de siège

Le seul dessin médiéval connu de l’objet se trouve dans un manuel militaire.

Konrad Kyeser, natif d’Eichstätt et médecin de formation, rédige le Bellifortis entre 1402 et 1405 pendant son exil de Prague. Le manuscrit de dédicace est à Göttingen, une copie d’environ 1430 est à Munich, et l’ensemble compte près de cent quatre-vingts images. On y trouve ce qu’on attend d’un tel ouvrage, trébuchets, béliers, ponts portatifs, canons, échelles d’assaut. On y trouve aussi un sauna, un matelas pneumatique, la première représentation médiévale connue de la vis d’Archimède, et des dispositifs censés rendre les gens invisibles. C’est dans ce voisinage qu’apparaît, en fin de volume, un vêtement de fer accompagné d’une ligne latine qui le dit fermé par devant et porté par les dames de Florence. Albrecht Classen, germaniste à l’université d’Arizona, y a consacré un livre entier paru chez Palgrave Macmillan en 2007, et sa conclusion sur ce point est nette. Le passage est une facétie.

Le reste de sa démonstration est négatif, et c’est ce qui lui donne sa force. Aucun auteur de sermons n’en parle. Les pénitentiels, ces manuels qui énumèrent par le menu les fautes sexuelles et leur tarif de pénitence, l’ignorent aussi, alors même qu’ils décrivent la vie conjugale avec une minutie parfois gênante et qu’un appareil de fer verrouillé sur le corps d’une épouse leur aurait posé des questions pratiques qu’aucun d’eux ne soulève. Les juristes n’en disent rien non plus. L’objet réapparaît au XVIᵉ siècle dans des gravures satiriques allemandes, dont le British Museum conserve deux exemplaires, et le ressort y est toujours identique, un mari qui s’en va, une femme ceinturée, et un amant qui tient déjà le double de la clef. Quant au récit qui circule aujourd’hui, celui du croisé qui boucle son épouse avant de partir pour la Terre sainte et emporte la clef, aucun texte médiéval ne le porte, il apparaît dans l’Europe du XIXᵉ siècle, et il relève du faux fabriqué au sens strict, c’est-à-dire d’objets produits pour être vendus comme anciens. Une seconde couche s’y ajoute, celle du vrai déformé, parce que des appareils de ce genre ont réellement existé, à d’autres dates et pour d’autres raisons.

À Nîmes en 1750, la demoiselle Lajon réclame la clef

Le document le plus solide de l’affaire est judiciaire, et il est français. Un mémoire imprimé à Montpellier chez Augustin-François Rochard porte le millésime 1750 et le titre de plaidoyer de maître Freydier, avocat à Nîmes, contre l’introduction des cadenats ou ceintures de chasteté.

Marie Lajon, de Toulouse, pas encore dix-huit ans, a suivi Pierre Berlhe, vingt-six ans, d’Avignon à Beaucaire puis à Nîmes, où elle a accouché d’une fille. La veille d’un voyage, il lui a fait porter l’appareil. Le mémoire le décrit en termes techniques, une espèce de caleçon bordé et maillé de plusieurs fils d’archal entrelacés, aboutissant par devant à un cadenas dont Berlhe garde la clef, avec des coutures cachetées de cire d’Espagne rouge à intervalles réguliers. Nous gardons ici le mot du texte, « cadenas », parce que c’est celui qu’emploient la plaignante, l’accusé et l’avocat. Ce que la pièce montre est précis et limité. En 1750, un particulier pouvait faire fabriquer un tel appareil, une cour pouvait en être saisie et un avocat pouvait plaider. Elle ne montre rien sur le Moyen Âge. Freydier traite d’ailleurs l’objet comme une nouveauté étrangère, des « précautions à l’italienne » qu’il s’agit d’empêcher de prendre pied en France, et il fait remonter l’invention à un seigneur de Padoue étranglé en 1405, sur la foi de voyageurs qui avaient vu des ferrements exposés au palais des Doges. Son autre précédent, le colporteur italien qui aurait vendu une douzaine de ces ceintures à la foire Saint-Germain sous Henri II, vient de Brantôme, c’est-à-dire d’un recueil d’anecdotes de cour. Un avocat plaidant contre une mode a intérêt à lui donner une généalogie ancienne et lointaine.

Le marché parisien du faux médiéval

En décembre 1832, Du Sommerard achète l’hôtel de Cluny et y installe sa collection. Il meurt dix ans plus tard, l’État rachète l’ensemble et le musée ouvre en 1843 sous la direction de son fils Edmond. Cette demande de collectionneurs a nourri une production de faux sans précédent, documentée par l’exposition « Le Moyen Âge du XIXᵉ siècle. Créations et faux dans les arts précieux », présentée à Cluny du 7 octobre 2025 au 11 janvier 2026 sous le commissariat de Christine Descatoire et Frédéric Tixier. Parmi les pièces retenues figurait la ceinture de chasteté à bec d’ivoire du musée, numéro d’inventaire Cl. 1377, velours, ivoire et acier, quatorze centimètres sur trente-neuf, datée de la première moitié du XIXᵉ siècle, avant 1842. La borne compte, car elle signifie que la pièce appartenait déjà à la collection Du Sommerard, donc qu’elle a été fabriquée et vendue comme ancienne dans les années mêmes où se constituait le premier grand musée français d’art médiéval. Plus incertaine, la seconde ceinture de Cluny, dite d’Adam et Ève, fer forgé et gravé avec des traces de réhauts d’or, porte une notice qui hésite encore entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle, tout en lui associant une lettre de Prosper Mérimée du 15 août 1862. Le musée Carnavalet conserve la suite de l’histoire sous le numéro CP1414, une carte postale phototypique des frères Neurdein dont la légende imprimée se lit d’un trait, « 278 MUSÉE DE CLUNY. Ceinture de Chasteté. Époque des Croisades. Métal ». Deux générations avaient suffi pour qu’une datation née dans un catalogue de collectionneur devienne un produit vendu en série aux visiteurs.

Cent vingt francs, armure et serrure simple

Le XIXᵉ siècle a fait davantage que dater ces objets de travers. Il en a fabriqué, et il les a vendus ouvertement. Une compilation parisienne publiée par la Bibliothèque des Curieux, en réimpression du mémoire de 1750, reproduit un prospectus commercial communiqué à un bandagiste de Reims et versé à une enquête lancée en 1879 par L’Intermédiaire des chercheurs et curieux. Le titre annonce « Plus de viols » et l’objet se nomme « appareil gardien de la fidélité des femmes ». Le tarif tient en trois lignes. Cent vingt francs avec armure et serrure simple. Cent quatre-vingts avec serrure soignée. Trois cent vingt en argent.

La branche médicale est mieux documentée encore, parce qu’elle passe par des brevets. Le brevet des États-Unis numéro 104 117, délivré le 11 juin 1870 à Daniel P. Cook, de Hartford dans le Connecticut, décrit une bande enserrant le corps au-dessus des hanches et fermée par un petit cadenas dont la clef reste entre les mains de la personne qui a la charge du sujet, et son texte invoque explicitement les prisons et les maisons de correction. Sous le titre de sexual armor, le brevet numéro 875 845, délivré le 7 janvier 1908 à Ellen E. Perkins, repose sur la même croyance médicale, celle qui attribuait à la masturbation la folie et la faiblesse d’esprit. Lesley Smith, conservatrice du château de Tutbury, a raconté en 2007 dans le Journal of Family Planning and Reproductive Health Care qu’elle avait acheté en 2004 une ceinture d’acier à pointes pour ses conférences, et que la pièce n’était pas antérieure à 1900.

Dingwall conclut à l’usage réel, le British Museum écrit « fake »

La correction ne s’est pas faite d’un coup, et le premier travail sérieux s’est trompé. Eric John Dingwall publie en 1931 chez George Routledge & Sons The Girdle of Chastity, une étude qu’il qualifie de médico-historique. Selon lui, l’objet a été inventé en Italie vers 1400 et y a connu un usage réel, occasionnel, jusqu’au siècle où il écrit. Il travaillait de bonne foi sur ce dont il disposait, essentiellement des anecdotes et de la fiction burlesque. Une erreur savante honnête reste une erreur savante, et celle-là a tenu soixante ans.

Le renversement est daté. En 1990, le British Museum organise l’exposition « Fake ? The Art of Deception » sous la direction de Mark Jones, et la notice 49, rédigée par Timothy Wilson, constate que les preuves d’usage à la Renaissance sont anecdotiques ou romanesques, puis énonce la formule qui fait encore référence. La grande majorité des exemplaires conservés a probablement été fabriquée aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, par curiosité graveleuse ou par plaisanterie de mauvais goût.

Les notices de musée ont suivi, inégalement. Sous le numéro A641274, le Science Museum de Londres conserve une ceinture de fer doublée de velours rouge, vingt-cinq centimètres trois sur quatorze une fois repliée, issue de la collection de Sir Henry Wellcome. Son titre de notice porte encore « Europe, 1501-1600 », tandis que le texte de la même notice indique que la documentation associée revendique le XVIᵉ siècle mais que l’objet a plus vraisemblablement été fabriqué dans les années 1800.

Une objection que la démonstration ne referme pas

La correction a ses critiques, et ils ne défendent pas le récit du XIXᵉ siècle. Dans le Medieval Feminist Forum de 2010, Mari Hughes-Edwards, de l’université d’Edge Hill, salue l’entreprise de Classen et lui adresse une objection de méthode qui n’a pas reçu de réponse. Le livre affirme d’un côté l’invraisemblance médicale de l’objet, de l’autre l’existence matérielle de pièces qui y ressemblent, et il ne résout pas la tension entre les deux.

C’est le point faible de l’ensemble, et il est technique. Aucun programme d’analyse métallurgique ou de datation archéométrique portant sur ces objets n’a été publié à ce jour. La redatation repose sur le style, la provenance, l’histoire des catalogues et le silence des sources médiévales, ce qui converge et suffit probablement, sans valoir pour autant test de laboratoire. La notice de Cluny sur la pièce dite d’Adam et Ève, qui hésite encore de deux siècles, mesure exactement ce qui manque à la démonstration.

Une dernière objection de Hughes-Edwards mérite d’être reprise telle quelle, parce qu’elle prévient un contre-mythe symétrique. Montrer que la ceinture n’a pas existé ne dit rien sur la condition des femmes au Moyen Âge, et n’autorise personne à conclure que cette société contrôlait moins leur sexualité. Elle la contrôlait, par le droit, par la confession, par la dot et par la clôture des maisons. Le fer n’y était pour rien, et c’est précisément pour cela que les pénitentiels sont muets sur le fer.

La seule femme dont on connaisse le nom dans toute cette histoire est Marie Lajon, dix-sept ans, qui demandait en 1750 à la cour de Nîmes qu’on lui remît la clef et le cachet. Sa requête figure en toutes lettres dans le mémoire imprimé à Montpellier, avec la mention des deux accoucheuses à nommer d’office pour procéder à l’ouverture, et le texte ne dit pas ce que la cour a décidé.

Pour aller plus loin

Le même mouvement a produit d’autres objets et d’autres récits, à commencer par la vierge de Nuremberg, ce sarcophage à pointes dont l’assemblage est lui aussi moderne. Classen traite dans le même livre le droit de cuissage, qui repose sur une chaîne de citations plutôt que sur des actes, et la croyance en une Terre plate médiévale, forgée par des polémistes du XIXᵉ siècle. Les trois affaires partagent une mécanique et une période.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Ceinture de chasteté en fer, classée sous les types d’objet « chastity-belt » et « forgery », date de production « 18thC-19thC ( ?) », longueur 23 pouces, poids 193 g, donnée avant 1846 par Sir Henry Ellis British Museum, Londres, numéro de registre M.574
  2. Ceinture de chasteté à bec d’ivoire, velours, ivoire et acier, 14 × 39 cm, première moitié du XIXᵉ siècle (avant 1842) musée de Cluny, musée national du Moyen Âge, Paris, Cl. 1377
  3. Ceinture de chasteté dite d’Adam et Ève, fer forgé et gravé avec traces de réhauts d’or, h. 39 cm, notice oscillant entre XVIIᵉ et XIXᵉ siècle, associée à une lettre de Prosper Mérimée du 15 août 1862 musée de Cluny, musée national du Moyen Âge, Paris
Voir les 29 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Ceinture de chasteté en fer doublée de velours rouge, 253 × 140 mm repliée, collection de Sir Henry Wellcome Science Museum Group, Londres, A641274
  2. Carte postale « 278 MUSÉE DE CLUNY. Ceinture de Chasteté. Époque des Croisades. Métal. », phototypie sur carton, 8,7 × 13,9 cm, frères Neurdein, marque « Lévy et Neurdein réunis, 44, rue Letellier, Paris » musée Carnavalet, Histoire de Paris, CP1414
  3. Konrad Kyeser, *Bellifortis*, manuscrit de dédicace daté de 1405 Niedersächsische Staats- und Universitätsbibliothek, Göttingen, Cod. Ms. philos. 63
  4. Konrad Kyeser, *Bellifortis*, copie d’environ 1430, 150 folios de papier, 30 × 22 cm Bayerische Staatsbibliothek, Munich, Clm 30150
  5. Freydier, *Plaidoyer de Monsieur Freydier, avocat à Nismes, contre l’introduction des cadenats ou ceintures de chasteté*, Montpellier, Augustin-François Rochard, 1750
  6. *Plaidoyer de M. Freydier contre l’introduction des cadenas et ceintures de chasteté, précédé d’une notice historique*, Paris, Bibliothèque des Curieux, « Le Coffret du bibliophile », édition réservée aux souscripteurs, réimpression du texte de 1750 accompagnée d’une notice et de documents du XIXᵉ siècle
  7. Alcide Bonneau, *Les Cadenas et ceintures de chasteté. Notice historique, suivie du plaidoyer de Freydier, avocat à Nîmes*, Paris, Isidore Liseux, 1883, XL-65 p.
  8. Prospectus commercial « Plus de viols. Appareil gardien de la fidélité des femmes », tarif à 120, 180 et 320 francs, imprimerie Walder, 44, rue Bonaparte, Paris, versé à l’enquête de 1879 de *L’Intermédiaire des chercheurs et curieux* et reproduit dans l’édition de la Bibliothèque des Curieux
  9. Brevet des États-Unis n° 104 117, délivré le 11 juin 1870 à Daniel P. Cook, Hartford (Connecticut)
  10. Brevet des États-Unis n° 875 845, *Sexual armor*, délivré le 7 janvier 1908 à Ellen E. Perkins, Beaver Bay (Minnesota)
  11. Gravures satiriques allemandes du XVIᵉ siècle figurant une femme ceinturée, un mari et un amant porteur de la clef British Museum, département des estampes et dessins, 1868-6-12-1556 et 1880-7-10-342

Bibliographie

  1. Albrecht Classen, *The Medieval Chastity Belt : A Myth-Making Process*, coll. « The New Middle Ages », New York, 2007, x-222 p. Palgrave Macmillan
  2. Eric John Dingwall, *The Girdle of Chastity : A Medico-Historical Study*, Londres, 1931, x-171 p. George Routledge & Sons
  3. Mark Jones (dir.), *Fake ? The Art of Deception*, Londres, 1990, notice 49 rédigée par Timothy Wilson British Museum Press
  4. Christine Descatoire et Frédéric Tixier (dir.), *Le Moyen Âge du XIXᵉ siècle. Créations et faux dans les arts précieux*, catalogue d’exposition, Paris, 2025, 320 p. Éditions GrandPalaisRmn
  5. Mari Hughes-Edwards, compte rendu d’Albrecht Classen, *The Medieval Chastity Belt*, *Medieval Feminist Forum* 46 (1), 2010, p. 132-134 Medieval Feminist Forum, Western Michigan University
  6. Ruth Mazo Karras, compte rendu d’Albrecht Classen, *The Medieval Chastity Belt*, *The American Historical Review* 114 (1), février 2009, p. 191, DOI 10,1086/ahr.114,1.191 The American Historical Reviewhttps://doi.org/10.1086/ahr.114.1.191
  7. Lesley Smith, « Chastity belts and birthing girdles », *Journal of Family Planning and Reproductive Health Care* 33 (4), 2007, p. 285 BMJ Publishing Group

Sources en ligne

  1. « chastity-belt ; forgery » British Museum, Collection onlinehttps://www.britishmuseum.org/collection/object/H_M-574
  2. « Iron chastity belt, Europe, 1501-1600 » Science Museum Group Collectionhttps://collection.sciencemuseumgroup.org.uk/objects/co96738/iron-chastity-belt-europe-1501-1600
  3. « 278 MUSÉE DE CLUNY. - Ceinture de Chasteté. - Epoque des Croisades. - Métal. » Paris Musées, musée Carnavalet, Histoire de Parishttps://parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-carnavalet/oeuvres/278-musee-de-cluny-ceinture-de-chastete-epoque-des-croisades-metal
  4. « The Bellifortis (Strong in War) » Library of Congresshttps://www.loc.gov/item/2021668178/
  5. « The Project Gutenberg eBook of Cadenas et ceintures de chasteté, Freydier. » Project Gutenberg, ebook n° 37273https://gutenberg.org/files/37273/37273-h/37273-h.htm
  6. « The girdle of chastity : a medico-historical study / by Eric John Dingwall. » Wellcome Collectionhttps://wellcomecollection.org/works/ft78zcnf
  7. « Ceinture de chasteté à bec d’ivoire » Images d’Art, GrandPalaisRmnhttps://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/ceinture-de-chastete-a-bec-d-ivoire_velours_ivoire_acier
  8. « Le Moyen Âge du XIXe siècle » GrandPalaisRmn, programme des expositionshttps://grandpalaisrmn.fr/programme/le-moyen-age-du-xixe-siecle
  9. « Exposition « Le Moyen Âge du XIXe siècle. Créations et faux dans les arts précieux » au musée de Cluny » Société de l’histoire de l’art français, carnet Hypothèses, compte rendu d’Hélène Guicharnaudhttps://shaf.hypotheses.org/8126
  10. « 132 Albrecht Classen. The Medieval Chastity Belt : A Myth-Making Process. » ScholarWorks, Western Michigan Universityhttps://scholarworks.wmich.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1858&context=mff
  11. « US875845A - Sexual armor. - Google Patents » Google Patents, texte du brevet de l’Office américainhttps://patents.google.com/patent/US875845A/en
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