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Milinda et Nāgasena : un char démonté, une personne introuvable

PHGCOM / Wikimedia Commons
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Ôtez le timon du char. Ôtez ensuite l’essieu, les roues, la caisse, le mât, le joug, les rênes et l’aiguillon, puis posez le tout en tas sur le sol. Montrez maintenant le char. Celui qui exige cela porte un nom, Nāgasena, et il s’adresse à un roi grec qui vient d’arriver en char.

Sāgala, et personne pour confirmer Nāgasena

Le roi, on le connaît autrement que par ce livre. Ménandre Iᵉʳ a régné vers le milieu du IIᵉ siècle avant notre ère sur un territoire allant de la vallée de Kaboul au Pendjab, et il a laissé un monnayage abondant et bilingue, recensé par Osmund Bopearachchi, où le grec BASILEOS SOTEROS MENANDROU fait face au kharoṣṭhī maharajasa tratarasa Menadrasa. Aux Préceptes politiques, en 821d, Plutarque le mentionne une fois. Ménandre y meurt au camp, les cités se disputent ses restes, on finit par répartir les cendres et chacune élève son monument ; William Woodthorpe Tarn a rapproché ce partage, dès 1902, de celui des reliques du Buddha. Au Bajaur, un reliquaire dit de Shinkot porte une date comptée en années de règne d’un roi Ménandre. Harry Falk a jugé l’inscription douteuse en 2005, Stefan Baums la tient encore pour recevable en 2018, et la question n’est pas tranchée.

Nāgasena n’a pas cette chance. Aucune inscription, aucune monnaie, aucun texte grec ne le mentionne, et il ne survit que dans la littérature bouddhique. Oskar von Hinüber, qui a fait le point sur la question dans son manuel de littérature pālie, tient le roi pour historique, le moine pour inconnu par ailleurs, et relève dans le récit des anachronismes.

Le livre, lui, donne une biographie complète. Nāgasena naît à Kajaṅgala dans une famille brahmane, se forme sous Rohaṇa puis sous Assagutta, obtient à Pāṭaliputra l’état d’arahant auprès de Dhammarakkhita, et s’installe au monastère de Saṅkheyya, près de Sāgala, ville qu’on identifie d’ordinaire à Sialkot. Un premier moine, Āyupāla, y a déjà affronté le roi, et il s’est tu.

Démonter le char

Le roi demande au moine son nom. On l’appelle Nāgasena, répond celui-ci, ses parents lui ont donné ce nom, et le mot est une désignation, saṅkhā, une appellation, samaññā, une dénomination, paññatti, un terme d’usage, vohāra, un simple nom, sous lequel aucune personne n’est trouvée. Milinda prend aussitôt à témoin les cinq cents Yonakas et les moines présents, puis déroule la conséquence. Si aucune personne n’est trouvée, qui reçoit la robe, le repas et le remède, qui tient les préceptes, qui tue, qui vole, qui ment, qui récolte le fruit de ses actes ? Celui qui tuerait Nāgasena n’existerait pas davantage, et Nāgasena lui-même serait sans maître et sans ordination. Le roi passe à l’inventaire. Les cheveux sont-ils Nāgasena, les ongles, les dents, la peau, les os, le cerveau, puis la forme, la sensation, la perception, les formations, la conscience, puis l’ensemble de ces cinq derniers, puis autre chose que leur ensemble ? À chaque fois la réponse est non, et le roi conclut que le nom ne recouvre rien et que le moine ment en parlant de lui-même. Nāgasena retourne alors la série, fait observer au roi qu’il n’est pas venu à pied, et lui repose une à une les mêmes questions sur le véhicule qui l’a amené.

Le roi répond correctement. En dépendance du timon, de l’essieu, des roues, de la caisse et du mât, l’appellation « char » entre en usage. Nāgasena le félicite, puis applique l’opération à lui-même : en dépendance des cheveux, des os, de la forme, de la sensation, de la perception, des formations et de la conscience, l’appellation « Nāgasena » entre en usage, et au sens strict, paramatthato, aucune personne n’est trouvée là. Le mot qui nomme ce résultat est anattā, le non-soi.

Le moine ne s’arrête pas à sa propre trouvaille. Il ferme la démonstration en citant une strophe de la nonne Vajirā, prononcée devant le Buddha, qu’on lit au Saṃyutta Nikāya dans le Vajirāsutta, page 135 du tome I de l’édition de la Pali Text Society. Où il y a assemblage de parties, le mot « char » se dit ; où il y a les agrégats, la convention « être vivant », sammuti, se dit. La strophe répondait à Māra, qui demandait à la nonne qui avait fabriqué cet être.

L’argument se reformule en trois phrases. Un mot comme « char » ou comme « Nāgasena » ne désigne aucune chose qu’on puisse trouver parmi les parties, à côté d’elles, ou comme leur simple addition, et il entre pourtant en usage, en dépendance des parties assemblées. Donc il y a bien quelque chose à désigner, sans qu’il y ait pour autant une chose de plus à compter. La démonstration ne prouve pas, en revanche, qu’il n’y a rien du tout, puisque le tas de bois est toujours là.

Le voleur de mangues devant le roi

Pages 46 à 49. Milinda revient sur la conséquence qui l’inquiète, et c’est celle que le reste de l’entretien reprendra. Nāgasena vient d’accorder que ce qui renaît est un nom-et-forme, nāma-rūpa, et que ce nom-et-forme n’est pas celui qui a agi. Le roi en tire que le coupable est quitte. Le moine répond par une scène de tribunal.

Un homme vole les mangues d’un autre. Traîné devant le roi, il plaide que les mangues plantées par le propriétaire et celles qu’il a emportées ne sont pas les mêmes mangues, et qu’on ne peut donc rien lui reprocher. Milinda tranche contre lui, au motif que la dernière mangue vient de la première. Le texte enchaîne quatre variantes du même dispositif, le feu mal éteint qui gagne le champ du voisin, la lampe qui embrase le chaume puis le village, la fillette promise à un homme et épousée adulte par un autre, et le pot de lait laissé en dépôt puis rendu caillé. Dans chacune de ces affaires, c’est le roi qui juge, et il juge chaque fois dans le même sens. Anālayo rappelle qu’une joute comparable, entre un moine et un roi matérialiste, figure aussi dans le canon jaina des Śvetāmbara.

Un peu plus haut, aux pages 40 et 41, le texte a donné la formule qui commande tout le reste. Le roi demande si celui qui renaît est le même ou un autre, et le moine répond, ni celui-là ni un autre. Suivent la flamme de la lampe, qui n’est plus la même à la première veille, au milieu de la nuit et à l’aube, et le lait qui devient caillé, puis beurre frais, puis beurre clarifié. La responsabilité se transmet donc par la continuité causale, et l’identité cesse d’être requise pour qu’elle se transmette. Ce que cela coûte apparaît aussitôt, puisque la personne devient une série et qu’une série peut être punie.

Deux versions divergent au moment décisif

Le même entretien existe en chinois sous le titre de Sūtra du moine Nāgasena, Nàxiān bǐqiū jīng, au volume 32 du canon de Taishō, dans deux recensions que Paul Demiéville a ramenées à une seule version. Elle remonte probablement aux IIᵉ et IIIᵉ siècles, dérive d’un original indien qui n’était pas en pāli, et couvre les quatre-vingt-neuf premières pages de Trenckner. Les renvois se font ici à cette pagination parce que toute la littérature savante y renvoie depuis 1880. Le reste du volume pāli, les dilemmes et les comparaisons finales, s’est ajouté ensuite, et von Hinüber y distingue au moins trois couches. Savoir si ce genre de dialogue doit quelque chose aux Grecs a nourri une querelle savante. Tarn a postulé en 1938 un original grec perdu, Jan Gonda a démonté l’hypothèse en 1949, Gérard Fussman a repris le dossier en 1993, et von Hinüber ne reconnaît dans le texte aucune trace d’influence grecque.

La divergence se produit à l’endroit précis où l’argument se noue. Dans le chinois, les éléments énumérés ne sont pas les mêmes, jante, rayons, moyeu, timon, joug, caisse, mât du dais, dais, et jusqu’au bruit du char en marche ; surtout, quand Nāgasena demande ce qu’est le char, le roi se tait et n’a rien à répondre. Le moine conclut à sa place, en invoquant un discours du Buddha dont il ne donne pas la source. Dans le pāli, le roi fournit lui-même la bonne réponse, reçoit un compliment, et c’est le moine qui cite Vajirā par son nom.

Dans l’un, le roi est battu. Dans l’autre, il comprend.

Les récits d’introduction diffèrent plus encore, chaque version ayant développé sa propre hagiographie des vies antérieures des deux hommes. Dans le pāli, la fin montre Milinda qui remet le royaume à son fils, entre dans l’ordre et devient arahant, ce que Plutarque contredit en le faisant mourir au camp. La transmission tient d’ailleurs à peu de chose, puisque Trenckner n’a disposé, comme Rhys Davids le rappelle, que de trois des sept manuscrits cingalais alors connus en Europe. Des deux traductions françaises, celle de Louis Finot rend un service que celle d’Édith Nolot ne rend pas à qui cherche l’argument seul, puisqu’elle s’arrête exactement là où s’arrête le chinois.

L’objection que Vasubandhu prend encore au sérieux

L’objection la plus sérieuse ne vient pas des brahmanes, elle vient de l’intérieur. Une branche du bouddhisme ancien, les Vātsīputrīya et les Sāṃmitīya, qu’on appelle les personnalistes, a soutenu qu’il existe un pudgala, une personne indicible, avaktavya, parce que les deux descriptions disponibles échouent également, celle qui l’identifie aux agrégats et celle qui l’en sépare. Sans ce pudgala, soutenaient-ils, le karma et la renaissance cessent d’être cohérents, faute de quelqu’un qui porte la charge d’une existence à l’autre. Et ils avaient un texte. Le Bhārasutta du Saṃyutta Nikāya, page 25 du tome III de l’édition de la Pali Text Society, fait dire au Buddha que les cinq agrégats sont la charge et que le porteur de la charge est la personne, puggalo.

Le théravāda a désamorcé ce passage. Son commentaire du Saṃyutta glose le mot « personne » par vohāra-matta, établi par simple usage courant, et le terme employé est exactement celui que Nāgasena emploie à la page 25. Les personnalistes refusaient cette glose, et Vasubandhu leur consacre encore, au Vᵉ siècle, le neuvième chapitre de son Abhidharmakośabhāṣya, le Pudgalaviniścaya, où il réfute le pudgala et, dans la foulée, le soi des Vaiśeṣika ; Louis de La Vallée Poussin l’a traduit dans le tome V de son Abhidharmakośa. L’école brahmanique du Nyāya, de son côté, a mené contre les bouddhistes une polémique de plusieurs siècles en défendant l’existence de substances, d’universaux et d’un soi. Un avertissement s’impose pour finir, et il vient du dernier traducteur de la version chinoise. Anālayo rappelle que l’échange appartient au genre indien de la joute, où il faut répliquer vite et convertir l’adversaire, et où une comparaison bien trouvée fait le travail quelle que soit la rigueur du raisonnement qu’elle abrège.

Le texte n’a pas fermé la question, et Vasubandhu ne l’a pas fermée non plus cinq siècles après lui ; il faudrait, pour la fermer, montrer soit qu’un tout compte en plus de ses parties, soit qu’on ne perd rien à remplacer une personne par une série. La littérature de Milinda contenait au moins une réponse de plus, signalée par Sylvain Lévi en 1893 et reprise par Peter Skilling en 1998. Vasubandhu la cite dans ce même neuvième chapitre, sous un nom de roi déformé que Paramārtha transcrit Min-lin-to et Xuanzang Pi-lin-to. Nāgasena y compare la question du moi au fait de vouloir connaître le goût de mangues poussées sur des arbres qui n’existent pas, et cet échange ne figure dans aucune des versions conservées, qu’elle soit pālie ou chinoise.

Pour aller plus loin

Le problème du tout et de ses parties traverse les philosophies de l’Inde, où le Nyāya et le Vaiśeṣika défendent contre les bouddhistes la réalité du composé. Il se prolonge du côté bouddhique chez Nāgārjuna, dont la vacuité reprend l’analyse des parties pour en tirer autre chose. Et la querelle des universaux pose, en Occident, un problème voisin, celui de ce qu’un nom désigne quand rien ne lui correspond terme à terme.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. *Milindapañha*, éd. Vilhelm Trenckner, Londres, 1880, p. 25-28 (le nom, l’inventaire du corps, la comparaison du char, la strophe de Vajirā)
  2. *Milindapañha*, éd. Trenckner, p. 40-41 (le même ou un autre, la flamme de la lampe, le lait devenu beurre clarifié)
  3. *Milindapañha*, éd. Trenckner, p. 46-49 (le nom-et-forme qui renaît, le voleur de mangues, le feu, la fillette, le lait caillé)
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Sources primaires (suite)

  1. *Milindapañha*, conclusion du livre VIII (Milinda remet le royaume à son fils, entre dans l’ordre et devient arahant)
  2. *Saṃyutta Nikāya*, *Vajirāsutta* (SN 5,10), éd. Pali Text Society, tome I, p. 135 (strophe citée à la page 28 du *Milindapañha*)
  3. *Saṃyutta Nikāya*, *Bhārasutta* (SN 22,22), éd. Pali Text Society, tome III, p. 25 (les agrégats sont la charge, le porteur de la charge est le *puggalo*)
  4. *Sāratthappakāsinī*, commentaire du *Saṃyutta Nikāya*, éd. Pali Text Society, tome II, p. 263 (glose *vohāra-matta* du mot *puggala*)
  5. *Nàxiān bǐqiū jīng*, Taishō vol. 32, n° 1670B, recension longue de la version chinoise (les éléments du char, le silence du roi, la conclusion fournie par le moine)
  6. Vasubandhu, *Abhidharmakośabhāṣya*, chapitre IX, *Pudgalaviniścaya* (réfutation du *pudgala* et du soi des Vaiśeṣika, citation d’un entretien de Nāgasena avec le roi Milinda)
  7. Plutarque, *Préceptes politiques* (*Praecepta gerendae reipublicae*), 821d-e, *Moralia*, tome X (mort de Ménandre au camp, partage des cendres entre les cités)
  8. Monnayage bilingue de Ménandre Iᵉʳ, légende grecque BASILEOS SOTEROS MENANDROU et légende kharoṣṭhī maharajasa tratarasa Menadrasa, Cabinet des médailles, Bibliothèque nationale de France
  9. Reliquaire dit de Shinkot, Bajaur, inscription kharoṣṭhī datée en années de règne d’un roi Ménandre, *Corpus of Kharoṣṭhī Inscriptions* 176

Bibliographie

  1. Édith Nolot (trad.), *Entretiens de Milinda et Nāgasena*, Paris, 1995, 384 p., coll. « Connaissance de l’Orient » 86 Gallimard
  2. Louis Finot (trad.), *Milinda-pañha. Les questions de Milinda*, 1923, repris avec une préface d’Édith Nolot, Paris, 1992, coll. « Connaissance de l’Orient » 55 Gallimard
  3. Thomas W. Rhys Davids (trad.), *The Questions of King Milinda*, 2 vol., Oxford, 1890-1894, coll. « Sacred Books of the East » XXXV-XXXVI Clarendon Press
  4. Paul Demiéville, « Les versions chinoises du Milindapañha », *Bulletin de l’École française d’Extrême-Orient* 24, 1924, p. 1-258, DOI 10,3406/befeo.1924,2986 École française d’Extrême-Orienthttps://doi.org/10.3406/befeo.1924.2986
  5. Gérard Fussman, « L’Indo-Grec Ménandre ou Paul Demiéville revisité », *Journal asiatique* 281, 1993, p. 61-138, DOI 10,2143/JA.281,1.2006132 Société asiatiquehttps://doi.org/10.2143/JA.281.1.2006132
  6. Oskar von Hinüber, *A Handbook of Pāli Literature*, Berlin, 1996, p. 83-86 (§ 172-179) Walter de Gruyter
  7. Stefan Baums, « Greek or Indian ? The Questions of Menander and onomastic patterns in early Gandhāra », dans Himanshu Prabha Ray (dir.), *Buddhism and Gandhara. An Archaeology of Museum Collections*, Londres, 2018, p. 33-46 Routledge
  8. Bhikkhu Anālayo (trad.), *The Scripture on the Monk Nāgasena. A Chinese Counterpart to the Milindapañha*, Moraga, 2021 BDK America
  9. Peter Skilling, « A Note on King Milinda in the Abhidharmakośabhāṣya », *Journal of the Pali Text Society* 24, 1998, p. 81-101 Pali Text Society
  10. Louis de La Vallée Poussin (trad.), *L’Abhidharmakośa de Vasubandhu*, 6 vol., Paris, 1923-1931, tome V, chapitres 7, 8 et 9 Paul Geuthner, réimpr. Institut belge des hautes études chinoises, 1971
  11. Osmund Bopearachchi, *Monnaies gréco-bactriennes et indo-grecques. Catalogue raisonné*, Paris, 1991, 459 p. et 69 pl. Bibliothèque nationale
  12. William Woodthorpe Tarn, « Notes on Hellenism in Bactria and India », *Journal of Hellenic Studies* 22, 1902, p. 268-293 Society for the Promotion of Hellenic Studies
  13. William Woodthorpe Tarn, *The Greeks in Bactria and India*, Cambridge, 1938, p. 414-436 Cambridge University Press
  14. Jan Gonda, « Tarn’s Hypothesis on the Origin of the Milindapañha », *Mnemosyne* 2, 1949, p. 44-62 Brill
  15. Harry Falk, « The Introduction of Stūpa-Worship in Bajaur », dans Osmund Bopearachchi et Marie-Françoise Boussac (dir.), *Afghanistan, ancien carrefour entre l’Est et l’Ouest*, Turnhout, 2005, p. 347-358 Brepols

Sources en ligne

  1. « Greek or Indian ? The Questions of Menander and onomastic patterns in early Gandhāra » Stefan Baums, publicationshttps://stefanbaums.com/publications/baums_2018_3.pdf
  2. « Les versions chinoises du Milindapañha » Persée, Bulletin de l’École française d’Extrême-Orienthttps://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1924_num_24_1_2986
  3. « The Scripture on the Monk Nāgasena : A Chinese Counterpart to the Milindapañha » Numata-Zentrum für Buddhismuskunde, Universität Hamburghttps://www.buddhismuskunde.uni-hamburg.de/pdf/5-personen/analayo/milinda.pdf
  4. « Buddhist Parables : Chapter XI » Ancient Buddhist Textshttps://ancient-buddhist-texts.net/English-Texts/Buddhist-Parables/11.htm
  5. « Bhikkhunisamyutta 5,10 Vajirasutta » Ancient Buddhist Textshttps://ancient-buddhist-texts.net/Texts-and-Translations/Bhikkhunisamyuttam/10-Vajira.htm
  6. « Bhara Sutta : The Burden », traduction de K. Nizamis Access to Insighthttps://accesstoinsight.org/tipitaka/sn/sn22/sn22.022.niza.html
  7. « Precepts of Statecraft », Plutarch, Moralia, tome X, Loeb Classical Library LacusCurtius, University of Chicagohttps://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Plutarch/Moralia/Praecepta_gerendae_reipublicae*.html
  8. « A Note on King Milinda in the Abhidharmakośabhāṣya » Journal of the Pali Text Society, Universitätsbibliothek Heidelberghttps://hasp.ub.uni-heidelberg.de/journals/jpts/article/view/28016
  9. « Milindapañha & Milinda-ṭīkā » Pali Text Societyhttps://palitextsociety.org/product/milindapanha-milinda-%E1%B9%ADika/
  10. « Monnaies gréco-bactriennes et indo-grecques : catalogue raisonné » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1502375r
  11. « Nyaya » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/nyaya/
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